2008 juillet

25 juillet 2008

ECONOMIE - Secteur forestier : ratissage sur les bois précieux

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:17

L’assainissement dans le domaine forestier se poursuit. Un ratissage sur les bois précieux sera entamé prochainement. L’ exploitation ne reprendra qu’ à la fin de l’ exercice
Le ministère de l’Environnement, des eaux et forêts et du Tourisme lancera très bientôt un programme de ratissage sur les bois précieux. C’est seulement à la fin de cet exercice que les exploitations forestières ainsi que les exportations seront de nouveau autorisées.
Cette déclaration a été faite hier par le ministre Harison Randriarimanana, en marge de la cérémonie de lancement de l’annuaire du tourisme de Madagascar, édition 2008.
Ce programme vise à comptabiliser les bois ravagés par le passage des cyclones et les exportations de bois précieux et faire un inventaire du stock actuel, afin de mettre un frein aux exploitations illicites.
Eclaircissement
Selon le ministre, seuls les bois abattus par le passage des cyclones dans la période 2004-2005 ont obtenu une autorisation d’évacuation. Les excédents seraient ainsi mis à la disposition des artisans pour la fabrication d’objets d’art.
« Or, jusqu’ici ce sont des bois fraîchement coupés qui sont découverts », avoue-t-il.
Le premier responsable de ce département ministériel a aussi apporté un éclaircissement sur l’affaire des 10 000 rondins de bois de rose attribués à la société chinoise Super Wood Work à l’issue d’un appel d’offres. « Puisque l’affaire a été conclue au niveau du tribunal, je tiens maintenant à parler ouvertement de ce sujet qui a fait la une des journaux . », a-t-il déclaré devant les membres de la presse.
« Cette société adjudicataire a proposé le prix le plus élevé et elle a bel et bien payé en totalité le montant qu’elle devait à l’État malgache », a avancé Harison Randriarimanana. « Et si le paiement a été retardé, c’est parce qu’il a fallu attendre les deux numéros de compte que devait fournir le ministère des Finances », a-t-il continué.
Le paiement a été fait en deux tranches : 6, 115 milliards d’ariary ont été versés à la caisse du Trésor et 2 millions de dollars auprès de la Banque centrale.
A propos de la pénalisation qui, selon certains , aurait dû être appliquée à la société Super Wood Work, le ministre a confirmé que cette dernière n’a pas dépassé les dix jours qui lui ont été accordés après la notification, pour l’enlèvement de la marchandise.
Ce qui suppose que les frais de gardiennage fixés à 500 000 ariary par jour ne leur ont pas été imposés.
En outre, une autorisation exceptionnelle d’exportation a été approuvée par le Conseil du gouvernement en faveur de l’adjudicataire.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4064 du 25-07-2008

SOCIAL - Environnement : les voitures polluantes interdites de circulation

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:14

Le Centre de visite technique d’Alarobia se lance à l’assaut des voitures polluantes. Des taxis-be sont interdits de circulation jusqu’à ce qu’ils soient réparés.
Protection de l’environnement oblige. Les contrôles inopinés menés contre les voitures polluantes sont de plus en plus stricts dans la capitale. Ils touchent les véhicules qui ont du mal à circuler.
« Leur nombre augmente parallèlement à l’extension du parc automobile. Grâce aux descentes inopinées réalisées avec les agents de la police de circulation, beaucoup de voitures ont été saisies, en majorité des taxi-be. Le taux des véhicules pollueurs avoisine jusqu’ici les 30% », explique Gelin Ranedson, chef du Centre de visite technique d’Alarobia.
Réparations exigées
Une pile de dossiers y est empilée, attendant leurs propriétaires.
Depuis que l’arrêté inter-ministériel régissant la lutte contre la pollution automobile a été communiqué, les contrôles sont de plus en plus fréquents. En particulier à Andravoahangy, sur la route des Hydrocarbures et dans les tunnels, comme l’a prescrit l’étude sur la pollution de l’air. La décision satisfait les piétons tananariviens, las de respirer un air malsain.
« Nous disposons de deux appareils de mesure. Quand la voiture est saisie puis réparée, ils lui font passer une contre-visite et jugent si elle peut circuler ou non, en fonction de la fumée qu’elle dégage », ajoute le responsable.
Dans ces conditions, il s’avère plus intéressant pour le propriétaire du véhicule de l’entretenir périodiquement. C’est le cas de Lantoniaina Rakotonjatovo, propriétaire d’un taxi-be de la coopérative KOFIMI sur la ligne suburbaine Itaosy-Ampefiloha.
Les papiers de la voiture ont été confisqués depuis le 24 juin. « Nous avons dû dépenser plus de 150 000 ariary pour réparer l’injecteur, faire la vidange et nettoyer le filtre », souligne-t-il.
En outre, l’interdiction de circuler jusqu’à la réparation de la voiture coûte cher aux véhicules de transport en commun. Ainsi Lantoniaina Rakotonjatovo n’a pu gagner les 45 000 ariary de versement quotidien durant les jours où son taxi-be n’a pu travailler. Etant repassé à la visite technique mercredi, son véhicule a reçu l’autorisation de circuler.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4064 du 25-07-2008

Tourisme - Un annuaire plus consistant est sorti

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:10

L’Annuaire officiel du tourisme de Madagascar 2008 a été présenté hier à l’hôtel Colbert Antaninarenina.

Sorti début Mai, cet annuaire de 314 pages est la 2ème édition et bilingue : français / anglais. Il est édité en 12 000 exemplaires avec des nouvelles rubriques comme « sports et découvertes’ . Il contient des informations essentielles sur le ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts et du Tourisme, des informations destinées aux professionnels et investisseurs ainsi que des adresses et autres informations utiles au tourisme.

On peut y trouver aussi des guides agréés (avec les langues qu’ils parlent pour faciliter le choix des touristes), des index des annonceurs (pour que les tours opérateurs étrangers puissent travailler avec les locaux, ainsi que les agences de voyages dans tout Madagascar avec les Hôtels, restaurants et les loueurs de voitures).

Vitrine de Madagascar

« Vitrine de Madagascar de par sa conception et son audience » car il favorise les échanges entre les opérateurs locaux et étrangers et au développement du pays.

Diffusé gratuitement à l’étranger et à Madagascar (foires internationales, Chambres de commerce, Ambassades…), cet annuaire, très essentiel pour les étrangers qui veulent voyager à Madagascar, est par contre mis en vente dans des librairies à Ar 20 000.

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- Lois des finances 2009 : Remboursement des TVA des matériaux importés

Pendant le conseil de Gouvernement disait, des mesures ont été mises en œuvre pour rembourser les TVA des opérateurs qui construisent des hôtels ayant respecté ces trois conditions : toute construction qui a débuté le 14 Janvier 2008. Toutefois, l’hôtel doit avoir au moins 3 étoiles et être opérationnel le 15 Juin 2009.

Extrait  Madagascar Tribune - vendredi 25 juillet 2008 

24 juillet 2008

Tourisme - Tourisme durable : Madagascar en retard

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:41

Madagascar entend actuellement développer le tourisme durable. Par rapport aux pays de l’Afrique australe, la Grande Ile est en retard pour l’application de ce concept. Il est en principe à la portée de tous. Le tourisme durable n’est pas forcément une question de « gros sous » et n’a pas forcément besoin de grands investissements mais c’est le geste au quotidien, la pratique journalière de tous qui font le concept. Le tourisme durable veut apporter un plus à l’environnement, à l’économie et aux communautés locales, répondant aux trois piliers du développement durable. L’Office Nationale de l’Environnement (ONE), a déjà publié une liste des indicateurs du tourisme durable pour les hôtels et restaurants. Le but est de créer un système de classification de la durabilité pour ces établissements.

Engagements

Les établissements d’hébergement et de restauration qui souhaitent être classifiés en tant que pratiquant doivent respecter certains engagements : la gestion de l’énergie, la contribution socio-économique, l’aménagement des milieux, la gestion de l’eau, la gestion des déchets, la protection de la faune et de la flore, la mise en place d’une politique de durabilité. Ce sont des exigences à la portée de tous, clients comme hôteliers. Privilégier l’éclairage naturel, utiliser des technologies pour économiser l’énergie pour l’éclairage (extinction automatique des lumières), achat des produits locaux (volailles et légumes, produits laitiers…) sont parmi les conditions à respecter. Le tourisme durable exige aussi le non-gaspillage de l’eau à travers la récupération de l’eau de pluie pour l’arrosage, le nettoyage au balai plutôt qu’à grande eau.

Pérennité

Bref, ce concept fait appel aux attitudes citoyennes et écologiques de tout un chacun. Le tourisme durable est un concept très apprécié par les touristes des pays industrialisés et est très développé surtout en Europe du Nord. Les professionnels du tourisme malgache concentrent principalement leur démarche marketing uniquement sur l’écotourisme, c’est-à-dire sur les parcs nationaux et la biodiversité. Or l’écotourisme ne constitue qu’une facette du tourisme durable, et n’offre pas forcément de pérennité.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 24 juillet 2008

23 juillet 2008

MÉTÉO : Autour de 4°C – 10°C jusqu’à la mi-août !

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:38

On grelotte à longueur de journée mais cela n’est pas près de se terminer. Les prévisions jusqu’à la fin du mois d’août prévoient une température quasi-constante.

Hier mardi, le mercure affichait un 5°C de température minimale à l’aube et 17°C de maximale en milieu de journée, puis des vents froids malgré un temps assez peu nuageux. En pleine saison de l’hiver austral, nous en vivons actuellement les plus rudes moments. Ceux qui espèrent un léger mieux risquent d’être déçus, du moins ceux qui comptent sur une trêve du froid pour quelques jours sans gros pulls. Car les prévisions font état d’une température minimale quasi-constante pour les trois prochaines semaines. Aujourd’hui mercredi, la température ressentie est de 4°C à l’aube, pour monter à quelques degrés de plus (8°C) le matin et 10°C en milieu de matinée. Un léger mieux dans l’après-midi avec 16°C à 17°C – et un temps peu nuageux - pour ensuite retomber à 12°C le soir.
D’après les prévisions pour les 10 prochains jours, le temps sera toujours aussi frais que maintenant sur les Hautes Terres. Les pics de froid, toujours à l’aurore et dans la nuit. Ainsi, cette semaine, nous vivrons encore bien en dessous de la barre des 10°C la nuit et très tôt le matin avec des écarts quasi-constants entre les températures maximale et minimale. De 6°C à 15°C demain, de 7°C à 15°C vendredi et de 6°C à 15°C samedi. Cette courbe constante persistera jusqu’à la mi-août et aucun changement majeur n’est prévu avant au moins trois semaines.

Chauffage

Avec ce froid persistant, il est évident que les populations des régions les plus touchées (Vakinankaratra, Analamanga, Amoron’i Mania, Haute Matsiatra et une partie de l’Itasy) vivent au rythme des vents froids et des crachins matinaux. Dans la capitale en particulier, les cas de décès par le froid commencent à survenir. Les ménages usent de toutes les astuces pour mieux se chauffer la nuit sans consommer de l’électricité. Outre plusieurs épaisseurs de couvertures ou de couettes qui ne sont guère confortables pour leur poids, les plus frileux glissent une couche de papier journal entre deux couvertures. L’effet est garanti, assurent ceux qui ont déjà essayé. Mais pour cela, il faut s’habituer au bruit de froissement du papier, ou alors, avoir un sommeil assez lourd…

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7586 du 23 Juillet 2008

ECONOMIE - Questions à… Joël Randriamandranto, Opérateur touristique : « Le tourisme durable est réclamé par le marché »

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:23

Le président du conseil d’administration de l’ONTM parle du concept de tourisme durable.

Quelle est la définition du concept de tourisme durable et quels sont les objectifs fixés ?
- Le tourisme durable est un nouveau concept dans le secteur touristique. C’est un tourisme viable à long terme, consistant à faire bénéficier la population locale du développement du tourisme, à valoriser tout ce qui est aspect culturel de la localité et surtout à protéger l’environnement.

Comment se concrétisent ces objectifs ?
- La concrétisation s’effectue de diverses manières. La main-d’oeuvre locale peut, par exemple, participer à la création d’un site touristique, à la construction d’un hôtel. Dans le cadre de la protection de l’environnement, les établissements hôteliers se doivent d’utiliser les énergies renouvelables. Les produits touristiques reflètent les traditions, les us et coutumes de la région.

Où en sommes-nous au sujet du tourisme durable ?
- Nous sommes au tout début du processus. Mais avec l’aide des partenaires, nous allons le développer car c’est une demande sur le marché mondial. Les touristes sont de plus en plus exigeants dans la protection environnementale, et ils veulent contribuer au développement des pays qu’ils visitent.

Quelles sont les actions à entreprendre ?
Plusieurs actions sont initiées, dont le lancement du site web de l’Office national du tourisme (ONTM) dans lequel figure une rubrique sur le tourisme durable. Un concours des tours opérateurs réceptifs à Madagascar, basé sur le concept,
sera organisé très prochainement. Des homologues américains et britanniques de ces derniers viendront à Madagascar dans le courant de ce second semestre pour mieux connaître le pays et par la suite participer à sa promotion.

Quel est l’objet du concours que vous avez mentionné ?
Organisé conjointement avec Conservation international, ce concours porte sur la création d’un nouveau produit touristique sur deux sites, à savoir le corridor Ankeniheny-Zahamena et le Menabe central.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4062 du 23-07-2008

Tourisme - Conservation International : 140 000 dollars pour l’Office du tourisme

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:58

Pour la promotion du tourisme durable à Madagascar, la « Conservation International » a doté l’Office National du Tourisme à Madagascar d’un financement de 140 000 dollars. A travers ce concept, le secteur du tourisme aspire à une viabilité à long terme. A cet effet, il profitera non seulement aux professionnels du domaine, mais également aux habitants environnant les sites. Parmi les perspectives issues de cette collaboration figurent : la conception des supports marketing pour la promotion du tourisme tels que l’annuaire des PME intervenant dans le domaine, le catalogue des sites touristiques malgaches qui pourront être investis, l’amélioration du site web de l’ONTM, l’organisation des éductours, des tours opérateurs anglais et américains, la formation des directeurs exécutifs des offices régionaux du tourisme, et le lancement du concours de sensibilisation des tours opérateurs malgaches sur le tourisme durable.

Site relooké

La rencontre avec la presse organisée par la « Conservation International » et l’ONTM a été une occasion de présenter l’amélioration apportée au site web de ce dernier. Les visiteurs pourront basculer entre la présentation des produits touristiques, l’information en actualité concernant le secteur, la météo, la consultation des cartes touristiques, et pourront également télécharger quelques outils, entre autres, le manuel de vente, les cartes thématiques, etc. Par ailleurs, l’ONTM bénéficie d’un avantage, et non des moindres, de cette amélioration. Désormais, la mise à jour pourra être effectuée à son niveau sans faire appel au concepteur.

Concours

Dans la foulée, Andry Randriantsoa, écotourisme project manager de Conservation International Madagascar, a présenté le concours pour les tours opérateurs malgaches membres de l’ONTM. L’objectif étant toujours de sensibiliser ces derniers à s’imprégner du concept de tourisme durable afin de protéger les sites touristiques à Madagascar en les préservant des activités forestières des villageois, qui réduisent le taux d’endémicité des faunes et flores. Le concours consiste à proposer un circuit incluant le corridor Ankeniheny-Zahamena ou les complexes du Menabe, réalisable en 7 jours au maximum, promouvant la biodiversité malgache et la culture locale, et satisfait les critères du tourisme durable. Une campagne de publicité sur le site web de l’ONTM et celui de « responsibletravel.com », une possibilité de financement par le fonds de Conservation International « Verde Venture », et un logo mis en valeur sur les stands de l’ONTM, lors des salons du tourisme à l’étranger, seront les récompenses du lauréat. L’inscription reste ouverte jusqu’en septembre. Les intéressés auront largement le temps de s’y préparer.

Les journalistes présents lors de cette présentation ont visité le site du Lemur’s Park. Une vaste étendue de 4 ha qui renferment 10 espèces de lémuriens, dont 3 sont nocturnes et 7 diurnes. Le parc en compte actuellement une cinquantaine d’individus. Les visiteurs auront également l’occasion de voir, le long de leur circuit, des variétés de plantes endémiques, mais également 3 espèces de tortues.

Lemur’s Park a ouvert ses portes en 2001, et depuis il a enregistré un accroissement progressif du nombre de visiteurs. Le chiffre a atteint les 10 000 visiteurs en 2007. Pour ceux qui veulent profiter de leurs vacances pour y faire un saut, le tarif d’entrée est unique, 12 000 FMG.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 23 juillet 2008

22 juillet 2008

Economie - Charbon et charbon de bois : 500 milliards Ariary de chiffres d’affaires par an

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:00

Dans les dix à vingt ans à venir, l’utilisation du bois et du charbon de bois comme principales combustibles domestiques ne va pas régresser. Au contraire, il faut s’attendre à une augmentation compte tenu de la hausse de la population et de la baisse du pouvoir d’achat.

Cette filière qui concerne plus de 90% des ménages malgachesne brasse pas moins de 500 milliards d’Ariary de chiffres d’affaires par an.

Le bois reste, de très loin, l’énergie la plus compétitive pour les ménages ruraux car il coûte 80 fois moins cher que le gaz. De même, le charbon de bois est deux fois plus cher que le bois. L’utilisation du gaz et de l’électricité comme source d’énergie reste encore très dérisoire et seulement dans les grands centres urbains. La disponibilité, l’habitude mais surtout le coût expliquent la dominance de ces combustibles au sein des foyers malgaches.

D’autant que la demande, aussi bien urbaine que rurale dans ce domaine, est incompressible. A noter que plus de 80% de la consommation totale en énergie de Madagascar est d’origine ligneuse. Le bois de chauffe représente la seule énergie accessible pour les campagnes tandis que le charbon de bois reste la principale source d’énergie des foyers urbains.

On estime la consommation moyenne d’un ménage malgache à 2 sacs de charbons par mois, soit entre 60 et 70 kg de charbon par mois. Or, la demande ne cesse de se multiplier, en l’espace de 30 ans le besoin a triplé et cela va encore progresser dans les années à venir.

Le ministère de l’énergie, réaliste, note qu’une utilisation massive d’autres sources d’énergie est encore un travail de longue haleine. Pour le moment, il vaut mieux sensibiliser les ménages à utiliser les « fatapera mitsitsy » ainsi que les meules améliorées pour les charbonniers.

Extrait Madagascar Tribune - mardi 22 juillet 2008

Culture - Pour la 1ère fois à l’honneur à Brest

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:58

PATRIMOINE MARITIME. Par la mer, par les cœurs et par le patrimoine maritime, Brest et Madagascar ont beaucoup de choses en commun.  

L’une des premières missions des pays invités à Brest 2008 pour sa fête maritime est de présenter l’histoire du patrimoine maritime. Madagascar n’y a pas dérogé car sous le patronage du ministre de la culture Robinson Jean Louis, Dingana production a présenté la grande île et son histoire côté mer. Des Austronésiens, au sarimanok en passant par les pirogues avec ou sans balancier ou encore les histoires de Sainte Marie la pirate, l’exposition et le magazine y afférent ont été appréciés des connaisseurs. Brest 2008 a été aussi une occasion pour présenter les patrimoines culturels de Madagascar d’où la présence très estimée de Rakoto Frah junior qui a animé le village Madagascar ainsi que la parade navale du 15 juillet. En tout Brest 2008, c’est 2000 voiliers traditionnels ou d’inspiration classique, 50 grands voiliers et caboteurs armés au charter, 25 nations représentées, 15000 marins, 300 exposants, 2000 animateurs, musiciens, artistes, 800 journalistes du monde entier, 350 entreprises associées à la manifestation, 5000 bénévoles des associations locales, 4 parades nocturnes et 2 feux d’artifices. Côté culturel, Madagascar et surtout Diégo Suarez est resté dans les coeurs des Brestois y ayant fait escale. Chaque passage de visiteurs dans le stand du patrimoine maritime de Madagascar est une occasion pour marins, femme de marins ou enfants de marins passés par Madagascar pour se souvenir de la grande île. Mieux, il existe une multitude d’association entre Madagascar et Brest qui veulent œuvrer pour la grande île.

 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7585 du 22 juillet 2008

21 juillet 2008

CULTURE - Sculpture : Rajaonimanana décore la Cité

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:04

Inconnu du grand public, Andrianaina Rajaonimanana est pourtant un artiste dont les œuvres sont en train de transformer le paysage urbain de la capitale. Le sculpteur marque son empreinte un peu partout.
Antananarivo façonne son visage de la première décennie du 21ème siècle. Un changement significatif marque l’aspect général de la capitale qui s’embellit avec ses jardins, ses nouveaux immeubles, ses rues et espaces réhabilités. La cité se modernise.
Petit à petit, des œuvres artistiques s’installent dans les places publiques, au grand émerveillement de la population. C’est comme un bel hommage à l’art et aux créateurs servant pour le bien collectif, dans le souci de détourner un peu l’esprit et le regard, face au stress, aux pollutions et ordures citadines.
Parmi les innovations les plus notables depuis 2002, citons la présence des œuvres sculpturales dans des lieux très fréquentés : à Andohan’Analakely avec le portrait-buste du lieutenant Randriamaromanana, à l’entrée de la caserne de la 1ère région militaire, et la grande stèle dédiée à la lutte contre le sida. Ou encore la petite famille au Palais de Justice d’Anosy, la femme au panier au Marais Masay, etc.
Derrière toutes ces œuvres à caractère monumental se cache un créateur assez  discret par rapport au grand public, mais qui possède une large vision. Il s’appelle  Andrianaina Rajaonimanana. «L’art n’est rien sans le public», affirme-t-il en souriant, tout en ne se départissant pas d’un air calme et posé.
Pour cet artiste de 47 ans, adepte du semi-figuratif, son art a une mission précise : servir le peuple et l’histoire. «A chaque événement lié à un grand personnage tel un decès, je dédie une oeuvre pour lui rendre hommage et aussi pour me servir de documentation personnelle. La plupart du temps, je le fais sans commande», note l’artiste.
Ornement
A l’heure actuelle, Rajaonimanana s’attelle à la décoration du tunnel Ralaimongo d’Ambohidahy, fruit d’une concertation entre le maire Andry Rajoelina et lui. «Notre objectif consiste à assainir l’image de la capitale. En voyant ces œuvres d’ornement, les gens auront plus de respect envers l’environnement», soutiennent-ils.
Ce projet ambitieux promet d’être long avant d’aboutir. En tout cas, l’artiste est prêt à poursuivre l’expédition. Et de servir d’exemple.
«Les Malgaches disposent d’une culture originale et noble. Mais influencés par les courants étrangers, certains artistes d’aujourd’hui rejettent nos valeurs. En tant que tel, je veux servir pour cette identité», précise Rajaonimanana.

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