2008 juillet

31 juillet 2008

SOCIAL - Le fondateur de l’Express de Madagascar : Chers lecteurs, bonjour !

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:48

Une discussion autour d’un café sur la terrasse d’un grand hôtel de Tana. C’est ainsi que naissait l’idée de créer l’Express de Madagascar. «Herizo était en train de lire les journaux de l’époque. Il les trouvait si mal fait et en avait conclu que pour lire un bon journal il fallait avoir son propre journal» se souvient un de ses proches collaborateurs. Herizo passait ensuite de l’intention à l’acte. Le premier numéro de l’Express de Madagascar était sorti le 22 février 1995, le lendemain de son 40è anniversaire.

Herizo faisait fonction de rédacteur en chef au début avant l’arrivée de Christian Chadefaux. Il s’était bien garder d’interférer dans la ligne éditoriale du journal.
L’ objectif de Herizo était de faire de l’Express un journal de référence en matière économique. Il s’y investit en écrivant des articles pédagogiques en macro-économie. Mais son pari intime était de faire de son journal une référence sur tous les plans.
C’est ainsi qu’il avait investi dans l’achat d’une rotative en 1998 pour remplacer la machine offset sur laquelle le journal était imprimée auparavant.
L’Express a été ainsi le premier quotidien imprimé en quadrichromie et en 30 pages et plus.Une révolution dans l’univers des medias malgaches.
La route que Herizo avait tracée a été poursuivie par Edgard Razafindravahy, repreneur de l’Express de Madagascar en 2002.

Vous avez entre les mains le premier numéro de «L’Express de Madagascar», votre nouveau journal quotidien: douze pages, cinq cents francs. A vous de juger si les ambitions qu’il affiche rejoignent votre attente.
D’abord sur le plan technique, nous voulons, par respect du lecteur, par respect pour notre pays, un journal bien fait, bien écrit dans les deux langues, malgache et française, avec une impression soignée, une mise en page claire et agréable, des reproductions photographiques nombreuses et de qualité. D’importants moyens informatiques (PAO) et des outils spécifiques assurant un traitement technologique de pointe (scanner, flasheuse, laboratoire, etc.) sont mis en œuvre à cette fin. Cette exigence de présentation sera, pour vous et pour nous, le signal d’un refus: celui de céder à la facilité, la fatalité fait-on souvent croire à Madagascar, du bricolage et de l’à-peu-près. Votre journal sera beau et agréable à la lecture! Voilà pour la forme.
Quant au fond, annonçons d’emblée qu’il ne s’agit pas d’un journal politique, c’est-à-dire, d’organe d’un parti ou de quelque groupe d’intérêt ou de pression que ce soit. Notre parti est celui de nos lecteurs, notre intérêt, celui de tous nos concitoyens. S’il nous arrive d’être critiques, notre intention n’est pas d’attirer des polémiques partisanes, mais, partir d’analyses documentées et pertinentes, d’indiquer à chaque fois les solutions que nous jugeons efficaces, les mesures justes, les décisions appropriées. En bref, notre critique sera constructive et, même si elle devait parfois égratigner ou froisser certaines susceptibilités, nous sommes persuadés que «les gens sont assez sages pour préférer la critique qui leur est utile à la louange qui les trahit» (F. de la Rochefoucault).
Vous trouverez dans « L’Express de Madagascar » les rubriques habituelles d’un grand quotidien moderne, avec une tonalité constante, un accent particulier qui traduira notre volonté de progresser.
Dans le traitement de l’actualité nationale, l’information, l’analyse, I’opinion seront présentes comme telles, avec le maximum d’objectivité. La vie des différentes régions de l’lle ne sera pas délaissée, au contraire, nos reportages s’efforceront de développer chez le lecteur une meilleure connaissance de son propre pays, le sentiment vrai d’appartenir à une communaut de culture et de destin.
Une place importante sera attribuée à la vie économique, aux entreprises et leur environnement, aux marchés, et aux enjeux fondamentaux pour notre avenir.
- L’ouverture sur le monde, sur les autres peuples, leurs cultures, leurs systèmes économiques, sur la réalité des relations internationales, visera à balancer notre tendance naturelle : l’introversion et ce caractère insulaire qui nous conduit souvent à l’erreur.
- Enfin, «ce qui se conçoit bien, s’annonce clairement»: nous nous appliquerons à exposer dans un langage simple les aspects techniques des différentes questions, trop souvent laissées aux soins de «spécialistes» au jargon impénétrable.
Voilà de belles déclarations qui ne coûtent rien, diront les sceptiques!
Peut-être, mais «I’Express de Madagascar», en souhaitant devenir pour vous un compagnon toujours fidèle au rendez-vous, s’évertuera, grâce à votre soutien, prouver que les Malgaches sont capables de réaliser leurs ambitions.
Chers lecteurs, merci d’avance et à demain!

Herizo Razafimahaleo

SOCIAL - Funérailles de Herizo Razafimahaleo : vibrant hommage du pays natal

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:43

Les funérailles de Herizo Razafimahaleo ont eu lieu hier à Ambositra. Une foule de proches, d’amis, de politiciens, d’opérateurs économiques ont tenu à accompagner le défenseur de l’éthique politique à sa dernière demeure.
La scène s’est passée à quelques kilomètres de l’entrée de la ville d’Ambositra, mardi en début de soirée. Le long de la route, plusieurs personnes brandissaient une bougie, rendant hommage au passage du cortège funèbre de Herizo Razafimahaleo en provenance d’Antananarivo.
L’image symbolise le retour définitif du fils de la région, qui y avait fondé une usine de fabrication de bougies et d’allumettes, l’AFOMA (Afokasoka malagasy).
La veillée mortuaire a eu lieu dans la Villa Rabenja, du nom du grand-père du défunt. La bâtisse, de couleur ocre, celle de la terre ancestrale, se trouve à Ambatomana. Elle trône, majes- tueuse, sur une colline, bordant la RN 7, donnant sur une plaine de rizières verdoyantes et l’usine de la société AFOMA.
Mercredi, la météo, clémente, semblait bénir la cérémonie, tout en trahissant la période de froid qui caractérise l’hiver sur les Hautes-terres, surtout dans cette région de l’Amoron’i Mania. Le beau temps et le bleu du ciel ont contrasté avec les crachins et le gris des précédentes journées.
Depuis mardi, les dirigeants de l’entreprise AFOMA, la plus grande industrie locale, ont décidé de suspendre momentanément la production. Ils ont voulu permettre aux salariés d’assister aux funérailles.
«Let it be»
Ces derniers ne seront pas les seuls à rendre hommage au grand patron. Toute la ville affluait à Ambatomana pour témoigner sa sympathie à la famille du défunt. Plusieurs personnalités issues du monde politique, économique et social, en provenance de la capitale ont aussi fait le déplacement pour le conduire à sa dernière demeure. Les autorités locales et nationales ont également été présentes au rendez-vous.
La présentation des condoléances a commencé quelques minutes après l’arrivée de la dépouille. Elle s’est poursuivie toute la journée du mercredi, sans que la file d’attente ait été interrompue. Vers 16h30, alors que le soleil amorçait sa descente, le corps est enfin levé.
La dépouille a quitté la Villa Rabenja sous les airs de «Let it be» et de «Hey Jude», deux tubes des Beatles que le défunt appréciait particulièrement et qu’il jouait «souvent, lorsqu’il en avait l’occasion de son vivant», rappelle Manassé Esoavelomandroso, secrétaire général du parti Libéralisme économique et actions démocratiques, le Leader Fanilo que son fondateur vient de quitter à jamais.

Ils ont dit :
• Sareraka
(chanteur, originaire d’Ambositra) :
Il faut se prosterner devant la dépouille de Herizo Razafimahaleo, un natif d’Ambositra. Rares sont les personnalités qui sont à la fois un intellectuel, un opérateur économique et un homme politique. Ses points de vue en 2002 ne sont compris qu’aujourd’hui. Nous espérons que cette compréhension soit accompagnée d’actions.
• Rapelanoro (membre de la famille) : Herizo Razafimahaleo laissera un vide incommensurable dans la vie politique et économique du pays. Il a su prêter attention aux problèmes de ses concitoyens.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4069 du 31-07-2008

Economie - Orchidées : un nouveau filon

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:34

Le marché international des orchidées est aujourd’hui bel et bien exploitable pour les horticulteurs malgaches. Le nombre de demande s’accroît de jour en jour, résultant de l’augmentation incessante dans le monde de ceux qui sont tombés sous le charme des milliers d’espèces d’orchidées. Cependant, l’orchidée n’est pas cherchée seulement pour sa beauté, mais aussi pour son parfum unique afin d’en extraire de l’huile essentielle. La culture d’orchidées est pratiquée à Madagascar depuis plus de 20 ans déjà, et l’exportation se fait sous les conditions de la CITES et du ministère des Eaux et Forêts. Une de ces conditions la plus importante est la pratique de la culture in vitro qui nécessite un budget assez important et qui dégage en contrepartie un revenu satisfaisant. En 2006, Madagascar n’a exporté qu’une valeur de 55,000 dollars de plantes vivantes, dont des orchidées, et la croissance annuelle des valeurs exportées en 5 ans est de 110 % (trademap-2002-2006). Les principaux importateurs des orchidées malgaches sont les Etats-Unis d’Amérique, la France et l’Allemagne. En outre, un jardin d’orchidées attire de nombreux touristes. En effet, celui de Marcel Lecoufre, un de ceux qui a mis en évidence les orchidées de Madagascar, reçoit chaque année des milliers de visiteurs, en particulier les amoureux des orchidées français.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 31 juillet 2008

Economie - Isalo : une beauté multiple, une richesse de la région

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:32

Situé dans la région d’Ihorombe, à 700 km de la capitale, et à 226 km de Tuléar, ce territoire étendu sur 81 540 ha renferme une multitude de richesse en faunes et en flores : des plantes endémiques locales et nationales, et une dizaine de mammifères dont la plupart sont des primates.

Le long des circuits, appréciez la fraîcheur de l’eau de la piscine naturelle, par une partie de baignade, découvrez les canyons aux rivières permanentes, admirez la étendues des roches sculptées naturellement par l’érosion, prenez le temps de contempler la végétation dans cette zone aride. Une beauté à vous couper le souffle !

Le parc National de l’Isalo est l’un des sites les plus visités de Madagascar. En 2006, les statistiques ont affiché 29 031 visiteurs tandis qu’un nombre de visite de 31 195 a été enregistré en 2007. Et cette année, ce nombre a connu une hausse de 7% par rapport à la même période en 2007. La répartition montre que 40% des visiteurs sont de nationalité française. Les malgaches n’en représentent que 15 à 20%, suivi d’autres nationalités telles que italienne et anglaise.

Le parc de l’Isalo constitue la principale ressource de la commune de Ranohira car la moitié du montant des droits d’entrée au parc, soit une somme équivalant à 400 000 000 MGA, est octroyée au budget communal.

Infrastructures

A l’issue d’un entretien avec le Président de l’Office Régionale du tourisme d’Ihorombe, Delina Mara, ressort la situation en termes d’infrastructure pour l’accueil des visiteurs de la région.

Tout d’abord, la mise en place de l’Office régionale en février 2008 a permis de regrouper les professionnels du domaine, en l’occurrence, les hôteliers, les guides et les prestataires de service. 34 établissements hôteliers aux normes intégrant les gargotes ont été recensés dans la région dont 14 à Ranohira, et respectivement une dizaine à Ilakaka et Ihosy. Ce qui représente 400 lits pour Ranohira.

Une infrastructure insuffisante mais l’existence des activités de camping sur le lieu permet de gérer et d’alléger le problème.

Perspectives de promotion

Dans ses perspectives, Delina Mara, a mentionné en priorité la conception d’un annuaire pour les opérateurs du tourisme de la région et la création du site web de l’Office. Vient par la suite, la proposition de nouveaux circuits tels que le circuit reliant le pic d’Ivohibe à Andringitra et le circuit Saphir à Ilakaka, partant de l’exploitation dans les carrières jusqu’au marché des saphirs. Le but étant de mettre en valeur d’autres potentialités de la région.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 31 juillet 2008

Divers - Sainte-Marie : les baleines arrivent

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:31

« Megaptera » annonce l’arrivée des baleines à Sainte Marie. Il s’agit d’une association spécialisée dans l’observation et la protection des baleines. « Malgré une météo peu clémente, plusieurs mère-baleineau et mère-baleineau escorte ont été observées cette semaine, espérons tout de même que la mer se calme pour multiplier les sorties scientifiques et agrandir le catalogue de caudales de 2008 », note l’association. Les touristes vont probablement suivre la trace des baleines.

Côté scientifique, des études sont menées actuellement pour savoir comment des « animaux microscopiques » peuvent-ils aider la science à mieux connaître les baleines à bosse ? Les chercheurs ont longtemps pensé que les baleines à bosse se divisaient en deux groupes homogènes, celles de l’hémisphère nord et leurs cousines de l’hémisphère sud. Aujourd’hui, on suppose qu’il existe des populations distinctes ayant les mêmes zones de nutrition (zones polaires) mais des zones de reproduction spécifiques telles que Sainte Marie et la Nouvelle-Calédonie.

Elément décisif

Si l’hypothèse se confirme, l’espèce court un véritable danger puisque si des individus d’une même micropopulation sont tués, celle-ci sera amenée à disparaître. Dès lors, il est urgent de prouver l’existence de ces micropopulations. C’est pourquoi la découverte de Laurent Soulier, parasitologue français, pourrait aider à sauver les dernières baleines à bosse. L’étude de ce scientifique s’appuie sur la génétique d’un parasite : Cyamidés boopis, un petit crustacé d’un demi-centimètre qui se fixe sur la peau des baleines. Ces parasites s’échangent entre baleines lors des contacts ayant lieu pendant la reproduction. Ainsi des parasites génétiquement différents montrent l’absence de contact entre micropopulations de baleines. Cet argument pourrait bien s’avérer être un élément décisif pour l’amélioration de la protection des baleines à bosse.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 31 juillet 2008

30 juillet 2008

Economie - Madagascar dans le groupe des pays les plus durement touchés

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:34

Crise alimentaire. Si les actions prises s’avèrent efficaces, le risque peut devenir une opportunité de développement.

 Madagascar n’est pas encore concerné par la crise alimentaire mondiale. A un certain moment, certains responsables du pays avaient laissé entendre que le pays n’est pas encore parmi les mal lotis qui risquent tout simplement l’explosion qui naîtrait de la hausse des prix des denrées alimentaires. Ce qui n’est évidemment pas de l’avis de la communauté des bailleurs de fonds, comme cela a été rappelé hier de la première édition du Development dialogue qui a eu lieu hier au bureau de la Banque Mondiale à Anosy.

Menacé

En effet, Madagascar figure dans la liste des  bénéficiaires des 200 millions de dollars octroyés par la Banque Mondiale en faveur des « pays les plus durement touchés par la crise alimentaire mondiale ». A ce titre d’ailleurs, un don de 10 millions de dollars est actuellement en préparation dans le cadre justement du Food Price Crisis Response Trust Fund et qui permettra au pays, d’alléger les effets immédiats de la crise alimentaire mondiale. Dans ce groupe, Madagascar rejoint, entre autres, le Haïti qui obtient 10 millions USD, le Liberia (10 millions USD), le Djibouti (5 millions USD) ainsi que d’autres pays. En somme, Madagascar est menacé. Compte tenu cependant des énormes potentialités dont dispose le pays, cette menace peut être transformée en opportunité de développement.

Risque et opportunité

Avec comme thème « Madagascar face à la perspective d’une crise alimentaire mondiale », la conférence d’hier qui a vu l’intervention de différentes personnalités du monde économiques tournait essentiellement sur les manières avec lesquelles, Madagascar pourra faire face à la crise alimentaire. D’un côté, ce phénomène constitue un risque réel pour la Grande Ile qui traîne depuis plus de 25 ans un déficit de production et qui subit les changements des cours mondiaux du riz.  Mais de l’autre, Madagascar qui dispose d’une énorme potentialité agricole peut transformer la crise alimentaire en opportunité pour booster sa production et parvenir à une autosuffisance et même exporter une partie de sa production. Le défi est à portée de main puisque non seulement, le déficit étant très faible, il suffit d’augmenter de 10% le rendement pour devenir exportateur, mais avec un million d’ha sous irrigation pour le riz, il y a de quoi satisfaire une demande de plus en plus importante sur le marché. Sans compter le fait que Madagascar a le « Yeld gap », c’est-à-dire que le rendement paysan rapporté au rendement minimum achevable sous conditions expérimentales, le plus élevé des pays producteurs de riz.

Bref, il y a possibilité de tirer profit de la crise alimentaire pour Madagascar. Comme l’a expliqué le ministre de l’Agriculture Armand Panja Ramanoelina, des actions ont été prises non seulement pour amortir les effets de la crise mais également pour augmenter la production agricole. La Banque Mondiale, pour sa part, affiche un net engagement d’appuyer Madagascar dans ses efforts. Nous en reparlerons dans une de nos éditions.

Parution N° : 7591 du 29 juillet 2008

POLITIQUE - Hommage à Herizo Razafimahaleo : l’adieu des Tananariviens

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:31

Des personnes issues de différents milieux ont rendu un dernier hommage à Herizo Razafimahaleo. C’etait hier matin a son domicile à Ivandry, à la levée du corps.
Tout-Tanà, ou presque, a rendu undernier hommage,hier, à Herizo Razafimahaleo, disparu de manière brutale, vendredi. La cour au domicile du défunt,à Ivandry, aménagée pour abriter la cérémonie, s’est avérée trop exiguë pour contenir ceux venus assister au culte d’adieu du fondateur du Libéralisme économique et action démocratique pour la reconstruction nationale (Leader Fanilo).Les personnalités du monde politique, économique et social, issues des différentes régions de l’île mais habitant dans la capitale, étaient présentes.
Absence des tenants du pouvoir
Par contre, les principaux dirigeants de l’État ont brillé par leur absence. Seule une poignée de personnalités proches du régime, dont le député Abdoul Fatah, président de la Commission solidarité, avait fait le déplacement. Ce fut également le cas duprésident de l’AMF/3FM, Andrianalijohn Andriamanampy.
Le pasteur Lala Rasendrahasina, président de l’Eglise réformée (FJKM) a présidé au culte. Il s’est aussi fait le porte-parole du chef de l’État en transmettant le message de condoléances de ce dernier tout en précisant son absence du pays.
Manasse Esoavelomandroso, secrétaire général du Leader Fanilo a retracé le parcours du fondateur de la formation politique. Au cours de l’oraison funèbre, il n’a pas pu retenir ses larmes.
Il a rappelé les combats menés par le défunt.Il s’agit, entre autres, de sa lutte pour instaurer une éthique politique, instituer un débat sain.
A Antsirabe,le cortège funèbre a dû faire .une halte. Un groupe d’une centaine de personnes est venu se recueillir devant le cercueil.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4068 du 30-07-2008

29 juillet 2008

Economie - 851ha plantés en espèces autochtones dans 14 mois

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:49

Reforestation de la biodiversité. A la différence d’un simple reboisement, c’est une restauration de la forêt naturelle. 

Un projet de restauration de la biodiversité du corridor forestier Mantadia-Vohidrazana appelé communément TAMS est lancé dans la région d’Alaotra Mangoro. Il s’agit notamment de la plantation d’une centaine d’espèces autochtones sur une superficie totale de 851ha dans un délai de 14 mois en vue de restaurer la forêt naturelle détruite par le déboisement ou la pratique du « Tavy ». Le Programme Environnemental III finance ce projet à hauteur de plus de Ar 1,3 milliards. Cinq entrepreneurs privés, ECOPHI, GERP, MATE, Association Mitsinjo et SAF FJKM, viennent de signer une convention de partenariat avec le ministère de l’Environnement pour sa mise en œuvre dans le cadre de l’approche 3-P.

 Variétés rares ou menacées 

Certains ONG procèdent d’abord à la mise en place d’une pépinière de production de plants d’espèces autochtones avant de les mettre en terre par le biais de leurs paysans partenaires. Les variétés de plantes autochtones utilisées se répartissent en trois catégories. La première constitue des espèces à croissance rapide et faciles à trouver comme le « Harongana », le « Molanga » et l’ « Andrarezina » pouvant être plantées après 3 mois en pépinière. La deuxième est composée des espèces à croissance moyenne dont le « kijy » et le « Ditimena » tandis que la troisième catégorie est formée par les espèces à croissance lente nécessitant 9 mois en pépinière avant de les reboiser. Il s’agit notamment des plantes rares ou menacées comme le « Voamboana », le « Varongy » et le « Zahana ».

 Sécurisation foncière 

Ce projet de reforestation, initié par la Conservation Internationale, permet aussi de capter le carbone qui devient par la suite une autre source de revenu durable pour la population riveraine via le Biocarbone Fund, selon le SG du ministère de l’Environnement, Rakotobe Tovondriaka. L’ANAE et la Circonscription Régionale des Eaux et Forêts assurent le suivi technique de ce projet. Par ailleurs, le Cordonnateur du PE III, Guy Razafindralambo a soulevé que la coordination de plusieurs projets contribue efficacement au développement. C’est pourquoi, le PE III finance à hauteur de 700 000 USD la mise en place de 7 guichets fonciers avec le PNF dans la zone d’intervention de ce projet de restauration pour assurer une sécurisation foncière. 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7590 du 28 juillet 2008  

Economie - Tourisme et hôtellerie : « Hanitrala » attend de pied ferme l’année 2009

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:49

Pur produit de l’INTH (Institut national du tourisme et de l’hôtellerie), Franck Andriamihaja a énuméré devant ses futurs collègues, de long en large, son parcours jusqu’à ce qu’il obtienne son poste actuel de directeur commercial de Corsairfly Madagascar. Un départ qui date de 1994, l’année où il a reçu son DESTH.

« Hanitrala », la nouvelle promotion de l’INTH, se déclare prête à attendre de pied ferme l’année 2009, à savoir la réception du Sommet de l’Union Africaine à Antananarivo. C’est dire que les nouveaux crus désirent démontrer ce qu’ils ont dans le ventre, et ils l’ont commencé par l’immense gâteau concocté pour régaler leurs invités. Ils sont au nombre de 179. « Vous avez déjà un pied dans le secteur porteur qu’est le tourisme », souligne le parrain de la promotion, le directeur de l’ONTM. Un secteur qui a progressé de 15 %, l’année dernière. Et lui d’annoncer fièrement que le meilleur chef cuisinier de l’Océan Indien, en 2004, était un Malgache. Un Malgache encore, le chef de l’Année 2005 de Québec, un ancien de Madagascar Hilton, de surcroît.

Pas seulement à Tana

Si 500.000 touristes sont attendus pour 2009, Madagascar planche pour quelque 700.000 en 2010. « Nous avons plusieurs évènements devant nous, ajoute le ministre de l’Environnement, de la Forêt et du Tourisme, Harison Randriarimanana. En plus du Sommet de 2009, le Mondial du football se tiendra, sans doute, en Afrique du Sud. Pas si loin, en tout cas, pour ne pas envisager l’arrivée de touristes qui désireraient explorer l’exotisme de notre Grande Ile. Mais l’ouverture de l’Hôtel 5 étoiles d’Ivato constitue déjà un chantier où « Hanitrala » devraient être les ingrédients pour parfaire accueil et service de haute qualité. »

Une école hôtelière en gestation

Le tourisme et l’hôtellerie de Madagascar manque encore de personnel qualifié. Certes, l’INTH a procuré, jusqu’ici des agents qui ont honoré son adage « Toujours imité, jamais égalé », mais le pouvoir en place envisage l’ouverture d’une Ecole supérieure de l’hôtellerie, bientôt. C’est en tout cas ce qu’a annoncé le ministre concerné, Harison Randriarimanana, lors de la sortie de la promotion « Hanitrala » de l’INTH, samedi dernier.

Extrait Madagascar Tribune - lundi 28 juillet 2008

26 juillet 2008

Hommage à Herizo RAZAFIMAHALEO

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 12:31

Adieu Herizo, ami de mon enfance

Tout se bouscule dans ma tête… tout revient…

Le lycée Rabearivelo… On était inconscients, joyeux, dissipés.

Très dissipés, surtout toi dont le premier geste était de jeter ton cartable à travers la classe pour viser la table. On l’évoque encore aujourd’hui avec Chantal quand on reparle du lycée.

Et les boules en papier qu’on lançait à la tête des profs… c’était toujours moi qui me faisait surprendre…  Tu me laissais m’embrouiller dans des explications lamentables, complètement hilare… Dans ces moments-là je t’appelais Jossicher, ne manquant jamais d’ajouter "drôle de prénom, na !"

Nous étions inséparables, Chantal, Roland, toi et moi… Jusqu’au suicide horrible de Roland en pleine année scolaire. Roland s’est pendu hier soir, m’avais-tu annoncé en arrivant le matin. Je me souviendrai toujours… Arrêtes, cette fois tu n’es plus drôle du tout, avais-je répondu en commençant à pleurer. 

Tu plaisantais tout le temps…

Tu pars pour toujours Herizo et ce n’est plus drôle du tout…

C’est vrai, tu adorais, nous avons adoré Hey Jude des Beatles… Le premier disque que j’ai acheté…

Alors je veux te la dédier, une dernière fois, le coeur rempli de larmes…

Hey Jude, don’t make it bad.
Take a sad song and make it better.
Remember to let her into your heart,
Then you can start to make it better.

Hey Jude, don’t be afraid.
You were made to go out and get her.
The minute you let her under your skin,
Then you begin to make it better.

And anytime you feel the pain, hey Jude,
refrain,
Don’t carry the world upon your shoulders.
For well you know that it’s a fool who plays it cool
By making his world a little colder.

Hey Jude, don’t let me down.
You have found her, now go and get her.
Remember to let her into your heart,
Then you can start to make it better.

So let it out and let it in, hey Jude, begin,
You’re waiting for someone to perform with.
And don’t you know that it’s just you, hey Jude, you’ll do,
The movement you need is on your shoulder.

Hey Jude, don’t make it bad.
Take a sad song and make it better.
Remember to let her under your skin,
Then you’ll begin to make it
Better better better better better better, oh.

Na na na, na na na na, na na na na, hey Jude…

(repeat… end)

Josielle RANDRIAMANDRANTO

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