2008 juin

30 juin 2008

Société - Androy : Le seau d’eau à Ar 500

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:40

L’eau se fait rare dans la partie Sud de l’île, surtout en cette saison hivernale où la sécheresse est plus que ressentie. Dans la commune rurale de Sampona, Ambovombe, selon le maire, le seau de 10 litres revient actuellement à Ar 500. Le besoin de chaque famille est de 5 à 10 litres par jour, rien que pour l’eau potable. Soit Ar 2.500 à Ar 5.000. A cela s’ajoutent les prix du riz et d’autres PPN. La majorité de la population appartiennent pourtant à la catégorie les plus défavorisées. Et c’est justement dans ce sens que Marie Vaosy, habitante de la commune de Sampona, a mis en exergue ces problèmes auxquels font face les habitants : « Nous avons du mal à trouver de l’eau potable. Chaque jour, nous sommes obligés de faire la queue pour acheter de l’eau. D’autant plus qu’un seau d’eau coûte Ar 500 alors que nous ne disposons pas de revenus mensuels ou hebdomadaires fixes, nous nous efforçons d’en trouver chaque jour que le bon Dieu fait ».

Et d’ajouter : « Pour économiser l’eau autant que possible, nous consommons du manioc pour la simple raison que ce produit de subsistance ne demande pas beaucoup d’eau pour la cuisson ». Ces problèmes perdurent toute l’année pour l’ensemble de la population à l’exception de ceux qui possèdent des puits ou ceux qui ont la chance d’en faire de réserves durant la période de pluie. Des réserves revendues à Ar 300 le seau en temps voulu par ces … propriétaires. Pour la énième fois, le maire de Sampona a fait appel aux autorités pour qu’elles fassent le nécessaire dans les meilleurs délais pour venir en aide à cette pauvre communauté qui se débat dans des difficultés socio-économiques sérieuses.

Extrait Madagascar Tribune - lundi 30 juin 2008

Infrastructure - Aéroport d’Ivato : Fin d’extension en 2020

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:39

Tous les travaux de rénovation et d’extension d’Ivato s’étendront jusqu’en 2020. La pose de la première pierre a été effectuée samedi dernier par le Premier ministre Charles Rabemananjara, le ministre des Transports Botozaza Pierrot et l’Ambassadeur de Japon. L’extension de cet aéroport entre dans le cadre de la tenue de la conférence de l’Union africaine l’année prochaine à Madagascar. Les travaux sont divisés en 6 tranches et cette première phase va se terminer d’ici le mois de juin 2009. Une enveloppe de plus de 22 milliards ariary est allouée à cette première tranche dont 8,475 milliards ariary issus du fonds de contre-valeur japonais, 3,727 milliards ariary proviennent de la caisse de l’Etat et le reste, soit 10,165 milliards ariary, viennent de l’Adema. Les travaux sont confiés à l’entreprise japonaise Daiho Corporation.

Airbus A 380

L’extension proprement dite s’étend sur 7 hectares de terrains dont une partie appartient à la base aéronavale d’Ivato. Au terme des travaux, le tarmac d’Ivato pourra accueillir 7 avions contre 2 seulement aujourd’hui. Cet aéroport disposera également d’un pavillon présidentiel (salon VIP) et d’un grand parking. La seconde phase consistera en la mise en place d’une nouvelle aérogare qui pourra accueillir 2500 passagers tandis que la troisième tranche touchera l’extension de la piste d’envol d’une longueur de 500 mètres. Ivato pourra recevoir à ce moment-là des avions gros porteurs comme l’Airbus 380 qui a une capacité de transporter 800 passagers. La mise en place de piste de secours suivi d’une seconde piste d’envol est également au programme. Une autre grande aérogare clôturera ce grand projet d’extension d’Ivato. À terme, les vols directs entre Tana-Tokyo, Tana-Montréal, Tana-New York, Tana- Rio de Janiro ou Tana-Sydney pourront se faire à partir d’Ivato. Ceci fait suite à l’open sky opté par Madagascar. Tous ces travaux requièrent un financement de près de 140 millions de dollars.

Extrait Madagascar Tribune - lundi 30 juin 2008

28 juin 2008

Culturel - Concert : Johnny Hallyday chez nous en 2009

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:30

Cela faisait une éternité que les fans de Madagascar attendaient sa venue. Il sera là l’année prochaine. Le vrai Johnny sera à Madagascar pour un concert.

Fini le mensonge ! Le vrai, l’unique Johnny Halliday débarquera à Madagascar l’année prochaine, plus précisément à la mi-septembre 2009. Le nouveau ministre de la Culture met le paquet pour séduire les Malgaches. Il prend en charge la venue de cet artiste de renommée mondiale en terre malgache. Toutes les démarches administratives sont en marche et on n’attend plus que la date et le lieu du spectacle. « Le concert se déroulera dans le plus grand lieu de spectacle à Tanà », assure le ministre Jean Louis Robinson. La particularité de cet évènement, c’est que Johnny et consorts ne toucheront aucun centime d’Euros sur ce concert. « Nous n’allons payer que les frais de déplacement et d’hébergement », dixit le ministre.

C’est un spectacle grandiose, vu les matériels qui vont débarquer à Ivato et l’équipe qui va accompagner Johnny Halliday. Concernant, la sonorisation, le ministre est à la recherche des bons matos pour garantir un bon concert. Une ambiance à la malgache sera de mise, dans la mesure où le prix d’entrée sera le moins cher de tous les concerts que l’artiste ait fait (entre 5 Euros – 25 Euros). Ce concert sera le dernier de la tournée de l’artiste dans le monde.

Pourquoi pas ?

Faire venir un grand artiste comme Johnny Halliday, nécessite une somme énorme d’argent, même s’il ne reçoit pas de cachets. Dépenser une telle somme pour un artiste étranger est réalisable. Pourquoi pas l’inverse ? Aider les artistes malgaches à percer le marché international. Vu que nous avons de bons artistes, qui méritent une carrière internationale.

Extrait Madagascar Tribune - samedi 28 juin 2008

Société - Le Malagasy : une langue à promouvoir

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:28

En voie de disparition, 80% des langues nationales des pays en voie de développement ne sont plus parlées au profit des langues étrangères. Les 20% restantes sont à ménager de manière à ce que la langue nationale ne disparaisse à jamais. « Ces chiffres de l’Unesco sont alarmants », selon le vice-président de l’Académie Nationale Malagasy, Gabriel Ramalanjaona. « À Madagascar, souligne-t-il, plusieurs personnes semblent bien parler la langue malagasy, sans pour autant se rendre compte des erreurs commises, notamment au niveau de la grammaire. Idem pour ceux qui présentent leurs exposés et qui devraient maîtriser la langue. Et ce n’est pas par inadvertance mais vraiment parce qu’on n’y prête pas beaucoup d’attention. Or, la langue malagasy est celle qui devrait garantir, aussi bien notre éducation que notre réussite », précise encore l’académicien.

28 nouveaux membres

Le vice-président de l’Académie a ainsi souligné « l’importance du rôle des éducateurs, des leaders ou d’autres personnes qui exercent une influence sur leur entourage. », D’où le programme qui va incessamment se tenir pour réunir ces personnes sur l’importance de la promotion de la langue malgache. Dans le cadre de la promotion des langues, notamment la nôtre, une conférence se tient à l’Académie Nationale Malagasy tous les jeudis. Le premier jeudi du mois, le sujet de la conférence tourne autour de la langue et des arts. Le deuxième jeudi du mois sur la science morale et la politique. Le thème pour le troisième jeudi du mois est axé sur la science fondamentale et la science appliquée, et le dernier jeudi du mois, sur l’un de ces sujets ou sur tous. Effectivement, des efforts restent à déployer pour inverser la tendance en termes de langue. 28 nouveaux membres viennent de s’ajouter aux anciens membres de l’Académie, mardi dernier.

Extrait Madagascar Tribune - samedi 28 juin 2008

25 juin 2008

Société - Marie Laurence Raharisoa, Lampions : symbole de victoire

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:31

Traditionnellement, la fête de l’Indépendance est toujours marquée par une retraite aux flambeaux à la veille du jour J. Marie Laurence Raharisoa, mère de deux enfants, livre son opinion.

Madagascar Tribune : Pour vous, que signifient les « arendrina » (lampion) que nos enfants portent toujours lors de la célébration de la fête de l’Indépendance ?

- Marie Laurence Raharisoa : Je vous livre mon opinion personnelle qui n’engage que moi. Le port des « arendrina », c’est juste pour marquer l’événement, pour exprimer nos joies, notre allégresse. Nous célébrerons après-demain (Ndlr : demain) le retour de l’Indépendance du pays. Cela se fête. Et la flamme qui illumine le petit récipient est un symbole de victoire. Retrouver son Indépendance est une victoire bien qu’il s’agisse une victoire symbolique.

Vos enfants connaissent-ils cet esprit de la retraite aux flambeaux ?

- Quand ils étaient encore gamins je le leur ai appris. Je crois qu’ils l’ont encore retenu. Je ne sais pas si à l’école, on leur explique la signification des lampions ou arendrina. A mon avis, les enseignants devraient apporter des explications à ce sujet.

Chez nous, ce n’est que lors de la célébration de la fête nationale que les lampions apparaîssent. Pourquoi ?

- C’est évident. Il n’y a qu’une seule date pour célébrer le retour de l’Indépendance. C’est la date du 26 juin. Traditionnellement, le lampion est associé à cet événement. Je profite de cette occasion pour dire que le jour de Noël, les communautés hispaniques en Espagne ont l’habitude de mettre des bougies ou des lumières de thé dans de petits sacs en papier blanc, connus sous le nom de luminaria ou farolitos.

Je reviens à la fête de l’Indépendance. Comment la célébrez-vous ?

- Mes enfants vont partir à Fandriana où habite leur grand-mère. Je ne les rejoindrai que le jeudi ou vendredi. Là-bas, ils s’amuseront avec des pétards que j’ai achetés ici à Antananarivo.

Quel menu préparerez-vous le jour de la fête ?

- Comme nous serons à Fandriana, le menu prévu sera la viande de porc. Si nous étions restés chez nous à Antananarivo, cela aurait été toujours le plat habituel.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 25 juin 2008

24 juin 2008

Culturel - 48 ans de la République de Madagascar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:42

Vers la réédition « parfaite » de l’histoire !

On célèbrera dans quelques jours le 48è anniversaire de l’indépendance de Madagascar. La fête se dessine dans la rue, sans refléter la difficulté endurée par la population. A défaut des instructions civiques dans l’éducation primaire, l’histoire de Madagascar est sur le point d’être reléguer dans les oubliettes. Quid de la culture et/ou de l’éducation.

Durant la 1ère République de Madagascar, sous la présidence de Philibert Tsiranana, de 1960 à 1972, les Français continuent à exercer une domination sur l’administration et l’armée, ainsi que sur les activités économiques et la vie culturelle. En 1972 cependant, la révolte des étudiants, massivement appuyée par les lycéens et le monde ouvrier de la province de Tananarive aboutit à la chute du régime. Une première crise sévit au sein de la population Malgache.

Le général Ramanantsoa, chef de l’Etat-Major de l’armée se voit confier par la rue les rênes du pouvoir. Mais celui-ci ne réussit pas à affermir son autorité et, confronté à l’aggravation des troubles et au risque d’un éclatement du pays, préfère se retirer au début de 1975 en abandonnant le pouvoir aux mains du colonel Ratsimandrava. « Tsy hiamboho adidy aho Mon Général » déclare ce dernier alors qu’il allait être assassiné au bout d’une semaine, le 11 février 1975.

Au terme d’une instabilité de plusieurs mois, une conjuration militaire place à la tête de l’État le capitaine de corvette Didier Ratsiraka, qui avait en charge le ministère des Affaires Etrangères sous le gouvernement de Ramanantsoa.

Vive le socialisme !

Dès son accès au pouvoir, Ratsiraka proclame sa volonté d’instaurer un régime « révolutionnaire », proche du « bloc socialiste », sous l’égide d’une 2è République.

De nombreux secteurs de l’économie sont ainsi nationalisés et un parti unique, l’AREMA (Avant-garde de la révolution Malgache) domine toute la vie politique avec comme « bible », le « livre rouge ». Découragés, les investisseurs se retirent, entraînant une dégradation rapide de l’activité économique et une aggravation de la paupérisation. Des troubles, chaque fois durement réprimées, éclatent alors un peu partout, achevant de démoraliser la population. Au bout d’une quinzaine d’années de ce régime, Madagascar se retrouve parmi les pays les plus pauvres de la planète. La résistance au régime ne devient véritablement efficace qu’au début des années 90, sous l’impulsion du mouvement Hery Velona (Forces Vives) qui réussit en février 1993 à faire tomber Ratsiraka, après une crise ayant duré presque un an. La population n’a jamais enduré une telle crise.

Le nouveau président, Albert Zafy, procède aussitôt à une libéralisation forcenée de toutes les institutions dans le cadre d’une 3è République. Mais la situation, au lieu de s’améliorer, se dégrade encore davantage. Les investisseurs boudent Madagascar, d’autant plus que le pouvoir même est paralysé par les intrigues entre les clans rivaux dominant le Parlement, sur fond de corruption généralisée. Tout ceci aboutit à la destitution de Zafy par la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) le 5 septembre 1996. Une toute première dans les annales d’une nation africaine, un président « empêché » comme on dit, la gestion du pouvoir étant confiée en intérim au Premier ministre Norbert Ratsirahonana.

La reconduction

La nouvelle élection présidentielle du 31 janvier 1997 consacre le retour de Didier Ratsiraka au pouvoir pour cinq ans. En 1998, celui-ci organise un référendum renforçant le pouvoir présidentiel tout en procédant à la mise en place des « provinces autonomes » qui demeurent en fait sous son contrôle direct. Au terme de son mandat, Ratsiraka est de nouveau chassé du pouvoir.

Les Malgaches vont connaître le pire des crises. Pendant des mois, la capitale va être coupée du monde entier. Aucun ravitaillement en provenance des provinces n’a pu y accéder. Le carburant se vend à 15 000 Ar le litre, au lieu de 800 Ar. L’économie est prise en otage par Didier Ratsiraka. L’Amiral quitte la grande île en mi-2002 avec les barons de l’ancien régime et se réfugie en France.

« Croyez tout simplement »

Marc Ravalomanana, déjà élu maire de Tananarive en 1999, est proclamé à la tête de la République de Madagascar malgré des fraudes massives de Ratsiraka. Il aura à prouver son statut de « self made man » durant son premier mandat.

Après avoir lancé la reconstruction de routes et d’une partie des infrastructures du pays, il est réélu lors de l’élection présidentielle du 3 décembre 2006 en gagnant au premier tour avec la majorité absolue devant 13 autres prétendants, et est investi de nouveau président de la République de Madagascar pour un nouveau mandat de 5 ans. En appelant les Malgaches aux urnes pour le 4 avril 2007, le référendum a pour objet principal la suppression des six « provinces autonomes » et l’instauration des « régions » au nombre de 22, dirigé chacune par un chef. Et la mise en place de toutes les structures s’ensuivit. L’objectif est de lutter contre la pauvreté. Marc Ravalomanana est sur le point de mettre en œuvre le MAP (Madagascar Action Plan), devenu la « bible » du régime Un scénario qui donne une impression de « déjà vu », comme si notre histoire allait recommencer. De toutes les façons, qui vivra verra !

Extrait Madagascar Tribune - mardi 24 juin 2008

23 juin 2008

Société - Ramiarantsoa Daneny : Vivre avec 3000 Ar par jour

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:21

Par les temps qui courent, marqués indiscutablement par la cherté du coût de la vie, tous les moyens sont utilisés pour assurer la… survie. C’est le cas de le dire à propos de Ramiarantsoa Daneny, 55 ans, habitant au village d’Ivoambe, Fianarantsoa I. Interview.

Madagascar Tribune : Que faites-vous dans la vie ?

- Ramiarantsoa Daneny : Je suis divorcée depuis cinq ans et je m’occupe de mes trois enfants de bas-âge.

Une situation qui m’oblige à chercher et trouver les moyens de notre survie. Voilà pourquoi, je me suis lancée depuis quelques temps dans la vente des œufs provenant de mon élevage de canards chez nous à Ivoambe. Je vends à peine 4 à 5 œufs par jour, à raison d’Ar 200 l’unité, mais cela dépend de la fréquence des pontes.

Cette recette journalière vous est-elle suffisante compte tenu de la cherté de la vie ?

- Absolument pas ! Mais il vaut mieux peu que rien, dit-on (Aleo mihinan-kely toy izay mandry fotsy). Parallèlement à ce petit métier, je vends également du riz en kapoaka. Ce qui me permet de dégager un bénéfice d’Ar 40 par kapoaka. Ce qui fait par jour un revenu global de quelque Ar 3.000, juste pour subvenir aux dépenses scolaires, vestimentaires et alimentaires. Je ne parle pas des médicaments en cas de maladie. Mais quoi qu’il en soit, je m’efforce d’étendre l’agriculture et l’élevage, ne serait-ce que pour compléter ce maigre revenu.

• Que dire de votre vision pour l’avenir ?

- Je laisse l’avenir à la providence divine. Car la situation dans laquelle je me trouve est tout à fait précaire, surtout dans un petit village comme Ivoambe.

Extrait Madagascar Tribune - lundi 23 juin 2008

Economie - La Fhorm à la conquête du Sud

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:19

Tourisme et hôtellerie. La fédération compte actuellement 300 membres actifs et se fixe comme objectif de franchir le cap des 400 adhérents à la fin de l’année.

Se rapprocher davantage des membres opérant sur la route du Sud et inciter les autres opérateurs à adhérer à l’association. Ce sont entre autres les objectifs de la mission qu’effectue depuis la semaine dernière et ce jusqu’à ce jour, la Fédération des Hôteliers et Restaurateurs de Madagascar par son Président, Eric Koller. Celui-ci d’indiquer qu’il est question pour cette descente dans le Sud de faire connaître la fédération et expliquer quelles sont ses missions. Il s’agit également de se mettre à l’écoute des membres pour savoir quelles sont leurs aspirations par rapport à une structure telle que la Fhorm. Le Sg Rita Ratsimandisa d’ajouter : « Il ne faut pas oublier non plus que nous incitons les opérateurs à formaliser leurs activités de manière à ce qu’ils soient en règle vis-à-vis de l’administration. Nous encourageons par exemple les opérateurs à payer leurs vignettes touristiques ».

Structuration

Ambositra, Ranohira, Ifaty, Toliary et Fianarantsoa, tel est l’itinéraire de cette mission d’information et de sensibilisation. Selon le président de la Fhorm, Eric Koller, la fédération compte une soixantaine de membres sur l’axe sud, ce qui justifie la visite de la Fhorm. Il note également, qu’il y a de nombreux hôteliers et restaurateurs sur cet axe qui souhaitent s’appuyer sur une structure valable. Ainsi, la campagne Fhorm consistait à chaque étape de tenir une réunion pour expliquer ce qu’elle fait et ce qu’elle peut offrir comme opportunités à ses adhérents.

A l’écoute

« Pendant les réunions, l’on constatait que les opérateurs n’ont pas suffisamment d’informations sur la fédération mais après chaque séance, l’on sentait chez eux une volonté de travailler avec la Fhorm », devait encore affirmer le président Eric Koller qui ajoute que c’est pour pallier ce manque d’information que l’association a fait cette descente. Pour faire mieux et pour rester constamment à l’écoute de ses membres, la fédération a décidé qu’un représentant de la Fhorm sera mis en place dans chaque site potentiellement touristique du sud. Ce sera le cas alors pour Ambositra, Ranohira et Ifaty. Ceci entre, note encore l’interlocuteur, dans le cadre d’une amélioration de la structure de la fédération. Par ailleurs, cette mission a permis aux membres de bureau de la Fhorm de découvrir le parc hôtelier du sud. « Il faut reconnaître que ces opérateurs fournissent beaucoup d’efforts dans le domaine des infrastructures hôtelières », le président de conclure.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7561 du 23 Juin 2008

20 juin 2008

POLITIQUE - Union africaine : Ravalomanana déterminé à organiser le Sommet 2009

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:43

Le gouvernement abat ses cartes avant la rencontre de Charm El Cheik en Egypte qui finalisera l’accueil du Sommet de l’Union africaine de juillet 2009.
Le régime lance une offensive pour démontrer les intérêts de l’accueil du Sommet de l’Union africaine de juillet 2009. Il s’évertue en même temps à montrer la capacité du gouvernement à organiser la rencontre internationale, pour susciter l’adhésion de la population au projet.
« Pour ceux qui doutent encore, nous sommes capables d’accueillir le Sommet. Il faut seulement y croire. Le centre est la base de l’organisation du Sommet. Le reste peut suivre sans problème », a assuré le président
Ravalomanana, hier, dans son discours, lors de l’inauguration du centre de conférences à Ivato.
Le chef de l’Etat expose ses arguments autour de la construction du centre, pour convaincre les récalcitrants de l’opportunité de l’initiative. L’opération a été planifiée une dizaine de jours avant le Sommet de Charm El Cheik en Egypte, pour confirmer notre volonté d’accueillir le Sommet.
Pas impossible
Pour ce faire, le gouvernement organise un événement à la hauteur de ses prétentions. Les chefs d’institution, plusieurs membres du gouvernement et des parlementaires, ainsi que le corps diplomatique, étaient présents à Ivato pour l’occasion. Et la cérémonie a été retransmise en direct par les médias publics.
Le président Ravalomanana a chargé ses lieutenants de renchérir.
« L’organisation du Sommet n’est pas du domaine de l’impossible », a lancé Marius Ratolojanahary, ministre des Réformes foncières, du domaine et de l’aménagement du territoire. Yvan Randriasandratriniony, président du Sénat, a cité les avantages de la construction. « Celle-ci est bénéfique pour les opérateurs privés », a-t-il souligné pour mettre en valeur les retombées attendues dans la construction des bâtiments et l’organisation du Sommet.
Au-delà des déclarations rassurantes, le gouvernement se garde toutefois de dévoiler tout son plan pour l’organisation. « Les rumeurs faisant état d’un budget d’Ar 22 milliards pour accueillir le Sommet sont infondées », a précisé le chef de l’Etat. « L’Union africaine participe financièrement à l’organisation. Et la plupart des membres des délégations paient leur séjour », a-t-il soutenu. Il n’a toutefois pas précisé la part du gouvernement dans l’accueil du rendez-vous.
A un an de cette conférence, l’Exécutif se montre peu prolixe concernant l’hébergement des membres des délégations. « Ne vous en faîtes pas, les hôtels et les chambres d’hôtel seront construits à temps par le secteur privé », a garanti Ivohasina Razafimahefa, ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie.

Un centre de 1 000 places
Le centre de conférences, qui se trouve à Ivato, s’étend sur un terrain de neuf hectares dont six de surface bâtie. Le bâtiment principal peut accueillir 1 000 participants. Le centre dispose également d’un restaurant, d’un centre d’informations et de parking spacieux.
Le coût de la construction s’élève à Ar 27 milliards. Le projet a été financé par le gouvernement chinois, sous forme de don. Le gouvernement malgache a fourni le terrain, l’électricité et les meubles, et a facilité l’importation des matériaux pour un total d’Ar 3 milliards.
Les travaux ont été assurés par le groupe chinois Anhuie Finance and Economic Construction Corporation. Ils ont été bouclés en 20 mois et 21 jours au lieu des 22 mois prévus au départ.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4036 du 20-06-2008

Environnement - Total recycle les huiles usées

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:39

Ecolube de Total ou le site de récupération et traitement de fioul lourd usé vient d’être inauguré à Ambohimanambola. Il peut couvrir produire la totalité des besoins des industries en fuels lourds à Madagascar.

La compagnie pétrolière Total Madagascar vient d’inaugurer Ecolube à Ambohimanambola. Il s’agit d’un site de traitement des huiles usées qui seront reutilisées pour les chaudières industrielles. Selon Pierre Aimé Clerc, directeur général de Total Madagascar, cette initiative est née du souci de respecter l’environnement tout en réalisant des économies. "800 millions d’ariary hors terrain ont été investis dans ce projet", d’après le Dg.

1 litre d’huile usée peut polluer 10,000 litres d’eau, équivalent à un lac de 80 mètres de diamètres et de 2 mètres de profondeur. Or, Madagascar consomme près de 9 000 m3 de lubrifiants par an, donc autant d’huiles usées qui seront deversées dans la nature avec tout ce que cela implique pour l’environnement. "Total a mis en place dès le début de son installation à Madagascar des cuves pour les huiles usées sans savoir exactement comment les récupérer", poursuit le premier responsable de la compagnie.

Le 1/4 du marché

Maintenant, c’est fait. Total envoye ses camions effectuer des collectes à travers l’île pour les ramener ensuite à Ambohimanambola dont le site peut traiter 8 tonnes d’huiles usées par jour. Toutes les impuretés, boues ou autres seront traitées dans les usines de Total qui peuvent produire 20,000 tonnes d’écofioul par an. Ce tonnage correspond à la totalité des besoins des industries locales pour faire tourner leur chaudière, d’autant que l’ecofioul est revendu moins cher sur le marché. Le pays de son côté fera l’économie de l’équivalent en devise de 3 milliards d’ariary par an, correspondant au coût de l’importation de fioul lourd pour les chaudières industrielles. Total détient le quart du marché de lubrifiants à Madagascar et déclare qu’elle est « la seule compagnie disposant d’une installation intégrée dans le pays ».

Extrait Madagascar Tribune - vendredi 20 juin 2008

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