2008 mai

26 mai 2008

ECONOMIE - Mines : la fièvre du nickel saisit Toamasina

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:23

La capitale de l’Est abrite le plus grand projet minier lancé à Madagascar, avec un volume d’investissement de 3,3 milliards de dollars. La construction des différentes installations a atteint sa vitesse de croisière.

Toamasina se transforme en un vaste chantier. Dès l’entrée de la ville, le volume important du trafic est saisissant.
Des dizaines de voitures 4×4, les phares allumés et avec à bord des passagers en vestes de sécurité de couleurs vive et parfois le casque sur la tête, envahissent les rues. Les gros camions, de gabarit monstrueux et transportant du matériel lourd, impressionnent véritablement.
Ces véhicules travaillent pour la centaine d’entreprises qui assurent la construction de l’usine de lixiviation, dans le cadre du projet d’exploitation du gisement de nickel d’Ambatovy, situé à plus de 220 kilomètres de Toamasina.
Le chantier atteint aujourd’hui sa vitesse de croisière, et enregistre une activité presque 24 heures sur 24. Selon les dernières statistiques datant du mois d’avril, plus de 25% des travaux sont effectués.
La nuit, les éclairages ultrapuissants sur le site de construction de l’usine, située à l’entrée de la ville de Toamasina sur la RN 2, contrastent avec le reste du paysage lequel baigne dans un noir profond. Le tout donne un tableau à la limite du réel.
Le projet dispose de son propre génerateur dont la puissance dépasse les 11 Mégawatts.
Même une unité de traitement et de retraitement d’eau ultramoderne sera bientôt fonctionnelle. Elle sera alors capable d’assurer la totalité des besoins de 3 000 ouvriers qui feront tourner en permanence l’usine à partir de février 2010. La coordination des activités et l’organisation logistique restent le défi majeur des promoteurs du projet.
Actuellement, près de 8 000 ouvriers sont enregistrés dont environ 600 expatriés. La grande majorité de ces personnes travaillent pour les dizaines de grandes entreprises chargées de construire les différentes infrastructures. Mais cet effectif de la main-d’oeuvre pourra doubler dans les mois à venir et atteindre le pic de 20 000 personnes. L’arrivée prochaine de 5 000 ouvriers étrangers constitue un des moments importants du projet.

 Règles de sécurité
Le site de l’usine s’étend sur une superficie de 30 hectares. Son plan d’occupation confine à une précision presque chirurgicale.
Le respect des règles de sécurité constitue l’une des contraintes les plus importantes à l’intérieur du site. A l’entrée, les agents de sécurité sont intraitables et exigent le port du casque, de chaussures et de la veste de sécurité, même à l’adresse de leurs patrons.
Le site apparaît comme une ville à l’intérieur de la ville. La vitesse des véhicules y est limitée à 30 km/h et chaque déplacement est soumis à un contrôle strict. L’ordre prime.

Une prouesse technologique
La structure du projet Ambatovy fait appel à une prouesse technologique de haut niveau.
Le minerai, de la terre contenant près de 1% de nickel et 0,10% de cobalt en moyenne, sera extrait à Ambatovy Moramanga, à 220 kilomètres de Toamasina.
Il sera acheminé jusqu’à l’usine de Toamasina par un pipeline long de 220 kilomètres sous forme de pulpe, mélange boueux contenant 40% d’eau.
Cette matière semi-liquide sera pompée et conduite dans un pipeline depuis la rivière Mangoro, située à 28 kilomètres de la mine.
Le système d’extraction à l’usine de Toamasina utilise une technique appelée lixiviation par acide. Grosso modo, la pulpe mélangée avec de l’acide est chauffée à haute temperature dans les autoclaves pour extraire le nickel et le cobalt. Les résidus seront ensuite stockés dans un parc géant spécialement aménagé à cet effet.
Ce parc a une taille capable de contenir les 125 millions de tonnes de terre en provenance de la mine pendant 30 années, la durée prévue du projet. 60 000 tonnes de nickel et 5 600 tonnes de cobalt devront ensuite être exportées à partir du port de Toamasina.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4014 du 26-05-2008

23 mai 2008

Culture - BREST 2008 : le « botry » malgache est bel et bien parti !

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:20

La passion de la mer a fait qu’un cinéaste de profession, marin de naissance a reconstruit une goélette bretonne de 1900.

Sous pavillon malgache, « Le sourire » a été hissé, mardi dernier, à Mayotte à bord du bateau de la marine française les Bougainvillées pour joindre la France. « Le sourire » est un Botry appartenant au cinéaste Bruno Coulon, un vieux loup de la mer qui adore Madagascar. Ce bateau sera exposé dans la rade de Brest, dans le Village Madagascar, lors de la fête maritime internationale du 11 au 17 juillet. Le projet en cours depuis quelques années par Bruno Coulon est en train d’aboutir car en même temps qu’il l’a reconstruit, Coulon a aussi entrepris de faire un film documentaire sur cette chaloupe de Belo. Ce sera un film de 52 minutes dont le début et la fin sera la présence de «Le Sourire » à Brest. Le film retracera l’aventure de Ludovic Joachim, un ingénieur naval breton arrivé sur place lors du règne de Radama II. Des centaines de bateaux sont sortis des chantiers navals de Belo sur Mer et les descendants de Ludovic Joachim sont devenus actuellement des Malgaches de Belo sur Mer.  

17 voyages et 150 000 euros

De par ses propres moyens, Bruno Coulon a repris les plans des dernières goélettes de Noirmoutier en Vendée. En deux ans, il a fait 17 voyages entre Madagascar et la Vendée où il habite pour ce projet de film et de bateau. «Je rêvais de créer un bateau qu’on ne construit plus depuis 1900 », nous a-t-il déclaré. Spécialiste de films documentaires aussi, il est dans l’équipe de Eskwad et les Productions du 24 décembre. Il a déjà produit des films avec Cesaria Evora au Cap Vert ainsi que d’autres réalisations avec Jacques Mathou. Jamais découragé, Bruno Coulon n’a point lâché son projet qui a fini par avoir l’aval de la marine française donc pour l’emmener à Toulon, un des grands ports de France. De Toulon, Le Sourire sera transporté en camion pour Brest. Le bateau servira de fond pour films, en essayant de faire des voyages rentables en mer de France. Quant à Bruno Coulon, celui qui ne veut pas être un touriste partout où qu’il aille, il prendra l’avion pour la France d’ici la fin de la semaine et rejoindra son bateau « Vanille » sur la seine à Paris, sur lequel il vit quand il n’est pas dans son île de Noirmoutier.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7535 du 23 mai 2008

21 mai 2008

La coupe aux larmes

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 20:44

Je dédie ce texte aux mamans chinoises qui ont perdu leur enfant unique dans le séïsme qui vient de frapper la Chine ; je dédie ce texte  à la Chine, à la Birmanie ;  je dédie ce texte aux enfants de notre guide Aurélien, qui viennent de perdre leur maman ; je dédie ce texte à Vololona, cette jeune femme qui n’a pas pu embarquer ce soir pour aller enterrer son père parce que ses papiers sont valables moins de six mois après le retour…

C’est un jeune enfant qui demande à sa mère :

"Dis, Maman chérie, Maman dans mon coeur, est-elle vraie l’histoire que racontait Grand-Père ?

Est-il vrai que là-haut, devant le Bon Dieu, dans les hauteurs, il y a une coupe ?

Et est-il vrai qu’à tout malheur et qu’à tout chagrin qui nous atteint, alors, des yeux du Bon Dieu, une larme coule dans la coupe aux larmes ?

Et est-il vrai, maman de mon coeur, oui, est-il vrai que lorsque la coupe sera pleine de larmes, alors il viendra, le Royaume de Dieu où il n’y aura que la joie et le bonheur ? Et il n’y aura plus de pleurs ? Dis, maman, est-ce que c’est vrai, dis  Maman ? »

Et la mère dit :

« Oui, c’est vrai, mon enfant, c’est une vérité sainte et juste. »

Et l’enfant se tait. Et dans le silence, il pense.

Puis de nouveau il demande :

« Mais comment se fait-il, Maman, que la coupe aux larmes ne soit pas encore, jusqu’au bord, pleine de larmes ?

Oui, Maman, les larmes qui ont été versées depuis tant d’années, est-ce qu’elles se sont asséchées ?

Ou bien y a-t-il au fond de la coupe un trou, un trou par où s’enfuient les larmes ? »

Et l’enfant vers sa mère a levé ses yeux clairs.

Et la mère alors, le voyant, fut émue jusqu’aux larmes.

Et, comme une perle, aux yeux de la mère, une larme a tremblé.

Et sur les cheveux du petit, cette larme est tombée.

Et sur les boucles de son front, la larme a perlé.

Alors l’enfant redressa la tête, il joignit les mains, il leva vers Dieu ses mains jointes et il dit, comme un cri de détresse et d’appel :

« Ah ! mon Dieu mon Dieu, cette larme aussi, mets-la dans ta coupe, dans ta coupe aux larmes pour que ton règne vienne, pour qu’il vienne enfin et qu’il n’y ait plus de larmes. »

Extrait des PRIERES glanées par Alain HOUZIAUX, texte de Simon FRUG

 

Cahier Société - Montagne d’Ambre 50 ans d’existence : un Parc National très visité

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:42

Bien avant l’indépendance de Madagascar, la forêt d’Ambre a déjà fait l’objet de beaucoup d’attentions de la part de l’administration coloniale. En effet,  dès 1958, le  Parc National de la Montagne d’Ambre est placé sous la gestion de la direction des Eaux et Forêts, par le biais du triage Forestier SPEF d’Antsiranana.
Avec l’avènement du PCDI Montagne d’Ambre en 1991, lors du Programme Environnemental 1(PE1), la gestion du Parc National a connu des phases successives : dans un premier temps, elle a été gérée conjointement par la DEF et le WWF, avant d’être placée sous la responsabilité entière du WWF. Le parc fut placé ensuite sous la gestion de l’ANGAP, durant le PE2. A partir du transfert, qui a débuté le mois de juillet 1997, le Parc national de la Montagne d’Ambre est géré directement par l’ANGAP (Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées) et devient une unité de gestion à  part entière, ayant son bureau à  la Commune Rurale de Joffreville, District Diégo II, Région DIANA.
Le Parc National de la Montagne d’Ambre a été créé le 28 octobre 1958, suivant le décret 58-07. Il a une superficie de 23 010ha dont 18 200ha de Parc national et 4 810 ha de  réserve spéciale. Le domaine forestier fait 79 509ha avec 13 bassins versants de 405 000 ha et compte un réseau hydrographique de  52 cours d’eau. C’est le premier Parc national à  Madagascar. La Montagne d’Ambre est entourée de 12 communes rurales avec 40 000 habitants dont 51 % d’hommes et 49 % de femmes  répartis dans 38 villages. 


Biodiversité


Ce parc a une faune très riche et variée. On y trouve 19 espèces de mammifères parmi lesquels les plus petits caméléons et lémuriens de la planète. On y trouve également 15 espèces de serpents, 11 espèces de caméléons ; 23 espèces de lézards ; 77 espèces d’oiseaux ; 7 espèces de primates ; 49 espèces de reptiles ; 24 espèces d’amphibiens et 1 020 espèces de plantes avec taux d’endémicité évalué à plus de 75%.
La Montagne d’Ambre joue un rôle très important pour la région Diana, car c’est le seul espace réduit de la région où la concentration interne de diversité de faune et de flore est très élevée. En outre l’approvisionnement domestique et industriel en eau pour la ville d’Antsiranana est géré par un central de la JIRAMA installé sur la rivière Besokatra, à proximité du village de Joffreville. Le réseau hydrographique permet à  la ville d’Antsiranana d’avoir plus de 50 000 000m3/an d’eau potable. Elle est aussi un levier économique de la région Diana à  travers la création d’emplois dans le domaine de l’écotourisme (métier de guidage pour les jeunes locaux ; Tour Opérator ; Hôtelier ; Artisan ; Transport). La Montagne d’Ambre est considérée comme un laboratoire vivant pour les chercheurs et est aussi un lieu de détente.

  Information sur les visiteurs pendant les 5 dernières années  

Année Etrangers Nationaux Total
2003 3399 2857 6256
2004 4904 2916 7820
2005 6803 3302 10105
2006 6897 3752 10649
2007 9385 3436 12821
Total 31 388 16 263 47 651

 Les nationalités les plus importantes ayant visité le parc durant  les deux dernières années sont les Français, les Italiens ; puis, les Anglais et les Allemands.

Le Parc National de la Montagne d’Ambre est de plus en plus une destination intéressante  à en croire les statistiques de ces deux dernières années. Pour conserver la biodiversité du Parc de la Montagne d’Ambre, l’ANGAP se dépense dans un lobbying au niveau des responsables des services déconcentrés de la région, tels les notables, médias, les autorités religieuses et les partenaires locaux, afin de mobiliser les dirigeants de la région Diana.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7533 du 21 mai 2008

20 mai 2008

Société - La biodiversité gravement menacée, l’avenir des humains sérieusement compromis

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:39

Environnement. D’ici 2030, un cinquième de l’ensemble des espèces vivantes sur la planète pourrait disparaître définitivement à cause des interventions des humains. La biodiversité est très sérieusement menacée.

Dans moins de 25 ans, le cinquième de la totalité des espèces vivantes que compte le globe aura totalement disparu. Cette triste estimation part de la situation actuelle sur la dégradation de l’environnement et du déséquilibre de la biodiversité ainsi que sur les avancées des actions de protection de l’environnement. Les tentatives de protection, ou au moins, de ralentissement des dégradations en matière de biodiversité ne vont malheureusement pas plus vite que le processus de détérioration, tant la surexploitation des ressources naturelles, la pollution grandissante et autres facteurs de ce type ne vont pas en diminuant. Entre 20.000 et 100.000 espèces végétales et animales disparaissent chaque année de la surface du globe. Dans les océans, selon des études statistiques réalisées il y a deux ans, il ressort, que sans mesures de préservation, toutes les espèces actuellement pêchées dans les mers disparaîtront en 2050, au rythme où ces ressources ont été pêchées jusqu’ici.   

Immense réserve

Et pourtant, la biodiversité est la source première des services rendus par les écosystèmes, en fournissant des éléments vitaux à la survie de l’espèce humaine, pour ne citer que l’oxygène. Mais à côté, la biodiversité fournit aux humains leur nourriture (cultures vivrières, produits halieutiques, bétail…) et la totalité des bases des produits destinés à l’alimentation humaine. De même, elle contribue à l’épuration de l’eau, ainsi qu’à la régulation climatique, elle  fournit les éléments de base nécessaires à l’habillement (les fibres), le bois pour divers usages (énergie, constructions, etc.), et surtout, fournit une immense réserve où les humains puisent les médicaments (par le biais des principes actifs contenus dans les espèces, végétales notamment), les produits cosmétiques et autres. Bref, par sa position de grand fournisseur en matière de produits alimentaires, pharmaceutiques, cosmétiques et autres, la biodiversité a une valeur économique indéniable, mais pas toujours prise en compte par les propres consommateurs, les humains. Eux-mêmes qui veulent aller loin sans pour autant vouloir  ménager leur monture.

22 mai

La question sera, certainement, abordée une fois encore dans le cadre de la journée internationale de la biodiversité, célébrée dans le monde après-demain, 22 mai. Rappelons que cette journée internationale de la biodiversité trouve son origine en 1992, dans le cadre de la convention sur la biodiversité écologique du 5 juin 1992.

 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7531 du 19 mai 2008

Société - Le Prince Rahim Aga Khan en visite à Madagascar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:36

Intervention dans le développement rural et le microcrédit

Le Prince Rahim Aga Khan, Directeur exécutif du Fonds Aga Khan pour le développement économique est actuellement en visite à Madagascar, plus précisément à Antananarivo, depuis le 19 mai 2008. Lundi, le Prince Rahim, fils aîné de son Altesse l’Aga Khan, a entamé une série de rencontres avec les autorités malgaches pour évoquer les projets de développement menés par le Réseau Aga Khan de développement (AKDN) à Madagascar et plus particulièrement dans les domaines du développement rural et du microcrédit.

Aujourd’hui, la Première Agence de Microfinance dispose de 7 établissements sur Madagascar dont un à Antananarivo. Près de 7000 prêts ont été octroyés pour un montant de plus de 1 400 000 dollars. La Première Agence de Microfinance fait partie de l’Akam, l’Agence Aga Khan pour la Microfinance, une agence à but non lucratif présent dans plus de 15 pays en Afrique, en Asie et au Moyen Orient.

En 2005, la Fondation Aga Khan (AKF) avait lancé un projet de développement rural intégré dans la région de la Sofia. La mise en œuvre des méthodes de culture proposées par l’AKF a permis en moyenne, de plus que doubler le rendement des cultures rizicoles. En 2006, le Réseau a égalementlancé dans la région de la Sofia, la Première Agence de Microfinance (PAMF) dont le principal objectif est de contribuer à l’amélioration immédiate et durable du revenu des familles les plus démunies.

Extrait Madagascar Tribune - mardi 20 mai 2008

19 mai 2008

CULTURE - Manjakamiadana : du bois à la pierre

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:06

Manjakamiadana, le Palais où la Reine règne dans le bonheur, sans soucis, est le plus grand monument du Rova d’Antananarivo. Il a été construit en 1839-1840 par Jean Laborde pour Ranavalona 1ère, sur l’emplacemen de la première case d’Andrianampoinimerina, «Felatanambola».
L’énorme case en bois (30 m de long et 18 m de large), aux lignes régulières, s’est bâtie autour d’une énorme colonne centrale de 40 m de haut («Volamahitsy») qui s’est élevé jusqu’au faîtage. Cet arbre colossal a été rapporté de la forêt orientale (descente de Mananjary) par 10 000 esclaves, dont 2 000 seraient morts de privations, de fatigue ou écrasés. Dix-neuf jours étaient nécessaires pour hisser ce fameux pilier.
La construction primitive, de deux étages, était entourée de vérandas soutenues par de hautes colonnes de bois, lui donnant un aspect léger. Sur le sommet, un grand aigle en cuivre déployait ses ailes, symbolisant la puissance merina qui planait sur les régions de l’Ile.
Trente ans plus tard, en 1869, à la demande de Ranavalona II, Cameron l’a entouré d’un coffrage de pierres, sans doute imposé par la nécessité de consolider l’édifice en bois. Le Palais est alors enserré de quatre tours pleines, aux toits de zinc surmontés de croix de fer. Les légères colonnades ainsi que les vérandas ajourées sont remplacées par un lourd revêtement.
L’intérieur contient désormais six salles superposées (deux niveaux au rez-de-chaussée et à chaque étage), dont la superficie diminue de l’une à l’autre par suite de la forme tronquée de la construction.
Tout symbolisait à la fois le respect de la tradition, avec la disposition des objets selon la division astrologique malgache, et l’ouverture sur l’Europe, avec des meubles, décorations, rideaux, tableaux… d’époque.
La salle de réception (360 m2) des souverains, avec le trône royal, se trouvait au premier niveau. Les salles des étages supérieurs servaient de retraite aux suivants et aux familiers de la Cour.
De larges balcons, occupant l’espace entre la construction de bois et le revêtement de pierre, font sur deux étages le tour du bâtiment.
Des escaliers intérieurs, aux balustrades découpées et vivement colorées, réunissent entre eux les différents niveaux et aboutissent, au sommet du Palais, à une étroite plate-forme battue par les vents, d’où une remarquable vue circulaire s’étend sur les monts et les plaines de l’Imerina.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4008 du 19-05-2008

Economie - Agriculture bio : plus de 3000 producteurs concernés

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:04

Plus d’une soixantaine d’entreprises à Madagascar exportent des produits biologique certifiés. Plus de 3000 producteurs sont concernés par cette filière en plein essor.

« Entre 60-70 entreprises sollicitent régulièrement notre service de certificateur de produits biologiques », révèle Sandra Randrianarisoa, directeur régional de l’Ecocert. « Une entreprise peut présenter plusieurs produits à certifier », poursuit-elle. Le réseau de produits biologiques touche près de 3000 producteurs à Madagascar. Très tendance dans les pays développés, la filière bio est en plein essor à Madagascar. Tous les produits sont concernés, aussi bien les produits agricoles conventionnels, comme le cacao, le café, les épices mais aussi les huiles essentielles comme l’ylang-ylang. « Tous les produits cosmétiques bio sont également très recherchés sur le marché international », selon Ecocert. « Pour Madagascar, nous certifions essentiellement des produits agricoles et des matières premières », note la responsable. Alors qu’en Afrique, il leur arrive de certifier des articles manufacturés « ce qui est dommage pour Madagascar qui ne certifie que des produits bruts, non valorisés. » Alors qu’en Afrique il y a même des demandes de certification de toute une filière depuis le coton jusqu’au T-shirt.

  • Commerce équitable

Certains opérateurs se plaignent du coût de la prestation de l’Ecocert qu’ils jugent trop onéreuse. « C’est relatif, selon la responsable, quand ils exportent en volume les opérateurs constatent que cela vaut le coût. Nous évaluons dans ce cas notre prestation à 1$/kg ».

Sur le marché international, un produit certifié bio est 10-30% plus cher que le même produit conventionnel. Le bureau Ecocert de Madagascar est en charge de toute la région océan Indien et de l’ Afrique de l’Est qui est anglophone. « La compétence de l’équipe de Madagascar n’a jamais été sujette à caution dans notre zone », d’après la responsable. Ecocert est une référence mondiale de la certification bio. A part sa principale activité, Ecocert a également compétence dans la certification du commerce équitable et solidaire. Il élabore un cahier des charges et des outils d’audit déclinant des critères rigoureux. Ce système de garantie couvre des produits alimentaires, textiles et cosmétiques et s’applique à l’ensemble d’une filière. Les aspects sociaux, environnementaux, l’information du consommateur sont renforcés. La certification garantit aux consommateurs que le coût final d’un article sera équitablement distribué à toute la filière et surtout que le petit producteur ne sera pas lésé.

Extrait Madagascar Tribune - lundi 19 mai 2008

17 mai 2008

Economie - Crise alimentaire : Madagascar ne sera pas épargné

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:13

La Grande île figure dans la liste des pays qui sera touchée par le tsunami silencieux qu’est la crise alimentaire mondiale. Les institutions internationales notamment le FMI (Fonds Monétaire International) et la FAO incluent Madagascar dans la liste des trente premiers pays qui risquent fort d’affronter une grave crise alimentaire. Raison pour laquelle, le FMI a inclu Madagascar dans la liste des premiers pays africains, avec le Mali et le Cameroun, qui va bénéficier d’une augmentation de prêts. Cette rallonge est destinée à couvrir les coûts associés à la hausse des prix des denrées alimentaires selon le FMI. La Fao pour sa part indique dans ses dernières estimations que des crises alimentaires persistent dans 33 pays à travers le monde en dépit de l’amélioration des disponibilités alimentaires dans bon nombre de pays suite aux récoltes céréalières record ou abondantes rentrées en 2006.

A Madagascar, la situation de la sécurité alimentaire est délicate dans le Sud du fait de la sécheresse qui a sévi pendant la dernière campagne et du temps sec et des graves inondations en certains endroits au cours de la présente campagne.

En tout cas, dans cette perspective de crise alimentaire, il ne faut pas non plus négliger les conséquences des enclavements de certaines parties de l’île, surtout en période de pluies.

Dans le même ordre d’idée, il faut s’interroger sur la compréhension de la crise alimentaire par les autres populations des autres pays. Du côté des Américains moyens voire plus, il y a suffisamment de nourritures dans le monde ; c’est la distribution et les politiques qui font et entretiennent cette crise. Et c’est dommage voire criminel, avouent-ils.

Extrait Madagascar Tribune - samedi 17 mai 2008

16 mai 2008

ECONOMIE - Foire internationale de Madagascar : une plate-forme d’échanges

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:29

Le monde économique en ébullition. La Foire internationale de Madagascar tient ses promesses, elle sert de plate-forme aux opérateurs locaux et étrangers.
Les opérateurs attendent beaucoup de la Foire internationale de Madagascar (FIM). La tenue de cette troisième édition de la FIM signifie l’aboutissement des projets d’investissements pour les opérateurs économiques locaux et étrangers.
«Nous espérons concrétiser des partenariats d’affaires avec les opérateurs malgaches, mais éventuellement avec les autres aussi», résume Pascal Plante, de la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion. «Nous sommes à la recherche de partenariats sur place pour représenter nos marques», avance Varghese George, export manager de Altech, représentant la marque Sharp à Dubai.
Nouveaux créneaux
Douze pays étrangers participent à cette troisième édition de la FIM, contre six seulement l’année dernière. «Ce qui reflète la politique d’ouverture de l’économie malgache», déclare Michel Ramiaramanana de la société Première Ligne, organisatrice de la FIM. Le nombre de participants a donc doublé. La Tanzanie, Dubaï, la Chine et la Thailande font partie des nouveaux venus.
Une partie des participants étrangers viennent à la FIM dans le but de dénicher de nouveaux créneaux de marchés dans le pays. «Nous proposons des technologies qui devraient permettre aux entreprises malgaches d’améliorer leur système de communication», commente Anna Zeis, de la société allemande Rohde&Schwarz. De même pour l’entreprise mauricienne DCL, qui offre ses services en ingénierie informatique.
Les opérateurs locaux sont également attentifs à cette manifestation. «Nous nous positionnons déjà comme acteurs incontournables de la télécommunication dans l’avenir avec le Backbone», fait savoir Ron Allard, directeur général de Telma. La BFV-SG avance également, de son côté, sa volonté d’accompagner les éventuels investisseurs. «Nous avons des offres qui sont prévues pour accompagner les entreprises déja implantées mais aussi les nouvelles», déclare Marcel Lenguin, président directeur général de la banque.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4006 du 16-05-2008

« Page précédente   Page suivante »