2008 mai

30 mai 2008

SOCIAL - Akamasoa : Sept cents candidats au CEPE

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:56

L’école primaire d’Akamasoa à Andralanitra présente 700 candidats à la session du 16 juin pour l’obtention du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE).
Les épreuves vont se dérouler dans les salles de classe même du centre Akamasoa dans la mesure où ses infrastrucutres sont reconnues par l’état. Il y a également un quartier général regroupant les responsables de la circonscription scolaire d’Antananarivo (Cisco) pour la collecte des copies d’examen. En trois années consécutives, les élèves de l’Akamasoa ont réussi à 100% à cet examen de fin de cycle.
Les douze classes accueillant les élèves admis en classe de 6e ne suffisent plus, face au nombre croissant des enfants ayant décroché le CEPE. D’après le père Pedro Opeka, président de l’association, il est en train de préparer cette année trois autres salles de classes pour pouvoir accueillir ces 700 nouveaux candidats.
Après 19 années d’existence, le centre Akamasoa compte 9 000 élèves répartis dans quatre écoles primaires, trois collèges et un lycée ; l’enseignement est assuré par 300 enseignants. 19 instituteurs sont subventionnés par l’état par le biais de la Cisco.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4018 du 30-05-2008

Société - Santé publique : pour un Madagascar sans paludisme

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:54

Une fois de plus, la santé publique réunit une pléiade de personnalités. Jusqu’ici, le paludisme constitue encore la première maladie qui occasionne le plus grand nombre de décès dans le monde, surtout dans l’Afrique subsaharienne. Pour Madagascar, il constitue la première cause de mortalité et de morbidité enregistrées dans les formations sanitaires, ce qui représente un lourd fardeau dans le cadre du développement socio-économique.

Une conférence internationale

Eliminer le paludisme représente encore un défi au niveau africain. 44 pays du Continent se réunissent, au ministère des Affaires Etrangères, jusqu’à aujourd’hui, afin de définir des stratégies bien déterminées, des options techniques, des cibles et des objectifs bien définis pour intensifier et accélérer les interventions de lutte contre le paludisme. Les expériences de différents pays seront présentées, comme celles du Zanzibar, du Swaziland, de la Chine, ou encore de Maurice et de Mayotte.

Sous le slogan « Madagascar sans paludisme : un pays s’approprie de sa santé », plusieurs partenaires appuient la politique nationale qui donne la priorité à la santé publique, dont la lutte contre le paludisme.

Extrait Madagascar Tribune - vendredi 30 mai 2008

29 mai 2008

SOCIAL - Questions à… Pedro Opeka, Père curé : “Il faut encadrer les jeunes désœuvrés”

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:41

Le fondateur de l’association Akamasoa parle du système de sécurité dans le site.

Cette infiltration produite à l’Akamasoa implique-t-elle des gens du site ?
- Une personne de l’intérieur donne des renseignements sur les habitudes de nos gardiens. Mais les voleurs viennent d’ailleurs. C’est exact, de menus larcins existent bel et bien ici pendant la journée, lorsque les gens vont au travail. En tout cas, il est ignoble de voler au plus pauvre et à celui qui lutte contre la pauvreté.

Que pourrait être la motivation ?
- Sans écarter un certain laisser-aller, les malfaiteurs possèdent une intuition particulière à commettre leurs actes en toute impunité. Les voleurs peuvent être aussi des jeunes désœuvrés, s’adonnant à la drogue.

Que faut-il faire ?
- Pour remédier ce mal, il faut une politique de dissuasion en encadrant les jeunes dans les villes ou dans les quartiers rouges. Il faut revenir à la sagesse dictée par l’adage « Ny fanahy no mahaolona ».

Avez-vous un système de sécurité au sein du village d’Akamasoa ?
- Nous disposons de trois postes avancés, et d’un poste de police, abandonné depuis trois mois. Une garde fixe, d’une quarantaine de personnes, veille aussi chaque jour à notre sécurité. Il existe également un pacte social de la sécurité régissant notre communauté.

Que stipule ce « dina » ?
- Celui qui enfreint aux règles est sanctionné. Ainsi, le voleur est puni. Mais, il faut faire face à la violence pour le bien de la communauté. Pour cela, ma présence est dissuasive avec l’amour et la foi que j’ai pour ces gens- là.

Quelles dispositions avez-vous prises après ces cambriolages ?
Les responsables de notre communauté repèrent ceux qui ne travaillent pas, les clandestins qui ne font pas partie de notre village. Avant, la violence ont regné à Akamasoa et ses environs. Ce n’est plus le cas depuis notre installation dans cette partie est de Tana.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4017 du 29-05-2008

Economie - MICRO-FINANCE. Douze institutions de micro-crédit n’ont pas encore leur agrément.

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:37

Le taux de pénétration à 7,8%

Grâce à une meilleure campagne de sensibilisation et la mise en place des services financiers de proximité, le taux de pénétration du secteur de micro-finance atteint actuellement à 7,8% au niveau national. Le Coordonnateur national du Micro-finance, Blaise Rajaobelina l’a annoncé hier lors d’une conférence de presse. Dans les grandes villes comme Antananarivo, 70% de la population ont eu déjà accès au micro-crédit. Et rien que pour la zone d’Ambatolampy, les bénéficiaires des services de micro-finance avoisinent les 80% de la population. Malgré tous ces résultats, des études sur la mise en place des institutions de micro-finance seront menées dans les régions de Vatovavy Fitovinany et Atsimo Andrefana, à titre de site pilote, et ce, sur financement de PNUD.

Fonds de refinancement

En effet, certaines régions de Betsiboka et de Melaky ne disposent pas jusqu’ici de ces services financiers alors que c’est un des outils indispensables pour le développement rural, a évoqué Blaise Rajaobelina. Concernant l’intervention du MCA, 39 caisses féminines ont été installées dans la région d’Atsinanana depuis le début de cette année. Ce qui explique l’augmentation considérable du nombre de bénéficiaires à raison de 15 à 25 femmes par caisse, a expliqué Bakoly Rafanoharana, directeur de la micro-finance  au sein du MCA. Par ailleurs, cette entité octroie un fonds de refinancement de l’ordre de 3 millions USD aux établissements financiers pour développer le secteur. La BOA, les réseaux de l’OTIV et de CECAM se sont déjà manifestés. Par contre, la délivrance de l’autorisation d’agrément des institutions financières non encore régularisées doit être terminée avant la fin de cette année.  

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7540 du 29 mai 2008

28 mai 2008

ECONOMIE - Crise alimentaire : USD 45 millions pour la culture de contre-saison

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:19

La crise alimentaire mobilise tous les partenaires techniques et financiers de Madagascar. Une vaste réunion, à laquelle ont pris part les représentants de diverses institutions internationales, comme la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), l’Organisme des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) et la Banque africaine de développement (BAD).
A l’ordre du jour : discussion sur l’application d’un plan à très court terme pour intensifier la culture de contre-saison. Le projet a un coût estimatif de 45 millions de dollars. La réunion a abouti à la signature d’un accord de principe entre toutes les parties prenantes. Les bailleurs de fonds se sont engagés à assurer une partie du financement par la mobilisation de ressources issues des autres projets en cours.
«Après cet accord de principe, une autre rencontre aura lieu prochainement pour discuter de l’aspect opérationnel», explique Panja Ramanoelina, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche.
La campagne de contre-saison s’étale du mois de mai à décembre. L’objectif du plan consiste à la pratiquer sur une superficie de 70 500 ha dans 14 régions cibles. Ces dernières devront être des zones ayant un climat adapté à ce type de culture, comme le Menabe ou le Boeny.
Sur la base d’un rendement moyen de 2 à 2,5 tonnes à l’hectare, une production supplémentaire de 255 000 t de paddy soit 200 000 t de riz blanc devrait être obtenue grâce au plan. Ce qui équivaut à l’importation annuelle de Madagascar. Sept cents agents vulgarisateurs seront mobilisés pour inciter les paysans à la double culture.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4016 du 28-05-2008

ECONOMIE - Africa Day : le continent de toutes les convoitises

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:16

Le dimanche 25 mai était célébrée la Journée de l’Afrique. Cette date marque la création de l’Organisation de l’Unité Africaine, devenue l’Union Africaine. Si l’Afrique garde une image de continent de tous les maux, dans la réalité, il possède des richesses qui ouvrent l’appétit des puissances étrangères.
L’Afrique et ses maux. Crises politiques. Guerres. Corruption. Famines. Calamités naturelles… L’Afrique, c’est aussi des réussites, des avancées démocratiques – parfois mises à mal il est vrai – et des richesses naturelles… que convoitent de nombreux pays. Présents depuis des lustres sur le continent, les Occidentaux doivent, aujourd’hui, subir une rude concurrence venant des puissances émergentes. Notamment de la Chine et de l’Inde. Et le Brésil, dans une moindre mesure. Qu’en est-il de cette présence nouvelle en Afrique ? Sous quelle forme s’exprime-t-elle ? Pourquoi tant d’intérêts ?
Riche en minerais, hydrocarbures et en forêts à exploiter, l’Afrique a la possibilité de répondre, en partie, aux besoins chinois et indiens. En effet, la Chine et l’Inde ont une croissance considérable qu’il leur faut soutenir et leur demande est énorme.
Ainsi, malgré leur présence historique sur le continent, les pays occidentaux se voient concurrencés. Le pré carré est près de voler en éclats. Les amitiés et les liens du passé ne tiennent plus face à une telle générosité venue d’Asie. Les conditions politiques qu’attachent les Occidentaux à leur aide et à leurs programmes de coopération n’arrangent en rien les choses. Les puissances asiatiques l’ont bien compris. La Chine est, d’ailleurs, souvent montrée du doigt pour ses relations diplomatiques avec les « parias » – selon les Occidentaux – de la scène africaine : l’Angola, le Zimbabwe et le Soudan. Cela dit, l’Angola souffre moins aujourd’hui de sa mauvaise image passée. Les nations occidentales et les Chinois courtisent, à grands coups diplomatiques et coûts économiques, le pays d’Eduardo dos Santos.
Les Chinois ont obtenu plusieurs contrats pour la construction de nombreuses infrastructures publiques. La France, elle, cherche « un nouveau partenariat décomplexé » avec l’Angola, selon les propres mots du chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy. Il était en visite éclair à Luanda en fin de semaine dernière. Rappelons que l’Angola Gate (affaire de vente illégale d’armes) avait failli porter un coup sérieux aux relations bilatérales entre les deux pays.
Pétrole et diamants
Bref, l’Afrique attire. De plus en plus. Surtout pour ses matières premières, dans un contexte conjoncturel défavorable. Les gouvernants africains l’ont bien compris. Les concessions à des entreprises étrangères sont un volet que l’on ne peut occulter. A présent, l’objectif est de réussir, pour les Africains, à se sentir moins lésés selon les termes des contrats. Si la manne financière que représente le sous-sol africain est un fait avéré, force est de reconnaître que les sommes considérables qui se dirigent vers le continent et qui ne cessent d’augmenter, ne sont pas équitablement redistribuées. Le développement n’est donc pas total dans la mesure où l’on entend par «développement», une croissance économique et une réduction durable des inégalités sociales et économiques.
L’Angola est l’un des pays africains vers lequel, de plus en plus, se tournent les regards des puissances étrangères, traditionnelles ou émergentes. Le pétrole et les diamants sont les moteurs d’une économie affichant un taux de croissance de 15 % l’an. Or, les inégalités restent criantes. 70 % de la population vivent toujours sous le seuil de pauvreté.
La Guinée Equatoriale de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est devenue l’un des poids lourds de la diplomatie d’Afrique centrale, grâce à ses mirifiques revenus pétroliers et le soutien sans faille des puissances occidentales, dont les Américains. Mais comme en Angola, la population ne reçoit pas les dividendes de la manne pétrolière, même s’il est vrai que le niveau de vie a augmenté et que ce petit Etat affiche un produit national brut par habitant supérieur à USD 6 000 – ce qui ne reflète absolument pas les inégalités.
L’Afrique n’est, pour autant, pas condamnée. Les avancées démocratiques existent. La stabilité, souvent mise à rude épreuve, n’est pas une chimère. Des économies continuent à progresser. Maurice fait, à ce titre, figure d’exception sur la scène africaine. En cela, l’île est rejointe par la Tunisie, le Maroc, le Botswana et les Seychelles. L’Afrique du Sud, malgré de grandes disparités internes, reste le leader de l’économie continentale, suivie par l’Egypte.
Dans un entretien accordé, il y a une dizaine de jours, à l’hebdomadaire français Le Journal du dimanche, Alain Joyandet, le nouveau secrétaire d’Etat à la Coopération, déclare : « Je veux rectifier le tir en ce qui concerne notre développement économique en Afrique. La France ne peut pas seulement être un pays qui se bat pour défendre des valeurs, quand ce sont les autres qui récupèrent les marchés. » C’est que la Françafrique n’est, en fait, toujours pas enterrée et que la France entend ne plus se cantonner à son seul « pré carré ».
Mal-développement
En outre, l’Afrique, en voie de développement, tend à devenir également un marché d’intérêt. Certes, pour le moment, les marchés sont peu solvables compte tenu de la faiblesse du pouvoir d’achat sur le continent. Cependant, les Africains consomment et des produits importés concurrencent grandement des produits locaux. C’est le cas pour l’oignon blanc venu d’Europe qui prend la place de l’oignon rouge africain. Les Chinois également exportent de nombreux produits manufacturés à coûts les plus bas.
Pour autant, l’Afrique est bien le continent le plus pauvre du globe. Son mal-développement tient principalement au défaut de gouvernance que l’on retrouve dans de nombreux Etats. Mais c’est oublier les forces de ce continent qui ne peut que prendre la voie du développement.
L’Afrique regorge de richesses qu’il lui faudra apprendre à exploiter. Les succès du continent sont trop vite occultés par les dérapages qu’il connaît. Malgré les difficultés, l’afro-pessimisme doit être battu en brèche. Sinon, le continent africain continuera à s’enfoncer dans ce trou que lui creuse son propre misérabilisme.

Par Gilles Ribouet
© La Sentinelle

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4016 du 28-05-2008

ECONOMIE - Africa Day: le pétrole, ou la manne africaine

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:10

Devant la fébrilité du marché des hydrocarbures, l’Afrique représente une manne pétrolière. Ainsi les Français sont déjà très présents au Gabon, au Congo Brazzaville et en Angola. Les Américains sont présents surtout en Guinée Equatoriale, en Angola également, au Nigeria et au Tchad. D’autres pays rentrent en scène : le Niger, le Mali et la Mauritanie pour ne citer qu’eux. Pour le moment, l’Afrique qui renferme près de 10 % des réserves mondiales de brut, ne produit que neuf millions de barils/jour, dont près de cinq millions dans le seul Golfe de Guinée. Clairement, ce sont principalement les hydrocarbures qui stimulent la croissance économique afri- caine (plus de 5 % l’an depuis 2000, certains pays affichant même des taux de croissance économique supérieurs à 8 %). « Les pays producteurs d’Afrique généreront entre 2002 et 2019, 350 milliards de dollars de revenus grâce au pétrole, c’est-à-dire plus que le Produit intérieur brut actuel de la Russie et près du PIB total actuel de l’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne», peut-on lire dans une étude du Fonds monétaire international de 2005. Cette projection prudente a été faite avec un baril à USD 25 alors qu’il dépasse les USD 130, aujourd’hui.

- Précieux minerais
Les cours des matières premières prennent l’ascenseur. Ce dont peut profiter le continent africain car il dispose d’importants gisements de cuivre, manganèse, cobalt, zinc, platine, fer ou bauxite (la Guinée est, du reste, le 2e pays exportateur de bauxite). Reste que les filières sont, pour le moment, mal organisées, l’industrie de transformation faisant cruellement défaut. Le pari serait de réussir à investir localement dans ce type d’usines afin d’exporter ces matières avec une valeur ajoutée. Les investisseurs étrangers se tournent de plus en plus vers l’Afrique à cause des incertitudes qui secouent le marché mondial. Le montant des investissements directs étrangers (IDE) en Afrique a augmenté de 28 % entre 2002 et 2003, passant de 12 à 15 milliards de dollars. Malgré tout, l’Afrique n’a reçu que 8,7 % du total des IDE en direction des pays en développement,
en 2003. Cela reste peu, même si une progression est notée. Les opportunités sont réelles. Pour l’heure, ce sont principalement les matières premières qui tiennent le haut du pavé.

- Des investisseurs encore trop frileux
Dans un article d’Ernest Harsh dans Afrique Renouveau, l’auteur s’intéresse à « la CNUCED [qui] a mené, avec une dizaine de pays africains, des examens des politiques d’investissement», pour recenser les inquiétudes des investisseurs, mettre en évidence les réformes prioritaires et mieux intégrer investissements et objectifs de développement nationaux. Au Ghana, au Lesotho et en Ouganda, par exemple, ces examens ont fait ressortir l’importance de nouveaux investissements dans les secteurs de l’industrie légère et de l’agroalimentaire, tandis que Maurice, qui s’est déjà imposée dans ces secteurs, s’intéresse aux services financiers à haute valeur ajoutée.
L’Ethiopie cherche à ce que les entreprises locales puissent bénéficier des projets d’investissement étrangers, soit à titre de fournisseurs ou de partenaires. Le Botswana, qui est depuis longtemps relativement attrayant pour les investisseurs étrangers, envisage actuellement de restreindre les IDE dans un certain nombre de secteurs d’activité en vue d’offrir de meilleurs débouchés aux entreprises du secteur privé local. C’est pourquoi les officiels plaident pour un soutien aux initiatives continentales et locales pour assainir le climat d’affaires.
Ainsi, l’investissement privé dans de nouveaux secteurs devrait arriver. Corruption, défaut de paiement, insécurité, instabilité politique sont les principaux points faibles d’une Afrique où de nombreux hommes d’affaires souhaitent, malgré tout, investir.

Par Gilles Ribouet
© La Sentinelle

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4016 du 28-05-2008

Société - Exhumation : « mpihira gasy » : Ar 400.000 à Ar 600.000 par jour

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:02

Les « mpihira gasy » (professionnels des chants et danses traditionnels) font de bonnes affaires durant la période d’exhumation. Ramilison Besigara de Fenoarivo dont le talent de son groupe n’est plus à démontrer, nous a déclaré que son programme est très chargé jusqu’à la fin du mois de septembre.

« Actuellement, nous sommes obligés de voyager la nuit pour respecter les rendez-vous avec ceux qui ont commandé notre concours pour une cérémonie d’exhumation de la journée, surtout dans les régions de Vakinankaratra, d’Amoron’i Mania et d’Itasy », signale Ramilison, chef du groupe. Les cachets varient entre Ar 400.000 à Ar 600.000 pour une journée, y compris les frais de transports. Mais le prix monte en fonction de l’éloignement du lieu de prestation folklorique. « Pour que le spectacle se déroule dans les règles de l’art, il faut en principe que nous ayons en face un adversaire, ne serait-ce que pour mieux faire monter de plusieurs crans l’ambiance afin de plaire aux nombreux invités de l’organisateur », précise le virtuose. L’animation se fait entre 10h et 16 h pour les deux groupes. Autrement dit, avant le réensevelissement des restes mortels.

Créé en 1986, le groupe Ramilison Besigara qui compte 28 membres a déjà animé de nombreux spectacles sur tout le territoire national. Bref, là où on l’invite à donner des réjouissances, il répond présent, dixit Ramilison Besigara. Ce dernier pratique les « hira gasy » depuis une soixantaine d’années car il a déjà commencé à « jouer » dès l’âge de 10 ans aux côtés de son père et d’autres groupes, comme les Sahondrafinina, et Ramampiherika.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 28 mai 2008

27 mai 2008

Cahier Economie - La Revue de la MCI s’étoffe et change de look

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:34

Droit des affaires. Le monde des affaires dispose d’une revue spécialisée utile aux décideurs et aux exécutants du public et du privé.

Une revue dans la pure tradition des revues juridiques internationales. C’est le qualificatif que l’on peut attribuer à la nouvelle version de la Revue de la MCI. Une nouvelle version plus étoffée puisque la Revue dispose actuellement d’un peu moins de 170 pages. Mais surtout une nouvelle version plus riche en informations juridiques fiscales et des affaires.

Instrument précieux

Cette revue dorénavant trimestrielle sera en tout cas un instrument précieux entre les mains des décideurs aussi bien de l’administration que des entreprises. Elle permettra également aux exécutants de ces mêmes entités de s’informer et de suivre l’évolution du droit des affaires. La revue de la MCI facilite, par ailleurs, la compréhension et l’approche de certains textes législatifs et réglementaires régissant les affaires, lesquelles ne sont toujours pas faciles à appréhender en raison de l’existence de nombreuses dispositions éparpillées et touchant un même secteur.

Numéro spécial

Toujours sur le fond, la nouvelle Revue de la MCI a le mérite d’aborder aussi bien la réflexion à travers des articles de doctrines que les informations pratiques, par le biais d’actualités juridiques et fiscales. Sans oublier évidemment la jurisprudence. Le premier numéro de cette nouvelle version de la Revue de MCI est très riche. Un numéro spécial qui traite, entre autres, de trois grands thèmes d’actualité : l’accès des étrangers à la propriété foncière ; le nouveau régime du visa spécial investisseur ; la réglementation des changes. Un numéro consacré par ailleurs à la nouvelle loi sur les investissements à Madagascar qui est actuellement en attente de la publication de son décret d’application.

Eminents auteurs

En somme, la Revue de la MCI est un ouvrage très pratique pour le monde des affaires. Elle est réalisée avec la collaboration d’éminents auteurs et spécialistes du droit en général et du droit des affaires en particulier comme Nelly Rakotobe, première Présidente de la Cour suprême, Honoré Rakotomanana, Docteur de 3ème cycle en droit, Dominique Ponsot, Magistrat, chef de projet franco-malgache, Alisaona Raharinarivonirina, Agrégé des Facultés de droit, Louis Marquis : Doyen de la Faculté de Sherbrook, Canada, Eric Canal Forgues, Agrégé des Facultés de droit, Professeur à l »Université de ParisV Me Barlen Pillay Avocat au Mauritius Chamber of Commerce…La Revue de la MCI est gérée par Raphaël Jakoba, juriste international, ancien conseiller à la Chambre de Commerce internationale de Paris et non moins gérant du Cabinet Madagascar Conseil International.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7538 du 27 mai 2008

Société - Antsirabe • Opération Smile : 200 personnes opérées

Enregistré dans : PARENTHESES de vie — Josielle @ 10:31
Le centre Hospitalier de Référence Régional d’Antsirabe accueille actuellement une cinquantaine des bénévoles Sud-Africains pour une « opération Smile pendant 12 jours ». Le CHRR d’Antsirabe a été choisie pour accueillir cette énorme opération car il répond aux conditions requises pour l’intervention chirurgicale. L’opération a commencé le jeudi dernier et ne se terminera qu’au 2 juin prochain. Cette période est divisée en trois parties : le dépistage, l’opération proprement dite et le contrôle et suivi des opérés. 350 personnes qui ont des anomalies des lèvres issues des différentes provinces comme Fianarantsoa, Majunga, Tuléar, Tananarive et Tamatave ont été inscrites à Antsirabe. Au début, la présidente du Lions Club Analamanga, la Lionne Sylvianne Rasoanaivo organisateur de cette opération a projeté que 150 personnes au maximum seront opérées mais après les dépistages 200 personnes devraient subir une intervention chirurgicale. L’opération consiste à recoudre les deux lèvres écartées ou aussi à boucher la fente par un matériel spécial. Après l’opération le soin nécessite un suivi post-opératoire.
Extrait Madagascar Tribune - mardi 27 mai 2008

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