2008 avril

16 avril 2008

Divers - Biodiversité de Madagascar : Objet d’une étude internationale

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:50

Une ambitieuse étude internationale destinée à préserver la biodiversité de Madagascar a été effectuée récemment par 22 chercheurs. Le gouvernement s’appuiera sur les résultats de ce projet et ses recommandations pour tripler la superficie actuellement protégée.

Madagascar abrite 2% de la biodiversité mondiale et abrite un grand nombre d’espèces uniques sur le globe. L’équipe a alors élaboré un programme très détaillé de préservation portant sur plus de 2.300 espèces animales et végétales réparties sur la totalité de l’île. Leur catalogue comprend des données sur de multiples espèces de fourmis, de papillons, de grenouilles, de lézards geckos, de lémuriens et de nombreuses plantes.

Ces scientifiques ont aussi élaboré une carte des zones jugées les plus importantes et qui devraient, selon eux, être prises en considération dans l’élargissement de la réserve naturelle existante. Ces zones recouvrent plusieurs régions sur les massifs du plateau central et le littoral, dont la couverture forestière est peu dense, mais où l’on trouve une très importante biodiversité. Or ces régions ont été négligées dans le passé.

« Cette étude est un modèle qui va aider Madagascar à atteindre ses ambitieux buts de préservation de la biodiversité », souligne Steven Sanderson, président de la « Wildlife Conservation Society », une importante organisation privée de défense de la nature.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 16 avril 2008

15 avril 2008

CULTURE - Tradition : Bienvenue au royaume des Tangalamena

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:19

Les chefs ethniques jouent un rôle important dans la direction morale et spirituelle de la société. Le Betsimisaraka ne déroge pas à cette tradition.
Cela a été une grande fête traditionnelle à Andevoranto. Du 14 au 31 mars, la population de cette petite commune dans le district de Brickaville a vécu dans la plus grande festivité l’intronisation du nouveau Tangalamena, Patrick Zakariasy.
« Nous n’avons pas eu de Tangalamena depuis 20 ans. Ainsi pour nous les Betsimisaraka du Sud, accueillir le nouveau est une grande joie », déclare Gilles Remampy, enseignant d’histoire et lui-même descendant de Tangalamena.
L’intronisation de Patrick Zakariasy a eu lieu le lundi 24 mars, en plein air devant le «Jirondrazana » ou « Fisokina », le grand arbre sacré. Divers représentants des sociétés traditionnelles du pays ont assisté à la cérémonie, entre autres les représentants des Ampanjaka des Antambahoaka, des Antemoro, des Antakarana, des Sakalava du Menabe, ou encore les représentants des Hazomanga antandroy, les descendants d’Alasora, etc…
La présentation du nouveau Tangalamena a été effectuée par cinq autres Tangalamena. Ceux-ci lui ont remis officiellement le tehina, c’est-à-dire la canne de « mpanjakabenitany », un arbre sacré dur comme le fer provenant de Toliara. Enveloppée d’un tissu en soie blanche, cette canne est arrivée à Andovoranto, le vendredi 14 mars. « La canne symbolise l’autorité du Tangalamena » souligne Gilles Remampy.
En effet, Patrick Zakariasy, 39 ans, appartient à la quatrième génération du regroupement des trois tribus Kiritika, Bidihily et Mpanjakalava. Un pacte de solidarité entre les trois clans a été effectué en 1850 à Andevoranto. Depuis, les Tangalamena qui se succèdent sont issus de ces trois tribus.
Pacte
L’accueil du nouveau Tangalamena se prépare dix jours à l’avance, et tous les membres des tribus ont été avisés de la tenue de la cérémonie, parents, jeunes, hommes, femmes ou enfants. Différentes activités sont attribuées à la population les semaines précédant de l’intronisation. Ainsi, les jeunes ont contribué à l’édification du « tranomitso » servant à accueillir tous les visiteurs, le pillage de riz, l’approvisionnement en bois de feu.
La demande de bénédiction doit se faire avec du rhum traditionnel, lors de la grande soirée de « tsimandrimandry», c’est-à-dire le grand bal populaire, une véritable soirée de la célébration de la vie et du plaisir dans tous ses aspects.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3981 du 15-04-2008

14 avril 2008

Politique : France - Madagascar, visite annoncée à la fin de l’année

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:50

«Le président français, Nicolas Sarkozy, viendra à Madagascar vers la fin de cette année, ou au début de l’année prochaine». L’annonce a été faite par le président de la République, Marc Ravalomanana, hier, à son arrivée à l’aéroport d’Ivato.
Voilà qui met fin aux supputations sur les relations franco-malgaches depuis quelque temps.
Marc Ravalomanana, au retour d’Allemagne, a été reçu samedi à l’Élysée par le président français, Nicolas Sarkozy. La coopération économique a été au centre de cette rencontre.
Le président de la République a confirmé la détermination de Nicolas Sarkozy d’apporter son appui à la mise en œuvre du Madagascar Action Plan (MAP), qui sera au centre de la prochaine conférence des Amis de Madagascar au mois de juin.
«La poursuite du partenariat avec la France est incontournable, compte-tenu des relations historiques unissant les deux nations, et de la coopération économique solidement établie à travers les projets d’investissement français, ou encore, le soutien de la coopération française au développement de Madagascar», devait déclarer Marc Ravalomanana.
Les relations bilatérales entre la France et Madagascar sont ainsi au beau fixe. La promesse de la France de soutenir Madagascar dans l’organisation du Sommet de l’Union africaine à Antananarivo en 2009 en est la preuve. Le sujet sera à l’ordre du jour lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Madagascar.
L’audience surprise, accordée par le président français à son homologue malgache, constitue une réponse claire et nette à toutes les questions entourant les relations entre les deux pays. C’était le premier entretien entre les deux présidents depuis l’élection de Sarkozy, il y a un an.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3980 du 14-04-2008

12 avril 2008

VOHIPENO : Il a fallu quelques jours pour que le bloc finisse par fondre ! Un tel phénomène marque bien une dégradation climatique dans la Grande Ile.

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:21

Un bloc de glace de 50 kg !

Du jamais vu. De mémoire de Vohipeno, jamais un tel phénomène ne s’est encore produit. Certainement. Un bloc de glace de 50 kg et des grêlons pesant de 30 à 500 grammes sont tombés durant un grand orage, avant-hier, dans ce district. Une précipitation qui n’est pas sans faire des dégâts. De sources concordantes, l’on apprend que plusieurs bâtiments ont été complètement dévastés par ce phénomène qui confirme, hélas, le dérèglement du climat  dans le monde comme dans la Grande Ile. La gendarmerie fait état de 70 maisons administratives, de 30 bâtiments privés, de 4 écoles publiques et de 9 lycées privés sérieusement endommagés. L’on déplore également plusieurs blessés. Mais pour l’instant, la liste de ces blessés n’est pas encore établie. Oui, l’on vit à une époque où le climat connaît une perturbation sans précédent.

Meurtrier

Le réchauffement de la planète ne cesse de détériorer le climat à travers le monde. Pour  notre cas, un document récemment présenté par la Direction générale de la météorologie, en collaboration avec l’université de Cape Town, fait état d’une hausse de la température, d’un  «Fahavaratra» plus court, d’une sécheresse plus rude et des cyclones plus intenses. Très précis, le résultat de cette étude annonce une hausse allant de 1° C à 2,6°C d’ici 2050, en comparaison avec la situation entre 1961 et 1990. Une variation qui sera encore plus importante dans le Sud de l’Ile. Plus grave encore, les cyclones tropicaux vont doubler d’intensité dans un futur proche comme dans les années à venir. Dans ce sens, il n’y a plus rien d’étonnant si de fortes inondations et de grands dégâts feront parler d’eux… prochainement. L’orage meurtrier du week-end dernier, à Tana, est d’ailleurs un signe de cette dégradation climatique dans la Grande Ile. Des changements qui ne sont pas sans conséquences sur le développement.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7502 du 12 avril 2008

 

11 avril 2008

Economie - LUTTE CONTRE LA PAUVRETE : une société civile forte et crédible est appelée à jouer un grand rôle en matière de développement.

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:39

La société civile malgache au sommet de la SADC

La société civile malgache est incontestablement une des plus dynamiques en Afrique. La preuve, la Plate-Forme Nationale des Organisations  de la Société Civile de Madagascar (PFNOSCM) sera présente au Sommet des Chefs d’Etat de la SADC qui se tiendra à l’Ile Maurice les 18 et 19 avril prochains. Ce sera une occasion pour cette organisation de s’associer au plaidoyer engagé avec  l’ensemble de la société civile de l’Afrique Australe  en faveur de la lutte contre la pauvreté

Notorieté

Cette implication prouve en tout cas que la mise en place d’une société civile malagasy forte et incontournable, conformément à la vision inscrite dans la Charte commune des organisations de la société civile malagasy, est sur la bonne voie. La notoriété de la Plate-forme Nationale des Organisations de la Société Civile  Malagasy (PFNOSCM) se développe et rayonne sur le plan Régional et International. A part le fait que cette plate-forme est devenue aujourd’hui, l’interface de la société civile malagasy avec le Gouvernement et les départements ministériels en étant de facto leur porte-parole dans les comités multipartites de pilotage ou d’orientation,  conseils d’administration, etc. Cette grande structure de la société civile malagasy siège également au sein du Conseil des ONG de la SADC (CNGO/SADC) et est devenue son interlocuteur privilégié pour tous les programmes, projets et actions en direction de la Société Civile malagasy dans le cadre de la SADC.

Etapes

Avant d’en arriver au stade actuel, la Société Civile malgache est passé par différentes étapes. Des ateliers de consultation ont, par exemple, déjà eu lieu pour la préparation du Sommet de la SADC. En effet, après  un premier atelier  national de consultation sur la pauvreté lancé, à Antananarivo au mois de Septembre 2007, en partenariat avec le « Southern Africa Trust », une fondation de l’Afrique Australe, un processus de consultation a été coordonné par la plate-forme au niveau de ses dix Plates-Formes thématiques et de ses responsables et acteurs au niveau des 22 régions, de novembre 2007 à février 2008. Les travaux de consultation ont été consolidés  à la fin du mois de février et au début de mars 2008 en vue de formuler des recommandations pour ce Sommet des Chefs d’Etat de la SADC. Ces travaux, confrontés aux réponses apportées par le Madagascar Action Plan (MAP), ont permis d’avancer d’autres propositions estimées importantes pour améliorer la lutte contre la pauvreté à Madagascar.

Propositions concertées

Les résultats  des travaux de la Plate-forme nationale de la société civile furent intégrés dans les propositions du CNGO/SADC pour être inclus dans la proposition commune des organisations de la société civile des pays membres de la SADC, laquelle sera soumise aux Chefs d’Etat lors du Sommet à l’Ile Maurice.
A noter que les analyses et les propositions de la société civile malgache contenues dans ce document ont pratiquement servi de référence de base, lors de la consultation nationale sur la pauvreté, organisée par le gouvernement malgache.
Ce document, qui est la synthèse de consultations au niveau régional et national, sert également d’instrument de référence, de positionnement commun  pour l’ensemble des organisations regroupées au sein de la Plate-forme nationale des organisations de la société civile dans le suivi des politiques publiques malagasy, d’interpellation et de plaidoyer en faveur des populations.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7501 du 11 avril 2008

10 avril 2008

Société - Changement climatique : le sort de la Grande Ile est entre les mains des caprices du temps.

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 16:00

Températures en hausse, «Fahavaratra» plus court,  sécheresse plus rude, cyclones plus intenses

Les températures, surtout les minimales, à Madagascar, connaîtront une hausse entre 1°C à 2,6°C par rapport aux situations entre1961 et 1990,  vers 2050. L’augmentation sera plus importante dans le Sud avec une tendance allant de 1,6°C à 2,6°C. Elle se situera, par contre, entre 1,1°C et 1,8°C le long des régions côtières et entre 1,3°C et 2,5°C sur le reste du pays. Ces variations positives des températures sont parmi les conséquences du réchauffement climatique dans le pays d’après la brochure sur « le changement climatique à Madagascar ». Ce document, élaboré par la Direction générale de la météorologie, en collaboration avec l’université de Cape Town et grâce au soutien financier de la Banque Mondiale, vient d’être présenté, hier à Anosy.

  3 à 4 par saison

 Depuis ces dernières années, les « Fahavaratra » se sont raccourcis. Les pluies, par contre, sont de plus en plus intenses, surtout dans la partie Nord du pays. La pluviométrie est, par contre, en baisse, particulièrement dans le Centre-est, le Sud-est de juillet en septembre. En outre, les séquences sèches s’allongent notamment sur les Hautes Terres et la Côte Est. Et ces tendances seront même accentuées vers 2055, selon toujours les résultats de ces études.

A cause du réchauffement climatique, les cyclones tropicaux, pour leur part, ont doublé d’intensité ces derniers temps. Ce sera encore le cas dans les prochaines années. Fortes inondations et grands dégâts seront ainsi à prévoir. Toutefois, le nombre des météores qui vont affecter la Grande Ile ne variera pas trop. On en comptera 3 à 4 par saison cyclonique.

Préparer l’avenir

 Les conséquences négatives du changement climatique sur le développement sont énormes. Les saisons culturales seront perturbées. La santé humaine se dégradera, surtout celle des enfants et des personnes âgées. Les sources et les réserves d’eau se tariront,… « Le changement climatique est un phénomène naturel. Nous ne pouvons pas le changer. Pourtant, nous pouvons agir pour le mettre à notre avantage. D’où, l’importance des informations et des prévisions météorologiques. Elles vont nous permettre de dresser des politiques et des stratégies d’adaptation », souligne Roland Randriamampionona, ministre des Travaux Publics et de la Météorologie. Mais pour accomplir au mieux sa noble et ô combien vitale mission de fourniture de données météorologies, la Direction Générale de la météorologie n’a pas manqué de réitérer la nécessité de renforcer ses moyens. Pour cette Direction, en effet, « l’observation de notre planète sert à préparer l’avenir ! ».

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7500 du 10 avril 2008

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