2008 avril

24 avril 2008

CULTURE - Patrimoine : la colline royale d’Ambohimanga protégée

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:59

La conservation, la préservation, la gestion et la promotion du site de la colline royale d’Ambohimanga, sise à 21 km au nord d’Antana-narivo, seront renforcées par l’Office du site culturel d’Ambohimanga (OSCAR ).
Inscrit sur la liste du patrimoine mondial en 2001, le site devra conserver son authenticité et son intégrité grâce au ministère de la Culture, des sports et des loisirs.
Les zones protégées sont composées par la cité royale (Rova), les fossés (hadivory), les portails, les différentes places, la forêt à essences endémiques, l’étang et les sources sacrées avec la zone tampon d’une superficie de 25 ha entourant le site, servant de protection.
Paysage associatif, cette colline royale s’étend sur une superficie de 59 ha, avec 3,6 km de périmètre. L’OSCAR, établissement public à caractère administratif, ambitionne de faire valoir notre patrimoine dans le but de contribuer à la sensibilisation, à l’éducation et à l’information du public concernant la protection et la conservation du site.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3989 du 24-04-2008

23 avril 2008

ECONOMIE - Non respect des normes : cinq hôtels menacés à Toliara

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:22

La mise aux normes des établissements hôteliers sera appliquée à Toliara. Cinq hôtels sont ainsi dans le collimateur des autorités et risquent la fermeture.

Des hôtels informels de Toliara sommés de fermer. Des missions conjointes du ministère de l’Environnement, des eaux et forêts et du tourisme et de l’Office national du tourisme (ONTM) ont abouti à la notification de fermeture de quelques établissements à Toliara et ses environs. Cinq hôtels sont aujourd’hui menacés de fermeture provisoire pour des raisons administratives et pour non paiement des vignettes touristiques.
«Les contrôles que nous avons effectués portaient sur le volet administratif et sur le paiement des vignettes touristiques», confirme Marcel Rakotoseheno, directeur général du tourisme auprès du ministère de l’Environnement, des eaux et forêts et du tourisme. «Ces hôtels sont, soit en infraction par rapport à l’administration, soit ne se sont pas acquittés de leur part de taxes de séjour», explique le directeur général.
Selon les informations fournies par la direction régionale du tourisme, les établissements concernés ne sont pas encore notifiés de cette décision. «Le processus est déjà en cours et nous attendons la décision de la direction générale pour la notification», explique Mike Andriamahafaly, directeur régional du tourisme du Sud-Ouest.
Normalisation du tourisme
Plusieurs hôtels sont aussi en situation irrégulière actuellement dans la région du Sud-Ouest. Seize hôtels doivent régulariser leur situation vis-à-vis de l’administration centrale, concernant les vignettes touristiques ou les taxes de séjour. Le ministère et l’ONTM ont, en tout, contrôlé 242 établissements dans tout Madagascar durant le second semestre 2007. La prochaine mission de contrôle se fera d’ailleurs au mois de juin de cette année.
Aucun nom des hôtels concernés par les avertissements n’a été divulgué par le ministère du Tourisme. D’après Marcel Rakotoseheno, cette décision s’insère dans le cadre de la norma- lisation des établissements touristiques. Le but étant d’assainir le secteur, en vue d’une amélioration de la prestation et de la qualité de l’accueil dans les établissements touristiques de Madagascar.
L’éternel problème reste la défaillance de la capacité d’accueil, tant sur la qualité que sur la quantité. L’insuffisance d’établissements aux normes devra être le défi majeur à relever par les autorités. Les prestations par rapport aux classements ne sont pas toujours respectées et la notion d’hygiène demeure un sujet délicat. «Nous devons faire respecter les normes pour un tourisme de qualité», conclut le directeur général du tourisme.
Mémoire de défense
Selon le code du tourisme, l’avertissement est la première étape de la procédure de sanction pour les hôteliers en infraction. Ces derniers disposent ensuite d’un délai de huit jours pour déposer un document, appelé «mémoire de défense». Ce dossier spécifie la manière et les actions que l’intéressé compte entreprendre pour éviter la fermeture.
Il peut, par exemple, comprendre un plan d’investissement ou de formation pour le personnel. Selon le contenu de ce mémoire de défense, un délai variable selon le cas, est ensuite imposé à l’hôtel en situation irrégulière, pour sa mise en œuvre.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3988 du 23-04-2008

PALUDISME : Pour la première fois, deux médicaments jusqu’ici pris séparément pour traiter le paludisme, ont été combinés.

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:20

Nouveau traitement simplifié

Un nouveau médicament contre le paludisme à Plasmodium Falciparum va prochainement être développé au Brésil, puis plus tard en Inde. Il s’agit d’un traitement curatif simplifié et peu onéreux, pris sur trois jours. C’est le premier médicament contre le paludisme qui combine, en une dose fixe, un dérivé d’artémisinine, l’artesunate (AS) et un autre anti-paludique efficace, la méfloquine (MQ). Jusqu’ici, les deux médicaments étaient pris séparément. L’association de ces deux médicaments est l’une des quatre combinaisons recommandées par l’OMS pour combattre le paludisme et la résistance face aux médicaments antipaludiques classiques. En combinant deux molécules actives en un seul comprimé, l’ASMQ améliore considérablement le traitement du paludisme pour les adultes et les enfants. Ce médicament présente plusieurs avantages : de multiples formulations pédiatriques, un nombre réduit de comprimés, trois jours de traitement seulement, accessible à prix coûtant, utilisable dans les pays chauds, sans nécessité de réfrigération.
Au Brésil, le développement de ce nouveau médicament est le fruit d’un partenariat entre l’entreprise pharmaceutique publique brésilienne Farmaguinhos/Fiocruz et la fondation DNDi, fondée en 2003, à l’initiative de Médecins Sans Frontières. Le lancement officiel du nouveau traitement a eu lieu à Rio de Janeiro, le 18 avril dernier. Le développement du produit en Asie du sud-est se fera en partenariat avec le groupe pharmaceutique indien Cipla. Ce traitement simplifié coûtera 2,5 dollars par personne.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7511 du 23 avril 2008

21 avril 2008

Culturel - Concert de Yannick Noah : la magie a encore une fois opéré !

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:28

Décidément, on ne peut s’attendre qu’au meilleur quand les « vazaha » entrent en scène. Comme on l’a annoncé, le public malgache devait s’attendre à une qualité sonore impeccable lors de cette venue de Yannick Noah au sol malgache ce qui s’est produit pour le bonheur d’une marée de spectateurs.

  • Du beau spectacle !

Tout a commencé quand Jean Jacques Goldman est venu à Madagascar accompagné d’une équipe de techniciens connaisseurs en la matière. Sons et lumières qui n’ont fait qu’emporter le public dans un voyage de rêve sur les « matos » existants sur place. Dans notre édition précédente, nous avons bien insisté sur le fait que Yannick Noah jouerait sous les regards bien attentionnés de ses techniciens et avec une touche de « vrais professionnels » dans ce Palais, difficile à sonoriser étant donné que l’endroit n’a pas été du tout conçu pour un tel évènement. Mais la magie s’est produite lors de son unique concert au Palais des sports et de la Culture, samedi soir, devant un parterre de public admirateurs. Présent sur les lieux lors de la balance, nous avons assisté à un procédé qui n’est pas différent de celui des techniciens malgaches utilisant les matériels habituels. Sauf que le soir venu, la qualité sonore n’avait rien à voir avec ce qu’on a l’habitude d’entendre au Palais.

  • Quel est le secret ?

L’inexistence d’une école spécialisée en la matière reste toujours l’excuse le plus valable pour les techniciens nationaux, ce qui est une grande faiblesse dans le milieu du showbiz malgache actuellement. Avec les sonos et les lumières habituels, les techniciens étrangers ont juste joué entre la précision et la régularité pour donner un « show » pas comme les autres lors de ce concert d’Yannick Noah. Tout comme sur scène, l’arrangement musical ne donne pas du tout au public un temps de pause, une fois le ton donné. Tout est assemblé en simultané pour créer un instant plein d’émotion et qui explose directement au coeur laissant le public à la fois bouche bée ou emporté par l’ambiance, selon l’emplacement choisi. Un voyage où tout le monde décolle en même temps et arrive à destination à un moment bien précis.

  • Une équipe est toujours gagnante

Un travail d’équipe à ne pas négliger d’amont en aval. Les musiciens sont présents sur scène afin d’assurer une bonne exécution, loin de ces improvisations inattendues ou autre excès de zèle pour prouver qu’on est mieux que les autres, jouant dans une ligne bien précise résultant d’une qualité d’écoute agréable. Yannick Noah, très « zen » est prêt à assurer sa prestation et utilise tout son énergie pour créer une ambiance magique, sans penser à l’organisation, ni à une fausse note, ni à ses…impôts à payer. En bref, tout simplement des « pros », digne de ce nom. Ce n’est pas le talent qui manque à Madagascar, comme le jeune Ryan, gagnant du concours « Music challenge » interpretant un titre avec Yannick Noah. Le manque d’encadrement est encore une autre histoire à régler. Chacun se débrouille en « autodidacte parfait » et devient « fier » de l’être, une fois reconnu.

  • Un artiste de cœur

Mais Yannick Noah est également un homme de coeur. A la tête d’une association oeuvrant pour des actions humanitaires, il a eu l’occasion de rencontrer les enfants de « graines de bitumes » parrainée par Orange. Une aubaine pour ces enfants saisissant l’occasion et qui ont profité de ces quelques instants pour jouer et chanter avec l’interprète de « Saga africa ». Des moments mémorables qu’ils garderont dans leur tête pour toujours.

  • Coup de pouce

De l’autre côté, l’évènement a vu la participation de plusieurs partenaires qui sont, en une partie, des acteurs principaux d’un tel engouement faisant le succès de Kintana Productions. Orange, Canalsat, Air France, Hotel Colbert, Carlton, et bien d’autres grosses sociétés ont donné leur coup de pouce pour « garder » l’image de marque de leur société associée à la réussite de l’évènement. C’est pourquoi, le souci est loin d’être présent, que ce soit en matière d’organisation qu’en matière d’exécution, des soucis souvent à l’origine de « dégât » sur scène ou dans les coulisses. Une manière de dire que le showbiz n’est guère une simple histoire d’aventure mais nécessite la participation de tous les acteurs, prêts à donner une autre image à la fête « made in Madagascar ». Et l’histoire continue… !

Extrait Madagascar Tribune - lundi 21 avril 2008

19 avril 2008

Economie - Hôtellerie : 3 000 chambres à créer jusqu’en 2009

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:33

Le taux d’occupation des établissements hôteliers de la Capitale s’est nettement amélioré, depuis ces derniers temps. L’arrivée progressive des investisseurs étrangers en constitue le principal facteur. Au mois de mars dernier, le taux d’occupation était de 60 %, un taux assez réduit par rapport à celui de Toamasina qui s’affiche à 85 %. Actuellement, l’hôtel Carlton affiche complet. Ce taux a atteint les 105 %. « Les petits salons ont été même transformés en chambre à coucher pour accueillir ces hommes d’affaire », confie un responsable auprès de l’hôtel. À Mahajanga, les hôteliers sont quelque peu pénalisés par la persistance des délestages. « À Antsirabe, les sites touristiques nécessitent des travaux de mise en valeur pour attirer les touristes et augmenter le nombre de leurs nuitées », souligne une responsable auprès de la Fédération des Hôteliers et des Restaurateurs de Madagascar (FHORM) de Vakinankaratra.

  • Coupe du Monde

Ces chiffres indiquent que le nombre des infrastructures d’accueil reste encore insuffisant. Même en basse saison. A l’occasion du sommet des chefs d’Etats de l’Union Africaine en juillet 2009, 3000 chambres environ sont à prévoir si actuellement 1000 chambres sont disponibles. Face à cette situation, une mesure incitative, notamment l’exonération des taxes à l’importation, a été prise pour encourager les opérateurs à ériger des hôtels de 4 et 3 étoiles. Cependant, cette initiative arrive trop tard. Faute de temps, très peu d’opérateurs ont pu en bénéficier. Seulement deux ou trois constructions sont achevées, d’autres n’ont même pas débuté. Selon, le président de la FHORM, Eric Kohler, cette mesure aurait du s’adresser à tous les opérateurs du secteur, même les plus petits. Ce qui permettra en conséquence, l’extension des hôtels existants et, au moins, l’amélioration du parc. « L’organisation de la Coupe de monde 2010 en Afrique du Sud, un pays voisin, doit profiter à Madagascar », espère le même responsable, hier lors d’un reboisement à Imerintsiatosika où 500 plants de Ravintsara ont été mis en terre. « Il faut que l’île rouge redevienne l’Eldorado de la nature mondiale. » Suggère Eric Kohler.

Extrait Madagascar Tribune - samedi 19 avril 2008

Biodiversité - La grenouille rouge menacée

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:31

La grenouille rouge de Madagascar (Mantella cowani) est une espèce endémique gravement menacée. Seulement une douzaine ont été recensées par l’équipe de Conservation Internationale (CI) dans les forêts d’Ambatofinandrahana, Ambatolampy et Ambositra au mois de mars. « Même si c’était la période d’hibernation, ce chiffre est alarmant », souligne Nirhy Rabibisoa, secrétaire exécutif des amphibiens à la CI.
Selon la Convention internationale du commerce d’espèces protégées, le ministère de l’Environnement doit empêcher l’exportation de ces animaux. La capture de ces grenouilles depuis 1998 et la dégradation de leur habitat ont entrainé une baisse massive de leur nombre. Pour préserver la famille des grenouilles à Madagascar, dont la Mantella cowani fait partie, un plan national de protection sera adopté en juillet. Le projet s’appelera « Sahonagasy action plan » et durera cinq ans.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3985 du 19-04-2008

Culturel - Yannick Noah est bel et bien là

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:28

A défaut d’un Rossy, voici un autre « rasta »

Alors que Rossy prie encore terre et ciel pour que son concert dans la capitale soit une vraie réussite, Yannick Noah, la « star » venu tout droit de Paris débarque à Madagascar et promet un concert de « qualité » ce soir au Palais des sports à partir de 19h.

Sous l’initiative de Kintana productions, qui a déjà fait venir « Tragédie » à Madagascar et qui a créé l’évènement « Mahaleo à l’Olympia », l’auteur de « saga africa » est dans nos murs et montera sur scène pour le bonheur des « connaisseurs » ce soir à partir de 19h.

La campagne de promotion de sa tournée en terre malgache a été surtout marquée par le lancement du concours « music challenge » retransmis en direct sur Viva Tv. Après la finale qui s’est tenue au Bus, le 13 avril dernier, le gagnant aura sûrement l’occasion d’assurer la première partie de ce concert, même si cela n’a pas été annoncé par les organisateurs, lors de la rencontre avec la presse au Carlton, hier.

Yannick Noah, à part sa popularité dans le monde du sport, a fait du chemin dans le milieu du « showbiz » et a fait venir une équipe de professionnels, en matière de sons, lumières et régie général, pour assurer la « qualité » de ces retrouvailles avec le public malgache. Aura-t-il le même succès que Jean Jacques Goldman, même si les deux artistes sont de genres différents ? Quoi qu’il en soit, une vingtaine de chansons est au répertoire de ce chanteur français, d’origine africain, dont le fameux « saga africa » ainsi que les titres inclus dans son dernier album « voyage ».

  • Eternel apprenti

« Personne n’est parfait » mais la plupart des représentations d’artistes venant de l’étranger reste une référence, en matière de qualité, que ce soit prestation ou côté technique jusqu’à maintenant, et on espère pouvoir découvrir une autre facette, suite à ce passage d’Yannick Noah à Madagascar. A l’heure actuelle, à défaut d’une école spécialisée, en matière d’art, ou encore en matière de sons et lumières, les « techniciens » malgaches restent des éternels apprentis. C’est pourquoi, la venue d’un tel artiste au pays constitue un « cours gratuit » pour les concernés. Qui ne sait pas, parmi eux, que le Palais de la Culture et des sports (le seul infrastructure existant sur place est difficile à sonoriser, étant donné que l’endroit n’a pas été du tout conçu pour un tel évènement ? Et que les « matos » existant au pays sont bien à la hauteur mais sous-exploités ? Alors que, quand des techniciens étrangers passent derrière la table de mixage, on découvre toujours une autre facette, titillant l’ambition des « techniciens » locaux.

On attend les échos de ce concert, en avant-première de la venue d’une autre « star » nommée Johnny Hallyday.

Extrait Madagascar Tribune - samedi 19 avril 2008

18 avril 2008

Développement rural : Organisations paysannes - acteurs principaux

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:08
En novembre 2007, l’Etat malgache a intégré le programme CAADP (Compréhensive Africa Agriculture Dévelopment Programme) pour booster le secteur agricole malgache. Cette même année, un atelier portant sur les quatre piliers du programme a été organisé. Il a vu la participation des intervenants du secteur, principalement les organisations paysannes telles le Fikrifama et le CPM (Coalision Paysanne de Madagascar). Ces piliers concernent le foncier et l’irrigation, la mise en place des infrastructures en milieu rural et l’accès au marché, l’éradication de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire, et enfin les recherches et leurs diffusions en milieu rural. Un programme relatif aux recherches a été élaboré par le ministère. Pour, les trois autres, les organisations paysannes contribueront directement à l’élaboration des programmes afférents. À ce titre, un atelier se tient actuellement au Falda Antanimena. 60 représentants des organisations paysannes membre du SACAU (Southern African Confédération of Agricultural Union) provenant de différentes régions seront informées sur le programme et sur la situation du pays. Les propositions qui seront avancées par ces derniers pour faire face aux réalités sur terrain seront prises en considération. Ainsi, les producteurs ruraux ne seront plus de ceux qui subissent les politiques, ils seront désormais des acteurs principaux. Ils apporteront leur contribution au développement rural qui est une priorité de l’Etat dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire. L’objectif est que d’ici 2009, la production alimentaire sera doublée pour assurer l’autosuffisance du pays, d’autant plus que les prix des produits alimentaires ont gonflé dans le monde.
Extrait Madagascar Tribune - vendredi 18 avril 2008

17 avril 2008

ECONOMIE - Découverte : 250 000 touristes attendus en 2008

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:39

La croissance continue. Le département du tourisme prévoit une augmentation des arrivées de touristes à Madagascar.
«250 000 touristes sont attendus en 2008», assure Marcel Rakotoseheno, directeur général du tourisme au sein du ministère de l’Environnement, des eaux et forêts et du tourisme. «Ce qui équivaut à une augmentation de 12 à 17 % par rapport aux réalisations en 2007», poursuit-il.
En 2007, le nombre réel de touristes en visite d’agrément à Madagascar s’élevait à 206 000.
«Près de 348 000 entrées ont été enregistrées cette année-là», explique Marcel Rakotoseheno. «Il s’agit du nombre total des visiteurs recensés sur le territoire malgache», continue-t-il.
Dans cette optique, le chiffre inclut les croiseristes, les résidents habitant à l’étranger mais en vacances ou encore les voyageurs en transit. «Ce ne sont pas des touristes à proprement parler», affirme le directeur général du tourisme, dans la mesure où ils ne restent pas plus d’une journée dans le pays et ne consomment pas de séjour.
Le directeur souligne cependant que ce nombre ne tient pas compte des effets induits des réunions internationales initiées dans le pays.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3983 du 17-04-2008

Editorial - Plus rien à manger

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:36

Trente pays se trouvent en situation de « crise alimentaire » grave. Une dizaine d’entre eux ont déjà connu des émeutes de la faim en l’espace de deux mois. Les Nations Unies lancent un appel d’urgence aux pays riches pour qu’ils débloquent de l’argent en leur faveur. George Bush débourse deux cent millions de dollars tandis que les besoins immédiats se chiffrent à huit cent millions de dollars. Le nombre de population concernée avoisine le milliard d’êtres humains. La gravité de la crise alimentaire n’échappe donc pas aux plus hauts dirigeants de la planète. Ce qui étonne, c’est la soudaineté de la crise. D’un pays à un autre, les foules s’embrasent de manière presque spontanée. Sans organisation, sans leader, les « affamés » prennent d’assaut les marchés, les grandes surfaces, les magasins de stockages. Bref, à tout ce qui ressemble à du « garde-manger » fait l’objet de pillage. Ces gens là n’ont plus rien à mettre sous la dent. Ils ont faim. Ils ont soif. Ils ont des enfants à nourrir.

Garde-manger

Malheureusement pour eux, la situation va s’empirer. La détérioration des climats et la dégradation de l’environnement réduisent les surfaces cultivables et rendent de plus en plus infertiles les terres arables. Mais à quelque chose malheur est bon. C’est le cas pour la Grande Ile où des millions d’hectares de terres fertiles attendent désespérément leurs mises en valeur. Madagascar est d’ailleurs considéré par ses voisins comme leur garde-manger naturel. Autrement dit, la crise alimentaire mondiale donne à ce pays une immense opportunité de développer son agriculture et son élevage. Pour cela, il ne faut pas tout mettre sur le dos des paysans qui eux- mêmes restent sous- alimentés neuf mois sur douze dans l’année. Ni sur le compte d’une soi- disant « Révolution verte » qui reste plutôt dans la droite ligne des projets passés pour ce secteur. Donc voué à l’échec. Dans cette filière en effet, la seule et unique révolution consiste au « remembrement du terrain ». Le mouvement des « enclosures » qui a débuté en Angleterre et qui a fait de ce pays la première puissance planétaire pendant plus de trois siècles. Tous les autres grands pays du monde ont emboîté le pas aux Anglais en adaptant le système à chaque pays. Tout le reste n’est que du blabla.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 17 avril 2008

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