2008 avril

30 avril 2008

Economie - PARIS : le Club pour Madagascar s’organise

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L’ambassade de Madagascar à Paris sort la deuxième édition de son bulletin d’information. Le bulletin de mars 2008 traite des actualités économiques, commerciales et agricoles. Il met en exergue l’importance des Accords de Partenariat Economiques (APE), des problèmes de changements climatiques mais aussi des relations commerciales franco-malgaches. Il peut être consulté sur le site de l’Ambassade dont l’adresse est la suivante : « www.ambassade-madagascar.fr » Par ailleurs, dans le cadre de la promotion de l’image de Madagascar et des investissements directs dans le pays, l’ambassade a réuni le « Club pour Madagascar », regroupant des chefs de grandes entreprises françaises. Lors de cette réunion, il a été envisagé, pour plus d’efficacité, la constitution en organisation formelle de cette plate-forme qui a opéré jusqu’ici dans l’informel. Dans le même ordre d’idées, l’Ambassade a réuni les consulats généraux et honoraires qui dépendent de sa juridiction pour sensibiliser les consuls sur leurs différents rôles de représentation de l’Etat Malagasy, et plus particulièrement sur celui de promoteurs du développement. Cette réunion fut également l’occasion d’harmoniser le management des services consulaires.

Ces activités continueront tout au long de l’année conjointement avec d’autres activités, notamment celles définies dans le Plan de Travail Annuel 2008 de l’Ambassade.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 30 avril 2008

29 avril 2008

Société - La Spiruline a fait ses preuves et a de multiples vertus

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Dispensaire de l’Ecar à Antanimena. La malnutrition, les stress quotidiens, la pollution sont autant de problèmes de santé qu’on peut traiter avec cette algue marine.

« Guérison rapide des maladies infectieuses ; disparition des symptômes répétitifs chez les mêmes individus ; amélioration des rendements scolaires des jeunes ; correction des troubles hormonaux et leurs conséquences ; arrêt facile du tabac et de l’alcool ; amélioration de l’état général des enfants, des personnes âgées, des atteints de maladies chroniques, des obèses et de tous les mal portant ». Ce sont, entre autres, les bienfaits de la spiruline d’après les conclusions des études de deux ans, menées au dispensaire de l’Ecar à Antanimena, par le docteur Séraphine Fernand Feziny.

Très impressionné par la richesse de la composition de cette algue marine, dont il a d’ailleurs bien étudié le rôle des composants, ce médecin biologiste a révisé à la hausse le nombre de patients qu’il traite avec la spiruline. De 3 cas par jour vers le début de l’année 2006, à 30 cas par jour, en moyenne, en mars 2008. La prescription était systématique à tous les patients souffrant de malnutrition, de stress quotidien et surtout de pollution.

« Ce dispensaire catholique est actuellement considéré par les habitants d’Antananarivo comme un centre de traitement à la spiruline », indique-t-il. Ce médecin participe, depuis hier, au colloque international sur la spiruline, qui se tient à Toliara. Il y présente principalement le suivi des différents cas de maladies, en prenant la situation d’Antananarivo sur le thème : « évaluation de l’efficacité de la spiruline ».

Pour  le Dr Séraphine Fernand Feziny, « la spiruline est l’aliment du salut pour la population malgache dont le problème de santé repose essentiellement sur la malnutrition ». Il déplore toutefois l’insuffisance de la production et le coût inaccessible, surtout aux couches les plus vulnérables, de la spiruline.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7516 du 29 avril 2008

Economie - OMAPI : les « Vita malagasy » déposés à l’international

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Les marques malgaches peuvent facilement être enregistrées à l’International grâce à l’ adhésion du pays dans le protocole de Madrid. Madagascar fait actuellement partie des des pays qui appliquent cet Accord. L’application de cette procédure a commencé le 28 avril dernier. Votée par les parlementaires malgaches en 2007, proposée au sein de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelles (OMPI) par l’ambassade malgache en Suisse en janvier 2008, l’Intégration de Madagascar dans le traité est acceptée fin janvier. Selon les règles internes du protocole, le procédure entre en vigueur trois mois après son adhésion. Donc à partir de ce jour, Madagascar applique le Protocole de Madrid. Elle a une possibilité de facilitation d’enregistrement international d’une marque. L’Office Malgache de la Propriété Intellectuelle (OMAPI) gére l’instance au niveau national.

  • Avantage

Les exportateurs et les créateurs sont les premiers bénéficiaires de la procédure. Car, le protocole facilite la déposition des marques de produits sur le plan International. Auparavant, la déposition à l’International oblige l’exportateur à demander l’accord du pays où il veut déposer sa marque. En plus, les différents pays de son choix imposent des taxes y afférents. L’intégration dans le protocole arrange l’exportateur : Il ne paye qu’un droit de taxe, la demande se fait dans un seul Etat et une demande seulement est à postuler, au lieu de déposer une demande distincte dans des différents pays. « La protection d’une marque au niveau International est garantie par ce protocole », affirme le Directeur Général de l’OMAPI, Andrianirina Jacques Jocelyn. Comme Madagascar fait partie des Pays Moins Avancés (PMA), il ne payera que 25% des taxes. D’autant plus que la condition de la déposition est assez simple : « Il faut avoir déposé une demande d’enregistrement national ou être titulaire d’un enregistrement national auprès de l’OMAPI ». La marque « demanderesse » doit être protégée par l’OMAPI au moins 5 ans. En outre, la validité de la déposition dure dix ans. La propriété de la marque peut toujours être renouvelée. L’exportateur qui souhaite déposer sa « marque » à l’international ne postule qu’une demande à l’OMAPI. Ce dernier accomplira la reste des démarches : envoi du dossier au Bureau international de l’OMPI. Quand la marque est enregistrée, elle apparaitra dans la « Gazette des marques internationales ». L’enregistrement a les mêmes conséquences comme si la marque est directement déposée à l’OMAPI.

Extrait Madagascar Tribune - mardi 29 avril 2008

28 avril 2008

Société - AMORON’I MANIA : des réserves d’eau menacées…

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Le pays vient de célébrer tout récemment la journée de l’eau, non sans grande inquiétude. Une occasion pour tout un chacun et les responsables en particulier de se pencher davantage sur les problèmes récurrents de cet or bleu, en particulier des stratégies à renforcer pour l’accès de la population, d’un bon nombre à l’eau potable.
Dans un contexte régional, pour la région d’Amoron’i Mania, les problèmes liés à l’accès de la population à l’eau potable sont l’insuffisance et la défectuosité des infrastructures d’adduction d’eau d’une part, et la dégradation de l’environnement d’autre part.

Menabe – Vatovavy

Le fait est que de par sa position géographique, la région avec ses forêts naturelles du corridor oriental, présente des potentialités énormes. Ses réserves d’eau alimentent à la fois les régions du Menabe à l’ouest et du Vatovavy à l’est. C’est-à-dire que cette région est partagée en trois grands bassins versants. Il y a tout d’abord le fleuve « Mania » et tous ses affluents dans la partie nord de la région, qui forment la partie amont du bassin versant de Tsiribihina (Menabe). Aussi une bonne partie du Vakinankaratra fait partie, avec la quasi-totalité du district de Fandriana et d’Ambatofinandrahana. Dans la partie sud de la région : le fleuve Matsiatra et tous ses affluents constituent la partie amont du bassin versant du Mangoky (sud-ouest) dans lequel s’ajoute d’ailleurs toute la partie occidentale de la Matsiatra Ambony. En général, les parties méridionales des districts d’Ambositra, de Manandriana et d’Ambatofinandrahana font partie de ce bassin. Le fleuve Maintinandrina et ses affluents constituent ainsi que toutes les parties orientales d’Ambositra, la partie orientale de la région. C’est dire que la région d’Amoron’i Mania fonctionne comme un immense réservoir d’eau et s’apparente à un château d’eau qui approvisionne les région environnantes. Ses réserves en eau ne constituent donc pas un problème en soi.

Dégradations

Par contre, les dégradations de ces forêts naturelles du corridor oriental, voire de l’ensemble de la région, constituent une menace majeure pour ses réserves en eau. Les conséquences de ces dégradations commencent à se faire sentir par la population. Les inondations lors des saisons de pluie deviennent imprévisibles de par l’ensablement des bassins et des ravinements des « tanety » à cause évidemment de la diminution des couvertures végétales et forestière due aux feux de brousse et à l’exploitation irrationnelle des forêts. Les méfaits ne s’arrêtent pas là. En période sèche le débit de l’eau diminue fortement. Pire, ces dernières années, des sources se sont taries de manière temporaire, voire même définitive cas respectivement de la JI.RA.FI. dans la localité de Sahamadio-Fandriana et de quelques points d’eau ne sont plus fonctionnelles. Si la situation persiste, tous les efforts risquent de tomber à l’eau à moyen ou à long terme. Matière à réflexion… ?

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7515 du 28 avril 2008

Société : Recul fragile de la pauvreté et persistance de la malnutrition

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OMD. Le dernier rapport national de suivi des Objectifs du Millénaire pour le Développement 2007, dont le lancement se fera prochainement, situe les performances et les contraintes de Madagascar par rapport aux objectifs fixés.

La pauvreté accuse un recul à Madagascar, mais celui-ci demeure encore fragile et lent par rapport aux objectifs fixés, avec une disparité régionale importante : les régions Boeny, Diana et Analamanga sont relativement moins touchées, contrairement aux régions des côtes Est, Sud-Est et Sud de l’île, plus frappées par la pauvreté avec des taux de plus de 80%. Par ailleurs, la malnutrition et l’insécurité alimentaire restent des fardeaux insoutenables pour le pays dont le coût est estimé entre 2 et 3% du PIB. C’est ce qui ressort du dernier rapport national de suivi des OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement), une analyse de la situation et des tendances nationales en matière de développement et d’OMD.

Positif, mais…

Ainsi, d’une manière générale, l’évolution des OMD est globalement positive pour Madagascar. Il n’en demeure pas moins que beaucoup restent à faire dans plusieurs secteurs de la vie nationale. En examinant de plus près le premier objectif, à savoir l’élimination de l’extrême pauvreté et de la faim, le rapport de suivi de noter que de manière globale, 8 régions sur 22 enregistrent un taux de pauvreté inférieur au taux moyen national en 2006. Près de ¾ des pauvres résident en milieu rural, mais une augmentation de la pauvreté urbaine et un fléchissement de la pauvreté rurale, sont tout aussi observés. Cette situation des ruraux s’explique surtout par la hausse des prix aux producteurs des denrées alimentaires alors que les citadins subissent de plein fouet le renchérissement des prix, affaiblissant ainsi leur niveau de consommation.

Faim

Quant au chapitre de la malnutrition, celle-ci se manifeste par le retard de croissance et l’insuffisance pondérale qui frappe 42% des enfants de moins de 5 ans à Madagascar. Pour cette catégorie, ce qui place le pays à un niveau inférieur à d’autres pays d’Afrique sur ce plan. Pour la Grande île, les groupes à risque les plus exposés à la malnutrition et l’insécurité alimentaire sont les enfants des familles rurales pauvres, les femmes enceintes et allaitantes victimes de carences en vitamines associées aux conditions de santé précaires, les groupes vulnérables à faibles revenus en milieu rural et urbain, et enfin les populations vivant dans une situation alimentaire extrême et chronique dans les régions exposées aux catastrophes naturelles récurrentes, notamment les parties Est, Sud  et Sud-Est de Madagascar ainsi que les zones enclavées.

Indicateurs 

Ce chapitre des inquiétudes sur l’insécurité alimentaire aux niveaux mondial et national, a justement été abordé par le Président de la République, dans son rendez-vous hebdomadaire sur les ondes « Tenin’ny Filoham-pirenena » où il a admis l’existence de la menace d’insécurité alimentaire dans le monde et face à laquelle Madagascar doit promouvoir rapidement les activités agricoles et plus particulièrement les cultures extra-rizicoles. Car actuellement, l’ampleur de la pauvreté se manifestant, notamment, à travers l’insuffisance alimentaire, Madagascar, bien que sur la voie du recul de la pauvreté, n’affiche pas encore d’indicateurs suffisamment au vert pour permettre de sortir la grande majorité de la population de la pauvreté.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7515 du 28 avril 2008

ECONOMIE - Code du tourisme : incitations renforcées avant fin 2008

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Le code du tourisme révisé sera publié cette année. La direction générale du tourisme prévoit de finaliser la refonte de ce code avant la fin de l’année. « Les améliorations que nous avons apportées seront bientôt effectives », confie Marcel Rakotoseheno, directeur général du tourisme auprès du ministère de l’Environnement, des eaux et forêts et du tourisme.
« Le nouveau code comprendra davantage de mesures d’incitation et de facilitation », continue-t-il. « Ce sera, en quelque sorte, un outil pour encourager la formalisation du secteur », affirme encore le directeur général.
Il n’écarte toutefois pas l’existence de sanctions dans le nouveau code. « Nous devons maintenir des mesures de sanctions pour des cas particuliers », évoque-t-il. Le code du tourisme a été élaboré en 1995. Depuis, le pays a adopté des politiques économiques bien différentes.
L’orientation économique actuelle de Madagascar et les dispositions appliquées ne sont plus les mêmes, et il s’est avéré indispensable de mettre à jour le code du tourisme. Cette actualisation requiert d’ailleurs l’intégration des thèmes relatifs à l’écotourisme, la décentralisation, les réserves touristiques ou encore la mise en place des incitations pour le secteur.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3992 du 28-04-2008

26 avril 2008

Société - BOTANIQUE. Outils de recherches qui représentent de véritables patrimoines, les spécimens d’herbiers de Madagascar et d’autres pays sont soigneusement conservés dans des conditions spécifiques

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Plus de 100.000 spécimens dans l’herbarium de Tsimbazaza

C’est un véritable patrimoine national, voire mondial que renferme le nouvel herbarium du Parc Botanique et Zoologique de Tsimbazaza (PBZT) avec plus de 100.000 spécimens de la flore de Madagascar, en grande partie, endémiques, mais également des spécimens d’autres pays. Il s’agit aujourd’hui du plus grand herbarium des îles de l’Océan Indien qui reçoit environ 15.000 spécimens par an, déposés par les botanistes étrangers et nationaux.
L’établissement vient d’être doté d’une soixantaine d’armoires de conservation, fruits d’une  collaboration entre le PBZT et Conservation International, qui a fait don des 61 armoires d’une valeur de plus de 100 millions d’ariary. Cette nouvelle acquisition permettra de conserver les spécimens d’herbiers suivant les normes internationales. Les 100.000 spécimens, récoltés à Madagascar, en Afrique, en Asie, essentiellement en Chine et dans les îles voisines (Maurice, la Réunion et Comores), y sont répartis en 8000 espèces et 245 familles.
L’herbarium de Tsimbazaza peut donc désormais élargir ses possibilités, en possédant ces armoires de conservation, spécialement étudiées pour conserver très longtemps les plantes séchées. Ce qui n’a pas toujours été le cas car à l’époque des premières recherches sur les plantes de Madagascar, les spécimens d’herbiers ont été envoyés au Museum National d’Histoire Naturelle de Paris. Seuls quelques spécimens étaient conservés à Madagascar et le plus ancien date de 1840. Ce n’est qu’en 1950 que le parc s’est doté d’une salle d’herbier et seulement en 2004 que de nouvelles salles ont été bâties mais les armoires n’étaient pas suffisantes pour conserver tous les spécimens disponibles du parc. Désormais, l’herbarium dispose de plus d’espaces.
Les spécimens d’herbiers, importants pour la recherche, constituent une base de données sur la flore et sur la biodiversité. Ils apportent des éléments essentiels aux chercheurs dans les études monographiques sur une famille ou sur un genre et dans l’établissement de cartes de distribution pour chaque espèce. Ils conservent les descriptions d’une espèce selon sa nomenclature. Grâce à ces spécimens, les botanistes peuvent faire une identification de plantes et les données permettent de statuer une espèce ou de déterminer si elle est en danger, menacée ou éteinte.

Extrait Midi Madagasikara -  Parution N° : 7514 du 26 avril 2008

CULTURE - Musique traditionnelle : Malagasy Orchestras en tournée nationale

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:44

Le combo de Malagasy Orchestras effectuera une tournée nationale avant la conception et la mise en boîte de son premier opus, prévues en juin.
Les recrutements dans les provinces se sont achevés en début d’année. Actuellement, Malagasy Orchestras est composé de 13 musiciens issus de Toamasina, Mahajanga, Fianarantsoa et Toliara. Autant dire que ça va faire du monde.
Le groupe a entamé des répétitions intensives depuis fin mars, afin d’honorer quelques dates dans le Sud de la Grande île. «Nous comptons professionnaliser cet orchestre pour que les musiciens ne manquent de rien. Même les séances de répétition seront payées », confie Justin Vali, chef du big band.
La création de Malagasy Orchestras est un projet initié par Justin Valiha avec D’Gary. Les deux grosses pointures de la musique «roots » ambitionnent de rendre professionnels les membres.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3991 du 26-04-2008

25 avril 2008

SOCIAL - Santé : le paludisme perdure à Madagascar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:50

Le paludisme demeure une des maladies qui tuent le plus à Madagascar. La célébration de la Journée mondiale du paludisme se tient, aujourd’hui, dans la région Alaotra Mangoro.
Presque la totalité des vingt-deux régions de Madagascar abritent un foyer de paludisme. 700 000 personnes en consultation externe des Centres de santé de base (CSB) dans tout Madagascar meurent du paludisme simple, selon le rapport du ministère de la santé, du planning familial et de la protection sociale (MSPFPS) de l’année dernière.
Les personnes de plus de vingt-cinq ans sont les plus exposées s’élevant à près de 200 000 contre 100 000 pour les enfants de moins de un an. L’état s’est engagé à lutter contre le paludisme depuis 1998 en adoptant une stratégie nationale.
17 millions de dollars
Le don de moustiquaires imprégnées d’insecticide, aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans, ainsi que la distribution de chloroquine dans les CSB ont été très répandus ces deux dernières années. Le ministre de la santé Jean Louis Robinson déclare que le taux de prévalence du paludisme à Madagascar tend à diminuer ces trois dernières années.
Depuis 2005, le gouvernement malgache a bénéficié du programme présidentiel américain. Madagascar a été parmi les quinze pays africains qui se sont engagés à réduire de moitié les décès liés au paludisme. Cette année, une enveloppe estimée à 17 millions de dollars est allouée au MSPFPS pour lutter contre cette maladie.
La région Est demeure la plus vulnérable suivie par celle d’Atsimo. Les Hautes terres ne sont pas épargnées malgré un taux relativement faible. Cette année, le MSPFPS a choisi de célébrer la journée mondiale du paludisme à Ambatondrazaka, au stade Rasolonjatovo. Le docteur Rolland Robinson, directeur de la lutte contre les maladies transmissibles, souligne que la recrudescence du paludisme est à craindre après le passage du cyclone Ivan. La sensibilisation de la population à assainir les alentours de leurs lieux d’habitation est l’un des messages essentiels à transmettre, ce jour. Des milliers de moustiquaires ainsi que des tests rapides de diagnostic sont prévus.

Extrait l’Express de Magadascar - Edition n° 3990 du 25-04-2008

Société - Villages Zafimaniry : les femmes et les enfants laissés à l’abandon

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:48

L’interdiction de la coupe du bois a une influence sur le quotidien des artisans et de leur petite famille. Les artisans sculpteurs dans la campagne d’Ambositra en souffrent. Les hommes désertent le village pour survivre et les femmes et les enfants sont laissés à l’abandon. Un prêtre du diocèse qui soutient certaines de ces familles en détresse donne des explications.

Madagascar Tribune : Pouvez vous nous parler de la vie des habitants dans le village ?

- Père Maximum Razafimahatratra : La terre ne produit pas beaucoup. Le nombre des enfants croît d’année en année alors que les pères de famille sont souvent absents du foyer. Ils sont partis ailleurs, loin du village pour survivre. Durant les deux ou trois premières années suivant leur départ, les hommes viennent visiter leurs familles. Au fil des temps toutefois, ils les abandonnent définitivement. Mais le plus souvent, avant chaque exode, ces hommes mettent enceinte leur femme. C’est phénoménal, mais c’est bien vrai que plusieurs femmes accouchent à l’insu ou loin de leur mari pendant les mêmes périodes…

Depuis quand vivent-ils ainsi ?

M.R. : Depuis des années déjà. Mais la situation a empiré depuis l’interdiction de la coupe du bois et celle de la pratique du « tavy », alors que ce sont les activités qui ont généré des revenus pour cette frange de la population. Les gens dont notamment les femmes trouvent conséquemment la vie dure. 180 femmes dans les quelques fokontany à 60km d’Ambositra vivent ainsi. Leurs maris sont partis pour Tsiroanomandidy ou pour Mahajanga pour travailler et leur laissent les enfants qui deviennent des charges pour elles.

Quel rôle joue donc les prêtres ou les personnes œuvrant dans le domaine caritatif ?

- Seulement 20% de notre travail est consacré à l’évangélisation. Les 80% sont consacrés à la contribution sur l’amélioration de la vie des gens. Convaincus du fait que les gens qui vivent dans la souffrance n’ont point d’oreille pour la prédication, nous contribuons à l’aménagement du terrain, à la lutte contre les dahalo, à la formation des mères de famille. A cela s’ajoutent la demi-pension que nous avons ouverte pour les tout-petits. Ils sont regroupés de façon à ce qu’on puisse les nourrir et pour qu’ils puissent apprendre à lire et à écrire.

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- D.I.F.P. : Incursion dans les villages Zafimaniry

Les étudiants de la 4ème année du DIFP (Département Interdisciplinaire de Formation Professionnelle ) de la FMSH d’Ankatso ont passé dernièrement une semaine de recherche-action à Ambositra, dans la Commune d’Antoetra et dans les villages Zafimaniry. Pouvant devenir des acteurs du développement local, les 28 étudiants ont pu effectuer des études sur l’art Zafimaniry malgré les kilomètres de routes rocheuses, inaccessibles en voiture qu’ils ont dûs effectuer. Ils ont appris les modes de vie de cette population, son origine, l’art qui fait sa spécificité. Ils ont également pu se rendre compte de la dégradation de la forêt et des autres problèmes de la population Zafimaniry. Les autorités locales ont apprécié les réalisations de ces étudiants à la fin du voyage. Le chef de région d’Amoron’i Mania, le sénateur, le député et le maire de la Commune Urbaine d’Ambositra ont d’ailleurs assisté à la soirée récréative où les résultats de la recherche-action ont été présentés.

Extrait Madagascar Tribune - vendredi 25 avril 2008

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