2008 mars

14 mars 2008

ECONOMIE - Dégâts cycloniques : la région de l’Alaotra panse ses plaies

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:52

La réparation des digues qui ont cédé avec les pluies du cyclone « Ivan » débute dans l’Alaotra. Les dégats sur la riziculture sont moins importants que prévus.

Les milliers d’hectares de rizières de l’Alaotra retrouvent leur verdure habituelle. L’inondation qui a frappé la région semble être bien lointaine. L’eau s’est déjà entièrement retirée et seules quelques traces de boues laissent deviner que le cyclone Ivan a frappé fort dans ce grenier à riz du pays.
Selon le dernier bilan, 2 000 hectares de rizières sont perdus, mais ce chiffre est révisé à la baisse chaque jour. Les plants de riz ont plutôt bien résisté malgré l’abondance de l’eau dont le niveau a baissé assez rapidement. Des travaux d’urgence sont en cours pour sauvegarder la quantité et la qualité de la prochaine récolte.
Rupture de digue
« L’eau s’est retirée après près d’une semaine dans la plupart des zones inondées, mais ce sont les rizières situées dans les zones basses et près du lac Alaotra qui ont le plus souffert », explique Ravaosolo, un habitant de la commune de Tanambe, une des localités les plus touchées par le cyclone. C’est la rupture d’une digue qui a causé les plus lourds dégâts dans la région de l’Alaotra, particulièrement dans les communes de Tanambe et d’Ambohijanahary. Cette digue protège plus de 7 500 hectares de rizières des crues de la rivière Tsimalahy, dans un périmètre appellé « Anony ».
L’abondance de la pluviométrie ajoutée à l’ensablement causé par l’érosion en est la cause principale mais il y a également la vétusté des infrastructures.
« Nos digues datent des années 50 et cette situation montre qu’elles ont besoin d’être réhabilitées », estime le coordonnateur national du projet Bassin versant et périmètre irrigué du lac Alaotra (BVPI).
Des travaux d’urgence ont été entrepris pour colmater avec des sacs de sable les brèches sur la digue qui mesure 1 000 mètres au total. Pour protéger les rizières si une autre inondation survenait. Plus d’un millier de personnes se sont mobilisés avec une lourde délégation du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP) conduite par son secrétaire général Philibert Rakotoson qui a apporté 10 000 sacs et 5 000 bois ronds, avec 29 tonnes de semences améliorées d’une variété à cycle court pour ceux qui veulent et peuvent replanter du riz dans les zones sinistrées.
« Cela pour montrer aux gens que nous sommes des partenaires présents même dans les moments difficiles », déclare Philibert Rakotoson.
Deux communes en particulier ont été frappées par l’inondation : Tanambe et Ambohijanahary. Après le découragement des premiers jours, les habitants commencent à être plus optimistes sur la quantité et la qualité de la prochaine production. La plupart ont décidé de renforcer la croissance des plants de riz par de l’engrais. « C’est nécessaire au moment où le riz se prépare à fleurir », estime un producteur.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3956 du 14-03-2008
 

12 mars 2008

Culture - Prix Amila-Meckert : Michèle Rakotoson finaliste

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:39

Une oeuvre écrite par une Malgache, déjà connue dans le milieu littéraire, concourt pour un prix. D’autant que son thème tourne autour de sujets locaux.
La littérature malgache francophone à l’honneur. Avec Juillet au pays, son dernier roman sorti vers fin 2007, Michèle Rakotoson a été récemment nominée pour la finale du Prix Amila-Meckert, dont la proclamation se fera le 30 avril au Théâtre d’Arras à Paris.
Comblée, l’écrivain ne cache pas ses émotions. «Je suis très heureuse d’avoir été présélectionnée dans le cadre de ce prix», revèle-t-elle.
«Juillet au pays se trouve en lice en compagnie de très grosses pointures de la littérature française. Je pourrais citer Olivier Adam, présélectionné pour le Goncourt et il a failli l’avoir, car c’est vraiment un des plus grands écrivains français de la nouvelle génération. Philippe Claudel, lui, a eu le Goncourt des lycéens, et pour un livre précédent, le prix Renaudot», précise-t-elle.
Lecture publique
Michèle Rakotoson conçoit quelque peu cette nomination comme l’aboutissement d’une lutte collective pour une cause noble, dont elle est devenue sa porte-parole.
«Quand j’ai appris que je suis nominée, toute la journée j’ai pensé à mes parents. A ma mère qui a créé la Bibliothèque municipale d’Antananarivo, à mon père qui a été journaliste. Ces deux grands intellectuels sont morts très pauvres, comme beaucoup d’intellectuels chez nous», concède-t-elle.
«Je dédie également cette nomination à tous ceux qui, au pays, se battent pour l’intelligence et l’indépendance, et je sais à quel point il est difficile ce combat-là, dans un pays pauvre», continue Michèle Rakotoson.
Par ailleurs, le «Projet Bokiko» a été initié en France en 2006 par Prediff (Presse, édition et diffusion) avec Hetsika diaspora France dirigée par Michèle Rakotoson, et le CEMDLAC, le réseau national de lecture publique à Madagascar, dirigé par Victoire Ramilison. L’objectif consiste à promouvoir les nouveaux écrivains malgaches et à les éditer.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3954 du 12-03-2008

Société - Toamasina • l’après-cyclone : les quartiers Tanambao de nouveau au sec

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:35

Il a fallu attendre le lundi 10 mars 2008, deux semaines après le passage du cyclone « Ivan », pour qu’une solution efficace de débarrasser les environs du Bazarikely de toute cette eau qui la submergeait soit trouvée et mise en œuvre. C’est le drainage par pompage des flaques aux eaux polluées et verdies qui submergeaient les rues de Tanambao II et III. La motopompe, une bécane de 750 kg, capable d’aspirer et d’expulser 100 m3/h, a été réceptionnée officiellement le samedi 8 mars dernier, don de la primature sollicitée par la Région. Elle a donc été mise à la disposition de la Commune urbaine de Toamasina pour ces opérations de drainage. Ce moyen a d’ailleurs été couplé avec le creusement de nouveaux canaux de ruissellement connectés au réseau d’assainissement qui a, lui-même été systématiquement curé.

L’écoulement des eaux dans le système de canalisation d’évacuation, curé de son sable, de sa gadoue et de toute sorte de débris et de détritus, est donc maintenant redevenu suffisamment fluide. Le Bazarikely et les rues environnantes sont de nouveau secs depuis le lundi 10 mars en milieu de la matinée. Les magasins de karana, dont beaucoup avaient été inondés, rouvrent. Certains d’entre eux avaient dû fermer pendant huit jours d’affilée, du lundi 3 au lundi 10 mars. Le maire Rakotomanana Gervais, à la tête des employés des services techniques municipaux, des pompiers et de journaliers, s’est lui-même employé aux pompages et aux curages. Même les bassins de la place au jet d’eau devant les bâtiments du bazar aux viandes et aux poissons, ont été traités pour être débarrassés de leurs eaux sales et puantes, et aussi de la gadoue déposée au fond des bassins.

Un autre nouveau canal à l’air libre va être creusé dans le quartier de Tanambao V, au niveau du siège de la section locale du syndicat Sekrima. C’est le seul moyen de drainer l’eau qui submerge le quartier. Dans les quartiers de Tanambao II et III, dont les niveaux du sol sont plus bas que les rues goudronnées alentours, et les canaux d’évacuation des eaux de ruissellement bouchés par les détritus et ordures que les habitants eux-mêmes y avaient jetés, l’eau stagnait et pourrissait. Les habitants y subissent donc un retour de manivelle de leur irresponsabilité quant à l’entretien-maintenance des canaux qui traversent leur quartier, nous a déclaré le sefom-pokontany, Rakotondrazafy Dinh Van Fi. Celui-ci nous a révélé que beaucoup de cases ont été construites au-dessus du canal dans ce quartier et les habitants y ont jeté les branchages et autres détritus provoqués par le cyclone.Le maire nous a déclaré que le creusement du nouveau canal de drainage du quartier de Tanambao V a été budgétisé de Ar 3 millions et que les travaux seront exécutés avec la méthode HIMO. La Région, la CUT et le député collaborent pour financer l’opération. Par ailleurs, la CUT prescrit dorénavant l’aménagement obligatoire de canaux d’évacuation des eaux de ruissellement partout où des rues seront réhabilitées ou créées dans Toamasina. Un accord CUT/SMATP, l’entreprise sino-malgache titulaire du marché de réhabilitation des 20 km de rues municipales, est en place pour assurer le respect de ce principe. Car il a été constaté que les quartiers inondés sont précisément ceux où de telles canalisations n’existent pas.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 12 mars 2008

11 mars 2008

Société - Sinistrés de la Côte-Est : les Mahaleo apportent leur contribution

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:45

De passage à Vatomandry pour une soirée cabaret et ayant constaté de visu les différents dégâts occasionnés par les cyclones « Fame » et « Ivan », le groupe Mahaleo n’est pas resté insensible à la détresse des sinistrés. Ils ont ainsi donné une partie de leur cachet afin d’assister les habitants qui ont pour la plupart perdu leur récolte à cause de la montée des eaux. En effet, bien que Vatomandry et ses alentours n’aient pas directement subi les assauts de ces deux météores, il n’en demeure pas moins que les diverses plantations du cru ont grandement souffert de la très forte pluviométrie qu’ils ont apporté.

Pour une meilleure utilisation de la somme que le groupe a offerte, le Dr Raoul, le membre du groupe qui habite la capitale de l’Est, l’a remis à la cellule de crise de la région Atsinanana dont fait partie la circonscription de Vatomandry.

Extrait Madagascar Tribune - mardi 11 mars 2008

SOCIAL - Cofinancé par Bill Gates : Vaccin gratuit contre la méningite

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:40

Grâce à la Fondation Melinda et Bill Gates et d’autres organismes, ainsi que le gouvernement malgache, la population bénéficiera gratuitement du vaccin contre la méningite à partir du mois d’octobre. Plus de 800 000 $ seront nécessaires pour cette campagne.
La Fondation Melinda et Bill Gates, le couple multimilliardaire américain verse une grosse somme d’argent pour financer les recherches en vaccination et l’achat de vaccins pour les pays africains. Pour la campagne de vaccination de cette année, Madagascar bénéficie de l’aide apportée par la fondation de ce couple milliardaire, via l’Alliance mondiale pour la vacciantion (GAVI en anglais).
Madagascar n’a pas été choisi fortuitement par cette Alliance mondiale de la vaccination comme bénéficiaire d’un tel financement. Le pays récolte en réalité le fruit des efforts menés lors de la campagne de vaccination de l’année 2006. La Semaine de santé de la mère et enfant (SSME) d’alors a permis de vacciner 22.474 enfants supplémentaires, par rapport aux données de 2005. « Nous avons été élus parmi les quinze pays africains bénéficiaires du financement pour cette année 2008, à cause des efforts que nous avons consentis en terme de vaccination », soutient le docteur Bakolalao Randriamanalina, chef du service de la vaccination au sein du ministère de la Santé, du planning familial et de la protection sociale.
Financement multilatéral
La bagatelle de 800.556 US$ est nécessaire pour la campagne de vaccination de cette année. Le gouvernement malgache déboursera de son portefeuille la somme de 228.000 US$ affectée au vaccin combiné DTCHepBHib contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B et la méningite. Le reste est pris en charge par GAVI et ses partenaires, dont la Fondation de Bill Gates, la Banque mondiale, l’OMS, l’Unicef, la fondation Turner et d’autres.
Grâce à ce financement multilatéral, le vaccin contre la méningite sera introduit gratuitement et officiellement à partir du mois d’octobre, lors de la deuxième semaine de la SSME. Les commandes ont déjà été transmises auprès de l’Unicef qui achètera les vaccins au nom de Madagascar à Copenhague. Au plus tard, la première vague nécessaire pour la campagne de SSME en octobre arrivera au mois de juillet.
Les centres de santé de base dans les districts et communes doivent s’apprêter à la réception et à la frigorification des vaccins. Un projet de renforcement des chambres froides dans les vingt-deux régions est actuellement en préparation. Le ministère de la Santé a déjà fait appel à ses partenaires comme l’Unicef ou la Banque mondiale entre autres, pour les travaux de réfection ou de construction de chambres froides. L’Unicef, quand à elle prend en charge dix régions.

Encadré
Une maladie mortelle

La méningite est une maladie des méninges, due à une bactérie qui loge dans l’appareil respiratoire. Elle se manifeste par une intolérance à la lumière, des courbatures, une hausse de la température, une contusion, et peut même entraîner un état comateux, voire la mort. Désormais, les parents vont s’habituer à la nouvelle formule DTCHepBHib, au lieu de DTCHepB seulement. Le Hib ou Haemophilis influenza type B est le nom donné au vaccin contre la méningite.
Cette année, 285.000 enfants seront immunisés contre les attaques de la diphtérie, du tétanos, de la coqueluche, de l’hépatite B et de la méningite. Ce vaccin combiné peut être administré à l’enfant dès la sixième semaine de sa vie jusqu’à onze mois. En attendant, les parents peuvent s’en procurer auprès des agences médicales autorisées, moyennant 150.000 ariary pour les trois doses.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3953 du 11-03-2008

10 mars 2008

ECONOMIE - Bilan - Alaotra : des milliers d’hectares de rizières détruites

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:49

L’Alaotra a subi des dégâts suite au passage du cyclone Ivan. Selon les chiffres annoncés par le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP), 2000 sur les 17 000 hectares de rizières inondées sont irrécupérables. Les 15 000 hectares sont sauvées.
80 000 hectares de rizières, au total, sont inondées dans tout Madagascar. Pour certaines zones, la riziculture a subi des dégâts importants, mais pour d’autres, la décrue s’étant amorcée rapidement, la situation est relativement acceptable.
« Presque tout est détruit sur les 20 000 ha de rizières inondées dans l’Alaotra, mais je pense qu’il n’est pas trop tard pour y replanter du riz. Nous allons prendre les dispositions nécessaires pour aider les paysans à le faire », explique Marius Ratolojanahary, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche.
L’Alaotra joue un rôle important dans l’approvisionnement en riz de tout le pays. Avec 360 000 tonnes de production annuelle, elle représente 10% de la production nationale. Les dégâts cycloniques y sont donc à prendre au sérieux à l’heure où la consommation de la Grande île se trouve sur une courbe ascendante.
Du côté du MAEP, les actions en réponse à ces sinistres se mettent en place. L’idée consiste à aider les paysans à replanter du riz dans ces parcelles détruites.
A part l’Alaotra, plusieurs tonnes de semences sont envoyées dans plusieurs zones. Elles seront distribuées gratuitement. L’Analanjorofo, par exemple, a besoin d’une douzaine de tonnes contre 29 tonnes l’Alaotra, par exemple qui sont déjà disponibles sur place.
« Pour mon département, ces dégâts ne changent rien dans les objectifs de la révolution verte laquelle vise à doubler la production d’ici 2010. Nous allons intensifier l’appui à la riziculture dans les zones ayant profité de l’abondance de la pluviométrie », explique le ministre Marius Ratolojanahary.
Au vu de la situation aujoud’hui, la production s’annonce déjà meilleure pour ces zones rizicoles qui ont profité de l’abondance de la pluie. Marovoay, l’autre grenier à riz du pays en fait partie, mais il y a également toute la partie sud dans la province de Fianarantsoa et des localités comme Bezaha, dans la province de Toliara.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3949 du 06-03-2008

ECONOMIE - Tourisme : de nouveaux hôtels à construire

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:47

Le tourisme se trouve à la croisée des chemins. Les échéances sur les grands rendez-vous politiques incitent les autorités à encourager les investissements.
Des mesures incitatives pour la construction de nouveaux établissements hôteliers. L’état fait un appel à ceux qui désirent construire ou réhabiliter des hôtels aux normes internationales, affichant au moins trois étoiles. Il s’agit de les réaliser avant le sommet des chefs d’Etat qui se tiendra
à Madagascar au mois de juillet 2009.
Des dispositions de facilitation et d’incitation sont mises en place dans ce sens. Les matériaux de construction et les équipements de l’établissement seront exonérés de droits de douane. Une manière d’encourager des investissements qui tardent encore à affluer à Madagascar.
Des conditionnalités seront toutefois imposées aux porteurs de projets. « Il est nécessaire que l’hôtel soit opérationnel au mois de juin 2009 », avance Prega Ramsamy, chief executive officer de l’Economic development board of Madagascar (EDBM).
Cadre incitatif
Un guichet unique sera ouvert au sein même de cette entité pour recevoir et traiter les demandes provenant des opérateurs. « Près de 2 000 délégués débarqueront lors du sommet des chefs d’Etat », explique Prega Ramsamy. La capitale compte actuellement environ 2 000 lits disponibles, toutes catégories confondues. Dans cet ensemble, le pourcentage des hôtels de plus de trois étoiles reste très bas.
Le chief executive officer de l’EDBM reconnaît également que de telles initiatives doivent être pérennisées.
« Le secteur du tourisme devra bénéficier dans un avenir proche d’un environnement favorable à son épanouissement », avoue-t-il.
« Des concertations avec les opérateurs privés se tiendront en vue d’améliorer la capacité d’accueil mais aussi toutes les infrastructures en général », poursuit-il. L’EDBM a déja avancé que le secteur tourisme aura besoin de quelque 24 000 nouvelles chambres pour satisfaire la demande de quelque 500 000 visiteurs prévus par le Madagascar action plan (Map) à l’horizon 2012.
Face aux évolutions de ce secteur dans le pays, le ministère du Tourisme s’est lancé dans la restructuration de l’environnement des investissements, afin de le rendre plus attractif. L’instauration d’un cadre reglémentaire clair et incitatif devient un impératif pour le secteur du tourisme.
« C’est une des raisons de la non-affluence des investisseurs pour cette branche d’activité », révèle Eric Koller, président de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (FHORM). La facilitation des procédures d’ouverture d’établissements touristiques fait partie des grands changements qui figureront dans la réforme des textes.
L’annulation de l’avis préalable, l’allègement du dossier de demande d’ouverture ou encore la réduction des délais d’octroi seront autant d’innovations améliorant le climat des affaires.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3949 du 06-03-2008

5 mars 2008

Economie - AMORON’I MANIA. Le triplement de la production agricole dans les années qui viennent est un défi réalisable mais…

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:39

Des obstacles au développement agricole

Nonobstant l’adoption des techniques culturales améliorées qui tendent à faire tache d’huile par les producteurs. Le doublement ou le triplement de la production agricole dans la région d’Amoron’i Mania s’avère difficile dans un contexte qui ne lui est pas favorable. Un encadrement à grande échelle de ces producteurs est donc l’idéal pour pouvoir surmonter  tous les obstacles.
Les cultures vivrières occupent 98% des surfaces totales cultivées, soit près de 89 000ha sur 90 348ha. La riziculture vient en tête avec 44%. Elle est suivie par les cultures de manioc 12%, de patate douce 10% et de haricots 8%. Les restes sont composés entre autres de pommes de terre et d’arachide. Les cultures de rente et industrielles ne représentent que 1%. Environ 27% des cultures se font dans les plaines et les bas fonds, 29% sur les plateaux, 11% dans les baiboho et le reste dans les vallées, collines, gradins ou terrasses.

Fertilité

De 1999 à 2001, la perception de l’évolution de la fertilité des rizières dans 53 communes rurales sur 54 a montré que 40% environ des rizières sont devenues moins fertiles et se sont beaucoup dégradées. Toujours sur les 53 communes enquêtées, 30 communes (56%) connaissent un problème d’ensablement de bas fond. Cette superficie ensablée correspond à près de 615ha. Les communes où le problème d’ensablement de bas fond est très significatif sont : Ambatomifanongoa, Ambondromisotra, Amborompotsy, Itremo, Mandrosonoro, Mangatabohangy, Soavina dans le district d’Ambatofinandrahana. Pour le district d’Ambositra : Alakamisy-Ambohijato, Ambinanindrano, Ankazoambo. Pour le district de Fandriana : Fandriana, Milamaina, Sahamadio, Sandrandahy, Tsarazaza.
Considérant toujours cette période de 1999 à 2001, en ce qui concerne les tanety, la perception de l’évolution de la fertilité des tanety dans les 53 communes rurales montre que 64% des tanety se sont considérablement dégradés.
Compte tenu de la dégradation de ces rizières et de ces tanety, les principaux problèmes résident dans la difficulté pour les paysans producteurs d’acheter de l’engrais dont les prix ne cessent d’augmenter sur le marché. Il y a aussi pour ces producteurs la difficulté de s’approvisionner en semences de bonne qualité et d’acquérir des petits matériels agricoles. « Il y a des terres trop dures qui ne peuvent être travaillées par une charrue. Nous ne disposons pas des moyens d’en acheter. Nous devons donc nous contenter de nos angady », se lamentent la majorité des producteurs qui ne peuvent pas faire grand-chose en tenant bien compte du calendrier cultural.

Eau

Bien que des mesures aient été prises pour la gestion rationnelle et durable de l’eau, comme la création des associations des usagers de l’eau (A.U.E.) ou de groupement d’irrigants. Ces structures se trouvent dépassées par les événements et le temps. Du fait que l’aménagement et la réhabilitation des réseaux hydroagricoles nécessitent d’énormes moyens d’investissements comme le drainage avec l’aide de pêles mécaniques et autres ouvrages. Sur une surface dominée irrigable de 11 809ha, les surfaces irriguées ne représentent que 5.306ha soit moins de 45%.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7471 du 05 février 2008

4 mars 2008

ECONOMIE - Transport routier : la route de Morondava réhabilitée

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:14

La région du Menabe sort petit à petit de son enclavement. L’enfer routier entre Miandrivazo et Malaimbandy, ainsi que la portion Mahabo-Morondava, seront bientôt réhabilités.
La fin du calvaire des routiers est pour bientôt. La réhabilitation de la route reliant Miandrivazo à Morondava sera terminée avant la fin de l’année. Les travaux de réhabilitation de cette portion de 118 kilomètres de la route nationale 34 ont été entamés depuis quelques mois.
« Nous effectuons le trajet, actuellement, en douze heures environ, contre une journée entière auparavant », témoigne Nirina Raveloson, un chauffeur de taxi-brousse reliant Antananarivo à Morondava. « Nous pouvons rouler à une allure soutenue, désormais », continue-t-il. « Ce qui n’était pas le cas, il y a quelques mois », conclut-il. La route sera entièrement bitumée avant la fin 2008.
Réhabilitation programmée
Les fortes précipitations de ces derniers jours ont toutefois réduit à néant des travaux déja réalisés . « Un pont est détruit et plusieurs déviations ralentissent le voyage », avoue Jean Claude, également chauffeur de taxi-brousse, qui se plaint des dégâts matériels occasionnés par l’état de la route. « Mais il n’y a plus de transbordements, malgré les rares points difficiles », poursuit-il. La portion entre Mahabo et Morondava, longue d’une cinquantaine de kilomètres, reste la plus dure. « Cette partie de la route nous prend près de trois heures », se lamente Jean Claude.
« La réhabilitation de cette route nationale est un chantier qui s’inscrit dans le projet routier de la province de Toliara », explique de son côté Simon Randriatsiferana, spécialiste en infrastructures du bureau de la Banque Africaine de développement (BAD) à Madagascar.
Cette institution étant le principal bailleur de fonds des travaux de réfection de cette route. La portion Mahabo-Morondava sera également bitumée. « Nous attendons seulement la signature des accords de financement d’une banque de développement coréenne qui va contribuer au financement », explique-t-il. Le coût total des travaux devrait tourner autour de 30 millions USD.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3947 du 04-03-2008

3 mars 2008

Economie - Marché du microcrédit : rude concurrence entre 9 institutions

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:08

Ces derniers temps, on assiste à une floraison des institutions financières spécialisées dans le microcrédit. Désormais, Madagascar compte 9 institutions dont ADEFI, MICROCRED, OTIV, SIPEM, ACCESS, CECAM, PAMF, CEFOR et APEM PAIQ. Fortement implantées dans la capitale, ces institutions financières font face à des concurrences très rudes entre elles. Lors de la cérémonie d’inauguration de sa quatrième agence sise à Tsaralalàna, le chef d’agence de Microcred a reconnu qu’il a constaté, après 2 mois d’activités, que la demande est forte et que la concurrence est rude. Mais grâce au produit qu’ils proposent à leurs clients et à la qualité de leurs services, ils sont à la fois en mesure de répondre à cette forte demande et à occuper une part de marché importante .

Plus de coordination…

Du côté du gouvernement, un coordinateur national de la microfinance a été créé pour que ces types d’institutions financières soient véritablement un levier de l’économie malgache. Géographiquement, la plupart de ces établissements financiers sont installés à Antananarivo, à l’instar de l’Otiv, le Cecam…Visiblement, le monde rural et le secteur agricole sont quelque peu délaissés. Ce sont les commerçants qui bénéficient des services de ces institutions financières. Toutefois, certaines d’entre elles envisagent de s’implanter dans quelques grandes villes de l’Ile, à citer entre autres Access Banque, Micocred…Or, la mission de ce type d’établissement est « d’offrir des services financiers aux micros, petites et moyennes entreprises malgaches exclues du système financier traditionnel ». Faut-il signaler que le taux de bancarisation à Madagascar est le plus faible en Afrique. Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette situation antiéconomique. Hormis la méconnaissance des services bancaires, le taux élevé des prêts bancaires ainsi que les conditions et les garanties exigées ne sont pas favorables à une augmentation du taux de bancarisation dans la Grande Ile. Dans le district de Tsaratanana ou de Maevatanana, où l’on produit des dizaines de kilogrammes d’or chaque semaine, le service bancaire est inexistant. De même dans la région de Melaky (Ambatomainty, Sarodrano, Morafenobe, Besalampy…), les commerçants de bestiaux sont exposés au braquage faute de banque et autres établissements financiers. Pire encore, les planteurs de litchis ou des cultures de rentes n’ont bénéficié d’aucun prêt bancaire afin d’améliorer la qualité de leurs cultures ou d’augmenter leur production. Ce sont les collecteurs, les intermédiaires et les exportateurs qui peuvent contracter des prêts auprès des banques. Bref, les petites et moyennes entreprises ont des difficultés d’accès aux crédits. La plupart, voire la totalité des banques malgaches sont des banques de dépôt, sinon elles sont plutôt spécialisées dans les Bons de trésor. Il n’est pas étonnant si chaque année elles dégagent des bénéfices énormes par rapport aux filiales de la même banque dans des autres pays. Le pays a besoin des banques d’affaires avec des crédits à risque. Mais à quand ? On attend avec impatience la création d’une autre banque de développement annoncée par le chef de l’Etat lors de son allocution tout au début de l’année. Cette banque pourrait répondre aux besoins de l’économie malgache, basée sur l’agriculture et l’élevage.

Extrait Madagascar Tribune - lundi 3 mars 2008

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