2008 mars

20 mars 2008

Economie - ” Monde à Paris ” : Madagascar suscite beaucoup d’intérêt

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:27

Attirer les touristes constitue actuellement une véritable bataille pour chaque pays développé et en voie de développement. Pourvoyeur de devises, le tourisme figure parmi les secteurs piliers de la croissance économique. Ce qui explique l’engouement des participants aux salons du tourisme organisés chaque année dans différents pays. Le salon International du tourisme intitulé « Monde à Paris » a regroupé du 13 au 17 mars au Parc des Expositions à Paris environ 2000 entreprises et plus de 300 destinations. Les participants n’ont pas ménagé leurs efforts pour apprivoiser les visiteurs. Danses, chants traditionnels, savoir-faire artisanal, tous les moyens ont été mobilisés dans le but de démontrer la spécificité et l’authenticité des destinations. Madagascar n’était pas en reste. Ce salon à Paris clôture la présence de Madagascar aux salons pour ce premier trimestre 2008. Avec l’Office National du Tourisme de Madagascar en tête de file, la délégation malgache est composée de 10 offices régionaux et de tours opérators ou TO comme la Jacaranda de Madagascar et Mada Tropical Raid.

Positiver l’image

Environ une centaine de visiteurs sont venus au stand pendant les deux journées professionnelles. Un nombre assez minime qui s’explique par une insuffisance d’enthousiasme du côté des professionnels pas encore sûrs de l’effectivité de cette première édition. Cependant les journées réservées au grand public ont renversé la partie. La destination Madagascar a suscité beaucoup d’intérêt. L’inexistence du tourisme de masse a été souvent évoquée par les visiteurs comme un plus pour le pays. Un seul TO a pu accueillir environ 100 contacts.

Les représentants des offices régionaux ont joué le tout pour le tout pour valoriser les potentialités des régions. En fait, durant des années une image très négative de Madagascar a été répandue dans les marchés niches. L’île a été souvent représentée par de mauvais aspects, l’extrême pauvreté par exemple. Il est grand temps de changer cette image.

Selon Joël Randriamandranto, président du Conseil d’administration de l’ONTM, les actions de promotion vont se multiplier. Les voyages de presse seront multipliés. Trente journalistes sud-africains et européens viendront cette année à Madagascar pour produire des reportages. Par ailleurs, les participations aux salons à Milan, Deauville, Madrid et autres seront renforcées. À savoir que le coût de participation à un salon s’élève entre 30 000 à 40 000 euros.

Une alliance avec les îles voisines de l’Océan Indien pour la création d’un produit Océan Indien est en perspective. Ces dernières sont en fait invitées à participer au Salon du tourisme de Madagascar, du 4 au 7 juin à Andranomena.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 20 mars 2008

Tourisme - Les régions se mobilisent

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:25
    • Vakinankaratra

Pour la première fois, l’Office régional du tourisme de Vakinankaratra participe à un salon. Objectif : convaincre les touristes à apprécier la région par ses produits touristiques. En fait, la région a toujours été un simple lieu de passage alors qu’elle renferme de grandes potentialités. On peut citer à ce titre, le circuit des trois lacs, l’escalade sur le 2ème sommet de Madagascar, Tsiafajavona et à Iharanandriana. Les randonnées équestres, l’écotourisme et les produits artisanaux spécifiques d’Ambatolampy ne sont pas en reste. Mais l’arrivée massive des touristes suppose la nécessité de construire des infrastructures d’accueil. De ce fait, en collaboration avec l’Association des opérateurs touristiques et hôteliers, l’office va établir un projet de construction et de promotion de l’écolodge.

    • Sainte-Marie : Les hôtels en pleine reconstruction

Ravagés par le cyclone « Fame », des hôtels de l’île Sainte-Marie sont remis en état. Selon le président de l’Office du tourisme, Alfred Betsimifira, les travaux devront être achevés d’ici le mois de juin avant la haute saison pour accueillir les touristes. En fait, 500 lits sont actuellement répartis dans une cinquantaine d’hôtels.

Outre le tourisme balnéaire, l’écotourisme se développe. L’île comprend trois forêts à savoir les forêts d’Ampanihy, de Kalalao et d’Ambohidena, ainsi que des plantes endémiques, des orchidées et lémuriens. Toujours dans le cadre de la promotion de la destination, un évènement a été créé. Il s’agit de la « Semaine des pirates », des corsaires dont la première édition s’est tenue au mois de décembre de l’an dernier. Par ailleurs, l’aéroport a été réhabilité afin d’améliorer l’accueil des touristes.

La piste fut améliorée en 2007. Il a souligné que le nombre de touristes a nettement évolué, passé de 5000 en 2004, à 7000 en 2006 et à 12 000 en 2007.

    • Fort-Dauphin : 24 sites touristiques

Fort-Dauphin figure aussi parmi les destinations privilégiées de Madagascar de par ses 24 sites touristiques dont la réserve de Mahampoana et le Lac de Vinanibe. Cependant, au cours des deux dernières années, elle n’a plus été programmée à cause de l’inexistence des infrastructures d’accueil. Des hôtels étant occupés par des cadres du projet Qit Madagascar Minerals. En ce moment, certains d’entre eux ont été libérés. Ainsi, le site peut accueuillir de nouveaux visiteurs. Avec l’ouverture prochaine de l’hôtel Colbert, 450 chambres seront disponibles. Pour sa part, le nombre de touristes a augmenté de 20 000 en 2005 à 25 000 en 2007. L’objectif est d’atteindre 50 000 en 2012. Le vol direct reliant l’île à Johannesburg et la Réunion constitue un atout pour la destination.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 20 mars 2008

ECONOMIE - Concurrence : les vols sociaux gênent la compagnie nationale

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:08

Air Madagascar exploite actuellement une quarantaine de destinations dont 25 lignes subventionnées par l’État.
Les vols sociaux constituent, en fait, un véritable boulet pour la compagnie natonale. «C’est un handicap pour la compétitivité de la compagnie», confie Olivier Rakotovazaha, ancien ministre des transports. Ils ne sont pas rentables et mobilisent les avions devant exploiter d’autres lignes.
En plus, l’État qui assure la subvention de ces vols, n’est pas toujours régulier dans le paiement.
Avec les vols sociaux derrière elle, Air Madagascar ne peut plus entrer en compétition convenablement avec les autres compagnies à vocation essentiellement commerciale. Elle effectue chaque semaine 18 vols long-courrier, 58 vols régionaux et plus de 200 vols intérieurs.
L’open sky résoudrait ce problème d’Air Madagascar. La décision des autorités malgaches d’ouvrir l’espace aérien du pays à la concurrence pourrait contribuer au désenclavement des régions reculées.
Monopole
De nouvelles compagnies peuvent exploiter les liaisons avec ces localités, éventuellement avec la contribution de l’Etat malgache. Il leur faudra seulement connaître et se plier aux réglementations de l’Aviation civile de Madagascar.
Air Madagascar détient encore le monopole absolu des liaisons intérieures. Quelques compagnies se sont lancées dans l’aventure avec plus ou moins de succès.
L’ouverture de l’espace aérien aux autres compagnies de transport se présente comme la seule issue de sortie pour désenclaver les régions desservies par les vols sociaux.
Lors de l’annonce de cette ouverture, les dirigeants d’Air Madagascar ont déjà sollicité les compagnies intéressées d’exploiter les lignes sociales. « Nous ne nous opposons pas à la concurrence, nous voudrions que les autres exploitent aussi les lignes qui ne rapportent pas », souhaite le président du conseil d’administration Heriniaina Razafimahefa.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3961 du 20-03-2008

ECONOMIE - Transport aérien : Boom de la desserte sur Madagascar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:06
La destination Madagascar enregistre une concurrence effrénée des compagnies aériennes. Cela s’explique par l’ouverture de l’espace aérien malgache.
Le ciel malgache connaît un certain engouement. Avec l’effectivité de l’open sky, plusieurs transporteurs aériens s’intéressent à la destination Madagascar. Outre Air Madagascar, plus d’une dizaine de compagnies étrangères opèrent en vol régulier vers la Grande île.
Dans la liste figurent Air France KLM, Corsairfly, Air Austral, Air Mauritius, Thai Air Ways, Comores Aviations, Air Italy, Blue Panorama et South Africa Airlink.
D’autres compagnies effectuent des vols à la demande, comme Aéromarine, Air Hôtel, Hazovato, HFF Travel Airways, Services et transports aériens, Sun and Sea, Madagascar flying service, Madagascar hélicoptère et Malagasy Airlines.
Performance
Cette frénésie s’explique surtout par le boom du tourisme. L’augmentation du nombre des visiteurs depuis quelques années justifie cet enthousisame des transporteurs.
Le tourisme enregistre en moyenne une hausse annuelle de 12 %. En 2004, le nombre de touristes recensés aux frontières s’élevait à 220 000, contre près de 350 000 en 2007.
La compagnie nationale a transporté près de 650 000 voyageurs en 2007 sur les réseaux domestique et international.
Les autres compagnies affichent une performance moindre, Air France KLM et Corsairfly étant les concurrentes directes d’Air Madagascar. En 2007, Corsairfly a transporté environ 40 000 passagers sur la ligne Antananarivo-Paris.
Dans un certain sens, le transport aérien ne constituera plus une entrave au développement du tourisme. “Désormais, les touristes trouveront toujours un avion pour les transporter”, prévoit Henri Roger, vice-président du Groupement des opérateurs touristiques de Madagascar (Go to Madagascar).
Aujourd’hui, le transport aérien apparaît comme un secteur à forte concurrence, justifiée par l’effervescence autour du tourisme. Ainsi, Air France KLM et Corsairfly augmenteront leurs fréquences de vol sur la France à partir du second semestre. Une compétitivité que la compagnie nationale ne peut pas suivre, pour le moment, faute d’avion.
 
Extrait l’Express  de Madagascar -   Edition n° 3961 du 20-03-2008

19 mars 2008

Editorial - Chemin de croix

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:00

Le prix du carburant décide de monter dans le train de la hausse. C’était hier au moment où personne ne s’y attendait. Voilà en tout cas une nouvelle qui confirme une fois de plus que le pouvoir d’achat traverse un véritable chemin de croix depuis le début de l’année. Les consommateurs subissent là l’énième coup de boutoir contre son maigre portefeuille en seulement trois mois. Les prix du riz, de la viande, de l’eau, de l’électricité, du charbon de bois, des transports, du billet d’avion sont déjà venus le crucifier sans ménagement. Toutefois, en dépit de ces multiples mises à mort, les Malgaches font de la résistance. Et narguent même les prestataires de service à l’origine de ces hausses en continuant de consommer frénétiquement. Cette belle leçon de choses ne s’explique outre mesure que par l’existence d’un « secteur informel » florissant et prospère.

Rapacité

Les Malgaches de ville comme de la campagne vivent généralement avec deux ou trois ressources différentes. Un journaliste peut être à la fois entrepreneur dans le bâtiment ou conseiller en communication dans un ministère ou taximan dans la nuit ou commerçant ou encore consultant ou enseignant ici et là. Pareillement pour un fonctionnaire, pour un policier, pour un employé du privé, un courtier d’assurances… La situation économique actuelle oblige les gens à joindre de cette manière les deux bouts de l’année et non plus du mois. En tout cas, si une affaire piétine ici, une autre peut marcher par là. Le système de compensation faisant le reste. C’est pourquoi, en dépit de la rapacité des prestataires de service dont la plupart sont à capitaux étrangers, les restaurants continueront de se faire remplir, les salles de cinéma d’être combles, les braderies de brasser des milliards, les boîtes de nuit de ne pas désemplir. Qui va l’emporter dans cette bataille entre la cupidité d’un côté et la débrouillardise de l’autre.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 19 mars 2008

18 mars 2008

ECONOMIE - Transport aérien : de nouveaux vols sur Paris en juin

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:34

La concurrence se durcit dans le transport aérien. Les autres compagnies augmentent leur capacité à un moment où Air Madagascar se trouve dans une mauvaise passe.
Air France et Corsairfly renforcent leur compétitivité sur le marché malgache. Les deux compagnies prévoient d’ajouter chacune une nouvelle fréquence sur la liaison Antananarivo-Paris à partir du mois de juin. Air France compte passer à cinq vols par semaine. De son côté, Corsairfly veut effectuer quatre liaisons hebdomadaires. Les concurrentes directes de la compagnie nationale, Air Madagascar, semblent déterminées à mettre les bouchées doubles pour conquérir le marché malgache. L’augmentation des fréquences traduit une volonté de s’accaparer de nouvelles parts sur le marché.
Prévisions dépassées
Malheureusement, la bonne santé du secteur tourisme et l’affluence des visiteurs ne favorisent pas la compagnie aérienne malgache. Le directeur des ventes marchés extérieurs de Corsairfly, David Parlange, est d’ailleurs confiant en l’avenir du tourisme à Madagascar. «C’est un secteur qui présente des croissances à deux chiffres depuis quelques années», avance-t-il. «Corsairfly vient de gagner des parts de marché sur Madagascar en 2007 et nous pensons garder la même croissance cette année», informe Franck Andriamihaja, directeur d’exploitation de Corsairfly à Madagascar. «Les vols sur Nosy-Be dépassent toutes les prévisions», poursuit-il.
Le nouveau positionnement des deux compagnies étrangères témoigne d’une certaine agressivité commerciale vis-à-vis de la compagnie locale. Air Madagascar n’est pas en position de force à cause de son problème d’avion. Handicapée par la fin du contrat de l’un de ses appareils sur le long courrier, elle subira de plein fouet cette concurrence. L’«open sky», ou l’ouverture de l’espace aérien, se retourne contre le transporteur national. D’un autre côté, la multiplication des fréquences sera bénéfique pour les passagers dans la mesure ou il y aura davantage de places offertes. Malgré la confiance affichée par les dirigeants d’Air Madagascar, la situation est loin d’être satisfaisante. De plus, le «code share» que Air Madagascar et Corsairfly viennent de signer n’est pas à l’avantage de la compagnie malgache.

Encadré
Reprise du «code share»

La reprise du «Code share» entre Air Madagascar et Air Mauritius est en discussion. Après la suppression de cet accord en octobre 2007, les dirigeants des deux compagnies ont émis le souhait de remettre le sujet au goût du jour. Des ébauches de la nouvelle convention ont été présentées aux Seychelles, la semaine dernière, lors de la réunion de la Commission de l’océan Indien.
Le «code-share», en français partage de code, est une pratique commerciale de plus en plus utilisée par les compagnies aériennes afin de mieux se positionner sur les marchés. Concrètement, cela veut dire qu’il y a un partage des dessertes entre deux compagnies pour une même liaison, avec des prix identiques.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3959 du 18-03-2008

17 mars 2008

ECONOMIE - Tourisme : Madagascar cible les Français

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:33

Madagascar est présent à la première édition du salon «Le Monde à Paris». Tous les professionnels du tourisme du monde entier ont rendez-vous à la Porte de Versailles pour la nouvelle version du Salon mondial du tourisme.
Il se déroule depuis le 13 mars et prend fin le 17 mars. Une dizaine d’opérateurs malgaches participent, actuellement, à cette manifestation pour promouvoir la destination Madagascar auprès des touristes et des prescripteurs de voyage français.
L’évènement est toujours source d’une quantité impressionnante d’informations pour la programmation des prochaines vacances d’été. Le salon réunira, pendant 5 jours, tous les acteurs du tourisme français et étranger, professionnels et grand public. Madagascar devra trouver un créneau de choix dans les quelque 2 000 exposants et plus de 300 destinations.
La tendance actuelle va plutôt vers l’écotourisme et le tourisme rural, des aspects que les opérateurs malgaches tentent de mettre en avant. A ce jour, la France reste le plus grand réservoir de touristes pour Madagascar. Plus de la moitié des visiteurs recensés en 2007 sont de nationalité française.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3958 du 17-03-2008
 

15 mars 2008

SOCIAL - Centres de santé : pénurie de médecins dans le Sud

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:28

La majorité des Centres de santé de base du sud de Madagascar sont privés de médecins. Le poste budgétaire correspondant a fait défaut l’année dernière.
Alarmant. 313 Centres de santé de base niveau II (CSB II) sont privés de médecins. Il sont concentrés dans le Sud de Madagascar. Les régions d’Androy, Atsimo Andrefana, Atsimo Atsinanana et Vatovavy Fitovinany ainsi que la région Melaky sont concernées par cette pénurie.
Selon les explications du directeur des resssources humaines (DRH) au ministère de tutelle, le docteur Marcellin Randriamanantena, la pénurie de médecins a commencé avec la crise de 2002. « La plupart des médecins ont demandé à quitter les lieux pour travailler dans la périphérie d’Antananarivo », précise-t-il. C’est pourquoi, 1 500 médecins sans poste sont restés à Tanà depuis l’année dernière, d’après le ministère de la Santé, du planning familial et de la protection sociale.
Expérimentation
L’année dernière encore, l’abscence de poste budgétaire pour les médecins a aggravé la situation. S’y ajoute l’irrégularité du recrutement systématique de fonctionnaires qui doivent remplacer les retraités ou les décédés. En conséquence, les personnels de la santé ne suivent pas la croissance démographique du pays. En plus, nombre de praticiens refusent d’aller dans les zones enclavées. Or, la règle au sein de ce ministère veut que la première pratique d’un agent de l’état se déroule pendant quatre ans dans des zones écartées.
Le DRH du ministère s’attelle à combler la totalité de 1553 CSBII. Pour pallier la carence en médecins dans les CSBII, un projet pilote va être lancé à partir du mois de mars. Il s’agit d’encourager les demandeurs de poste à s’installer dans les campagnes.
L’expérimentation devrait commencer dans les régions de l’Androy, du Melaky et du Vakinakaratra. Le volet de ce projet pilote comporte entre autres un pack de logement tout meublé, alimenté en eau et électricité. Le médecin sera également doté de moyens de communication et de déplacement. Sans oublier l’équipement en matériels techniques pour le CSB où il va travailler.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3957 du 15-03-2008

ECONOMIE - Transport fluvial : gestion privatisée du canal des Pangalanes

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:25

L’Agence portuaire, maritime et fluviale (APMF) organisera le 25 mars une visite des ports fluviaux et du canal des Pangalanes. Cette visite entre dans le cadre de la privatisation de la gestion et de l’exploitation des infrastructures le long du canal.
Lancé en début d’année, l’appel à manifestations sur la gestion des installations du canal semble intéresser les opérateurs. « Le dépôt de dossier ne sera clôturé que le 11 avril mais les opérateurs sont plutôt intéressés », confie Jérôme Sambalis, directeur général de l’APMF.
Le canal des Pangalanes relie la ville de Toamasina à celle de Mananjary sur plus de 427 kilomètres de voie navigable. Il assure, mieux que les routes, la desserte des villes de cette partie Est de l’île. Le terminal du port fluvial de Manangareza à Toamasina, le port principal de Mananjary et les ports intermédiaires d’Ambila, Vatomandry, Mahanoro et Nosy Varika seront alors confiés à la gestion d’opérateurs privés.
Parmi les clauses de cette gestion privatisée, le repreneur aura à procéder à l’enlèvement des obstacles à la navigation, à l’entretien courant du canal ainsi qu’à la surveillance des profondeurs et des entrées des sites afin d’assurer la navigabilité permanente du canal.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3957 du 15-03-2008
 

ECONOMIE - Commerce : les investisseurs devenus plus confiants

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:23

Les risques commerciaux ont diminué à Madagascar. S’ils ont été évalués à plus de 4% entre 2001 et 2003, ils ont baissé et ne sont plus qu’à 2% actuellement. La baisse de ces risques traduit la confiance que peuvent accorder à Madagascar les investisseurs étrangers. Car les facteurs qui entraînent sa fluctuation sont la stabilité politique et économique du pays. Bien que Madagascar ne se situe pas au même rang que les îles sœurs telles que l’île Maurice et la Réunion sur ce taux, la distance n’est pas loin, selon Philippe Callier de la direction de la Production de la Bni. Ce qui est synonyme de la possibilité de la venue des investisseurs qui exigent une stabilité et à moindre mesure de l’ordre avant de venir. Il a également mentionné que la réglementation des changes a connu une évolution à Madagascar. L’on peut citer entre autres, les formalités de domiciliation bancaire allégées, la dispense du label Sgs ( Société générale de surveillance ) sur les factures commerciales, l’augmentation des pourcentages concernant les acomptes à l’importation, 50% pour les biens d’équipement et 30% pour les autres biens, et l’extension du délai de rapatriement à l’export de 90 à 180 jours.

Les principaux taux ont positivement évolué

Le taux de croissance a augmenté de 1,9 % si l’on compare 2007 à 2006. Autrement dit, de 4,7% à 6,30%. En ce qui concerne l’inflation, il a diminué de 2,6%, selon encore les données dont la source provient de la Banque Centrale de Madagascar (Bcm). De 10,8% à 8,2%. Et le taux directeur a baissé de 16% à 12%. Et le taux de bancarisation de la population en 2007 est de 3%. Le contexte actuel, selon encore la Bcm, mentionne que Madagascar est un pays qui se libéralise et qui se modernise. Le marché interbancaire de devise est en continu depuis 2004. Puis, les grands projets miniers tels que Dynatec, Sheritt et Qmm ont fait du bien au monde de l’économie. Outre l’amélioration du système de règlement des droits de douane via le réseau informatique TradeNet, il y a le développement de la démarche qualité ou la certification Iso de plusieurs entreprises, la modernisation, la rénovation.

Extrait Madagascar Tribune - samedi 15 mars 2008

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