2008 février
21 février 2008
20 février 2008
Culture - Année internationale des langues. Notre langue reflète notre identité et l’utiliser pour communiquer devrait aller de soi. Mais, ce n’est pas encore tout à fait le cas.
Donner toute son importance à la langue malgache !
« Le premier instrument du génie d’un peuple, c’est sa langue ». Cette citation de l’écrivain Stendhal a été mise en exergue par l’ambassadeur de France auprès des Nations Unies lors de la 96ème session plénière de l’assemblée générale de cette grande institution. Il présentait alors un projet de résolution sur le multilinguisme. « Le droit à l’usage de sa langue, la capacité à communiquer et donc à comprendre et se faire comprendre, la préservation d’un héritage souvent vieux de plusieurs siècles ou millénaire doivent bien être au cœur de la mission des Nations Unies », devait-il insister.
Partie prenante
Le texte devait être adopté par consensus et il proclamait l’année 2008, année internationale des langues. Madagascar, comme tous les autres pays du monde, est partie prenante dans cette résolution et les cercles pensants profitent de l’occasion pour donner toute son importance à cette belle langue malgache qui reflète notre identité. C’est à l’académie malgache, siège du savoir, qu’aura lieu le lancement officiel des manifestations entrant dans ce cadre.
«93% des Malgaches ne parlent que le malgache et ne communiquent qu’à travers cette langue ». Cette évidence ne se discute pas et Mme Juliette Ratsimandrava à raison la met en exergue pour souligner l’importance de cette langue dans la vie de tous les jours. Il s’agit maintenant d’en faire la langue officielle, comme le mentionne la Constitution. Le slogan adopté pour la célébration de cette année internationale des langues est « Teny malagasy, teny ibeazako, teny ahombiazako ».
Instrument de réussite
Deux volets y apparaissent : la langue malgache comme instrument de réussite, d’ouverture et d’épanouissement et la langue malgache, langue d’enseignement et outil de formation. Il ne s’agit bien évidemment pas de mettre à l’index les langues étrangères, le français et l’anglais étant des vecteurs de communication nécessaires avec l’extérieur. Mais priorité devrait être donnée à la langue malgache dans la recherche et l’enseignement. Les termes utilisés devraient avoir leurs équivalents dans la langue nationale. .
Les efforts à fournir sont de longue haleine, mais ils doivent être soutenus. Il faut un travail de conscientisation constant : encourager la production littéraire dans la langue nationale, sortir le plus grand nombre d’ouvrages d’enseignement et mettre en place une sorte de banque de termes de la langue malgache. Les médias sont l’un des acteurs privilégiés de cette stratégie. Les manifestations qui se dérouleront tout au long de cette année 2008 permettront de la mettre en lumière.
Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7459 du 20 février 2008
19 février 2008
Météorologie - ” Ivan ” devient ” Ilaifito “
L’alerte sur la possibilité de débordement de l’Ikopa est lancé, hier, par l’Autorité pour la Protection contre les Inondations de la Plaine d’Antananarivo (APIPA). Selon la dernière information, le débit d’eau à Telomita a été mesuré à 320m3 à la seconde.
Pour la rivière Ikopa, à l’échelle d’Anosizato, le niveau de l’Ikopa est de 2,88 m. La cote d’alerte de menace de danger de 3 m à cette station sera atteinte dans les prochaines 12 heures. A l’échelle de Bevomanga, le niveau de l’Ikopa est de 3,08 m. La cote d’alerte de menace de danger de 4 m à cette station la sera aussi.
Pour la rivière Sisaony, à l’échelle d’Ampitatafika, le niveau est de 3,29 m. Il a monté de 0,46 m en 2 heures et continuera à monter durant les prochaines 12 heures. Pour la rivière Mamba à l’échelle d’Ambohidroa, le niveau de l’eau est de 1,24 m. Il est stationnaire.
Dans son probable débordement, il n’y a rien à craindre pour la rive droite de l’Ikopa. Cela veut dire que le centre ville d’Antananarivo n’est pas menacé. Par contre, les habitations qui se trouvent à gauche de l’Ikopa se trouvent en danger. Les habitants de la zone basse de la plaine d’Antananarivo sont priés de prendre les mesures adéquates. Cette menace concerne par exemple les habitants d’Andohatapenaka, Bemasoandro, ou d’Anosimahavelona.
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Catastrophes naturelles : Des postes de commandement à mettre en place
Une nouvelle stratégie. Selon le Premier ministre Charles Rabemananjara, des postes de commandement ou PC sont à mettre en place au niveau de chaque Région pour faire face au passage des cyclones. Dirigé par le chef de Région, ce PC aura pour mission de faire le suivi des dégâts laissés par l’intempérie. Y sont membres, les forces de l’ordre, la collectivité décentralisée, les ministères concernés, les forces vives locales en générale. En attendant, le secours pour les sinistrés s’organise. « Dès que le temps le permettra, des hélicoptères sont prêts à décoller pour un vol de reconnaissance. Des bateaux aussi seront mobilisés ». Les stocks de vivres sont déjà prépositionnés dans des magasins répartis à travers de nombreux districts.
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"Ivan Le Terrible" : Onze morts dans l’Est de l’île
Le cyclone "Ivan" n’est plus qu’une tempête tropicale, hier matin, où elle se trouvait dans le district de Miandrivazo, sur le fleuve de Bevoay. La tempête a provoqué pas mal de dégâts surtout sur l’île de Sainte Marie où le cyclone a frappé violemment avec des vents soufflant à plus de 230 km/h ; causant la mort de 9 personnes. Selon des informations locales, 90% des infrastructures seraient touchées et un hôtel se serait même effondré. A Toamasina, 100 familles ont été forcées d’évacuer leurs maisons, suite à la montée subite des eaux, et tous les habitants de la ville sont privés d’électricité. Autant dire qu’il n’y a aucune communication radiophonique ou par télévision. Le district de Fénérive Est déplore aussi deux morts et 271 sinistrés.
D’autre part, on déplore 480 sinistrés dans la commune d’Andasibe, district Moramanga (Région Alaotra Mangoro).
Selon les prévisions, "Ivan" se déplace vers l’Ouest à la vitesse moyenne de 15 km/h, les vents atteignent les 70 km/h en rafale près du centre. Le système devrait longer le fleuve de Bevoay et sortir en mer au cours de la journée d’aujourd’hui au niveau du district de Belo/Tsiribihina. Madagascar reste coupé du monde depuis hier, avec la suppression de tous les vols aériens.
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La sortie d’"Ivan" prévue aujourd’hui
Selon le service météorologique à Ampandrinomby, « Ivan » devrait sortir hier après-midi. Ce n’était pas pourtant le cas. A l’heure où nous avons écrit l’article, il a été localisé dans le district de Mahabo, Région de Menabe, à l’Ouest du pays. Le météore a été toujours sur terre. En se référant à sa trajectoire prévisionnelle, sa sortie en mer serait prévue aujourd’hui, probablement dans la Région de Menabe ou d’Atsimo-Andrefana.
Bien qu’« Ivan » demeure encore, il ne constitue plus un grand danger pour le pays. Le système s’est affaibli considérablement ces dernières heures. « Ses rafales de vent ne dépassent même pas les 40 km/h » , nous a dit un technicien d’ Ampandrianomby. Vu sa faible intensité, il s’est dégradé en simple dépression.
Les masses nuageuses qui l’accompagnent restent pourtant menaçantes. Elles provoquent des pluies dans la plus grande partie de l’île. Les avis d’alerte lancés à l’encontre des ex-province d’Antananarivo, de Mahajanga, des districts de Melaky, de Menabe, d’Atsimo Andrefana restent donc toujours en vigueur.
Extrait Madagascar Tribune - mardi 19 février 2008
TRANSPORT - La RN2 endommagée
La Route nationale 2 reliant Antananarivo et Toamasina devient dangereuse. Avec la montée des eaux, de nombreuses rivières et cours d’eau sortent de leur lit. C’est le cas de la rivière Androngaronga, à 28 kilomètres de
Brickaville, en direction de Toamasina.
Elle est sortie de son lit est innonde la chaussée. Selon une source locale, la route a même été coupée pendant quelques temps, hier, à cause de la force du courant de l’eau.
« Certains véhicules, notamment les petites voitures, n’ont pas pu circuler », souligne le chef de district de Brickaville, Alain Rasolondrainibeny. Jusqu’à hier soir, il était encore très difficile d’obtenir des informations des grandes villes de l’est du pays. Le réseau téléphonique était perturbé voire coupé suite au passage du cyclone Ivan.
La prudence récommandée
Selon les informations obtenues auprès des coopératives de transport, des taxis-brousse à destination ou en provenance de Toamasina sont déjà partis hier.
« Nous craignons surtout les éboulements, très fréquents sur cet axe de la RN 2 », s’inquiète Tojo, un guichetier auprès d’une coopérative basée à Ambodivona.
Le ministère des Travaux publics recommande la prudence aux automobilistes. Selon les techniciens, la montée des eaux et les éboulements peuvent survenir à tout moment, même deux ou trois jours après le passage du cyclone.
L’année dernière, plusieurs véhicules, dont des taxis-brousse, ont été surpris par des éboulements
à Andasibe, faisant quelques blessés.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3935 du 19-02-2008
Economie - Trafics aériens. Le cyclone tropical Ivan a frappé fort. Les avions des compagnies aériennes ont été cloués au sol.
Des perturbations sur les programmes de vols des compagnies
Le trafic aérien du week-end a connu des perturbations suite au passage du cyclone tropical Ivan qui a frappé la partie est de Madagascar. Les compagnies aériennes travaillant à Madagascar ont en effet fait savoir que leurs programmes de vols allaient connaître des perturbations à cause de ces intempéries. Ces perturbations ont touché particulièrement les liaisons régionales et nationales.
Pour Air Madagascar, l’on apprend auprès du département communication qu’aucun vol long courrier n’a été concerné par une annulation ou quelconque perturbation. La preuve, notre source indique que le vol en provenance de Paris a atterri normalement à Ivato et que le vol Tana-Bangkok a été assuré. Par contre, le vol régional Md 190, Tana-Réunion a du être annulé. De même, beaucoup de liaisons nationales n’ont pas pu être effectuées dimanche dernier. C’est le cas des vols Md 322 reliant Tana à Nosy Be ; le Md 710 Tana-Fort Dauphin ; le Md 722 Tana-Toliary et bien sûr le vol Md 530 reliant Antananarivo et Ste Marie. Concernant les vols programmés hier lundi, l’on fait savoir chez Air Madagascar que les vols Md 534 Tana-Toamasina-Ste Marie-Tana ; 408 Tana-Marantsetra-Toamasina-Tana, le Md 741/741 de Tana-Morondrava-Toliary-Fort Dauphin-Toliary-Morondrava-Tana ont également été annulés tandis que le vol Md 422 devant reliant Tana à Toamasina puis Sambava a dû se passer de l’Aéroport d’Ambalamanasa. En somme, un vol régional et 7 vols nationaux ont été annulés chez Air Mad depuis dimanche. «Le retour à la normale des programmes de vols de la compagnie dépendra du temps qu’il fera dans le pays dans les jours qui suivent», devait-on assurer au sein de l’entreprise.
Du côté de Air France, une responsable a indiqué que la compagnie a tout juste reporté son vol du dimanche soir, censé relier Antananarivo à la capitale française et que les passagers allaient pouvoir embarquer hier soir. Il n’y a pas de problème pour Air France parce qu’il n’a pas de vol prévu le lundi, a-t-elle précisé et d’ajouter, le vol de ce mardi devrait se dérouler normalement. Pour CorsairFly, la situation est loin d’être alarmante puisque la compagnie n’a annulé aucun vol.
Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7458 du 19 février 2008
18 février 2008
Météorologie - Ivan, un hôte indésirable
Encore trois jours de supplices à supporter. A cause d’Ivan, un hôte indésirable mais bien présent. Et ce jusqu’à mercredi, si l’on en croit aux prévisions d’Ampasapito. Devenu depuis hier dépression tropicale, le phénomène se dégrade tout en semant sur son passage inondations, dégâts matériels et pertes en vie humaines. Il se fait précéder et accompagner de vents atteignant 105 km/h à 220 km/h partout où il se rend. Mais en 24h, tel un animal bléssé, il a perdu la moitié de sa force initiale. A l’heure du bouclage, Ivan tape sur la tête des habitants de Tsaratànana. Ce lundi, il devrait traverser les Hautes Terres centrales et les Régions adjacentes avant sa sortie en mer, prévue à Toliara demain ou après demain.
Tournée générale
Ivan se montre très généreux. Il déverse beaucoup de vents et énormément de pluies depuis samedi. La tournée générale se poursuit jusqu’en milieu de semaine. En conséquence, les crues des rivières montent, les rizières et les champs de culture sont inondés, les villes et les campagnes nagent carrément dans l’eau. De nombreux sinistrés sont signalés tandis que d’innombrables maisons, bâtiments publics et privés s’écroulent. Avec une superficie de 500 km, tout le pays subit les agressions d’Ivan sans pouvoir rien faire. Jouant avec les nerfs de tout le monde, il déambule pour ne pas dire il se déplace lentement, à une vitesse de 17 km/h. Le danger étant toujours bien réel, les avis d’alerte lancés à l’intention des districts concernés restent en vigueur. Les pêcheurs de toutes les côtes du pays ont reçu les consignes de rester à la maison en attendant qu’Ivan ne tire sa révérence.
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A Vavatenina, hier, à midi
Le cyclone tropical IVAN planait sur Ampasimbe, Fénérive-Est, hier matin, à 10 heures locales. A midi, il surplombait le district de Vavatenina, avec un vent de 135 km à l’heure. Selon les prévisions il continue son trajet sud, sud-ouest. Le bureau du district de Mandritsara a subi de graves dommages.
En quittant l’île Sainte-Marie, à 3 heures, dimanche, il a laissé beaucoup de dégâts matériels. Heureusement, il n’y a pas eu de sinistres humains. Le vent a soufflé avec une force de 180 km à l’heure, de 22 heures samedi jusqu’à 3 heures. Plusieurs toits se sont envolés, même celui de l’église. Les arbres ont été déracinés et il n’y plus rien à espérer des cultures. Avec la montée de la mer, un voilier au large de l’île a échoué, sans gravité sur la plage. Plus aucune communication n’atteint l’île, l’antenne FM a été détruite, et la station de la TVM ne marche plus.
Depuis samedi, la ville de Toamasina vit sous des coups de pluies incessantes et des rafales de vent. Des troncs d’arbres et des fils électriques jonchent de nombreuses routes qui sont dès lors coupées ; l’électricité n’existe plus depuis dimanche à 1 heure du matin. Les habitants ne peuvent plus avoir de nouvelles sur l’avancée du cyclone, puisque la RNM n’est plus entendue dans la ville de l’Est. Le quartier de Salazamay est sous les eaux. De sources locales nous informent : l’église Sainte Thérèse et le temple FJKM de Salazamay Toamasina sont déjà pleins de réfugiés.
Le pont flottant d’Antanambao n’est plus praticable avec la montée des eaux. Bien entendu, les pêcheurs de toute la côte Est sont appelés à ne plus quitter le rivage. Jusqu’à maintenant, les populations qui subissent le passage du cyclone IVAN ne peuvent même pas savoir ce qui leur advient, avec la communication qui est coupée. Pas d’électricité, pas de radio ni télévision. Une cellule de crise a été mise en place à Toamasina, actuellement.
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Pas de communication téléphonique
Les districts d’Ambatondrazaka, Amparafaravola, Andilamena, Tsaratanàna subissent fortement les effets des rafales de vent apportées par le cyclone. La population ne doit pas sortir de la maison et écouter les consignes par la radio, si la communication n’est pas coupée.
A Sainte Marie, la communication par Orange et Celtel est impossible, seul TELMA est disponible. Les routes sont inondées. A Fenoarivo Atsinanana, la maison du médecin-chef ainsi que l’EPP ont été endommagées,. Les cultures sont inondées, la communication par Orange est coupée. La route nationale n’est plus praticable. Le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) demande l’utilisation du BLU pour avoir plus de précisions afin d’acheminer les aides le plus rapidement possible.
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Ivan suspend les vols aériens
Madagascar est presque coupé du monde depuis hier. Notamment en matière de transports aériens. Tous les vols restent et demeurent suspendus à cause d’Ivan. Hier, les passagers à destination de Paris n’ont pu embarquer. Toutes compagnies confondues. L’aéroport étant balayé par des vents violents et arrosé par de trombes d’eaux empêchant les aéronefs d’atterrir et de décoller. De plus, le mauvais temps persistant au- dessus de l’île rétrécit la visibilité nécessaire à la navigation. Les autres conditions d’un bon vol n’étant pas réunies, les autorités aéroportuaires cèdent aux caprices d’Ivan et décident d’ajourner les vols sur l’ensemble de l’île. Les passagers semblent accepter la mesure dite préventive, même si les informations ne circulent pas bien sur le sujet.
Extrait Madagascar Tribune - lundi 18 février 2008
16 février 2008
Météo : Un nouveau cyclone s’annonce. Il fait planer de sérieuses menaces sur la partie orientale de l’île.
Ivan touchera terre ce dimanche entre Mananara-Avaratra et Toamasina
Ivan va droit sur le pays. « Ce cyclone tropical touchera sûrement terre ce dimanche. Son entrée se fera du côté de Mananara-Avaratra ou de Toamasina », avertissent les spécialistes de la météorologie à Ampasampito. Ce météore a été localisé, hier vers 15h, à 450 km à l’Est du Cap Masoala. Il s’approche à vive allure des côtes malgaches, puisqu’il arrive à parcourir 19km/h.
Menace
Ivan, qui s’accompagne de vents pouvant atteindre 165 km/h en rafales, affecte déjà la partie Nord-Est de Madagascar. « Le temps a commencé à se gâter depuis hier dans les régions d’Analanjirofo et de Sava », précisent les météorologues. D’ailleurs, un avis de menace a été lancé dans l’après-midi d’hier à l’endroit des districts d’Antalaha, de Maroantsetra, de Mananara-Avaratra, de Soanieran’Ivongo, de Sainte-Marie, de Fénérive-Est, de Vavatenina, de Toamasina I et II et de Brickaville. Les habitants de Sambava, d’Andapa, de Bealanana, de Mandritsara, de Befandriana Nord, d’Andilamena, d’Amparafaravola, d’Ambatondrazaka et de Moramanga sont sous avis d’avertissement.
Ravages
Ainsi, pas encore relevé des ravages occasionnés par Fame, le pays doit déjà affronter un autre système dépressionnaire. En effet, les autorités continuent toujours d’évaluer les dégâts de Fame qui, au dernier bilan, a fait 13 morts et plus de dix milliers de sinistrés. Si Fame a notamment frappé durement la partie Ouest de l’île, Ivan à son tour, va sévir d’abord sur la partie Est du pays. Apparemment, ce nouveau cyclone tropical causera autant de ravages que Fame. En tout cas, pour limiter les dégâts, la vigilance est de mise pour toute la population puisque Ivan va encore gagner en force dans les prochaines heures.
Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7456 du 16 février 2008
15 février 2008
Culturel - Exposition sur Dadagaby
La langue malgache a fait de Dadagaby un « homme »
Dans son costume vert sombre, Gabriel Rakotomavo dit Dadagaby arborait plutôt l’allure d’un sénateur heureux le jour du 14 février dernier. Le père du groupe « Voninavoko » a fait un véritable tour de force en accordant un nombre record d’interviews possible avec les journalistes présents à l’Espace Tahala Rarihasina.
Normal, tous les feux des projecteurs étaient braqués sur cet homme qualifié comme une « légende vivante du folklore malagache » par l’Unesco. Rappelons à cet effet que Madagascar est entré en pleine période linguistique cette année, comme partout dans le monde. Il y a l’exposition destinée à faire connaître l’arbre généalogique de l’artiste Dadagaby, ses œuvres littéraire et musicale, et surtout « Voninavoko », son groupe. Mais l’objectif serait notamment de valoriser la langue malgache par le « vakodrazana ». Le thème « Ny teny malagasy no nibeazako » de la journée d’hier tournaient autour de ses débuts (études avec une préparation au CESD), ses œuvres littéraires (karajia), l’artisanat du groupe Rary et Voninavoko, et enfin les produits culturels Dadagaby (VCD, le « Fampitaha », le « Marakely » ou l’Asampinga). L’ascendance Antemoro de Dadagaby lui a permis de condenser toutes les variantes du vakodrazana, pimentant particulièrement ainsi la musique folklorique des hautes terres centrales. D’ailleurs, ses textes ou ses chants sont dans tous les dialectes du pays. Ce n’est pas pour rien qu’il a tiré le nom du groupe, tiré à partir les fleurs d’une plante dite « Avoko ». Celle-ci pousse dans les campagnes et combinant les colorations rose, verte et violet (tenue de scène des Voninavoko).
Ce qui lui a valu les louanges de Narisoa Ravalitera, du président de l’Académie nationale ainsi que celles de la commission du Tahala Rarihasina dirigée par Madame Juliette Ratsimandrava. Cette branche « langue malagasy » au sein de l’Académie nationale de Tsimbazaza entend ainsi marquer l’ouverture de l’année de la langue le 21 février prochain. Enfin, ce sera au moins une excellente occasion pour que le ministère de la Culture et de la Jeunesse et Sports de se manifester pour montrer qu’il travaille…
Extrait Madagascar Tribune - vendredi 15 février 2008
14 février 2008
ECONOMIE - Les Sud-africains s’intéressent à Madagascar
Des opérateurs sud-africains sont actuellement à Madagascar. D’après les informations recueillies auprès de l’Economic development board of Madagascar (Edbm), il s’agit d’hommes d’affaires opérant dans les secteurs des infrastructures.
Les chemins de fer et le tourisme sont les principaux centres d’intérêt de cette délégation. La ligne Fianarantsoa Côte-est pourrait être un projet en vue pour les Sud-africains. Le contrat de Madarail sur cette ligne prendra fin dans quelques mois. D’un autre côté, la délégation devra visiter l’île Sakatia à Nosy-Be.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3930 du 14-02-2008
13 février 2008
ECONOMIE - Coopération : Les Pays-Bas aident le tourisme
Les Pays-Bas proposent leur aide et leur compétence aux opérateurs malgaches. Le tourisme pourra bénéficier de ce soutien.
Des formations en vue pour les managers d’hôtels et les serveurs. Le secteur tourisme pourrait bénéficier d’un appui technique de la part du Centre pour la promotion des exportations vers les marchés européens (CBI) des Pays-Bas.
« C’est un secteur qui présente des perspectives intéressantes pour le pays », déclare le professeur Rob van Eij Bergen du CBI, lors d’une rencontre avec la presse hier à Ampefiloha.
Une délégation de ce centre s’est trouvée à Madagascar pendant une semaine pour une mission d’évaluation. Des techniciens du CBI ont évalué la possibilité de démarrer un appui aux exportations.
« Nous pouvons délivrer des renforcements de capacités à l’endroit des managers d’établissements hôteliers, ou même pour les exécutants tels que les serveurs », confirme le professeur Rob van Eij Bergen.
Le tourisme se retrouve ainsi en tête de la liste des secteurs d’interventions du CBI à Madagascar. Cet appui fait suite aux contributions du centre.
L’Office national du tourisme de Madagascar bénéficie déja de formations de la part du CBI. Ce dernier a également soutenu la participation des opérateurs malgaches aux salons professionnels, notamment aux Pays-Bas.
Assistance
« Madagascar est un pays qui intéresse les touristes hollandais », commente Prega Ramsamy, chief executive officer de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), se présentant déja comme un interlocuteur du CBI.
Un accord de principe devra d’ailleurs se concrétiser pour servir d’ébauche à la coopération. D’une manière générale les objectifs des deux parties coincident sur plusieurs points.
« Le but consiste à développer et à améliorer les performances des secteurs porteurs et des opérateurs », explique de son côté, Eric Beantanana, directeur de la promotion et de la communication au sein de l’EDBM.
La promotion, la formation et l’assistance aux entreprises seront les principaux points d’interventions du CBI. D’autres secteurs jouiront aussi de ses compétences, à savoir l’exploitation des huiles essentielles, les ingrédients naturels, les fruits et légumes, l’artisanat et les produit bio.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3929 du 13-02-2008
