2008 février

29 février 2008

ECONOMIE - Investissement : un nouvel hôtel Ibis à Ankorondrano

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:03

Le groupe européen Accor a obtenu des facilitations fiscales de la part du gouvernement. La construction d’un hôtel trois étoiles Ibis, à Antananarivo, est en cours.
Les investisseurs dans les hôtels de luxe affluent. Les mesures de facilitation annoncées par le chef de l’Etat pour les hôtels de plus de trois étoiles, semblent intéresser les opérateurs. Selon le ministre des Eaux et forêts et du tourisme, Harison Randriarimanana, cinq projets, à l’heure actuelle, sont en attente d’éligibilité pour pouvoir bénéficier de ces mesures de facilitation.
Un autre projet du groupe européen Accor a déjà obtenu l’accord du gouvernement. Il sera construit à Ankorondrano avec l’enseigne «Ibis» et sera classé trois étoiles avec ses 150 chambres
«Des projets appartenant à d’autres grands groupes internationaux, comme le groupe Constance de Maurice, figurent parmi les demandes en attente», explique le ministre Harison Randriarimanana.
Trois étoiles au moins
Les facilitations accordées par l’Etat portent sur des incitations fiscales. Cette mesure est motivée par les besoins en infrastructures hôtelières en vue de la tenue du sommet de l’Union Africaine à Madagascar, en juillet 2009.
Le projet du groupe Accor, par exemple, a obtenu des exonérations de droits de douane pour l’importation des matériels nécessaires aux différents travaux et notamment pour les divers équipements et mobiliers.
Ces avantages sont donc accordés sous certaines conditions dont, entre autres, l’achèvement des travaux avant la tenue de ce sommet. Le nouvel établissement devra également être classé trois étoiles ou plus.
«La zone d’implantation ne se limite pas à Antananarivo. Certains des projets, en attente d’approbation, se trouvent dans les autres régions», souligne Harison Randriarimanana.
4000 personnes, dont 53 chefs d’Etat, sont attendues à Antananarivo lors de ce sommet de l’Union africaine. Le nombre des besoins en nouveaux établissements de luxe, n’est pas encore fixé.
En tout cas, seuls 22 hôtels, de trois étoiles et plus, avec 1000 chambres au total, sont recensés dans tout le pays, actuellement. La date de la tenue du sommet tombe en pleine haute saison touristique.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3944 du 29-02-2008 

 

28 février 2008

Economie - Destination Madagascar : plus d’un touriste sur deux est Français

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:04

Les Français sont les premiers voyageurs vers la Grande île. En 2007, 58 % des 344 000 touristes arrivés à Madagascar étaient des citoyens de l’Hexagone.
Le lien historique entre les deux pays explique cette préférence, mais il y a aussi la fréquence des vols ainsi que la langue. D’ailleurs, les Suisses, également francophones, arrivent en deuxième position avec 11 %, ensuite les Italiens avec 5 %, et les Allemands (3 %). Les 15 % restants appartiennent à diverses nationalités, notamment
américaine, espagnole et japonaise.
Côté activités, l’écotourisme représente le principal intérêt de ces touristes. Selon les chiffres du ministère du Tourisme, 55 % d’entre eux viennent pour découvrir la richesse de la nature malgache, 19 % pour profiter du soleil et de la plage, 15 % pour la découverte culturelle et 8 % pour le sport.
Le sud de l’Ile est la principale destination choisie. L’existence de plusieurs sites, notamment le parc de l’Isalo, sur cet axe en est l’explication principale, mais le soleil et les fameuses plages de l’Ifaty sont autant d’attractions à Toliara. Près de 20 % des visiteurs vont vers le nord, principalement à Nosy Be. Tandis que 19,3 % d’entre eux se dirigent à l’est.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3943 du 28-02-2008
 

Economie - Construction d’hôtels 3 étoiles : les opérateurs exonérés de taxes

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:01

Le Sommet de l’Union Africaine à Madagascar qui se tiendra à Madagascar au mois de juillet 2009 va rassembler plus d’une cinquantaine de Chefs d’Etat. Par ailleurs, la tenue de cet évènement va faire gonfler le nombre de visiteurs dans le pays. De plus, les nombreuses potentialités touristiques que recèlent le pays attirent de plus en plus les touristes, et ce, grâce aux campagnes de promotion réalisées dans différents pays dont la France et l’Italie. Face à cette affluence, la demande en infrastructures d’accueil s’avère importante. Ainsi, le gouvernement a-t-il décidé d’accorder des avantages pour les opérateurs qui projettent d’ériger des hôtels 3 étoiles, comportant 150 chambres et plus avant juin 2009.

Selon Eric Beatanana, Directeur de promotion et de communication auprès de l’Economic Development Board of Madagascar, ces derniers bénéficieront d’une exonération fiscale. Elle portera surtout sur les matériaux importés, nécessaires à la construction. Ce responsable a alors incité, hier lors d’une rencontre, les opérateurs de la Jeune Chambre Internationale à saisir ces opportunités et autres offertes dans ce secteur comme l’approvisionnement en produits alimentaires, le transport sur les circuits touristiques. Il a aussi souligné la nécessité de s’orienter vers les exportations. L’EDBM apporte des conseils et veillera à faciliter les contacts avec les organismes de financement.

Par ailleurs, le programme PEP Export de l’International Finance Corporation vise aussi à promouvoir les entreprises exportatrices. Les trois domaines d’intervention sont en effet, la facilitation de l’accès à l’information, le renforcement de capacité via les formations et enfin la promotion des exportations ou la commercialisation des produits malgaches par l’identification des marchés, et l’accompagnement des entreprises dans les transactions.

Extrait Madagascar tribune - jeudi 28 février 2008

27 février 2008

ONG, qui es-tu ?

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:04

Au moment où la mondialisation bat son plein, les Etats, en particulier du Sud, se désengagent de nombreuses activités. La vague de privatisation qui fait suite au mouvement de libéralisation a laissé certains secteurs ou domaines d’activités dans l’expectative. Parallèlement les ONG se sont multipliées pour « occuper le vide ». Cette offensive ou cette présence de plus en plus marquée des ONG porte-t-elle atteinte à l’image de l’Etat ?

Dans le cas de Madagascar, il fut un temps où la reconnaissance, ou la légalisation, des ONG a été suspendue. La raison est simple : l’Etat cherche à les comprendre et à leur donner plus de légitimité et de légalité. Il faut dire que leur statut n’est pas bien défini. Car beaucoup de leur dirigeant en ont fait des sources de revenus au lieu d’activités de redistribution philanthropiques. Une restructuration s’est avérée nécessaire.

Aujourd’hui, avec l’afflux des aides, programmes et projets de développement et la multiplicité des ONG de tous les horizons, le débat sur les ONG initié par le CEDS (voir article par ailleurs) est plus que d’actualité. Le cas du programme Sida qui, l’an dernier a fait monter le président Ravalomanana au créneau parce que la Banque mondiale a demandé plus d’informations quant à l’usage des fonds, laisse croire qu’il y a eu « mauvaise gouvernance » de l’aide. Apparemment, des ONG se seraient fait leur blé sur le programme de lutte contre le Sida. La restructuration des ONG est depuis quelque temps en cours.

Mais il y a aussi ONG et ONG. Les plus connues sont les ONG internationales ou qui ont des racines extérieures et qui souvent sont perçues comme des partenaires de l’Etat. Elles sont équipées des moyens d’action et bénéficient de l’appui de cet Etat. Elles ont des moyens logistiques et ressources énormes. Mais il y a les autres ; les petites qui évoluent pourtant dans les zones les plus reculées du pays, inaccessibles aux 4X4 et que seuls les piétons et l’hélicoptère peuvent atteindre. Celles-là sont trop souvent en conflit avec les autorités locales pour leur légitimité acquise auprès des populations bénéficiaires de leurs activités.

Quoi qu’il en soit, les ONG ne sont-elles pas en train de réduire les bénéficiaires de leurs activités en l’état d’assistés et de dépendants ? L’Etat doit-il céder une partie de ses fonctions régaliennes (santé, secours d’urgence) à ces ONG qui, parallèlement, construisent routes et lieux d’aisance publics ?

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 27 février 2008

ECONOMIE - Transport aérien : Accord entre Air Madagascar et Corsairfly

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:02

Air Madagascar signe un accord de partage de code avec Corsairfly. Une solution temporaire en attendant de remplacer le Boeing 767-300 en fin de contrat.
Corsairfly à la rescousse d’Air Madagascar. Christophe Leloup, directeur commercial de Corsairfly et Klaus Oschlies, directeur général d’Air Madagascar, signent un accord de partenariat visant officiellement à renforcer leur compétitivité commerciale.
Dans la pratique, les deux compagnies s’engagent à un partage de code dont le but est de pallier à l’insuffisance d’appareils au sein de la compagnie malgache. L’un des Boeing 767-300 utilisé par la compagnie nationale malgache pour les vols long courrier, devra quitter la flotte vers la fin du mois de mars pour cause de fin de contrat de location. Une cessation qui a mis la société dans une situation embarrassante.
Air Madagascar pourra alors, à partir du mois de mai, recourir au service d’un appareil de Corsairfly pour un vol supplémentaire vers la capitale française, la compagnie Corsairfly étant la seule compagnie à avoir un avion disponible pour cette saison. Le vol, prévu tous les mardis, effectuera durant le mois de mai, une escale à Marseille.
A partir du mois de juin, la liaison se fera directement entre Antananarivo et Paris. Selon les informations recueillies auprès de la compagnie, il s’agit seulement d’une solution temporaire. Air Madagascar continue de chercher un avion qui volera sous ses couleurs. Toutefois, Air Madagascar devra réorganiser ses plans de vol pour pouvoir assurer la liaison avec toutes les destinations.
Concurrence ardue
Les vols sur la ville italienne, Milan, subissent des bouleversements à cause de cette fin de contrat de l’un des Boeings. La liaison avec Milan est pour le moment suspendue en raison d’une basse saison très marquée. «La reprise se fera dès que le volume de trafic l’exigera», affirme une source auprès de la compagnie. Les autres vols long courrier restent opérationnels.
Air Madagascar maintient toujours son vol hebdomadaire sur Bangkok qui reste son seul point d’entrée en Asie.
Le secteur tourisme accueille plutôt favorablement la nouvelle. «C’est une bonne chose pour notre secteur du moment qu’il y a des sièges supplémentaires», se réjouit Henri Roger, vice-président stratégie du Groupement des opérateurs touristiques de Madagascar (GOTO Madagascar). «C’est une solution classique et intelligente dans une telle circonstance», commente-t-il.
«Corsairfly affiche, aujourd’hui, un bon rapport qualité/prix», révèle-t-il en espérant que le partenariat sera tout aussi bénéfique pour la compagnie nationale. La reprogrammation des vols de la compagnie ne joue pourtant pas en sa faveur, dans le contexte actuel. Avec le boom du secteur tourisme, les autres transporteurs annoncent une concurrence plus ardue.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3942 du 27-02-2008

26 février 2008

Economie - Région Atsinanana : le secteur touristique est appelé à jouer un rôle primordial en matière de développement économique

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:48

Le tourisme, une filière encore ouverte

La menace des nouveaux entrants dans le secteur tourisme dans la région Atsinanana est faible, compte tenu de la diversité et de l’immensité des patrimoines touristiques et culturels, le secteur tourisme de la région Atsinanana étant encore ouvert à d’autres opérateurs. C’est l’une des conclusions de l’étude de compétitivité des filières réalisées de l’Observatoire Malgache de l’Emploi et de la Formation professionnelle et entrepreneuriale (OMEF).

Vulgarisés

Les outils de l’OMEF, particulièrement des informations sur l’emploi et la formation, sont vulgarisés dernièrement au Grand Port pour la région Atsinanana. Cette région est parmi les trois premières destinations touristiques de Madagascar. D’entrée, une possibilité de réaliser une économie d’échelle est estimée croissante, vu le rendement et les activités assez avancées. La découverte de paysages, de cultures et de rites locaux, les vacances et l’écotourisme pour les étrangers, sont très satisfaisants, surtout  avec un accès facile aux sites, qui limite les dépenses. Seulement, l’insuffisance du personnel hôtelier qualifié est encore remarquée. Les normes ne sont pas suffisamment respectées et les infrastructures d’accueil sont encore insuffisantes. Enfin, le niveau de technologie utilisé est encore faible dans l’ensemble.

Protégé de la concurrence

Rares sont les hôtels dotés d’air conditionné et d’un accès à l’Internet. Ceux-ci sont surtout distingués dans les sites touristiques excentriques. Quoi qu’il en soit, les professionnels du tourisme ont assuré à eux seuls, toutes les activités liées directement ou indirectement au tourisme. Les performances doivent en tout cas être améliorées pour mieux rentabiliser cette forte potentialité touristique de la région Atsinanana. En ce qui concerne les touristes étrangers, les Français ont dominé avec 60% des visiteurs de Madagascar. Les Italiens ont formé le contingent le plus important suivant avec 12%, suivis des Américains (4,2%), des Suisses (2,9%), des Allemands (2,8%) et des Britanniques( 2,2%). Le tourisme apparaît comme protégé de la concurrence de substituts radicalement différents sur le marché international qui pourrait entraîner un basculement de la demande vers un autre produit. Seulement, il faudra diversifier les produits d’attraction au niveau des sites existants, renforcer opérationnellement les services de tourismes régionaux et améliorer la qualité des produits touristiques », avance l’étude de l’antenne de l’OMEF dans la région Atsinanana, avant de conclure que l’intensité de la rivalité entre les concurrents est faible, à cause du poids de la concurrence fort, des différenciations des produits fortes, du coût de changement des acheteurs fort, de la barrière à la sortie touristiques forte et des manœuvres stratégiques faibles.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7464 du 26 février 2008

ECONOMIE - SECTEUR HOTELIER : LES INFRASTRUCTURES DETRUITES A 80%

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:47

Le cyclone Ivan a gravement touché les villes et villages touristiques sur la côte est du pays. Des hôtels qui figurent parmi les fleurons du tourisme local et national sont endommagés.
Le tourisme en prend un sérieux coup dans le faritany de Toamasina. Après le passage du cyclone Ivan, tous les hôtels situés sur d’importants sites touristiques comme Foulpointe, Mahambo et Fénérive-est ont subi des dégâts matériels considérables. L’office régional du tourisme de Toamasina (ORTT) évalue à 80% la destruction. De nombreux établissements, fleurons du tourisme local et national, ont perdu la presque totalité de leurs bungalows.
«La forte vague qui a atteint deux mètres a tout ravagé sur son passage. Les constructions n’ont pu résister mais les hôteliers sont déjà à pied d’oeuvre pour la reconstruction. Ils lancent le défi de tout remettre en état pour les vacances de Pâques», déclare Ludovic Razafindramazana Chan, directeur éxécutif de l’ORTT.
A Foulpointe, à 60 kilomètres à l’est de Toamasina, de grands établissements hôteliers sont gravement touchés. Le Manda Beach hôtel par exemple, n’a plus qu’un seul bungalow intact sur la dizaine de bungalows haut de gamme dont il disposait. Même chose pour l’hôtel «Le gentil pêcheur», situé également à Foulpointe.
En difficulté
A Fénérive-est, à 70 kilomètres de Foulpointe, les deux grands hôtels de la ville, le «Girofle beach» et l’hôtel La Rushia sont touchés. Le «Girofle beach» est entièrement détruit. Par contre, «l’hotel La Rushia lors de notre passage à Fénérive-est disposait encore de quelques bungalows fonctionnels et continue d’accueillir des clients», précise Ludovic Razafindramazana Chan.
Le tourisme du faritany de Toamasina se trouve ainsi en difficulté. Après la période difficile causée par l’apparition de l’arbovirose en 2006, la saison touristique 2007 était celle de la reprise. Les opérateurs parlent d’un taux de remplissage de plus de 70% et les plages de Foulpointe ont retrouvé l’animation qu’on leur avait connu.
«Cet optimisme nous encourage à relever le défi d’être prêts à accueillir les visiteurs durant les vacances de Pâques», lance un des propriétaires des hôtels sinistrés. Du côté du ministère du Tourisme, aucune mesure exceptionnelle pour l’instant, n’a été prise pour aider à la reconstruction de ces hôtels. Selon le ministre Harison Randriarimanana, la plupart d’entre eux ont souscrit à une assurance en prévision de ce genre de sinistre. «En tout cas, la réflexion au sein de mon département n’est pas encore arrivée à ce stade», affirme-t-il.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3941 du 26-02-2008

25 février 2008

Société - Ivan : ce cyclone ravageur a laissé le pays dans un état chaotique. Sans parler du bilan humain, les cultures, l’élevage et les infrastructures paient un lourd tribut de son passage.

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:12

44 morts, plus de 210 000 sinistrés et plusieurs routes nationales coupées

Le bilan du passage du cyclone Ivan s’alourdit de jour en jour. La dernière situation communiquée hier par le BNGRC (Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes) fait état de 44 morts, 478 blessés, 17 personnes portées disparues,  210 852 sinistrés et 143 719 sans-abri. Ces pertes en vies humaines se sont notamment produites dans la région d’Alaotra Mangoro, en raison de la montée des eaux.

Insécurité alimentaire

Ivan a fortement affecté le grenier à riz du pays. Les 15 000 hectares, des quelque 20 000 hectares de rizières actuellement sous les eaux à travers la Grande Ile, y sont localisées. Les riziculteurs de la région craignent ainsi une perte sans précédent de la production de l’aliment de base à cause des inondations, ainsi que des ruptures de digue et des canaux d’irrigation.
Mais ce n’est pas seulement la production rizicole qui est mise à mal par Ivan. Les autres cultures sont également concernées. Plus de 46 690 champs se trouvent toujours sous les eaux jusqu’à présent. La situation risque d’empirer si les eaux ne se retirent pas au plus vite. Le pays est ainsi sous une sérieuse menace d’insécurité alimentaire dans les six prochains mois. La période de soudure de mars à avril est déjà très critique. Et celle de septembre à octobre est aussi incertaine.

Transbordements

Par ailleurs, les infrastructures, surtout routières, ont été sérieusement endommagées à cause d’Ivan. Plusieurs routes nationales sont coupées, rendant ainsi difficile l’approvisionnement dans certaines régions. C’est le cas, entre autres, dans le Menabe par où Ivan est sorti en mer le mardi 19 février dernier. La RN 35 est impraticable suite à la rupture du Canal de Dabara. Même topo sur la RN6. De Tana à Antsiranana, les passagers subissent trois transbordements notamment à Mahasolo, à Antanetilava et à Tsarahasina. En fait, les voies inaccessibles sont nombreuses tant dans le Nord que dans le Sud, à l’Est comme à l’Ouest. Ivan a provoqué d’énormes dégâts, non seulement sur les régions où il est passé, mais partout à travers le pays.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7463 du 25 février 2008

23 février 2008

Dépression tropicale - ” Hondo ” ne toucherait pas nos côtes

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:32

Danger écarté. « Hondo » bien qu’elle se déplace vers l’Ouest n’atteindrait pas les côtes Est et Sud Ouest du pays. Sa trajectoire prévisionnelle dévierait (Voir photo). Hier, il s’est trouvé à 1 000 km à l’Est de Toamasina. A cette distance, le système n’a aucun impact sur le temps qu’il fait à Madagascar. C’est plutôt l’Ile de la Réunion qui est dans l’œil du cyclone. « Hondo » est devenu faible. C’est une dépression tropicale. Ses rafales de vents sont à 55 km/h.

L’ex-cyclone « Ivan », lui aussi, n’est plus à craindre. Plus le temps passe, plus il s’éloigne de nos côtes. Hier, il était dans le Canal de Mozambique, à 200 km au Sud Ouest du Sud du pays.

Depuis le début de cette saison cyclonique, au mois de novembre 2007, 11 cyclones se sont formés dans le Sud Ouest du bassin de l’Océan Indien. 2 d’entre eux ont touché réellement le pays à savoir « Fame » et « Ivan ». Généralement, 4 cyclones passent chaque année dans l’Ile. Il restera encore 2. Leurs noms sont respectivement « Jokwe » et « Kamba ». Rappelons que la période cyclonique ne prendra fin qu’au mois d’avril.

Extrait Tribune Madagascar - samedi 23 février 2008

22 février 2008

Culturel - Année internationale des langues : Le Malgache, une richesse culturelle

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:50

La journée réservée pour l’ouverture officielle de l’année des langues s’est déroulée comme prévu hier à l’académie malagasy (Tsimbazaza). Il y avait même une pensée pour les sinistrés du cyclone Ivan dans l’introduction de Juliette Ratsimandrava, directeur général du centre et de l’office pour la promotion de la langue malagache.

Parmi les différentes interventions , considérons celle du ministre de la Culture et de la Jeunesse, Patrick Ramiaramanana. Ses propos à l’académie nationale de Tsimbazaza résument l’importance de notre langue dans le contexte du développement. « Il est très important pour tous les malgaches d’avoir leur propre langue. C’est un point qui nous rapproche des grandes puissances, c’est-à-dire à notre avantage. Il est déplorable que certains foyers doivent encore se communiquer avec une langue qui n’est pas la nôtre. Récemment, le vocabulaire (dictionnaire français-malagasy de l’académie) vient d’être mis sur le marché pour permettre le développement. De toute façon, le président Ravalomanana a fait de la langue malgache son cheval de bataille. Le pouvoir appuie toujours les efforts de l’académie malgache », a-t-il dit à cette occasion.

La place de l’académie

Si l’on a consacré deux journées pour notre langue en 1993, un mois en 2002, on lui accorde toute une année en ce moment, c’est dire l’intérêt qu’on y porte. Il y eût différentes manières pour marquer l’ouverture officielle de l’année des langues le 21 février dernier. La première partie fut consacrée à la visite de la salle d’exposition où les officiels, les académiciens, les artistes parmi lesquels figurent notamment d’illustres personnages comme Dadagaby, Tsilavina Ralaindimby ou Hemerson, et les membres de la presse ont été conviés à faire d’amples connaissances sur l’histoire de l’académie malagasy depuis sa fondation le 23 janvier 1902. Pour les détails, sachons qu’elle compte actuellement quelque 280 membres. Durant plus de cent années d’existence, le premier Malagache connu pour la diriger fut élu en 1958 avec Ralarosy Radaody Harinaivo. Vers 1973, Césaire Rabenoro qui est docteur en pharmacie et à la fois magistrat fut le second malagache désigné pour conduire l’académie malagasy.

Depuis lors, on assiste à l’extension sinon à l’enrichissement de ses champs activités dans son statut de centre de recherches (linguistique, scientifique, technique, etc…).

Enfin, les invités d’hier à l’académie ont eu le privilège de savoir plus sur les locutions adverbiales malagasy grâce aux démonstrations faites par quelque enseignants chercheurs à l’université de Toliary et d’Antananarivo…

Extrait Madagascar Tribune - vendredi 22 février 2008

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