MALAGASY CUP : LA COURSE
Le film documentaire sur la course Malagasy Cup (tam tam prod). Durée : 30:08 mn.
Vidéo Malagasy Cup 2007 sur Google Video.
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Le film documentaire sur la course Malagasy Cup (tam tam prod). Durée : 30:08 mn.
Vidéo Malagasy Cup 2007 sur Google Video.
A l’approche des cyclones, le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC) commence à stocker des vivres et des matériels dans les zones à risque. Ainsi, des vivres et des matériels nécessaires en cas de cyclones sont déjà acheminés dans les deux régions, à savoir, Menabe et Vatovavy-Fitovinany. Actuellement, 5 tonnes de riz blanc, 100 unités de seaux, 50 cartons de savon, une motopompe, un mégaphone, un générateur PM, 4 bassines de 60 litres et 120 bouteilles d’un litre sont arrivés à Morondava pour être distribués au cas où un cyclone se présenterait. Il n’y a pas de magasin de stockage à Morondava mais c’est la Région Menabe qui s’occupe du lieu pour conserver ces dons.
Nosy Varika dispose également de 5 tonnes de riz blanc, 50 tentes, 50 cartons de savon et 10 bassines de 60 litres. Le BNGRC va encore acheminer des vivres et matériels vers d’autres régions à risque. Ces provisions ne devraient pas être utilisées que lors des catastrophes naturelles. A noter que le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC) dispose aujourd’hui de 8 magasins de stockage dont 4 nouveaux à Sambava, Antalaha, Maroantsetra et Nosy Varika et 2 fraîchement réhabilités à Mahajanga et Toamasina.
Extrait Madagascar Tribune - samedi 5 janvier 2008
C’est confirmé, la vedette internationale Yannick Noah sera bel et bien à Madagascar au mois d’avril. Sa venue se situe non seulement sur le plan culturel, en tant que chanteur, mais aussi sur le plan sportif. Ainsi du 12 au 19 avril, un tournoi Master junior sera organisé par Teddy Andrianjafitrimo, un fervent acteur du développement du tennis malgache en France, et Pro Kintana.
Yannick Noah sera le parrain du tournoi, qui se jouera sur surface rapide au gymnase couvert de Mahamasina. Les participants seront les huit meilleurs juniors filles et garçons qui seront répartis en poules de quatre joueurs. Le coaching sera autorisé et le tournoi se fera sous la houlette d’un juge arbitre de la Fédération malgache de tennis.
La motivation sera très grande au niveau des participants puisque plusieurs lots sont à décrocher. Par exemple, des billets Antananarivo-Montpellier d’une valeur de 7 millions d’ariary, ou encore une tournée à Roland Garros et une semaine de stage de tennis à Montpellier.
Pour Yannick Noah, ce sera une occasion de faire connaissance avec le monde du tennis malgache et de rencontrer sa jeunesse. Cette star internationale est le fondateur de l’association « Fête le mur », créée en 1996, qui compte aujourd’hui 20 sites en France et deux en Belgique. Elle a une double vocation d’intégration sociale et d’insertion professionnelle. L’association offre la possibilité aux jeunes des quartiers défavorisés d’accéder à la pratique du tennis et permet aux plus motivés d’intégrer des clubs affiliés à la Fédération française de tennis. Elle forme également des «grand frères», jeunes sportifs de 20 à 25 ans issus des mêmes quartiers, leur permettant de passer le brevet d’initiateur de tennis premier degré, et les aide à trouver un emploi rémunéré dans le cadre d’accords avec des partenaires.
Le beau monde du tennis malgache attend impatiemment la venue du grand capitaine de l’équipe France et l’ancien vainqueur de Roland Garros en 1991, mais également roi de la « saga africa ».
Venu pour la première fois en 1976, pour un tournoi au court central de Mahamasina, Yannick Noah est la personnalité la plus aimée des Français en 2007 devant Zinedine Zidane, selon un sondage.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3895 du 04-01-2008
Je ne suis pas d’accord. Je sais (pour avoir discuté avec nombre d’entre eux) que, pour leur quiétude faite d’exotisme, beaucoup de Tananariviens pensent sincèrement qu’il faut éviter de contaminer le «pays profond» avec le confort qui a perverti les citadins. Cela suppose des routes éternellement défoncées et embourbées pour le fun de l’aventure, l’électricité chichement disponible quelques heures par jour pour mieux épouser le rythme de la nature, l’eau courante qui ne coule pas aussi couramment justement pour conjurer la luxure (je fais des vers, sans en avoir l’air…).
Le long de la RN2, voie principale de communication entre la Capitale et l’Océan Indien- une des rares routes nationales dont plusieurs kilomètres sont balisés suivant des normes que quarante ans de laisser-aller avaient failli nous faire oublier jusqu’au principe – Brickaville a au moins eu l’heur de plaire à Erick Manana : «Barikaville e, tanàna malaza !». Manifestement, Brickaville n’est pas aussi important puisqu’on peut y arriver tardivement avec l’obscurité totale pour seul accueil.
Nous sommes en 2008. Il y a de cela quelque quatorze ans déjà qu’un groupe avait lancé un tube fameux : «Ny jiro tsy mandeha, ny téléphone tapaka». À cette époque, mais comme maintenant d’ailleurs ce qui impose de conjuguer le passé au présent, nombre de régions de Madagascar sont «hors du périmètre» aussi bien de l’eau et de l’électricité de la Jirama que des réseaux des trois opérateurs de téléphonie mobile. Sur une route nationale, combien de fois ne me suis-je pas arrêté à la simple vue des trois pylônes concurrents faisant une parfaite triangulation autour d’un point censé être optimal et passer fiévreusement des appels en souffrance ?
Malgré la publicité annonçant le Backbone à Brickaville dès mai 2007, cette localité – qui constitue pourtant une étape-clé de la route de Tamatave – ignore encore Internet. «Ny Jiro tsy mandeha, Internet tsy misy». De quel développement voulons-nous parler à des populations oubliées ? Quelle mondialisation prétendons-nous leur expliquer alors que la simple décentralisation nous pose des obstacles jamais surmontés en quarante ans de république à Madagascar ? Quel débat démocratique sommes-nous supposés amener à un auditoire sevré de toute référence aux grands courants des HIP (comme on disait en cours de droit) : histoire des idées politiques ?
Je n’utilise les routes secondaires de nos grandes destinations estivales qu’en simple usager occasionnel. Pourtant, je suis régulièrement confronté à des contrariétés qui, répercutées dans un «Guide du Routard», feraient vite passer l’exotisme pour de l’archaïsme. Prenons l’exemple de ce pont oublié qui devrait relier Ambila-Lemaitso au reste du monde : au bout de cinq heures de bonne roule depuis Antananarivo, endurer sur vingt kilomètres une piste saisonnière jamais à bout de surprises pour finalement aboutir à la seule certitude du voyage, le bac antédiluvien d’Ambila. Ce qui a été fait pour le pont de Brickaville devrait permettre de désenclaver une destination qui ne serait plus uniquement estivale : permettre à la voiture et au train d’emprunter alternativement le même pont.
Mais, l’archaïsme est déjà ailleurs. Tandis que le Nobel de la Paix couronne l’écologie, les destinations emblématiques de la «route de Tamatave» – Périnet, Ambila, Manambato, Foulpointe – continuent de fonctionner à la «centrale thermique» tandis que Kyoto ou, plus récemment Bali, préconisent les énergies renouvelables : solaire, éolienne, et surtout hydraulique que les précipitations de la Côte Est rendent accessibles.
Je ne vais pas toute l’année en vacances. Par contre, les populations plongées dans le noir par le délestage ou l’absence de réseau, coupées d’a côté par une route et une météo capricieuses, oubliées du monde parce que hors d’Internet, y restent à demeure. Nos vues de l’esprit, nos planifications théoriques, nos caprices de touristes, sont déjà leur lot quotidien.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3894 du 03-01-2008
Josielle RANDRIAMANDRANTO et l’équipe de Jacaranda de Madagascar vous dédient ce poème de Jacques Salomé pour accueillir cette année 2008.
J’ai fait un rêve
J’ai rêvé
qu’il y aura un jour une éducation
au bien être,
au plaisir,
à la joyeuseté.
J’ai rêvé
qu’il sera possible de réduire le chaos intérieur
pour mieux cultiver l’abandon à la douceur
et à la tendresse
J’ai rêvé
qu’il sera possible d’apprendre aux enfants
et aux ex enfants que nous sommes
à ne pas garder les messages toxiques
déposés volontairement ou involontairement
par ceux qui nous accompagnent,
nous entourent
ou prétendent nous aimer.
J’ai rêvé
qu’on pourra réconcilier les deux pôles
qui nous tiraillent
entre liberté et équité
pour une meilleure reconnaissance
des différences et des semblances
qu’il y a chez tout être humain.
J’ai rêvé,
qu’on pourrait apprivoiser la découverte
chez chacun de la part de l’autre
qui nous paraît si insupportable.
J’ai rêvé
qu’on puisse entendre
la violence comme le langage du désespoir,
de l’impuissance et de l’injustice.
J’ai rêvé
qu’on puisse un jour
reconnaître que derrière toute peur il y a un désir
et qu’il est préférable de respecter ce désir
plutôt que d’entretenir une peur.
J’ai rêvé
qu’on puisse honorer et aimer
cette planète généreuse
qui nous a accueillis
Oui moi aussi j’ai rêvé.
Jacques Salomé.