2007 novembre

26 novembre 2007

Tourisme - Réouverture du canal des Pangalanes

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:04

Le secteur du tourisme reprend un nouveau souffle à Toamasina. Le trafic sur le canal des Pangalanes, un des principaux potentiels touristiques de cette région, vient de reprendre. Les travaux de dragages de certains points noirs sur une portion de 9 kilomètres qui ont empêché les pirogues à moteur et les vedettes de naviguer vient d’être terminés.
« Il s’agit de travaux d’urgence qui permettent d’abord au trafic sur le canal de reprendre de Toamasina jusqu’à Vatomandry. Mais l’opération se poursuivra pour que le trafic puisse continuer jusqu’à Mananjary en 2008 », explique Laporte Ravelonarivo, ministre des Transports, lors d’un voyage d’inspection sur le canal vendredi.
Les travaux de dragage comprennent la drague proprement dite des points ensablés, l’élagage des branches qui ont obstrué le passage sur le canal et l’enlèvement de jacinthes d’eau.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3865 du 26-11-2007

24 novembre 2007

ECONOMIE - Environnement des affaires : L’Etat facilite l’accès au foncier

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:19

Madagascar ouvre son économie aux investisseurs. Une volonté qui se traduit par la résolution des principaux obstacles dont l’accès aux titres fonciers.

Le problème foncier bientôt résolu pour les investisseurs. L’Economic Development Board of Madagascar (Edbm) entame aujourd’hui les discussions sur la mise en place d’une base de données foncière. «Le but de cette initiative est de pouvoir offrir aux opérateurs des propositions de terrains en vue de futurs investissements», explique Ranja Rakotomahanina, coordinateur en communication de l’Edbm.
La troisième réunion de cet organisme avec les représentants de tous les ministères concernés se tiendra la semaine prochaine. Il s’agit de pallier les lacunes en matière d’information sur la disponibilité foncière dans le pays.
Création d’entreprises
Les départements du tourisme, de l’environnement, de l’industrie ou encore des eaux et forêts sont concernés. «Des zones d’investissements seront installées pour chaque secteur», poursuit-il. Des zones d’investissements agricoles, industriels et touristiques seront délimitées et mises à la disposition des éventuels opérateurs.
Avec ces nouvelles structures, le problème foncier devra être résolu, du moins pour les nouveaux investisseurs. Les projets touristiques, les mines, l’industrie légère, l’agribusiness ou encore les technologies de l’information et de la télécommunication (Tic) sont les principaux points focaux des actions de promotions de l’Edbm.
Ce Board est aujourd’hui l’instrument de Madagascar dans la promotion des investissements. « C’est un One Stop Shop au niveau duquel tous les procédures sont entreprises », confie le responsable de communication en insistant sur le fait que les dossiers sur le visa, la création d’entreprise et même les fiches statistiques y sont déposés.
Les investissements directs étrangers (Ide) dépassent déjà les 100 millions Usd pour cette année, contre seulement 85 millions Usd en 2005. En terme de création d’entreprises, le nombre de nouvelles sociétés créées cette année dépasse déjà les objectifs. Les autorités visaient un millier d’entreprises.

Les investisseurs de Mahajanga sollicités
Les techniciens de l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) rencontrent les opérateurs économiques de la ville de Mahajanga, le lundi 27 novembre. La réunion qui est réalisée avec le groupement des petites et moyennes entreprises (Fivmpama) se tiendra à la Chambre de commerce de Mahajanga.
Selon les informations recueillies auprès de l’Edbm, il s’agit de présenter cette structure et de recueillir les attentes des opérateurs locaux. Les techniciens de cet organisme d’Etat menés par Prega Ramsamy, le Chief Executive Officer, rencontreront également les autorités locales. L’objectif est de dégager un plan d’action clair et simple pour les six mois à venir. Il est aujourd’hui impératif d’éliminer les obstacles qui gênent l’épanouissement des opérateurs déjà installés et qui freinent l’ardeur des nouveaux.
Dans ses attributions, l’Edbm se doit d’améliorer le climat des affaires, afin de promouvoir l’investissement privé et faciliter les démarches de l’entrepreneur. Il devra assurer la cohérence des plans d’action du public et ceux des opérateurs privés, en particulier en matière d’infrastructure, d’énergie, de l’environnement. Dans le cas de Mahajanga, la complémentarité des secteurs est évidente. Les ressources minières aideront le tissu de sous-traitant local à se développer.
Le tourisme donnera davantage de dynamisme à l’agri business et à l’artisanat. Enfin, l’infrastructure sera au service des secteurs prioritaires. Mahajanga devrait être en mesure d’exporter davantage, compte tenu de ses liens privilégié avec les îles voisines.

Extrait L’Express de Madagascar - 24-11-2007

23 novembre 2007

Sainte-Marie: les dernières baleines aperçues le 17 novembre dernier

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:48

Le passage des baleines à Sainte-Marie devient de plus en plus tôt et se termine de plus en plus tard.

En faisant un transfert par bateau de son hôtel le Soanambo à l’hôtel Masoandro Lodge, le vendredi 17 novembre 2007 vers 16 heures, Sophie DEVESA, gérante de Soanambo a vu une baleine et son baleineau dans le sud de l’île Sainte-Marie.
"C’est étonnant !", a déclaré à Moov, Mme DEVESA qui est tout de suite allée à la rencontre des deux mégaptères.
"On pense qu’elles arrivent des Seychelles", a ajouté la gérante de l’hôtel Soanambo.

Ces deux dernières mégaptères vont devoir ainsi revenir toutes seules vers les eaux froides de l’Antarctique pour se nourrir. En effet, l’eau chaude de l’Océan Indien ne sert à une mère baleine qu’à mettre au monde son petit baleineau et c’est dans l’eau froide de l’hémisphère Nord qu’elle se nourrit. Pour cette grande traversée, le baleineau doit être assez gras. Cette fois, les observateurs pensent que le petit observé auprès de sa mère est assez gras par rapport à la taille générale des baleineaux.
"C’est plus un baleineau, c’est déjà un immature. A la naissance, un baleineau mesure 4 à 5m et pèse entre 1 à 2 tonnes suivant la taille de la mère. Par contre, celui-ci était de grande taille", a précisé à Moov HenryBellon , membre de l’Association Megaptera.
Depuis près de trois ans, l’arrivée des baleines dans l’eau chaude de l’Océan Indien devient de plus en plus tôt et leur départ de plus en plus tard. Pour cette année, les premières baleines ont été aperçues à l’île Sainte-Marie le 01 juin 2007. En 2006, le 10 juin, et le 24 juin en 2005.
"Est-ce dû au réchauffement climatique ?" se demandent les observateurs.

En tout cas, les observateurs ont constaté que d’années en années, ‘il y plus de baleines qui passent dans la mer chaude de Sainte-Marie. Durant la période de passage des mégaptères, mai à septembre, les hôtels de Sainte-Marie sont pleins. En plus du passage, la tenue du festival Zagnaharibe qui cette année, n’a pas eu lieu. Les hôteliers espèrent que le festival figurera au programme des festivités culturelles et touristiques de l’île l’an prochain.

Source @DTS (Sicience et environnement)  - 22-11-2007

22 novembre 2007

ORGANISATION MONDIALE DU TOURISME : en Colombie du 22 au 29 novembre 2007

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:23

Le tourisme international en plein essor, malgré la flambée du pétrole

PARIS - Le tourisme international continue de croître à un rythme élevé, malgré la hausse des prix du pétrole et la crise des marchés financiers, estime le secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), Francesco Frangialli.

Q: L’OMT prévoit une croissance de 5,7% du tourisme international en 2007. Ce pronostic est-il compromis par l’envolée des prix du pétrole?

R: A ce stade, les prix élévés du pétrole ont été absorbés par le secteur sans conséquence majeure, de même que la crise de l’immobilier américain et les valses-hésitations des Bourses mondiales qui, pour l’instant, n’ont pas eu de répercussion sur le tourisme.

Mais peut-être les comportements vont-ils changer en atteignant 100 dollars le baril. Notre panel de 200 experts dans le monde est encore à peu près aussi optimiste qu’avant pour la fin de l’année, et un peu moins pour 2008.

Nous tablons sur une hausse de 5% pour 2008, c’est un petit ralentissement par rapport à ces trois dernières années, mais la tendance reste toujours au-dessus de la pente moyenne à long terme sur 30 ans, qui est autour de 4,1% de croissance annuelle. L’économie mondiale se porte très bien.

Q: Quels sont les risques qui pèsent à présent sur le tourisme mondial?

R: Depuis les attentats du 11 septembre, nous vivons dans un environnement très chahuté. Nous avons dû faire face au tsunami, et actuellement nous nous préparons à la possibilité d’une pandémie de grippe aviaire.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le problème n’est pas de savoir si cela va arriver mais à quelle date, surtout après la dernière mutation du virus, qui rapproche la possibilité de transmission à l’homme. Ce serait un désastre pour notre secteur, car la première réaction des gouvernements, c’est de fermer les frontières ou interdire l’accès à certaines zones.

Autre préoccupation, le réchauffement climatique, dont le tourisme est la fois victime et responsable, car il contribue pour environ 5% à l’émission des gaz à effet de serre.

Q: Pourquoi avez-vous choisi la Colombie, destination peu touristique, comme lieu d’accueil pour votre assemblée générale?

R: La Colombie, qui était en concurrence avec la République tchèque et la Malaisie, a fait une grande campagne. Le pays tente de se positionner sur la carte touristique du monde où il n’est pas encore vraiment présent, même s’il a attiré en 2006 plus d’un million de visiteurs étrangers. En accueillant notre assemblée, le président Alvaro Uribe souhaite transmettre le message que la Colombie est un pays stable où l’on peut se rendre en sécurité.

(©AFP / 21 novembre 2007 13h12)

21 novembre 2007

Afrique subsaharienne - Croissance économique soutenue

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:32

La croissance de l’Afrique subsaharienne s’accélère selon le rapport de la Banque mondiale sur les Indicateurs 2007 du développement. Le taux était passé de 5, 2% en 2004 à 5,4% en 2006. Les pays exportateurs de pétrole et de minerais ont connu une croissance plus rapide et plus soutenue grâce à la hausse des prix. En 2005, 60,5% du total des investissements étrangers dans les pays d’Afrique subsaharienne allaient aux pays pétroliers. La mise en œuvre des deux grands projets miniers à Madagascar, dont les projets d’exploitation du nickel Ambatovy et d’exploitation d’Ilménite à Fort-Dauphin, a permis d’atteindre une croissance de plus de 6%.

Plusieurs facteurs expliquent aussi la situation. L’inflation, les déficits budgétaires, les taux de change et les paiements de la dette extérieure sont mieux maîtrisés. Cette année, Madagascar a connu une stabilité monétaire, de plus, l’Ariary s’est apprécié face au dollar et à l’Euro.

Problèmes d’infrastructures

Par ailleurs, les économies sont plus ouvertes aux échanges commerciaux et à l’entreprise privée. Les exportations ont été alimentées par les filières non traditionnelles comme l’habillement au Lesotho, à Madagascar et à Maurice. Les exportations de fleurs coupées ont plus que doublé entre 2000 et 2005 pour le Kenya. La gouvernance est aussi en voie d’amélioration, avec plus de démocratie et davantage de lutte contre la corruption.

Certes, la croissance est là et pour la pérenniser, des efforts sont à soutenir dans plusieurs secteurs, notamment l’accès aux finances, aux infrastructures et aux compétences en vue d’accélérer la productivité et d’accroître l’investissement privé. En effet, les problèmes d’infrastructures rendent les industries africaines moins compétitives face à la concurrence indienne et chinoise car le coût des transactions devient trop élevé.

La diversification des exportations demeure aussi un facteur incontournable surtout avec l’ouverture des marchés régionaux comme la SADC ou Communauté pour le développement de l’Afrique australe et le COMESA ou le marché commun pour l’Afrique orientale et australe.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 21 novembre 2007

20 novembre 2007

Tsimiroro : en attendant que le bouchon saute

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:33

La Plaine de Folakara est un passage obligé pour les « dahalo ». Les voleurs de zébus qui marchent de jour comme de nuit pour échapper aux forces de l’ordre ont donné son nom à Tsimiroro «là où on ne se couche jamais».

Ces vastes étendues herbeuses de l’Ouest de Madagascar ont connu régulièrement depuis le début du siècle dernier la fièvre de l’or noir. De nombreuses compagnies pétrolières se sont succédées, sans lendemain dans cette région pour extraire du pétrole. Vers le début des années 80, le Bemolanga a même connu un grand projet pour l’exploitation du schiste bitumineux que contient son sous-sol. Mais à cette époque, le prix de revient pour la production d’un baril était d’environ 50 dollars alors que le prix du baril sur le marché était de 18 à 20 dollars.

Le deuxième choc pétrolier est passé. Le pétrole de la plaine de Folakara a continué à dormir dans ses réserves jusqu’au jour où il y a trois ans de nouvelles prospections ont commencé.

En 2004, l’OMNIS (Office des Mines Nationales et des Industries Stratégiques) décide de s’intéresser de près aux gisements de Tsimiroro. Entre temps, le prix du brent n’a pas cessé de battre des records. L’Office des Mines Nationales et des Industries Stratégiques lance alors un appel d’offres pour l’exploitation du site. Madagascar Oil Ltd signe cette année-là un contrat de partage de production sur 6 blocs on-shore qui s’étendent sur 53.000km². La Compagnie s’organise et débute les travaux d’aménagement du bloc 3104 d’une superficie de 6600km². L’exploitation de l’huile lourde de Tsimiroro est en marche. Il faut d’abord réhabiliter la piste qui relie la future plate forme à Maintirano. Les 157km de cet axe sont confiés à une entreprise chinoise et à la Colas. La société française qui a aussi assuré le terrassement de l’emprise du chantier et la construction de la piste pour les avions.En juin dernier, l’accès au site est ouvert. Le transport des matériels commence. En Août, les machines d’extraction peuvent être installées. Depuis le pompage de l’huile lourde a pu commencer. Pour faciliter l’extraction, on utilise de la vapeur d’eau pour réchauffer l’huile lourde emprisonnée dans le sous-sol. Le procédé consiste à injecter de la vapeur d’eau dans les puits de forage avec un « steamer » pour rendre l’huile lourde plus visqueuse.

Des échantillons ont été extraits et envoyés à Huston au Texas pour être analysés. Fin août, quatre puits étaient déjà forés. L’huile lourde se trouve entre 150 et 300 mètres de profondeur. Une fois les essais de pompage effectués, les puits seront systématiquement bouchés avec du ciment thermique pour éviter les infiltrations qui risquent de détériorer la qualité de l’huile lourde. Quelques barils d’huile bitumineuse sont déjà sortis du puits de pétrole.

Une centaine de personne dont moins d’une vingtaine d’étrangers travaillent de jour comme de nuit sur le site de Tsimiroro depuis au moins deux ans. La vie s’organise au mieux sur le chantier. Une dizaine de tentes semi-circulaires sont alignées sur le côté gauche de l’allée principale et abritent les dortoirs. A proximité se trouve un chapiteau qui fait fonction de réfectoire pouvant contenir aisément une centaine de personnes. Juste à côté, un autre chapiteau sert de salle de réunion. Le bloc des bureaux lui est un peu à l’écart. Ces locaux renferment notamment les données relatives aux prélèvements. Le camp est également équipé d’une antenne. Le site n’est joignable que par voie satellitaire.

Tout est prêt pour la phase d’exploitation. Une perspective qui n’est jamais évoquée devant les visiteurs. Ici les informations sont confidentielles. Rien ne doit transpirer sur l’état des recherches et sur les développements futurs de l’exploitation. Ce qui n’empêche pas l’OMNIS de communiquer depuis la capitale sur le début imminent des pompages. Sur place on est plus prudent estimant que les 1000 barils jours sont peut-être exagérés, du moins pour le moment.

Cela dit, le chantier a déjà englouti une bonne partie des 60 millions de dollars de la première enveloppe des investissements. La rallonge devrait arriver rapidement à condition que des questions soient clarifiées sur la part de l’Etat dans le «deal», la destination finale du produit ou encore l’éventualité de la construction d’un port pétrolier et d’une raffinerie locale. Le compte à rebours de l’exploitation du champ pétrolier n’a jamais été aussi proche.

En attendant, la manne de l’or noir, le pétrole de Tsimiroro a déjà changé bien des choses dans cette région de l’Ouest profond de Madagascar. Alijaona Tiana, le Chef de la Région du Melaky, mesure dès maintenant les impacts positifs pour le développement régional.
«L’exploitation de ce gisement pétrolifère relance l’intérêt économique du Melaky. Notre région qui possède beaucoup de richesses qui n’attendent plus que des opérateurs économiques pour les valoriser. Le désenclavement qui a empêché le développement de la région depuis plusieurs décennies n’est plus aujourd’hui qu’un mauvais souvenir».

Mais plus concrètement, le Chef de Région note « déjà un changement dans le calendrier cultural de certains agriculteurs ». En effet, les semences de légumes qui sont rares dans la région font leur apparition dans le Melaky depuis l’installation de Madagascar Oil.

Lexiques:
Baril: unité de mesure des volumes de pétrole. 1 baril = 159 litres; 1 tonne = 7,3 barils. 1 baril/jour = 50 tonnes /an
Bitume: pétrole brut très lourd consistant en un mélange naturellement visqueux, principalement composé d’hydrocarbures plus lourds que le pentane, qui peut contenir des composés sulfurés et d’autres minéraux, et qui ne peut, en son état visqueux naturel être récupéré dans un puits à un tarif commercial.
Brent: nom d’un gisement de pétrole situé en mer du Nord. Par extension, c’est devenu le pétrole de référence en Europe – Méditerranée - Afrique.
Brut: il s’agit du pétrole extrait des gisements qui doit ensuite être raffiné. Les bruts les plus recherchés, et donc les plus légers (comme le Brent, l’arabian light saoudien, le West Texas Intermediate aux Etats-Unis).
Forage: ensemble des opérations qui consistent à pénétrer dans le sous-sol habituellement pour l’extraction de fluides tels que du gaz ou du pétrole.
Gisement: un réservoir souterrain naturel qui contient, ou semble contenir une accumulation d’huile ou de gaz.
Millions de barils/jour (Mb/j): la production d’un pays se mesure en millions de barils par jour. 1 million de barils/jour équivaut à 50 millions de tonnes/an.
Offshore: il s’agit de la production de pétrole en mer. Certains pays - comme la Norvège ou l’Angola - n’ont du pétrole qu’en offshore, par opposition à ceux dont la production se fait onshore.

Source : Enjeux Challenger N°09 - 3ème Trimetsre 2007

19 novembre 2007

Rencontres musicales. Un document pour une bonne politique culturelle

Enregistré dans : Manifestations — Josielle @ 12:44

Rideau sur le colloque « rencontres Sud-Nord ». Les débats ont été riches et fructueux.

« Ce n’est pas un colloque de plus, mais un véritable outil pour mettre en place une véritable politique culturelle ». C’est un Ricky très optimiste qui apporte ainsi son appréciation sur ces deux jours de débats qui ont permis d’aborder des questions de fond dans le domaine culturel.

Les rencontres « Sud-Nord » qui ont eu lieu au CGM ont donné lieu à des échanges fructueux entre des chercheurs universitaires, des chercheurs et des artistes ayant l’habitude des circuits musicaux internationaux. Comment valoriser la classe créative dans la société ? C’est une question qui méritait d’être posée. Les débats sont allés très loin et ont permis d’avancer des propositions permettant des avancées certaines dans ce domaine. Sur le plan pratique, la présence du directeur des douanes a permis d’interpeller les autorités sur le problème des taxes sur les produits culturels et de demander leur suppression. La non application des textes et des conventions internationales que Madagascar a signés et ratifiés a été également pointée du doigt. Les travaux de ce colloque vont aboutir à un ouvrage qui devrait être un document de référence.
« Madagascar n’a pas de politique culturelle comme la Corée du sud, la France ou de nombreux autres pays dans le monde. Cet ouvrage qui va sortir dans quelque temps devrait permettre de mettre en place cette politique culturelle et il sera présenté aux autorités malgaches. » continue Ricky.

Une dynamique va-t-elle vraiment être impulsée ? L’implication des participants à ce colloque est réelle et tous ont envie d’impulser un véritable mouvement et permettre à la culture malgache d’être un véritable moteur de développement.

Extrait Midi Madagasikara - 19-11-2007

17 novembre 2007

Rencontres musicales. Une nouvelle approche des relations entre le Nord et le Sud

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:00

C’est une grande première. Le Sud met en avant son rôle pivôt comme source d’attraction et d’inspiration.

Pourquoi les flux culturels sont-ils toujours à sens unique ? On considère depuis toujours que les villes européennes cosmopolites sont les principaux centres de créativité et attirent les artistes du sud. Le colloque Musiques de Madagascar : Rencontres Sud - Nord qui s’est ouvert vendredi matin au CGM se propose de remettre en question cette approche classique et compte bien attirer l’attention sur l’importance de la création dans les pays du sud.

Antananarivo est un exemple car c’est un nœud entre les déplacements des musiciens et des expressions culturelles, entre le sud et le sud, le sud et le nord et le nord et le sud. Pendant deux jours, cette rencontre qui voit la participation d’artistes malgaches habitant en Europe ou faiasant des tournées régulières à l’étranger, d’universitaires et d’acteurs culturels se propose d’explorer un large spectre de questions politiques, sociales, légales, économiques et environnementales.

Vendredi matin, la premier débat a porté sur les relations sud-nord et notamment le parcours d’artistes malgaches à Madagascar et en Europe.Quels sont les effets tant positifs que négatifs de la migration et de la mise en place de réseaux transnationaux sur la vie sociale et culturelle malgache ? Quels types de relations existent entre les musiciens et autres acteurs culturels à Madagascar, en Europe et dans d’autres pays africains ? Le président de séance et médiateur était Dama et les intervenants étaient Justin Vali, Edgard Ravahatra, Mfa Kera, Sammy et Donné Randriamanantena. L’après-midi, le thème débattu était Musique et société civile : collaborations entre artistes et ONG.

Quels types de liens se développent entre artistes et société civile ? Dans quelle mesure les artistes s’engagent-ils dans des questions sociales, culturelles, politiques ou environnementales concernant leur pays et à quels résultats peuvent-ils parvenir ? Existe-t-il de bonnes pratiques qui puissent être généralisées ? Vendredi soir, un grand concert réunissait tout le monde à l’auditorium de la TVM. Les débats reprendra ce matin au CGM.

Extrait Midi Madagasikara - 17-11-2007

16 novembre 2007

Saison cyclonique - Une simulation… pour de vrai

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:17

Les spécialistes de la météorologie ont annoncé la présence d’un cyclone tropical « Danz » au large de la côte Est malgache. Des préavis d’alerte ont été lancés pour les villes et communes concernées, avis de menace pour les unes, avis de danger pour les autres.

Avec le retour partiel du beau temps, les équipes de secours et de surveillance informent des dégâts provoqués, et les autorités régionales confirment. En fait, ce ne sera qu’une simulation en détail, organisée par le Bureau national de gestion des risques et catastrophes, avec ses partenaires, du dimanche 18 au vendredi 23 novembre. La côte Est de Madagascar a été choisie pour cet entraînement, puisqu’il s’agit d’un entraînement, parce qu’elle est touchée annuellement par les cyclones. « L’expérience de la dernière saison cyclonique a fait ressortir l’importance d’une bonne préparation afin d’optimiser l’efficacité des réponses et des premières interventions d’urgence lors d’un cataclysme naturel, » explique le premier responsable du projet. Le plus important étant de tester la fiabilité des informations décentralisées, à tous les niveaux, de la base aux responsables techniques et opérationnels sur le terrain. Mais aussi de vérifier l’interopérationnalité de tous les acteurs.

Extrait Madagascar Tribune - vendredi 16 novembre 2007

15 novembre 2007

TOURISME SEXUEL. Les attractions touristiques majeures de Madagascar sont confrontées au tourisme sexuel impliquant des enfants.

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:43

33% des touristes sexuels « occasionnels » sont des quadragénaires

Nosy Be est le plus visible, mais le problème est plus présent qu’on ne le croit dans de nombreuses autres villes de Madagascar. La problématique du tourisme sexuel mettant en cause des enfants implique, en effet, non seulement les touristes étrangers, mais également les nationaux qui constituent, en fait, la majorité des « vahiny »  (à associer avec le nom originaire de la localité) qui ont des relations sexuelles avec des enfants contre de l’argent ou autre rémunération en nature.

Ainsi, à titre d’exemple, un Malgache habitant Antananarivo qui part en vacances dans une autre région, et qui profite de son séjour pour avoir des relations sexuelles avec un mineur en échange d’une somme d’argent ou autre, sera un touriste sexuel au même titre que le « vazaha » qui se livrera aux mêmes activités sexuelles quelque part dans un lieu touristique malgache.

Inquiétant

Le tourisme sexuel est ainsi une réalité bel et bien présente à Madagascar et son développement est inquiétant, d’après la Plate-Forme de la Société Civile pour l’Enfance (PFSCE). En réunissant la presse, hier, la PFSCE dont plusieurs ONG oeuvrant dans le domaine de l’enfance (Groupe Développement, Terre des Hommes, Manaode, ATD Quart Monde…) a mis le doigt sur un problème longtemps resté tabou mais qui commence, cependant, à devenir une préoccupation sérieuse dans le pays.

Occasionnels 

Sur une échelle plus globale, des études menées sur le tourisme sexuel au niveau mondial, révèlent dans des analyses communiquées par la PFSCE, que les touristes sexuels « occasionnels » sont  les plus nombreux. Ces derniers passent à l’acte dans une situation spécifique et n’ont pas vraiment de préférences sexuelles pour les enfants. Ils n’organisent donc pas leur déplacement dans l’intention d’abuser d’un enfant. « Désinhibés, ils profitent des vacances ou d’un voyage d’affaires pour s’adonner à des relations sexuelles avec des enfants. Ce sont « monsieur et madame tout le monde » qui se laissent tenter et passent à l’acte. Ils sont majoritaires et 33% d’entre eux ont entre 40 et 50 ans. Ils viennent généralement des pays occidentaux, mais aussi du Japon, de la Corée, de l’île Maurice, de la Réunion, de l’Inde ou du Pakistan ».  Les touristes ayant une déviance sexuelle telle la pédophilie sont minoritaires. Pour certains d’entre eux, la pratique de leur déviance est ponctuelle tandis que d’autres fréquentent régulièrement les pays où ils peuvent facilement trouver des enfants.  

En pleine croissance

Madagascar, bien que peu touché par des trafics transnationaux, reste un lieu où la prostitution des enfants et leur exploitation sexuelle dans le tourisme sont en pleine croissance. « La quête du mariage avec un étranger est devenue dans les régions touristiques, la préoccupation principale des jeunes filles. Souvent peu informées et victimes d’un manque d’éducation, elles idéalisent l’étranger et leurs relations sexuelles dérivent progressivement vers une forme de prostitution », explique la PFSCE. Ici entre également en compte le rôle des parents qui, d’après les réalités constatées sur le terrain, « encouragent » leurs enfants à rechercher des relations sexuelles avec des touristes contre de l’argent. Pour toutes des catégories de personnes impliquées dans l’exploitation sexuelle des enfants dans le tourisme, des actions ont déjà été menées ou sont en cours d’étude en vue de leur prochaine concrétisation, par l’ONG Groupe Développement. Cellule d’écoute, centre d’accueil et de prise en charge des jeunes filles impliquées dans la prostitution, établissement d’une charte éthique pour des chauffeurs guides, etc… Au niveau national, l’Etat s’implique de plus en plus sérieusement dans l’éradication de cette forme d’exploitation des enfants. Tout récemment encore, le Président de la République a publiquement annoncé des mesures punissant sévèrement les touristes sexuels abusant des enfants malgaches.

Extrait Midi Madagasikara - Jeudi 15 novembre 2007

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