2007 septembre

29 septembre 2007

SOCIAL - Médecine traditionnelle

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:36
Code de déontologie pour les tradipraticiens
La promotion de la médecine traditionnelle est bien engagée dans l’île. Après la reconnaissance ministérielle, les tradipraticiens bénéficieront d’un code de déontologie.

Le métier de tradipraticien est désormais reconnu. Jean-Louis Robinson, ministre de la Santé, du planning familial et de la protection sociale a officialisé hier, lors de la célébration de la Journée africaine de la médecine traditionnelle au Tranompokon’olona Analakely, le décret gouvernemental reconaissant son exercice.
«La reconnaissance des tradipraticiens est le fruit des efforts entrepris depuis 2004. Mais le code de déontologie pour gérer ces guérisseurs doit s’ensuivre, souligne-t-il. Les tradipraticiens sont quasiment présents dans chaque fokontany. Leur effectif dans toute l’île n’est plus à minimiser et ils peuvent être des partenaires efficaces dans la promotion de la santé pour tous à Madagascar».
Décision appréciée
La majorité de la population, surtout dans les zones enclavées, ont recours à la médecine traditionnelle. Il faut souligner que Madagascar dispose de 12 000 plantes médicinales dont 6000 sont endémiques.
Les tradipraticiens ont attendu longtemps cette décision gouvernementale. «Cette étape nous place au même niveau que la médecine conventionnelle et moderne. C’est un cadre valorisant les pratiques thérapeutiques traditionnelles et les plantes médicinales», souligne Pasteur Désiré Ramarozatovo, président de l’ordre des tradipraticiens malgaches qui entend renforcer la lutte contre les fraudeurs. Une cérémonie digne de ce nom a été organisée pour les tradipraticiens venus nombreux pour célébrer leur promotion.

Extrait L’Express de Madagascar - Edition n° 3817 du 29-09-2007

L’Ong « Point du Jour »

Enregistré dans : PARENTHESES de vie — Josielle @ 10:30

Métamorphoser le village d’Anteza

Accès à l’eau, à l’éducation, aux soins pour la population de la commune d’Anteza de Manakara. Rendre cette commune rurale accessible. Ce sont les contributions de l’Ong
« Point du Jour » pour éradiquer la pauvreté. Hier, le président fondateur de cette Ong a tenu une conférence de presse au Radama Hôtel pour faire part des travaux exécutés dans cette commune ces trois derniers mois. Huit forages installés et la remise officielle de la pompe au maire dans un village de cette commune. A ceux-ci s’ajoutent la finition de trois écoles dans trois villages, le don des 6 machines à coudre pour les femmes, la distribution d’une vingtaine de vélos et la distribution des 5,5 tonnes de vêtements aux habitants. Et pour la santé, un octroi de lots de médicaments et d’équipements médicaux tels les fauteuils roulants, les tables d’accouchement et divers consommables ont été offerts, a t-on encore appris.Par ailleurs, ces trois derniers mois ont vu les 2 907 consultations effectuées par les éléments de la santé du ministère à Anteza, grâce encore à l’intervention de l’Ong. 36 élèves infirmiers, 2 sages femmes et 6 infirmiers ont assuré ces auscultations. On a également fait mention des 10 000 cahiers à octroyer prochainement. L’aménagement d’une piste de 15km, inutilisable en saison sèche et transformée en petit lac en saison de pluie est encore dans le stade d’une étude préliminaire à cause des procès administratifs. L’Ong envisage également de construire dans un futur proche un Centre de Santé de Base.

Extrait Madagascar Tribune - N° 5670 : Samedi 29 Septembre 2007

25 septembre 2007

Tourisme - Soatanàna 2007

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:42

Inauguration du circuit touristique de l’Isandra

Le « Isan-taona » (assemblée générale annuelle) du « Tobilehibe Soatanàna » affilié au FFPM (Fédération des Eglises Protestantes de Madagascar) s’est déroulé du 14 au 18 septembre 2007 sous le slogan : « Cherchez d’abord le Royaume et la Justice de Dieu » (Mat. 6 : 33). Le ministre Harison Randriarimanana a représenté le président de la République. Le sénateur Mananjara, et le secrétaire Général du FFPM ont été présents à Soatanàna, et ont honoré de leur présence la remise de décoration au Raiamandreny du «Tobilehibe Soatanàna», Dada Rajosoa promu au grade de Commandeur de l’Ordre national, effectué par le ministre.

Intellectuels et notables consacrés « Mpiandry »

    Environ 10000 pèlerins étaient venus à Soatanàna pour la circonstance. Six étudiants fraîchement sortis des séminaires théologiques luthériens avaient été ordonnés pasteurs. 70 nouveaux Mpiandry avaient reçu leur sacre le 17 septembre. On peut citer parmi eux, le Dr Ingénieur, Jean-Donné Rasolofonirina, Directeur Général du CNEAGR Nanisana et son épouse Irène Rasolofonirina, ancienne-Professeur à l’IMATEP, fonctionnaire de l’UNICEF. Le couple vient de la paroisse FJKM « Ambohijatovo Fitiavana » (Ivandry). Du côté du FLM Ambatovinaky, Monja Latimer, le fils de Latimer Rangers, a choisi le «Tobilehibe Soatanàna » comme terrain de prédilection en matière de « revival » et d’y recevoir le sacre.

Tourisme cultuel et culturel

Cette année, le Responsable de Communication et Relations publiques du « Tobilehibe Soatanàna » a inauguré le 14 septembre le produit touristique labellisé « La randonnée de montagne de Fiadanana Soatanàna » avec 120 personnes, pour la promotion du tourisme religieux de masse et du tourisme culturel dans l’Isandra. La création de ce circuit a reçu la bénédiction et l’encouragement des hauts responsables ministériels du Tourisme ainsi que de la Communication. M. Raveloson Claude Gaude, Directeur Interrégional du Tourisme (Fianarantsoa) a largement contribué à la réalisation et à la mise en place du produit en impliquant le Groupement Interprofessionnel Fianarois du Tourisme (GIFT) et l’office du Tourisme de Fianarantsoa et le Tsara-Guest House Hote» pour l’assistance au promoteur en vue de la promotion et l’amélioration de ce nouveau produit touristique.
    Les membres du pouvoir déconcentré de la Région Haute-Matsiatra, du nouveau District de l’Isandra et de la Commune Rurale de Soatanàna, tous présents au « Isan-taona », ont apprécié cette créativité dans la filière du Tourisme.

Extrait Madagascar Tribune - N° 5666 : Mardi 25 Septembre 2007

24 septembre 2007

SOS Village d’enfants - Toamasina

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Une rentrée solennelle au service de l’Enfance

Toutes les structures en fête! SOS Village d’Enfants de Toamasina regroupe, hormis le Village d’enfants Vontovorona Antananarivo, toutes les structures que compte l’association. Et la journée de vendredi dernier a été un moment de solennité et pour les responsables et pour les enfants.

    10 ans du Village
 L’année 2008, le Village de Toamasina aura 10 ans. Créé le 14 juillet 1998, il a aujourd’hui, en son sein, les cinq structures requises pour parfaire une éducation pleine et complète.
    Les maisons familiales, d’abord. D’ailleurs, ce fut la raison d’être de ce Village. Il avait l’objectif de recueillir les enfants orphelins de la 2ème Guerre Mondiale. Le Village de Toamasina compte maintenant 120 enfants en son sein, sous la direction d’Andrianalimanana Mamy.
    Ensuite, vient l’Ecole Primaire et Secondaire (EPS). les enfants bénéficient alors d’une éducation, comme tous leurs pairs. Ils au nombre de 180, pour cette année scolaire 2007/2008. Le Village se situe à Mangarano, un quartier assez populeux et où des familles nécessitent assistance. Le centre D’appui de jour (CAJ), dirigé par Arinala, est né. Les enfants sont accueillis au sein de l’EPS, les parents bénéficiant d’une éducation pour redresser autant que faire se peut, leur situation familiale. D’autres CAJ ont été érigés dans d’autres quartiers, comme Morarano, et Ankirihiry prochainement.
    180 enfants en bas âge, toujours du Village, s’épanouissent au sein de l’Ecole Maternelle et Préscolaire (EMP) sous les yeux attentifs de 14 mamans et tontons. Et enfin, le Centre Foot et le Service social et d’orientation professionnelle ou SISOP.

    L’APC en exercice
SOS Village d’Enfants poursuit, tout au long de l’année, le programme du gouvernement. Aussi, en ce qui concerne l’orientation des enfants, l’Approche par les Compétences (APC) porte ses fruits, au sein de l’association. Les « mamans », responsables premières des enfants au foyer, décident, après études et dans le cercle pédagogique et éducatif du Village, quand un enfant devrait plutôt bénéficier d’une formation professionnalisante. L’hôtellerie et la Mécanique automobile ont vu, cette année, la sortie de 10 adolescents qui peuvent déjà entrer dans le monde du travail. Un bachelier de cette année évoluera également dans l’éducation supérieure, tandis que deux du centre Foot ont été qualifiés dans l’équipe des Barea. Une sacrée solennité pour le Village de Toamasina.

Extrait Madagascar Tribune - N° 5665 : Lundi 24 Septembre 2007

22 septembre 2007

Tourisme - Nosy-Be au bord de la saturation

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L’ouverture de l’espace aérien a redynamisé le tourisme à Nosy-Be. La situation met en évidence la défaillance et la faiblesse de la capacité d’accueil.
Le tourisme aborde un autre aspect à Nosy-Be. Considérée comme l’une des destinations phares de Madagascar, l’île présente actuellement un phénomène de saturation en matière de capacité d’accueil.
« Les établissements hôteliers affichent un taux de remplissage très élevé », fait savoir Sanna Vicenzo, hôtelier et président du groupement des prestataires touristiques de Nosy-Be. « Il n’existe presque plus de basse saison pour l’île », affirme-t-il. La moyenne annuelle du taux de remplissage avoisine les 65-70 %. L’opérateur explique cette performance par l’ouverture de l’espace aérien malgache.

La liaison aérienne a fortement augmenté depuis l’effectivité de l’open sky. Cinq compagnies assurent aujourd’hui les vols internationaux sur Nosy-Be. La malgache Air Madagascar, les italiennes Air Italia et Blue Panorama, la réunionnaise Air Austral et la sud-africaine Air Link sont déja sur le marché. En novembre, Corsairfly rejoindra ces cinq pour une liaison au départ de la capitale française.
Projets hôteliers
Face à cette pléthore de propositions de vol, la capacité d’accueil de l’île n’arrive plus à suivre. « Les mille chambres disponibles ne pourront plus assurer l’hébergement des touristes d’ici peu », déplore Amady Georges, consultant.
Plusieurs projets hôteliers sont pourtant lancés à Nosy-Be. « Les neuf projets mis en chantier devront doubler la capacité d’accueil hôtelière de l’île et créer près de 1 500 emplois », souligne Sanna Vicenzo.

Extrait L’Express de Madagascar - Edition n° 3811 du 22-09-2007

20 septembre 2007

Substances appauvrissant la couche d’ozone

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:18

Importation interdite à compter de janvier 2008

« Protégeons la couche d’ozone, elle nous protège ». Tel est le message lancé par les Nations Unies pour sensibiliser à la protection de l’environnement, plus précisément de la couche d’ozone.
    L’idée principale étant d’éliminer totalement les chlorofluorocarbones (CFCs) et autres Substances Appauvrissant la couche d’ozone (SAO) entraînant des effets néfastes sur la santé humaine et leur environnement. D’après les dispositions du Protocole de Montréal, qui célèbre cette année son vingtième anniversaire, les pays en développement doivent éliminer progressivement la consommation des CFCs à 50% avant le 1er janvier 2005, à 85% avant janvier 2007 et à 100% avant le 1er janvier 2010.
  Satisfecit du PNUE

    En ce qui concerne Madagascar, en particulier, plus de 95% de la consommation des SAO ont été jusqu’ici éliminées. A ce titre, le pays a reçu le satisfecit du « Programme des Nations Unies pour l’Environnement» (PNUE). En effet, Madagascar s’est investi dans le domaine depuis 1996. Plus de 200 techniciens frigoristes ont été formés sur les bonnes pratiques en réfrigération car les appareils frigorifiques utilisent souvent des gaz pollueurs et destructeurs de la couche d’ozone.
    Au niveau des services douaniers donc ne seront acceptés que les produits comportant l’étiquette « SFC Free ». De ce fait, 60 douaniers ont été formés afin qu’ils puissent être en mesure de contrôler l’importation des CFCs et des équipements pouvant en contenir. Par ailleurs, des sites et réseaux de récupération, de recyclage et de stockage des CFCs sont mis en place à Antsiranana, à Tuléar et à Antananarivo, pour la préservation de la couche d’ozone.

Extrait Madagascar Tribune - N° 5662 : Jeudi 20 Septembre 2007

19 septembre 2007

BIODIVERSITÉ - 16.306 espèces en voie de disparition

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 8:44

Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens sont en péril. Quant à la flore, 70 % des espèces de plantes se portent mal. En fait, sur les 41.415 plantes et animaux de la planète, répertoriés par l’Union mondiale pour la nature (UICN), quelque 16.306 risquent de disparaître à jamais. C’est le nouvel état des lieux dressé dans la liste rouge des espèces menacées, publiée dernièrement. Par rapport à 2006, près de 188 nouvelles espèces sont ainsi rajoutées à cette liste de l’UICN.
Pour les espèces marines, les coraux, victimes du réchauffement climatique, figurent pour la première fois dans cet inventaire. Concernant la faune, les grands singes, décimés par le virus Ebola et le commerce de viande de brousse, sont les plus à craindre.
En tout, on estime entre 10 et 100 millions le nombre total d’espèces vivant sur la planète. Toutefois, on ne connaît aujourd’hui que près de 1,8 million d’entre elles. Les changements climatiques de ces dernières années sont parmi les causes de ces menaces sur les espèces végétales et animales. Cependant, ce déclin de la nature est, en grande partie, attribué aux actions de l’homme. Apparemment, il n’est pas aisé de trouver le juste milieu entre la survie de l’homme et la protection ainsi que la conservation de la nature.

Extrait Midi Madagascar - 19 septembre 2007

MÉTROPOLIS - Rétablissement du trafic ferroviaire à Tana

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 8:42

La constitution d’une « Banque des Villes » serait effective à Sydney, en 2008. Cette institution financière appuiera divers projets notamment malgaches.

« Le trafic ferroviaire sera rétabli dans la Capitale pour desservir les zones périphériques, et particulièrement pour rendre service aux employés des zones franches», annonce le PDS, Hery Rafalimanana, hier au Hilton Madagascar, au cours d’un point de presse sur le Métropolis.

« Il s’agit de rénover et de renforcer les matériels déjà existants. Ce qui est tout à différent du projet de construction de tramway à Tana », précise-t-il. Par ailleurs, l’idée de rajeunir le parc des véhicules du transport en commun dans la Ville des Mille, a été également évoquée lors de cette réunion des responsables des grandes agglomérations du monde.

En fait, ces projets entrent dans le cadre de la réorganisation du réseau de transport urbain pour faire face à l’explosion de la population citadine. «Pour l’instant, ce ne sont que des ébauches. Plus tard, il y aura encore des séances de travail avec toutes les entités concernées, notamment les transporteurs », souligne le PDS. Pour le financement de la concrétisation de ces projets, Hery Rafalimanana compte beaucoup sur la nouvelle « Banque des Villes », en gestation et qui sera opérationnelle en juin 2008. Antananarivo sera le premier candidat de l’Afrique pour bénéficier d’un fonds de cette institution financière. Et apparemment, la candidature de la Ville des Mille est déjà soutenue par les premiers responsables de Métropolis, notamment par son président, Jean Paul Huchon et le Directeur du prochain congrès à Sydney en 2008, Chris Johnson.   

Extrait Midi Madagascar - Mercredi 19 septembre 2007

18 septembre 2007

Tourisme régional

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:00

Un festival « Avy Litchi » pour la mi-novembre

Chaque année, à partir du mois de novembre, le litchi que d’aucuns baptisent « Roi des fruits tropicaux » au divin nectar, embrase tout le littoral centre-Est avec Toamasina et son grand port pour épicentre. Chaque campagne du litchi est pour cette contrée l’occasion d’une grande fête globale.
    Paradoxalement, pas grand-chose de spécifique n’a été jusqu’ici fait en l’honneur du fruit-roi hormis, peut-être, les dégustations et élection de miss initiées par l’association « Animation Marina ».
    Cette année, le secteur tourisme professionnel veut rendre grâce au litchi au moyen d’un festival baptisé « Avy litchi ». qui est en même temps une invite : « Venez tous, ensemble faisons honneur au litchi ! »
    Ce festival dans la ville de Toamasina ne concerne pas seulement les seuls citoyens de la Commune urbaine et les habitants de sa proche banlieue. Il s’adresse aussi à tous les habitants de la région et des régions voisines, ainsi que les gens de la capitale et les touristes internationaux. 
 Avec la Direction Interrégionale et l’Office du Tourisme qui est composé par des opérateurs regroupés dans le GITH (Groupement Interprofessionnel du Tourisme et de l’Hôtellerie) ainsi que d’associations et ONGs, le comité d’organisation a donné, vendredi dernier, une conférence de presse pour annoncer l’événement, fixé pour les 9,10 et 11 novembre 2007.
    Le savoir-faire des restaurateurs locaux sera mis en compétition, non seulement dans les spécialités modernes universelles, mais aussi et surtout pour la promotion de la gastronomie betsimisaraka. Dans le domaine culturel, sont programmés des concours de tresse traditionnelle (randrana betsimisaraka), de chants et danses folkloriques, de chansons de variété en plus de l’habituel concours de beauté féminine qui désignera la « miss litchi 2007 ».
    Dans le domaine de l’artisanat, les professionnels locaux seront invités à tenir des stands de vente exposition de leurs produits que les organisateurs souhaitent griffés « betsimisaraka ».  En matière d’animation sportive, un groupement d’association de jeunes a pris en charge l’organisation de tournois à base de foot à 7, de beach-volley, d’arts martiaux tels que les takwendo et judo. Par-dessus tout cela, la municipalité de Toamasina n’entend pas rater une si belle occasion de se rappeler au souvenir du monde. Elle entend montrer qu’elle sait accueillir les gens. Elle mobilisera à ceete fin les fokontany car l’affluence est espérée nombreuse.

Bref, il s’agit d’une opportunité pour redorer le blason de la ville longtemps demeurée en léthargie.

Extrait Madagascar Tribune - N° 5660 : Mardi 18 Septembre 2007

17 septembre 2007

L’Office régional du tourisme de Nosy be vise l’objectif “zéro basse saison”

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:30

Le tourisme est la mamelle de l’économie dans l’île de Nosy-be. Actuellement que le Pic entre en jeu pour le pousser. Il est toujours loisible de connaître la position des principaux intéressés, en l’occurrence les opérateurs du tourisme via la voix du directeur exécutif de l’Office régional du tourisme de l’île aux parfums, Michel Ramasy. Interview.

Comment se présente la géographie du tourisme à Nosy Be ?
Le tourisme à Nosy Be est au top de sa forme. Je prends en témoin la fréquence des avions atterrissant dans l’île. Elle monte à l’heure actuelle à deux touchers internationaux plus les vols quotidiens de la compagnie nationale Air Madagascar. Il faut y ajouter les touchers des croisières à travers les paquebots accostant dans l’île en cette saison 20007. IL arrive parfois que ces croisières passent leur week-end dans notre île.

Et la vie de l’institution dont vous présidez la destinée ?
Nous sommes actuellement une institution bien implantée dans le paysage économique de la sous région. Nous comptons près de 75 hôteliers et plus de 60 prestataires de services, sans compter les informels. Concernant cette dernière, ils sont plus de 150. Nos actions visent en particulier l’intégration des opérateurs touristiques qui se cachent encore derrière la voile de l’informel. Nos membres s’échelonnent entre le propriétaire de 3 à celui de 210 chambres.

Et la distribution de la clientèle visitant ?
A l’heure actuelle, ce sont les touristes italiens qui occupent le haut du pavé. Avec l’arrivée de 250 personnes par semaine, la clientèle italienne constitue le gros du contingent. Les efforts d’investissements de plusieurs opérateurs italiens dans le domaine, depuis quelques années, commencent à porter leurs fruits. Mais il s’agit aussi de l’écho de nos actions antérieures en direction du marché italien du tourisme via les foires de Milan et autres road shows touristiques en Italie.

Pour parler des italiens, il paraît que leur présence commence à soulever des vagues. Eclairez nos lanternes monsieur le directeur ?
A mon avis, il s’agit ni plus ni moins que d’une affaire d’affinités et d’habitude culturelle. D’ailleurs, à mon analyse strictement personnelle, la rapidité avec laquelle les petites vendeurs à la sauvette arrivent à maîtriser la langue de Dante milite fortement au bon voisinage entre Italiens et Nosybéens. De toutes les façons, le rythme de l’arrivée de nos touristes suit une courbe parfaitement quantifiable et prévisible tout au long de la saison. Si nos voisons Réunionnais nous visitent entre janvier et avril, ceux venant de l’Europe passent chez nous entre juin et décembre. De plus, la fréquence de plus en plus élevée de touristes sud-africains, la venue des Britanniques, Japonais voire des chinois est le signe que le secteur est en plein boom.

Qu’actuellement, le tourisme à Madagascar, en particulier à Nosy-be, ne doit plus vivre sous la règle de la basses saison en attendant la prochaine cargaison.

Quel est donc votre plan d’action pour y arriver définitivement ?
Nos opérations en concordance avec l’Office national tant au niveau régional, national qu’international sont maintenues. Et en plus, nous envisageons de renforcer nos liens avec nos réseaux actuels de foire tout en visant une extension vers la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la lointaine Chine. La Chine qui se présente actuellement comme un potentiel touristique immense avec ses 150 millions de touristes haute de gamme. Même une proportion de 100.000 de cette manne chinoise nous satisfera au plus haut point.

Et que dire de l’insécurité et des agacements nés du délestage sévissant dans l’île à l’heure actuelle ?
A propos de l’insécurité, je peux vous dire que des efforts louables et efficaces ont été menés. Ne serait-ce que l’installation du détachement marin dans le port de Hellville. Seul reste e cas du délestage. Et ce n’est même plus du simple délestage mais du manque chronique de puissance privant de larges pans des quartiers de la ville dans le noir ou en manque de courant sur une période pouvant dépasser la journée. C’est autant de charge qui tombe sur les épaules des opérateurs. C’est également une mauvaise image reflétée vers l’extérieur par les touristes touchant terre à Nosy-Be. Ceux-ci ne maquent pas de faire échos des nuisances causées par le fameux délestage durant leur séjours chez nous. Et l’effet a tout en loisir de faire boule de neige pour écorner l’image de marque du tourisme de nature à 5 étoiles de Madagascar.

Mis à part ces points noirs risquant de bloquer la marche en avant du tourisme nosybéen. Commente se présentent les perspectives du tourisme dans l’île ?
Je peux vous affirmer que les nuages s’estompent peu à peu. Rappelons-nous seulement que la compagnie aérienne Corsairfly prévoit d’ouvrir sa première ligne sur Nosy-Be dès fin octobre 2007. A cela s’ajoutent les fréquences bihebdomadaires de Blue Panorama et d’Air Italia. Cette évolution coïncide parfaitement avec notre objectif de faire participer les communautés locales au développement du tourisme. Elles sont doublement gagnantes car non seulement elles se font de l’argent mais aussi contribuent à la protection de l’environnement. Il ne faut pas oublier, en effet, et j’insiste, que notre principale richesse est notre nature à 5 étoiles.

Ainsi, face au nombre croissant d’opérateurs investissant dans l’extension de leurs activités, il faut avoir à l’oeil sur le volet protection de notre environnement. Ce qu’il faut éviter avant toute chose est la saturation touristique comme dans d’autres parties du monde. Il nous faut savoir gérer notre développement. Telle est peut-être la menace du tourisme sexuel ou de drogues dures, je pense.

Enfin que l’objectif de 75.000 visiteurs en 2008 contre 52.315 en 2006 ne soit pas un cauchemar. Cette présence de plus en plus conséquent doit être contrebalancée par la venue de touristes nationaux qui sont en train de venir, même très timidement.

Extrait Le Quotidien de Madagascar - 17 septembre 2007

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