2007 juillet

19 juillet 2007

Vakodrazana. Dadagaby, « trésor » de l’UNESCO

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:35

Bien droit, le regard profond, son éternel chapeau vissé sur la tête, Dadagaby observe attentivement les préparations de sa troupe « Voninavoko ».

Qualifié de figure emblématique de la musique malgache, Dadagaby est aujourd’hui un des « trésors humains vivants » de l’UNESCO. Une distinction amplement méritée et qui démontre la reconnaissance de la culture malgache. « Il maîtrise les valeurs de la culture malgache et a su les mettre en valeur au cours de  toutes   ces années », s’accordent à dire, Charles Maurin Pôty et Razafimamdimby Anselme.

Un vakodrazana resté intact
Aujourd’hui, avec ses 72 printemps, Dadagaby peut s’estimer fier de son parcours. « Efa ela nandihizana aho ka vizana », blague le danseur-chorégraphe et compositeur. Autant de casquettes qui prouvent l’enthousiasme et le talent de ce dernier. « J’ai commencé tout petit. Puis, j’ai intégré la troupe de Ravolana Fenomanana. En 1964, j’ai composé une chanson qui nous a permis de gagner durant les podiums de l’époque », raconte Dadagaby, avant de continuer, « Puis, j’ai voulu diriger une troupe de ballet. Finalement, j’ai dû me contenter de diriger Voninavoko. Mais j’ai quand même pu réaliser mon rêve avec cette dernière. » 
Une troupe qu’il fonda en 1970 et qui, depuis sa création, a fait le bonheur d’un public tous azimuts. Porte-fanion du vakodrazana, ses voyages l’ont emmené partout dans le monde, du Canada en Lybie en passant par le Nigeria. Et c’est cette valeur qu’il continue à défendre avec la 6ème génération de « Voninavoko ». « Les gens connaissent ce qu’est le vrai vakodrazana.

Ce n’est pas une musique métissée avec du soukouss ou de la musique sud-africaine. Il faut que notre musique reste intacte pour qu’elle puisse garder sa vraie valeur. De plus, le vakodrazana ne met pas en scène des déshabillés, il reste couvert. Les nombrils en l’air ne font pas partie de cette culture », prône Dadagaby avec ferveur. Il suffit de voir la troupe « Voninavoko » pour le comprendre. 

Extrait Midi Madagasikara - 19-07-2007 
 

18 juillet 2007

Sainte-Marie est en train de devenir une destination touristique de premier plan

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:16

Mince bande de terre tutoyant l’Est de Madagascar, l’île de Sainte-Marie a tout pour devenir une destination touristique de premier plan.

Entre ses plages de sable blanc, ses dédales de mangroves, son festival de baleines et surtout son hôtellerie haut de gamme, elle est désormais très prisée des tour-opérateurs. Pour les Saint-Mariens, le défi consiste maintenant à développer leur île sans lui faire perdre son âme.

Récupérer une partie de la clientèle mauricienne
Aujourd’hui, les derniers chiffres font état de soixante-sept hôtels, sans compter les chambres à louer chez l’habitant et surtout les projets de nouvelles installations qui s’accumulent sur le bureau du maire de Sainte-Marie, Désiré Tsivatou. Car plus que jamais, Sainte-Marie est en train de devenir une destination touristique de premier plan. L’objectif déclaré des hôteliers et de la compagnie Air Madagascar qui assure la liaison aérienne est de séduire une clientèle de plus en plus "haut de gamme" à l’image des hôtels de luxe qui s’y sont multipliés.
"A l’avenir, avec l’arrivée de charters sur Maurice, il s’agit pour nous de récupérer une partie de cette clientèle pour la faire venir à Madagascar", indique Nicolas Charlet, responsable d’Air Madagascar à la Réunion.
"Et pour cause, les groupes hôteliers et particuliers qui investissent ici se posent de plus en plus en concurrents directs de leurs homologues mauriciens, guettés par la saturation, en misant sur une qualité d’accueil équivalente pour une addition plus abordable. "

Nouveaux touristes
Essentiellement européenne jusqu’ici, la clientèle tentée par la destination Sainte-Marie se compose également de plus en plus de Sud-africains depuis l’ouverture d’une ligne directe entre Johannesburg et Antananarivo et dans une moindre mesure de Réunionnais.

Face à ces nouveaux touristes en attente de service haut de gamme, les hôteliers ont dû s’adapter.

Pression et préservation de l’environnement
Mais Sainte-Marie n’est pas Maurice et beaucoup pensent déjà qu’il serait très dommageable pour l’équilibre de l’île à court terme d’y favoriser un tourisme de masse au risque de générer de profondes transformations tant dans le paysage même de l’île qu’au sein de la société Saint-Marienne qui vit toujours dans une similaire pauvreté. Et le commencement pour sauvegarder l’intégrité de l’île est avant tout écologique.

Celle-ci possède en effet un véritable jardin tropical constitué par des forêts vierges concentrées sur un tiers de son territoire, essentiellement dans le centre de l’île et qui abritent une faune et une flore aussi riches qu’endémiques dont font partie certaines espèces de lémuriens et une orchidée unique au monde. La sauvegarde du patrimoine écologique de Sainte-Marie représente un véritable défi que l’île doit relever face au développement hôtelier qui a déjà commencé à changer les mentalités et les habitudes de vie au sein de la population.

En effet, malgré les mesures prises pour la préservation de cet environnement, le tourisme se développe tellement qu’il peut y avoir de risque sur l’environnement. La maire, Désiré Tsivatou, se veut plus rassurant, rappelant les efforts entrepris pour ne pas endommager la nature.
"Les gros bâtiments ne sont pas acceptés et les hôtels doivent respecter des critères stricts comme par exemple utiliser des matériaux locaux notamment les feuilles de ravinala pour les toitures pour se fondre dans le paysage", souligne-t-il.

Et effectivement, la majorité des structures hôtelières jouent le jeu mais la pression touristique pourrait bien avoir raison de ces principes.

Et comme l’indique lui-même le maire, "il n’y a pas encore assez d’hôtels, le développement doit se faire maintenant vers le Nord de l’île où il y a encore beaucoup de place". C’est aussi l’endroit le plus reculé de Sainte-Marie où les habitants, environ neuf mille, vivent encore de façon traditionnelle.

En attendant le développement complet de l’île avec les conséquences que cela implique, les voyageurs en quête d’exotisme et de tranquillité ont déjà un paradis qui les attend, et ce à peine deux heures d’avion de la Réunion.

Extrait Le Quotidien de Madagascar - 17-07-2007

17 juillet 2007

Découverte de Madagascar : Antsiranana et ses sites d’une beauté presque surnaturelle

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 8:55

Antsiranana regorge de richesses extraordinaires. La partie Nord de Madagascar attire autant de touristes que le Grand Sud. A la découverte de Madagascar vous emmène dans ce merveilleux endroit

 Les baies d’Antsiranana. Les plus belles baies du monde
La baie d’Antsiranana est considérée comme la plus belle du monde. Cette rade extraordinaire offre 156 km de côtes que partagent, en fait 4 baies: la baie des Français (Pain de Sucre ou Nosy Lonjo), le Cul-de-Sac gallois (La Saline), les baies des Cailloux blancs (île aux lépreux) et la baie du Tonnerre.

Considérée comme l’une des plus belles et plus grandes baies du monde, elle pousse d’ailleurs la similitude avec celle de Rio de Janeiro jusqu’à posséder un pain de sucre, cône d’origine karstique qui se dresse dans la mer. Elle est accessible particulièrement durant la saison chaude.

La passe qui permet de pénétrer dans celle-ci n’est large que de 600m ouvrant l’Océan Indien.

Les 3 baies
Il s’agit d’une succession de 3 baies sur la côte Est, situées sur l’Océan Indien.

La baie des Sakalava est formée d’une longue plage de sable blanc et de 2 petits îlots, accessibles à pied à marée basse, et qui abritent une riche faune de coquillages, de crabes, d’oursins, de nudibranches et d’autres particularités de la nature.
Régulièrement vantée, la baie des Sakalava est le lieu de prédilection des planchistes locaux qui évoluent sur de superbes vagues.

La baie des pigeons et la baie des dunes sont bordées de plages de sable blanc, accessibles à partir de la baie des Sakalava ou "Cap Min". Elles sont désertes, et offrent une belle vue sur la mer d’Emeraude.

La baie du Courrier
La baie du Courrier est le point de départ de nombreuses activités touristiques permettant la visite de petites îles aux alentours comme Nosy Hara, l’île aux chèvres, l’île aux Mouettes, sanctuaire d’une nature sauvage (tortues, sternes,…).

La mer d’Emeraude. Un aquarium naturel de rêve
Cet immense lagon de couleur émeraude se trouve juste après la petite passe en remontant vers le Nord. Peu profond, il permet aux visiteurs de voir un aquarium naturel de rêve où des poissons de toutes tailles, de toutes formes et de toutes couleurs, mais également des raies, viennent à leur rencontre.

Des petits îlots
En allant à la mer d’Emeraude, on peut également apprécier des petites îles vierges aux plages de sable blanc désertes. La mer d’Emeraude est en quelque sorte une vitrine de la richesse des fonds de mer de Madagascar.

La plage de Ramena. Une plage typique de mer corallienne
La plage de Ramena, à 19km de la ville d’Antsiranana, figure parmi les plus belles plages d’Antsiranana et attire également beaucoup de touristes, nationaux comme étrangers. Ramena est une plage typique de mer corallienne où la baignade ne présente aucun risque: ni requins, ni courant, ni vagues, car la baie n’a qu’une ouverture très étroite sur la haute mer. Les habitants d’Antsiranana ont bien sûr choisi cette plage comme lieu de farniente et ont bâti de nombreuses petites cases de week-end, de la base militaire d’Orangea jusqu’à la pointe de sable.

Ramena est le point de départ de nombreuses activités (ski nautique, plongée, sorties en mer,…).

Antsiranana. Les hôteliers souffrent du délestage
Le tourisme est en plein essor à Antsiranana. Pourtant, les hôteliers souffrent du délestage qui pèse lourdement sur leurs activités. En effet, malgré le délestage tournant, la coupure d’électricité dure encore des heures selon les hôteliers. Il arrive même que le courant soit coupé pendant plus de 12 heures.

Le délestage ne fait que gonfler le coût d’exploitation d’un hôtel. D’après un hôtelier, plus de 50% des aliments sont des légumes venant d’Antananarivo qui ont besoin d’être conservés. Les hôteliers sont donc contraints d’acheter des groupes électrogènes et du gas-oil pour les faire fonctionner.

La population et les hôteliers d’Antsiranana espèrent que, d’ici peu, le délestage prendra fin après la mise en place des nouveaux groupes électrogènes. Et ils souhaitent que ces travaux s’achèvent vite.

Extrait Le Quotidien de Madagascar - 13-07-2007

16 juillet 2007

Coutumes - Le Festival Mazavaloha valorise le zébu

Enregistré dans : Manifestations — Josielle @ 8:59

Du 26 au 29 juillet se déroulera à Tsiroanomandidy le Festival Mazavaloha, valorisant la tradition des zébus.
Le zébu, une richesse qui fait la renommée de la région Bongolava. Si Tsiroanomandidy est considéré comme l’un de plus grands marchés de boeufs à Madagascar, les contacts entre les différentes ethnies malgaches attirées par cette réputation, a certainement inclus une culture qui aurait dû faire la particularité de la région.
Ainsi, le Festival Mazavaloha qui se déroulera à Tsiroanomandidy du 26 au 29 juillet prochain, se donne pour ambition d’immortaliser ce qui peut valoir de culture et de ressources économiques dans l’élévage de zébus.
Diverses manifestations sont programmées à cet effet. Le 27 juillet, un grand “carnaval de zébus” parcourra toute la ville, où l’on verra défiler des zébus “élégamment” habillés ou encore des charrettes ornées de toutes formes de décoration.

Le savika à l’honneur
Le 28 et 29 juillet seront dédiés au savika, le “sport culturel” ou le “corrida malgache”, hérité des ancêtres.
Il alignera en compétition des “lutteurs” de trois régions réputées en la matière, à savoir le Bongolava, l’Imoron’i Mania et l’Itasy. Sans oublier les parties de kabary, l’art oratoire national, qui engagera aussi bien le sexe masculin que féminin. De même pour le purement sportif comme le football, et bien évidemment diverses animations musicales.
La culture au service de la jeunesse, mais aussi à celui du développement dans tous les aspects. Pour la région du Bongolava regroupant 26 communes, et à l’origine de la manifestation, le Festival Mazavaloha sera aussi une occasion de toutes les rencontres pour la dynamisation de tous les acteurs et secteurs de développement.

Extrait L’Express de Madagascar - Edition n° 3753 du 16-07-2007

13 juillet 2007

Rehabilitation du Palais de Manjakamiadana

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 8:57

Daniel Parron « le prince du Calembour » au Kamoula

Dans le cadre de la célébration de la fête nationale française, Daniel Parron, le célèbre chansonnier du caveau de la République à Paris va animer les soirées du 13 et du 14 juillet à la galerie Kamoula, avec la collaboration de Pizza Express afin de pouvoir apporter leur aide pour la réhabilitaion du Palais de Manjakamiadana.
    Pourl’occasion, « Pizza Express » a voulu faire d’une pierre deux coups.
    En effet, ce sera une occasion pour l’artiste français Daniel Parron de célébrer le 14 juillet avec ses compatriotes dans l’humour, tout en faisant preuve de patriotisme et en s’associant à la belle cause qu’est la reconstruction du Rova de Manjakamiadana.
    Grâce à ses représentations et en partenariat avec Pizza Express, Daniel Parron a voulu lancer un appel et rassembler la grande communauté française présente à Madagascar par une œuvre patriotique et ce, à travers leur contribution pour la reconstruction du Rova.
    En effet, au moins un tiers de la recette obtenue lors de ces représentations sera versé au compte du comité pour la reconstruction du Rova. La famille Kamoula, dont le patriarche a été un leader au sein de la communauté Aga Khan pendant des longues années, notamment à l’époque du Président Tsiranana, n’est pas à sa première oeuvre caritative à Madagascar.
    En 2005, l’opération Rova de Pizza Express a réuni une somme de 3.000.000 Ar, versée en totalité à la reconstruction du Palais.
La France et l’histoire de Madagascar
    L’Histoire nous a démontré que le Rova a toujours entretenu des liens étroits avec la France.
    Si Jean Laborde l’a construit en 1879, la Colas, une multinationale française est en train de le reconstruire actuellement. Aussi, la participation massive de la communauté française dans cet évènement est attendue.
    Pour le monde du spectacle, Daniel Parron n’est pas une figure inconnue. Il a déjà, à son actif, une bonne expérience de la scène puisque son parcours se constitue de festivals d’humour en théâtres audiovisuels, de premières parties de spectacles (notamment Sophie Darel, Pascal Bruner ou encore Popeck), en écriture de sketches pour des émissions télévisées (Série Maggie, avec Jean Roucas dans l’Europe N° 01), en participation aux Estivales de Valras-Plage….
    Daniel Parron, c’est l’actualité passée au peigne fin, un amoureux de la langue française, un gastronome des mots ! Il promet un spectacle tonique, satyrique, tendre et corrosif avec un cocktail d’exquis mots, qui ne laisse pas de glace…

Extrait Madagascar Tribune - N° 2605 : Vendredi 13 Juillet 2007

12 juillet 2007

Ong « Point du Jour » à Manakara

Enregistré dans : PARENTHESES de vie — Josielle @ 9:25

Mise en place de sept points d’eaux, une école et un Centre de santé

Installée depuis 2004 à Madagascar, l’Organisation non gouvernementale « Point du jour » poursuit ses actions humanitaires au profit de la population rurale, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Plusieurs actions relatives à l’adduction d’eau potable, l’éducation et la santé sont en cours dans la commune rurale d’Anteza, district de Manakara, comme l’a relaté le président de l’Ong, Emmanuel Bierne, hier, au cours d’une conférence de presse, au restaurant « Cosmopolite » à Ambatonakanga.
Ar. 37,5 millions pour 5 à 7 points d’eau
    Dans le secteur eau, « Point du Jour » a financé les études en partenariat avec la société « Bush Proof » sur l’adduction d’eau potable, pour un montant de 9.002.500 Ariary. Aussi, une enveloppe de 37,5 millions d’Ariary sera allouée par l’Ong pour mettre en place 5 à 7 points d’eaux. Les forages vont commencer vers la troisième semaine de ce mois.
Ar. 34 millions pour le secteur éducation…
    En ce qui concerne l’éducation, une école composée de trois nouvelles salles de classe, un puits, un lavoir et un bloc sanitaire d’un montant total d’Ar. 34 millions sera construite dans le but d’améliorer l’accès à l’éducation des élèves issus des familles nécessiteuses. Ces travaux sont financés par l’antenne « Point du Jour 74-Haute Savoie ». Le premier responsable de cette antenne, M. Jean Couty est à Madagascar depuis le 30 juin dernier, avec un container de 40 pieds contenant des matériels de 5,5 tonnes. Ces matériels comportent, entre autres, des vêtements, des machines à coudre, des livres, des vélos, des matériaux de construction, un véhicule 4×4. Toujours dans le domaine éducation, 4 élèves de l’Ecole normale supérieure de Cachan spécialisés dans les sources d’énergie sont actuellement à Manakara pour faire une étude sur la production d’énergie électrique en partenariat avec l’Ong « Point du jour ». Depuis le début de ce mois, 12 étudiants ingénieurs de Central Lyon sont également à Manakara pour la construction d’une école d’un montant de 25 millions d’Ariary, à travers l’association « Solidari’Terre » regroupant ces étudiants. Par ailleurs, « Point du Jour » va octroyer 10 000 cahiers pour cette année scolaire 2007-2008, dans le cadre de son action « Education des jeunes enfants, avenir du pays », en partenariat avec des opérateurs locaux et étrangers. Actuellement, huit élèves-infirmiers issus de l’Institut de Formation en soins infirmiers de Privas et de Marne La Vallée effectuent un stage de trois mois dans le site d’intervention de « Point du jour ». Ces élèves-infirmiers regroupent dans une association dénommée « Aid’A’Mada ».
Campagne de prévention des maladies courantes
    Selon Fabien Lanez, président de cette association, différentes actions sont prévues durant le séjour de ces élèves-infirmiers à Manakara, à savoir, une campagne de prévention sur les différentes maladies courantes, une campagne d’hygiène globale et d’hygiène bucco-dentaire, une campagne d’éducation sur le planning familial. Ces jeunes vont également participer aux soins de base. Ces jeunes seront encadrés par un médecin et travailleront en collaboration avec les responsables du centre de santé local. Notons que ces jeunes financent eux-mêmes leur voyage. Ils ont choisi pour faire leur stage en brousse.
Découvrir la culture malgache
    Selon Fabien Lanez, l’Aid’A’Mada a comme objectifs : faire découvrir la culture malgache en France par le biais des manifestations socio-culturelles, envoyer des étudiants français à Madagascar en collaboration avec le « Point du jour », et récolter des matériels et dons à transmettre cette Ong.
    Dans le cadre de leur visite à Manakara, ces élèves-infirmiers vont également contribuer à la construction d’une école à hauteur de 11.250.000 Ariary

Extrait Madagascar Tribune - N° 5602 : Mardi 10 Juillet 2007

11 juillet 2007

Le Festival des Baleines « Zagnaharibe » à Sainte-Marie

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:27

Une édition qui s’annonce plus « internationale »

Le Festival des Baleines 2007 se déroulera du 23 au 26 août prochain. Parvenus à la 6 ème édition, l’Association FEBIS et l’Agence PROGECOM considèrent que leur manifestation  est désormais mure pour amorcer l’étape supérieure: celle du développement de sa notoriété internationale.
    Sous l’initiative des natifs de l’île Sainte-marie qui se sont réunis dans l’ association FEBIS, « Zagnaharibe » a pour objectif de promouvoir les richesses culturelles, touristiques et environnementales de l’écrin touristique de l’Ile de Sainte Marie. Le Festival des Baleines draine à chaque nouvelle édition des visiteurs venant de tous les quatre coins du monde. Les retombées économiques de la manifestation sont appréciables à l’aune des travaux d’aménagement publics tel que celui de l’aéroport de Sainte-Marie ainsi que des investissements privés sur l’île et dans la région.

Promotion de la destination et de la culture 
    Comme l’île Sainte-marie est le fleuron de la destination touristique à Madagascar , tout comme Nosy-be, l’objectif de « Zagnaharibe » cette fois est de donner plus d’avantages à la population saint-marienne pour plus d’ouverture à l’internationale. FEBIS et Progecom, les initiateurs de projet vont faire de ce rendez-vous une manifestation culturelle et artistique qui accordera donc une place prépondérante aux valeurs traditionnelles, aux talents et aux couleurs locales, adaptés aux impératifs légitimes d’une manifestation de promotion internationale de l’écotourisme local.
    Ainsi la cérémonie du « Joro » sera remise au goût du jour et la signification sera pédagogiquement expliquée aux visiteurs afin pour que ces derniers fassent connaissance avec la culture malgache.
    D’autre part, il y aura la participation de groupes folkloriques locaux qui partageront la scène avec des artistes d’envergure nationale et internationale, invités spécialement pour l’occasion. Mais la liste de la programmation musicale n’a pas été encore dévoilée. D’ores et déjà, on annonce la présence de Mily Clément « Invité d’Honneur de Zagnaharibe 2007». il va ainsi inaugurer avec les baleines son come-back sur les scènes malgaches pour l’année. Et comme l’artiste possède plusieurs compositions en faveur de la protection de l’environnement, il a été choisi par la FEBIS et Progecom, en étroite collaboration avec l’Association Megaptra, menant des actions de sensibilisation pour la protection de ces superbes cétacés, pour rendre hommage à ces faunes a travers un titre composé spécialement pour l’occasion.

Extrait Madagascar Tribune - N° 5603 : Mercredi 11 Juillet 2007

10 juillet 2007

Valeur de l’identité culturelle malgache

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:52

La culture est-elle un blocage au développement ?

A part les faunes et flores qui font de Madagascar une destination touristique incontestable, il y a surtout cette originalité d’avoir 18 ethnies composant sa population. Une richesse dont seule la grande île peut en être fière.
    A chaque région ses us et coutumes
    Mais un problème se pose actuellement. C’est surtout au niveau de la compréhension de ses « cultures». Aucun écrit n’est disponible pour prouver leur véracité jusqu’à l’heure actuelle. C’est normal si la plupart des gens ne savent pas et ne comprennent pas du tout la valeur de cette « richesse nationale ».
    « Il est interdit de faire ses besoins près de ces sites sacrées ! ».
    Des écriteaux ou des consignes qu’on voit et qu’on entend presque dans plusieurs villes de Madagascar dès qu’on y met les pieds. 
 D’abord, il y a ses « fady » et « fomba », ou « manières » qui sont presque identiques pour chaque région de l’île. La grande question qui se pose est la suivante : d’où viennent-ils ? Des procédures que les gens respectent tant et qui restent une vraie balise dans leur vie quotidienne.
    Dans la plupart des cas, on fait face à des « rumeurs », voire à des messages qui se sont transmis de bouche à oreille et pris en compte par les générations qui se succèdent. Une situation qui est prouvé par le fait que même la nouvelle génération ne connaît pas la source de ces « fady », ce qui ne les empêche pas de rester très vigilant quant à sa valeur.
    A part cette source, il y a également la signification qui est souvent tiré à partir d’une histoire ou d’un fait qui s’est passé sur le lieu. « Il ne faut pas manger de porc avant d’aller en mer car l’océan n’aime pas le porc ». Et soudain, quand l’accident arrive, on ne peut qu’affirmer l’existence de ces interdictions alors que la personne n’a été au courant de rien.
    Des faits qui constituent des éléments et donnent plus d’ampleur à la valeur culturelle ou cultuelle, comme on veut.
    Tout ça pour dire que c’est normal si la plupart des gens ne comprennent pas ce que c’est, cette valeur de l’identité. Alors que c’est un élément majeur quand on parle de « culture », « patrimoine » ou encore « nation ».
    Tout est encore flou. Déjà, l’origine de la population malgache reste encore jusqu’alors un problématique qui n’est jamais au centre de discussion. A quoi bon chercher à protéger son identité si on ne connaît même pas son origine ? Quid de la population ?
A la recherche des « perdus »
    Dans la littérature malgache, les écrivains ont distingué plusieurs périodes tels « miforitra anaty », littéralement, « rester couver », ou encore « mitady ny very », qui est à la recherche des « perdus ».
    Jusqu’à maintenant, si l’on se réfère à ces différentes périodes, on se croraît encore à la recherche de quelque chose. Mais on se pose la question, « qu’est -ce qui est perdu ?».
    Seuls quelques ouvrages font l’objet d’un récit concernant la réalité de l’histoire de Madagascar à partir duquel on peut tirer quelques dates ainsi que des lieux historiques. Le pire, ces ouvrages sont écrits par des étrangers. Peut-être que ces étrangers connaissent mieux que nous ? Sinon, il y a les cours qu’on dispense à l’école (s’il en existe ?) mais aucun débat ouvert pour tout public n’a jamais été organisé afin de sensibiliser la population à voir de près leur identité ou de faire connaissance avec elle même. Ces derniers temps, on a eu un petit espoir de changement avec la tenue de plusieurs festivals ici et là.
    Une occasion d’entrer dans les détails concernant les régions mais on s’est déjà posé la question si ces manifestations ne sont juste que pour des fins pécuniaires. Sans parler de l’occasion qui se présente pour « vendre des fesses ». Car actuellement, Madagascar rime bien avec « sexes ». Quand on fait la promotion de Madagascar à l’étranger, on expose bien ses images de « corps bien formés ».
    Dans les clips, n’en parlons plus, on ne voit que ça. Alors que tous ces produits sont vendus à l’extérieur et reflètent l’image de la grande île.
    En tout, c’est normal si on dit que la culture est un blocage pour le développement car on ne sait même pas ce que c’est la culture et quand doit-on être fier de sa culture. Qu’est -ce qu’il y a à garder et à protéger ?
    L’histoire ne se transmet que par l’orale. Aucun repère pour la génération future. Aujoud’hui - même, il n’y a pas un ministère de la culture. A quoi bon !

Extrait Madagascar Tribune - N° 5602 : Mardi 10 Juillet 2007

9 juillet 2007

Energies renouvelables : Les pistes intéressantes pour Madagascar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:09

Madagascar prévoit, à l’horizon 2012 que les énergies autres qu’hydrauliques contribuent de 3% à la consommation totale en énergie.

On le sait, Madagascar puise depuis la nuit des temps, et encore actuellement, l’essentiel de l’énergie qu’elle utilise dans les énergies fossiles et les combustibles issus du bois. Ces derniers constituent plus de 80% de la consommation en énergie à Madagascar et 90% des Malgaches les utilisent comme combustible principal pour la cuisson. Face aux difficultés actuellement rencontrées par Madagascar en matière d’énergie, tant au niveau de l’électricité que des carburants, les esprits commencent à se pencher de plus près sur les énergies alternatives. Mais pas encore suffisamment pour espérer des retombées bénéfiques tangibles sur la majorité de la population, à court ou à moyen termes. Toutes ces constatations ressortent d’un atelier tenu vendredi dernier, et qui a réuni plusieurs dizaines de spécialistes de la technologie et de la politique de l’énergie au Centre Germano-Malagasy. Organisé par Inwent Madagascar, l’association des anciens boursiers et stagiaires d’Allemagne, cet atelier sur les « perspectives des énergies renouvelables à Madagascar » a tenté d’explorer les pistes réalistes en matière d’énergies renouvelables dans la Grande Ile, avec le concours d’un expert allemand, Otfried Ischebeck.
Perspectives
Il faut savoir que le domaine contient aussi le bois de chauffe et le charbon de bois. Cependant, leur utilisation dans les conditions actuelles, n’est pas durable. Et pourtant, il ressort que Madagascar détient des potentiels intéressants pour pouvoir s’assurer une autonomie d’énergie durable et ce, par la disponibilité et la répartition de surfaces pour la plantation de bois, de jatropha ou encore de canne à sucre pour la bio-énergie. Une précaution à prendre, toutefois, cette perspective ne soit pas léser l’exploitation des terrains disponibles à l’agriculture et doit présenter un revenu adéquat aux paysans.
D’autres formes d’énergies alternatives, en d’autres termes, autres qu’hydraulique, comme l’énergie solaire photovoltaïque et thermique, la bio-énergie (biosiesel, biogaz, bioéthanol) ou encore l’énergie éolienne, peuvent également être exploitées à Madagascar. L’expérience allemande a été, sur ce point, abordée. A signaler, en effet que l’Allemagne produit 1/3 de la production mondiale en énergie éolienne. Et à ce titre, le ministre de l’Energie de déclarer que des contacts pour des partenariats en matière d’énergie renouvelable, ont déjà été entrepris par son département auprès des universités allemandes et des grandes firmes allemandes comme Bosch, Siemens ou Mercedes. Pour l’heure, Madagascar est encore au bas de l’échelle. Il urge de grimper quelques marches de plus pour être au même défi que l’île voisine à savoir la Réunion qui se fixe le but d’être autonome en énergie en 2025. Bref, être à même d’approvisionner la population malgache en énergie adéquate, à coût abordable et compétitif comme il est exigé par le MAP.

Extrait Midi Madagasikara - 09-07-2007

6 juillet 2007

Agriculture biologique - Le mouvement national est créé

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:47

Antananarivo – L’atelier national sur l’agriculture biologique s’est tenu dans la capitale les 4 et 5 juillet et a abouti à la mise en place d’un Mouvement national bio.

Ce mouvement a pour objectif de mener un lobbying auprès des acteurs de la filière dont les ministères concernés, les opérateurs économiques, les paysans producteurs, les organismes d’appui technique et financier… Ce lobby a pour but de redynamiser la filière bio qui ne dispose pas encore d’une politique claire et d’une réglementation nationale. Celle-ci est indispensable si les exportateurs et les producteurs ne veulent plus rogner leur marge par le coût exorbitant de la certification imposée par les pays importateurs. Si on dispose d’une réglementation nationale acceptée par ces derniers, il est possible de procéder à une certification locale des produits biologiques.

Madagascar a des atouts énormes pour développer cette filière car l’utilisation d’engrais et de pesticides chimiques est à un taux très faible. D’après les données de l’Institut national de la statistique (Instat), 95% des communes n’ont pas accès à l’engrais chimique et dans la plupart des cas, il faut faire plus de 60 km pour trouver un revendeur d’intrants chimiques agricoles. Madagascar a adhéré à la Fédération internationale de l’agriculture biologique (IFOAM) et à travers cette structure, le pays peut élaborer sa réglementation nationale. Pour le moment, il est question d’activer le Mouvement national bio.

Source MATERA - 05-07-2007

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