2007 juillet

31 juillet 2007

Tourisme - Parc National de l’Isalo

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 8:59

Les merveilles d’un autre monde

14 circuits fonctionnels du parc National sont plus familiers aux touristes car plus facile d’accès. Il s’agit du « circuit Namaza », piscine naturelle, Canyons, et du circuit Malaso. Compte Vu le nombre important des visiteurs dans ce lieu, passé de 4337en 1995 à 29 078 en 2006, il est opportun selon la directeur du parc, Mahazotahy Sylvain, de créer d’autres circuits, d’autant plus que ces derniers sont saturés. Deux nouveaux circuits à savoir le « circuit d’Anjofo », le « circuit d’Antsifitra » seront aménagés ainsi que le site d’Anaboto où se trouvera une nouvelle piscine. Toujours d’après ce responsable, il faudrait 2 à 4 millions d’Ariary pour aménagér un circuit.
    Le « circuit d’Anjofo » serait plutôt destiné pour l’observation des lémuriens et de la flore, et pour les oiseaux pour le « circuit d’Antsifitra ». A savoir que ce parc, d’une superficie de 81 540 hectares, est composé de quatre types d’habitat différents que sont la forêt rupicole, la végétation ripicole, la forêt sclérophylle de moyenne attitude et enfin la forêt dense sur sol alluvionnaire.
    En ce qui concerne la faune, on trouve 77 espèces d’oiseaux dans le parc, dont une endémique qu’est le Pseudocossyhus bensoni. Il abrite deux espèces de batraciens et deux espèces de reptiles endémiques. Sept espèces de lémuriens ont 4 nocturnes et 3 diurnes vivent dans le parc. Trente hectares sur 81 540 sont réservés à l’écotourisme.
Des touristes vraiment… ébahis par le spectacle
    Touristes. Petits et Grands. La passion que leur procure la beauté du massif grèseux est vraiment réelle. Aujourd’hui le Parc d’Isalo est l’un des parcs phares le plus visité grâce à ses richesses tant naturellement que culturellement. Cette année, le nombre de visiteurs est estimé à 35 000. Mais, ceux qui sont déjà venus, ils sont bel et bien satisfaits.

Natacha Dumont, une fille de 12 ans témoigne :
    « Le paysage de l’Isalo est très joli, c’est vraiment magnifique. Notamment la piscine naturelle et le Canyon. On a pu découvrir des lémuriens. Je ne manquerai pas de les raconter à mes amies, une fois de retour en Mayotte. » De son côté, la mère Dumont, a relaté le bonheur de voyager en taxi-brousse de l’ouest vers l’est du pays. « On aimerait bien y revenir », a-t-elle ajoutée.
    Le père de famille  pour sa part, se retrouve dans un décor de paysage de Western Américain. Il a par ailleurs mentionné l’accueil chaleureux des habitants. La famille Poisson, elle, est venue pour la première fois dans la Grande-Ile. Après Sainte-Marie, elle a opté pour la destination touristique de l’Isalo.

Deux sites magiques
    Ainsi s’exprime Madame Poisson : « On perd ici la notion du temps, on se croit être dans un autre monde. Tout est surprenant. Nos enfants ont pu découvrir des créatures qu’on ne voit pas en France, entre autres les baleines à bosses ». « On aimerait bien y revenir, mais le billet Paris- Madagascar est assez cher a -t-elle poursuivi. »
    Feu de brousse..: des dangers pour le parc
    Exploitations illicites de saphir, feu de brousse. Deux grands fléaux dangereux pour le parc national de l’Isalo. En effet, des exploitants de saphir viennent s’inflitrer la nuit dans le parc, construisant des tunnels afin de mettre la main sur des pierres. Dans la semaine du 10 juillet, 50 individus ont produit cette infraction, un d’entre eux a été arrêté. Trente autres s’y sont immisciés dans la semaine du 18, cinq sont pris au dépourvu.
    A propos des feux de brousse, ils sont déclenchés par les voleurs de bovidés, qui y viennent cacher leur butin dans des endroits très peu fréquentés du parc. L’an dernier 15.000 hectares ont été concernés par ce fléau. Le circuit Malaso a été le plus touché, soit les 60% de sa superficie. Pour éviter que de telle situation ne se reproduit, des agents de l’Angap (Association Nationale pour la Gestion des Aires protégées) sont répartis dans 8 bases différents. Pour assurer la sécurité des touristes, les forces de l’ordre, les opérateurs et l’ensemble de la population conjuguent leur effort. Une attaque a été évitée , après celle du 11 mai grâce aux informations divulguées à la Brigade de Ranohira qui a tout de suite intervenu. Par ailleurs, des agents de la gendarmerie ont été mobilisés dans un endroit qui donne une vue sur la fenêtre de l’Isalo pour la sécurisation de ce circuit qui vient d’être dévié.
Contribuer au développement de la région
    95% de la population de Ranohira et des localités environnantes exercent des activités dérivées de l’écotourisme. Guide, porteurs, artisans, commerçants en font partie de la liste. En effet, un porteur gagne environ 10.000 Ariary par jour, tandis qu’un guide local est payé à 16.000 Ariary par circuit.
    De ce fait, la population se voit concerner par la protection et la promotion du parc de l’Isalo. D’autant plus que 50% du droit d’entrée, à raison de 1000 Ariary pour les nationaux et 25.000 Ariary par jour pour les étrangers sont versés dans la caisse du Comité d’Orientation et de soutien des Aires protégés ou Cosap. Ce dernier a pour mission de regrouper les projets de développement auprès des commune, et qui par la suite vont les prioriser. En 2006, le parc a fait des recettes d’un montant de 720 millions d’Ariary. Pour 2007, la prévision est de 800 millions d’Ariary. Dix projets dont le montant total s’affiche à 600 millions d’ariary ont été inventorié. Il servira de financement des travaux construction de maisons de guide, du délégué d’arrondissement, d’un marché à Ilakaka et de l’hôpital de Ranohira. Quant aux réalisations, l’on peut citer l’instauration du Commissariat de Police de Ranohira, la mise en place de deux réservoirs d’eaux et la construction des écoles fondamentales de Premier cycle et autres. Pour que la population ressente les impacts de la présence de ce parc et soit fière de cette richesse.

Extrait Madagascar - N° 5620 : Mardi 31 Juillet 2007

30 juillet 2007

TOURISME - Les baleines arrivent à Sainte-Marie

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Fidèles au rendez-vous. Depuis le début du mois de juillet, les scientifiques signalent déjà la présence des baleines à bosse au large de l’île Sainte-Marie. Ces cétacés y font régulièrement une halte en cette période de l’année. L’évènement qui coincide avec la période des vacances en Europe constitue une attraction touristique inégalée.
Depuis six ans, un festival baptisé "Festival des Baleines Zagnaharibe", est organisé à Sainte-Marie. Pour cette année, il se tiendra du 23 au 26 août. Le festival des Baleines vise la promotion touristique, culturelle et environnementale de l’île Sainte Marie.
De par l’intérêt que les touristes portent à l’évènement, il occupe une place de plus en plus importante dans l’économie locale et nationale.
Cette fois, le "Zagnaharibe" affiche une ambition nouvelle, celle d’affirmer son importance au niveau international. "Le Zagnaharibe a acquis suffisament d’expérience pour passer à l’étape supérieure : celle du développement de sa notoriété internationale", a affirmé Cynthia Mejanirina Randriamikatra, Executive Manager de l’agence de communication Progecom, organisateur de l’évènement, avec l’association des natifs de l’île.

Extrait L’Express de Madagascar - Edition n° 3765 du 30-07-2007

Tourisme - Hôtel 5 étoiles

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Les Chinois frappent fort !

Va pour le Sommet de l’Union africaine en 2009 ! Le Centre de Conférence Internationale (CCI) de Madagascar entre dans sa deuxième phase de construction. Samedi, la pose de la première pierre de l’Hôtel 5 étoiles a été présidée par le Premier Ministre Charles Rabemananjara.
    Si le premier est un don du gouvernement chinois, le second n’en est pas moins un financement de la Banque d’Import et d’Export de Chine, sous forme de prêt concessionnel d’un montant de 50 millions de dollars américains, remboursable en 20 ans avec un taux d’intérêt de 2%.
Retour en force de la Chine
    L’amitié sino-malgache remonte loin dans l’histoire. L’immobilier et l’infrastructure routière restent jusqu’à aujourd’hui les marques dominantes à Madagascar. Pour ne parler que des dernières 15 années, le Palais des Sports et de la Culture de Mahamasina fut l’œuvre du gouvernement chinois en 1994. Puis la route Antsampanana-Vatomandry fit la grande joie des fans de bord de mer ou de week-ends rapides. Le quartier des 67 Ha eut l’honneur de la réhabilitation de l’avenue devant Ny Havana et de maisons sociales. Le CCI revêt la réponse de la sollicitude du Président de la République ; l’hôtel 5 étoiles n’est que l’œuvre complémentaire. China Anhui Foreign Economic Construction AFECC, représenté par SOGECOA à Madagascar, a dépêché son PDG Jiang Qi Dge, et le ministre assistant du Commerce, Chong Quan, pour affirmer la détermination de la Chine à appuyer le développement de Madagascar. Comme l’affirme le PDG: « Depuis plus de 10 ans, nous donnons priorité à la qualité, dans des opérations légales. De cette mission hautement glorieuse, nous allons épuiser tous nos efforts, en terme de     qualité ». On prévoit la fin des travaux des deux bâtiments au mois de mars 2009.

Extrait Madagascar Tribune - N° 5619 : Lundi 30 Juillet 2007

27 juillet 2007

La Nationale 7 - Une route et des paysages à découvrir

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Si les responsables politiques malgaches pensent qu’il est temps que le pays développe le tourisme local, Tuléar constitue une destination de choix. En effet, à l’heure actuelle, ce sont les touristes internationaux qui plébiscitent la région alors que les Malgaches ont tout intérêt à mieux la connaître.
    Dans tous les cas, plus d’un sont unanimes à affirmer que voyager sur la Nationale 7 en direction du Sud constitue une expérience unique. Distante de près de 1.000 kilomètres de la capitale, « la ville de soleil » constitue une attraction unique. Déjà, en sortant de la région d’Analamanga, le voyageur peut admirer la beauté des Hautes-Terres avec ses collines et ses valons encastrés.
    A une centaine de kilomètre, on reste émerveillé par le Vakinankaratra et ses champs de cultures. Un coup d’œil sur les alentours indique qu’on est dans la première région économique de Madagascar. Dans les champs, on peut admirer différentes cultures (maraîchères, rizicultures, oléagineuses…). Bien sûr, un détour dans la ville d’Antsirabe est conseillé par tous les opérateurs touristiques. Actuellement, c’est quasiment la première ville industrielle de Madagascar avec ses usines comme la Cotona, Star, Tiko…
Vakinankaratra
    En quittant la Vakinankaratra, le voyageur entre dans une autre région toute aussi intéressante : le Betsileo. Plus d’un affirment qu’on se sent en Asie du Sud-Est avec ses rizicultures en étages, un véritable jardin à grande échelle. Plusieurs localités sont à découvrir telles qu’Ambositra avec son artisanat, Ambohimasoa et sa halte de nuit et enfin Fianarantsoa, la réplique grandeur nature d’Antananarivo. La capitale Betsileo est célèbre pour sa gare menant vers le Sud-Est et ses deux villes : la basse et la haute. On peut y admirer son énorme cathédrale gothique qui laisse penser que cette ville est un des foyers les plus importants du catholicisme malgache. Une ballade en pousse-pousse ne sera pas un luxe dans cette ville pittoresque tout en étant moderne.
    En quittant Fianarantsoa, on peut admirer le haut plateau d’Ihorombe. Sans doute, un Américain se croirait être dans la région texane. D’ailleurs, le bœuf n’y manque pas. Mais ce qui est fascinant dans cette contrée, c’est l’impression d’espace. On peut aller sur des dizaines de kilomètres sans voir un village ou un voyageur. Un lieu où la méditation signifie quelque chose. A quelques kilomètres d’Ihosy, on arrive à Ilakaka, la capitale mondiale du saphir. Selon les statistiques officieuses, c’est la commune rurale la plus riche de Madagascar et qui brasse plusieurs milliards d’ariary par jour. Tout « biznessman « qui se respecte se doit d’avoir ses entrées dans cette ville…
Tuléar
    Dernière ville avant d’arriver à Tuléar, Sakaraha. Autrefois, c’était une localité que certains jugeaient comme « perdue au milieu de nulle part ». Mais depuis la découverte du saphir et le boom économique qui l’a accompagné, elle est devenue une plaque tournante des affaires. C’est un lieu de rencontre où toutes les populations du sud divergent. La diversité est le maître-mot quand on y arrive.
    Enfin, à l’autre bout de la Nationale 7, Tuléar avec son climat particulier. C’est une ville basse et étendue, blanche et lumineuse, où la pluie est rare et le soleil quasi-permanent. Son charme suranné saura vous séduire avec ses larges rues fréquentées par de nombreux pousse-pousse aux couleurs bigarrées.
    Il faut découvrir les anciennes villas alanguies derrière leurs vérandas ou les bâtiments imposants à l’architecture coloniale. Mais Tuléar, c’est cette jeunesse qui circule à bicyclette, ses vendeuses de brochettes, ses milles petits métiers et son bazar (marché) animé tôt le matin, son port bordé d’une plage où pirogues et goélettes, sont au mouillage.
    Son rythme nonchalant saura séduire ceux qui viennent profiter du temps qui passe et découvrir une région encore authentique.

Extrait Madagascar Tribune - N° 5617 : Vendredi 27 Juillet 2007

26 juillet 2007

Gestion des Aires Protégées. Trois missions essentielles pour l’ANGAP

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L’ANGAP ou Association Nationale des Aires Protégées est comme son nom l’indique une association dont la mission principale est de gérer au mieux l’ensemble des aires protégées à Madagascar.

Association régie par l’ordonnance 60.133, l’ANGAP, compte tenu de sa mission, est reconnue d’utilité publique. C’est pour cette raison d’ailleurs qu’elle est sous la tutelle du ministère chargé de l’Environnement, des Eaux et Forêts.

Organe de gestion autonome, l’ANGAP est structurée de la façon suivante. En haut, l’Assemblée Générale qui chapeaute l’ensemble de la structure. Par la suite le Conseil d’administration qui définit la politique générale et donne les directives à la Direction exécutive qui est le responsable de la gestion courante des trois principales missions assignées à l’Angap. En l’occurrence: la protection de la biodiversité, la valorisation des aires protégées et la pérennisation de la gestion des aires protégées.

En effet, les parcs nationaux constituent en quelque sorte le sanctuaire de la biodiversité malgache. Raison pour laquelle, le gouvernement, avec l’appui des bailleurs de fonds n’a pas hésité à dépenser de l’argent pour la protection de cette biodiversité, première mission assignée à l’ANGAP qui a opté pour le dynamisme en ayant décidé d’opter pour la valorisation de ces aires protégées.
Recettes
Deuxième mission de l’ANGAP, la valorisation consiste essentiellement à faire rentrer des recettes à travers l’exploitation de ses infrastructures. Une manière, en somme de transformer ces aires protégées en richesses qui produisent de l’argent. Notamment à travers les services touristiques offerts aux touristes qui visitent ces parcs nationaux. La valorisation se fait également par l’intermédiaire des recherches effectuées à l’intérieur des aires protégées.

En effet, les recherches appliquées et les recherches pour la connaissance humaine sont des sources de financement de la gestion des aires protégées.

Enfin et non des moindres, la troisième mission assignée à l’ANGAP est la pérennisation de l’action. Pérennisation financière tout d’abord pour que la gestion des aires protégées ne dépende pas éternellement des bailleurs de fonds. Mais pérennisation sociale également afin que la population environnante des aires protégées puisse accepter leur existence et leur mode de gestion.

A noter qu’à côté de la mise en concession, la Fondation pour les Aires Protégées constitue un autre organe de financement de la pérennisation.

Extrait Midi Madagasikara - 24-07-2007

25 juillet 2007

Ecotourisme - La mise en concession des zones de services comme financement stable et durable des aires protégées

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Le partenariat public-privé (3P) est le principe fondamental pour une nouvelle forme de gestion efficace de la biodiversité

Les parcs nationaux malgaches sont très prisés par les touristes. D’ailleurs, ce sont ces parcs nationaux qui font le renommé de la Grande île en tant que destination éco touristique de très bonne qualité. Consciente justement de l’intérêt de ces richesses exceptionnelles, l’administration est toujours en quête des moyens pour les développer et en tirer le maximum de profits aussi bien en terme de conservation de la biodiversité malgache que de rentabilité financière, mais également de développement du tourisme en général.

Meilleure formule
Et le gouvernement, à travers l’Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées a trouvé la meilleure formule pour atteindre ces objectifs. Une formule qui n’est autre que l’application sur le terrain du fameux Partenariat Public Privé, à travers la mise en concession des aires protégées.
"Nous avons opté pour la mise en concession dans la mesure où les études que nous avons entreprises et les expériences connues dans d’autres pays démontrent que c’est un mécanisme stable et durable pour financer la conservation des richesses nationale que sont les aires protégées mais aussi un moyen de valoriser ces ressources afin qu’elles puissent réellement participer au développement du tourisme en particulier et de l’économie en général", déclare Rakotondrainibe Charles, Directeur Général Adjoint de l’ANGAP avant d’expliquer que le mise en concession est la meilleure formule qui permet une division du travail afin de rentabiliser les ressources qui restent nationales.

Doublement bénéfique
En effet, le concept de la mise en concession veut que les infrastructures restent une propriété de l’Etat représenté dans le cas d’espèce par l’ANGAP. Le bénéficiaire de la mise en concession quant à lui est une société privée chargée de gérer les infrastructures d’accueil à travers un contrat de concession. Evidemment, le gestionnaire des infrastructures qui sera recruté par voie d’appel à manifestation d’intérêt doit disposer de la compétence nécessaire en la matière.
"L’entreprise qui gérera les infrastructures doit non seulement avoir une connaissance poussée du marché, mais également avoir des compétences en matière d’investissements et de gestion".

Un système doublement bénéfique en somme puisque l’ANGAP est en mesure de gagner à coup sûr des recettes à travers la location, le gestionnaire subdélégué, pour sa part, jouit de la gestion d’infrastructures qui lui permettent de gagner de l’argent.

Précautions
Dans le processus de mise en place de ce système de mise en concession, l’ANGAP a pris toutes les précautions nécessaires. Des enquêtes ont ainsi été menées par des experts nationaux et internationaux afin tout d’abord de savoir si l’intervention d’une société privée ne pourrait pas avoir de conséquences néfastes sur la protection de l’environnement.

Sur ce point d’ailleurs, il faut savoir que la mise en concession concerne non pas la zone contrôlée ou la zone tampon et encore moins le noyau mais uniquement la zone de service. Par ailleurs, l’architecture des infrastructures à mettre en place doit absolument s’adapter à l’environnement naturel du parc à mettre en concession. C’est ainsi par exemple qu’il ne sera pas question de la construction d’un bâtiment en dur de plusieurs étages dans une aire protégé.

La question sociale est également au centre de la préoccupation de l’ANGAP afin que la population environnante ne perde pas au change, dans l’objectif essentiel est aussi de gagner sur le plan financier.

Extrait Midi Madagasikara - 24-07-2007

24 juillet 2007

Ligue Internationale - une Malgache à la tête d’une association composée de 18 pays

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Pour la première fois, Madagascar était représentée à l’Assemblée Générale de la Ligue Internationale de l’Enseignement, de l’Education, et de la Culture Populaire, réunie du 28 juin au 1er juillet, à Paris, parallèlement au congrès de la Ligue française de l’Enseignement fondée en 1866 et regroupant plus de 2.200.000 membres.
    Représentant la Ligue de Madagascar pour le développement de l’enseignement, de la culture, et de l’éducation populaire, qu’elle préside, Mme Mireille Mialy Rakotomalala a participé aux débats et délibérations avec des délégations d’Algérie, de Belgique, du Bénin, du Burkina Faso, de Colombie, de France dont la Ligue de l’enseignement a été fondée en 1866, du Luxembourg, de Madagascar, du Mali, du Maroc, de Moldavie, de Roumanie, de Russie et du Sénégal.Au terme de ces journées de réflexion et en vue des actions à venir, le Conseil d’administration a été réorganisé et a nommé Mireille Mialy Rakotomalala comme Présidente de la Ligue Internationale de l’Enseignement, de l’Education, et de la Culture Populaire.
L’Assemblée Générale Constitutive de la ligue de Madagascar pour le développement de la culture, de l’enseignement, et de l’éducation populaire, s’est réunie le jeudi 29 mars 2007. Une journée symbolique : le jour du 60 ème anniversaire de l’insurrection pour l’indépendance était férié et de multiples cérémonies commémoratives ont eu lieu dans tout le pays.La Ligue Laïque de Madagascar s’inscrit dans l’historicité du mouvement laïque mondial, et en particulier de l’action de la Ligue de l’Enseignement fondée par Jean Macé, en France, en 1866. 
Elle s’inscrit dans la continuité historique des actions de la Ligue Malgache de l’Enseignement (1958-1988) et de la Confédération Malagasy des œuvres Laïques-Tsimialonjafy (1992-1993). Les organisations suivantes ont convenu d’être membres fondateurs de l’association : « Kiadin’i Madagasikara » ou les Eclaireuses & éclaireurs laïques de Madagascar, « Fanajariana lova sy Haino aman-jery », une association pour la Sauvegarde, la Conservation et la Valorisation des Archives Audiovisuelles de Madagascar, FIMPIMAMAD ou l’association des artistes « mpihira gasy », ONG Bel Avenir, Zebu Overseas Board, Solidarité Laique. En bref, l’Antenne Madagascar, créée en janvier 2006, a mis en place un soutien au développement du système éducatif public notamment via la répartition du matériel scolaire collecté en France dans le cade de la Rentrée Solidaire et la fabrication locale de cahiers - un soutien aux actions de la société civile et à d’autres activités.

Extrait Madagascar Tribune - N° 5614 : Mardi 24 Juillet 2007

23 juillet 2007

Boom touristique sur Foulpointe

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Mais le pont flottant prend l’eau

Tour à tour, les autorités provinciales et régionales, et même le ministre des travaux publics et le directeur général de la BADEA sont passés constater sur place del’état déplorable du pont flottant d’Anosibe Onibe, au Nord de Toamasina. Tous ont été unanimes à y reconnaître un point noir très gênant pour la circulation entre Toamasina et Fenerive-Est. Et tous de promettre d’y trouver une solution tant cet étranglement occasionne d’importants manques à gagner, aussi bien pour l’économie de la zone, spécialement pour le tourisme, que dans le domaine social. Une entreprise privée a même été engagée pour remettre le flottant en état.
    Et pourtant, l’échéance mois de juillet va courir sur sa deuxième quinzaine. Le naufrage du pont est en train de se confirmer. Il prend l’eau de plus en plus sur ses deux extrémités. Pour entrer sur son plateau comme pour en sortir, les simples minibus et autres petites voitures doivent tremper dans l’eau et beaucoup peiner avec force coups d’accélérateur pour remonter le nez et prendre pied sur la terre ferme du bord.
    Nonobstant cette épine au pied du transport sur la RN 5, un boom du tourisme sur Foulpointe est actuellement avéré. Il va même se confirmant pendant cette période de vacances scolaires. Au mois de mars, les patrons d’hôtel indiquaient un taux de remplissage de 80% en qualifiant un bilan morose du premier trimestre à cause de la coupure du passage au pont flottant. Actuellement, ils ne prennent plus de réservation jusqu’à la fin du mois de décembre : tout est déjà complet partout. La haute saison est là.

Des hôtels de classe internationale
    Les hôteliers de Foulpointe se félicitent de cette promesse confirmée d’afflux de touristes même si la capacité d’accueil du site s’est considérablement renforcée avec l’installation de nombreux nouveaux hôtels de classe internationale, dont avec des piscines. Ce d’autant plus qu’ils sont déjà pleins en ce début de grandes vacances. Ils enregistrent de nombreux touristes chinois en groupes et c’est une nouveauté pour le site. Parallèlement, une volée nombreuse de membres de la diaspora s’y est abattue également. Il en y a qui n’ont pas remis les pieds à Foupointe depuis 30 ans, et d’autres depuis 15 à 20 ans.
    En définitive, cette heureuse évolution des activités touristiques à Foulpointe, mais aussi vers le Nord, semble permettre d’augurer une nouvelle vie pour la destination Tamatave. Particulièrement pour le site de Mahavelona, alias Foulpointe. Celui-ci peut maintenant s’enorgueillir d’une quinzaine d’hôtels de bon standing et où se construisent plusieurs autres nouveaux établissements.

Extrait Madagascar Tribune - N° 5613 : Lundi 23 Juillet 2007

20 juillet 2007

Majunga - La grande destination touristique tananarivienne

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Quand on parle des vacances dans la capitale, on pense immédiatement à Majunga, la ville de l’Ouest. Certains pensent que c’est une ville magique, notamment par l’accueil qu’elle réserve à ses visiteurs. En fait, à Majunga, tous les peuples coexistent en parfaite harmonie. C’est pour cette raison qu’on l’appelle « la ville cosmopolite par excellence » à Madagascar. On y trouve des originaires des Hautes-Terres (Merina, Betsileo), du Grand Sud-Est (les Betsirebaka), des Comoriens, des Européens, des Indiens…
    C’est également une localité extrêmement attachante et riche d’un patrimoine historique, culturel, et environnemental très dense. Et même si plusieurs moyens de transport existent pour s’y rendre, celui en voiture en empruntant la Nationale 4 reste le plus prisé. Il permet, en fait, d’apprécier le beau paysage de l’ouest avec ses montagnes, ses hauts plateaux, ses grandes plaines herbeuses ou encore sa savane dans laquelle les palmiers sauvages poussent en toute liberté.
 Des atouts
    Le premier atout de Majunga est son climat. En effet, c’est une région qui jouit d’un climat tropical chaud (température moyenne annuelle de 25° avec 10° en moyenne d’amplitude thermique). La saison humide se situe de décembre à avril-mai, elle a une moyenne de 1.000 à 1.500mm de pluie par an, et celle de la saison sèche avec moins de 10° du total pluviométrique. Et les vents y sont modérés toute l’année (20-30Km/h) avec une prédominance de l’alizé.
    Cela permet ainsi aux vacanciers de profiter pleinement de leur séjour dans la localité et de profiter de la mer. D’ailleurs sur le bord du Canal de Mozambique, la marée n’est pas aussi haute et puissante que sur la côte orientale. Ce qui donne une condition optimale pour ceux qui apprennent à nager. D’ailleurs, les infrastructures touristiques ne manque pas dans la ville. Les hôtels, à la portée de toutes les bourses, y sont présents.
    Autre atout important : c’est une ville dans laquelle on peut se promener en toute sécurité toute la nuit. Car à cause de la chaleur tropicale, les habitants restent très tard dans la rue pour jouir des brises nocturnes. De ce fait, c’est plutôt la nuit que la ville est animée : existence d’épiceries et de vendeurs de brochettes (mosakiky) qui ouvrent jusqu’à très tard (au-delà de 3 heures du matin).
Les circuits touristiques
    Ceux qui choisissent de se rendre à Majunga pour les vacances ont des multiples choix. Plusieurs sites à visiter existent dans la localité. Les plus prisés sont « Le cirque rouge », « Le lac sacré Mangatsa », « Katsepy », « Les grottes d’Anjohibe », « Circuits marins vers le nord ou vers le sud », « Descente et remontée de la Betsiboka ». Il existe même des opérateurs qui proposent des circuits en 4×4 pour la visite de la région du Boina. Pour ceux qui ne veulent pas sortir de la ville, ils peuvent toujours visiter ses différents quartiers et les coins qui font sa renommée. Le plus connu est la promenade le long du Boulevard Marcoz de la Corniche. Là, les couchers du soleil, qui ont un reflet particulier au-dessus de la baie de Bombetoka, sont imprenables. Bien sûr, il serait dommage de rater le centenaire Baobab majestueux de 22,5 mètres de pourtour qui est l’emblème même de la ville. D’autant plus que sur les sept espèces de Baobab présentes à Madagascar, une seule est commune à l’Afrique : celui de Majunga. Son tronc servit de poteau d’exécution pour les condamnés à mort à une certaine époque.
    Un détour du côté de la cathédrale est également à conseiller. Enfin, il ne faut pas oublier la visite du port aux boutres où débarquent des produits locaux provenant des régions de l’ouest de Madagascar.

Extrait Madagascar Tribune - N° 5611 : Vendredi 20 Juillet 2007

19 juillet 2007

Patrimoine culturel immatériel. Inventaire du patrimoine culturel malgache

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:38

Les richesses d’un pays ne sont pas que matérielles. Sa culture est un bien à sauvegarder. L’UNESCO est prêt à aider les Etats à le faire.

Quand on parle de patrimoine culturel mondial, on pense tout de suite aux monuments que l’UNESCO a classés comme tels. Madagascar en possède trois : Les tsingy de Bemaraha, le Rova d’Ambohimanga et les forêts tropicales humides de la côte Est.

Mais les us, les coutumes et le savoir- faire sont aussi des richesses qu’on doit préserver et font partie du patrimoine culturel immatériel et une convention allant dans ce sens a été adoptée par la conférence générale de l’UNESCO en sa 32ème session le 17 octobre 2003. Cette convention est entrée en vigueur le 20 avril 2006 et Madagascar fait partie de la soixantaine de pays qui l’ont ratifiée.

Chez nous, plusieurs de ces richesses du patrimoine culturel immatériel sont menacées de dégradation voire de disparition, en raison entre autres du processus de mondialisation et de transformation sociale, de l’exode rural dû à la pauvreté, du tourisme à outrance, du développement des technologies de l’information ainsi que la disparition progressive des dépositaires. Ce patrimoine culturel immatériel apporte aux communautés un sentiment d’identité et de continuité.

Une sauvegarde urgente est donc nécessaire et il faut tout de suite dresser un inventaire de ces richesses. Madagascar s’est engagée à le faire mais le personnel qui va y procéder doit disposer de la méthodologie adéquate et c’est la raison de la tenue de l’atelier du 16 au 20 juillet au Motel d’Anosy, organisé par le secrétariat d’Etat chargé de la Culture et des loisirs et par l’UNESCO.

La réalisation de ce programme voit la participation de deux experts, en l’occurrence M. Antonio Arantes, un grand spécialiste brésilien qui est responsable de l’inventaire du patrimoine culturel immatériel au ministère de la culture de son pays et M. Timothy Curtis du Bureau Régional de l’UNESCO de Dar es Salam, assisté par l’anthropologue malgache Mme Lala Raharinjanahary. Ces derniers vont, durant ces cinq jours, dispenser une formation aux quatorze agents des centres régionaux.

Extrait Midi Madagasikara - 17-07-2007

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