2007 mars

16 mars 2007

Cyclone - Indlala frappe au Nord-Est

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:47

Le cyclone “Indlala” est entré à Antalaha hier. Il a enchaîné sur Maroantsetra et se dirige vers le centre du pays. Il emmène des rafales de vent de 165 km/h. Les dégâts sont déjà importants. L’électricité est coupée à Antalaha et Maroantsetra.

Outre la coupure d’électricité, les risques d’inondation refont de nouveau surface dans le littoral Est avec le passage d’Indlala.

Indlala malmène le littoral Est de la Grande île. Certaines villes des régions de la Sava et Antsiranana sont privées d’électricité et sont sans moyen de communication depuis mercredi. D’autres font face à un risque d’inondation.
“Antalaha et de Maroantsetra ne disposent plus d’électricité et sont coupés du monde, car injoignables par téléphone à cause des fils coupés ou des poteaux arrachés du sol par les vents violents”, fait savoir Jacky Roland Randimbiarison, secrétaire exécutif du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNRGC).
Dans la région Sava, Sambava est dans le noir depuis mercredi soir. Ses habitants sont privés d’eau. “La Jirama a dû abattre trois poteaux en bois supportant des fils à haute tension pour la préservation de la sécurité publique”, explique Edouard Andrianzalinaivo, chef du district de Sambava.
Malmenées par le vent, ces infrastructures étaient sur le point de s’effondrer. La direction régionale de la Jirama a procédé à l’installation des poteaux en béton depuis hier. Malgré tout, l’eau et l’électricité n’ont pas encore été rétablies.
Risque d’inondation
Le district d’Ambanja fait face à un risque d’inondation suite aux fortes précipitations. “La rivière de Sambirano est en crue. Elle risque de sortir de son lit si la pluie continue. Cette situation a astreint les riverains de la rivière à déménager”, confie André Totozandry, un habitant d’Ambanja.
Pour le moment, les statistiques officielles ne sont pas encore disponibles. Le bilan provisoire du BNRGC fait état de plusieurs cases en “falafa”, en tôles et en dur privées de toit ou effondrées, à Antalaha. Il en est de même pour Maroantsetra qui compte déjà des sinistrés.
Pour Sainte-Marie, Antsiranana et Andapa, les rafales et les pluies diluviennes inquiètent. "Les cases typiques de Sainte-Marie, si chères aux photographes touristiques, ont frémi depuis mercredi alors que le centre du cyclone était localisé à 150 km au Nord Est d’Antalaha, tellement le vent était violent”, raconte Geneviève S, une touriste actuellement en vacances à Sainte-Marie.
Les cours sont temporairement suspendus dans toutes les écoles de la Circonscription scolaire (Cisco) de Soanierana Ivongo à 350 km de Toamasina. “Cette mesure a été prise pour la sécurité des enfants et du personnel enseignant. Les cours reprendront dès que le temps s’améliorera”, affirme Samuel Emmanuël, chef Cisco de Soanierana Ivongo.
Selon ce chef Cisco, actuellement bloqué à Toamasina, des rafales de vent accompagnées de pluies torrentielles ont marqué le temps à Soanierana Ivongo, depuis mercredi.
La plupart des habitants du littoral Est affirment avoir l’habitude de faire face aux cyclones. Néanmoins, la réhabilitation des dégâts semble beaucoup les inquiéter. “Les coûts de la reconstructrion nous inquiètent. D’autant que nous ne pouvons pas pêcher, alors que les rentrées d’argent sont maigres à cause de la basse saison touristique”, se lamente Germain, pêcheur et guide touristique à l’île de Sainte-Marie.

Avis d’alerte toujours en vigueur
La côte Est n’est pas encore sortie de l’auberge. Hier à 16 heures, la forte tempête tropicale Indlala était restée quasi-stationnaire dans la ville de Maroantsetra. Le bulletin de la météorologie indique qu’elle continue à s’affaiblir.
Malgré tout, les pluies abondantes et les vents forts persistent encore au niveau des zones proches de son centre. Ainsi, les avis d’avertissement, de menace et de danger imminent lancés à l’encontre de plusieurs districts de la Grande île restent toujours en vigueur. Les pêcheurs des côtes ne doivent pas sortir en mer. Les vagues seront déferlantes entre Vatomandry et Analalava.
Le danger est imminent dans les districts de Sambava, Antalaha, Andapa, Maroantsetra, Mananara Avaratra, Soanierana Ivongo et Sainte-Marie.
Les districts de Nosy Be, Ambanja, Ambilobe, Analalava, Antsohihy, Port-Bergé, Mampikony, Tsaratanana, Anjozorobe, Ambohidratrimo, Manjakandriana, Antananarivo, Andramasina et Anosibe An’Ala ont reçu un avis d’avertissement.
De leur côté, Antsiranana I et II, Vohémar, Vavatenina, Fénérive-Est, Toamasina I et II, Bealanana, Befandriana, Mandritsara, Andilamena, Amparafaravola, Ambatondrazaka, Moramanga, Brickaville et Vatomandry ont fait l’objet d’un avis de menace.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3657 du 16-03-2007

14 mars 2007

Tourisme - Madagascar fourbit ses armes à Paris

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:13

Madagascar aborde un rendez-vous important au salon du Tourisme à Paris. Un tournant pour le développement de ce secteur.
Les opérateurs malgaches poursuivent leur offensive sur le marché français. De nouvelles stratégies sont mises en place pour accroître l’efficacité des actions de promotion.
La France reste le principal pourvoyeur de touristes de Madagascar. Une délégation d’opérateurs et de techniciens de l’administration malgache prendra part à la 32e édition du Salon mondial du tourisme (SMT) qui se tiendra du 15 au 18 mars aux Portes de Versailles, à Paris.
Depuis quelques temps, la Grande île se construit une image de plus en plus attractive pour le touriste français. Une évolution qui est d’ailleurs visible avec l’émergence de Madagascar en tant que destination à part entière. La Grande île acquiert ses lettres de noblesse et figure désormais parmi les grands sites touristiques de l’océan Indien.
Pour l’année 2007, les techniciens de l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) prévoient une nouvelle stratégie. L’approche des salons grand public comme le SMT se fera désormais sous une autre forme. Les offices, national et régionaux, seront accompagnés des revendeurs étrangers dans les salons grand public. Le but étant de donner aux revendeurs étrangers la place qu’ils méritent en tant que promoteurs de la destination Madagascar. D’ailleurs, une quinzaine d’opérateurs touristiques et agences de voyage européens proposeront le produit "Madagascar" durant le SMT.
Opportunité pour les opérateurs
Ce changement de tactique veut également renforcer l’efficacité des actions de promotion sur le marché français. L’intérêt porté pour la France témoigne que celle-ci demeure une opportunité de qualité pour les opérateurs malgaches. La Grande majorité des touristes en visite dans le pays sont des Français.
Une situation qui pourrait s’expliquer par les liens historiques entre les deux pays, puisque Madagascar est également le pays, autre que la France, où il y a le plus de Français dans le monde.
D’ailleurs, l’intérêt des opérateurs touristiques malgaches pour la France et les touristes français ne datent pas d’hier. Les actions de promotion de la destination Madagascar se focalisent de plus en plus sur la France. "Nous devons renforcer notre offensive sur les touristes français", a alors avancé Vola Raveloson, directeur exécutif de l’ONTM.
En faisant du tourisme une priorité des priorités, le gouvernement malgache veut se doter d’un outil économique performant. Le tourisme s’est distingué en 2006 en réalisant un chiffre record aussi bien en matière de recette que
d’affluence.
Dans cette optique, la France confirme sa place de premier partenaire économique de Madagascar. Les investissements dans le secteur tourisme sont encore largement dominés par les ressortissants français.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3655 du 14-03-2007

13 mars 2007

Environnement

Enregistré dans : PARENTHESES de vie — Josielle @ 11:13

Le couple Franck et Joanna en fin de mission

Franck et Joanna partent avec Madagascar dans leur cœur. A preuve, Nirina et Lalaina ! Ils ont, en effet, donné des prénoms malgaches à leurs deux filles qui ont vu le jour sur la terre de nos ancêtres, ici à Madagascar.
    Franck Hawkins, aujourd’hui directeur technique de Conservation international, et Joanna Durbin, sa femme, représentante de Durell (DWT) sont appelés à de nouvelles fonctions de vice-président pour l’Afrique de Conservation international. « J’aurai à cœur de faire bénéficier les pays du continent des avancées uniques que nous avons enregistrées dans le domaine de la conservation liée au développement », avait dit Franck. Quant à Joanna, elle poursuivra son appui à la mise en œuvre de la Vision Durban à travers le projet mené avec l’Etablissement supérieur des sciences agronomiques Forêts et financé par la Fondation Mac Arthur, axé sur la gouvernance des nouvelles aires protégées.
    Une histoire d’amour
    Tout a commencé en 1987. Venus dans la Grande île pour parfaire leur cursus universitaire, ils ne se sont pas encore connus à l’époque. Franck dans le domaine des oiseaux, Joanna dans le domaine du développement communautaire lié à l’environnement. Ils sont tombés amoureux, et du pays et de l’un et de l’autre! La conservation des trésors naturels du pays devient le ciment de cet amour qui a duré vingt ans, aujourd’hui. « Nous quittons Madagascar et disons au revoir, lance Joanna. Longonareo izahay fa tsy vahiny. Ary entinay any amin’ny tany hisy anay any ny fahaizana miara-miasa, ny fiaraha-monina sy ny fitiavana misy eto amintsika ».
    Le ministre de l’Envirooenement, des Eaux et Forêts, Koto Bernard n’a pas manqué de souligner que les plus beaux témoignages que laisse ce couple sont les livres qu’il a écrits ou co-écrits sur la faune ornithologique malgache. Et lui de remettre, au nom du pouvoir malgache, les insignes de Chevalier de l’Ordre National, hier.
    Franck et Joanna, Nirina et Lalaina seront, par contre les témoignages vivants de votre dévouement au développement communautaire et environnemental de Madagascar.

Extrait Madagascar Tribune - N° 5509 : Mardi 13 Mars 2007

12 mars 2007

Environnement - Reboisement • Lohavohitra-Mahitsy

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 18:21

Protection des flancs de montagne

Reboisement sur la montagne. Samedi dernier, 4.000 plants dont 2.000 ravintsara, 1.000 grevilia robusta (plante mellifère) et 1.000 plantes autochtones (Mangarahara, Zahana, Taly et flamboyant) ont été mis en terre sur une superficie de 10 ha.
    Selon le ministre de l’Agriculture, Marius Ratolojanahary, ce reboisement en pleine montagne permettra de protéger des flancs de montagne en amont des bassins piscicoles financés en 2005 au bénéfice de l’association « Milasoa ».
    En plus, le taux de repousse de jeunes plants sur cette montagne est de 80 à 90%. L’entretien et le suivi du reboisement seront assurés par l’association « Milasoa ».
    Plantes d’avenir
    Ces plantes qui viennent d’être plantées par le MAEP et le PSDR présentent une importance particulière. « Ravintsara » pour l’extraction des huiles essentielles plus tard, « Grevilia » pour supporter ultérieurement une apiculture dans cette partie de la commune de Fihaonana, les autres plantes pour promouvoir les plantes autochtones, dans une zone historique présentant une vocation touristique.
    Notons que la montagne de Lohavohitra se trouve sur une superficie de 38 ha, comprenant la source naturelle d’eau exploitée par l’Eau Vive. Une partie de ce site est en cours de classement au Patrimoine national. Le président de l’Association « Milasoa » assure sa gestion, avec l’accord du Musée d’Art et d’Archéologie d’Isoraka.
    A l’exemple d’une association
    Le personnel du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et le PSDR (Projet de soutien au dévelo-ppement rural) conduits par le ministre Marius Ratolojanahary, le Vice-ministre Harifidy Ramilison et le directeur exécutif du PSDR ont démontré que les plantes pourraient pousser en pleine montagne, à Lohavohitra, fokontany Andranovelona, commune de Fihaonana.
    Ces deux entités suivent l’exemple de l’organisation paysanne dénommée Milasoa qui a déjà planté environ 1000 pieds de Ravintsara, sur la même montagne, depuis deux ans. Leur pousse est très promettant. Une raison pour laquelle, le MAEP et le PSDR ont décidé de les étendre, afin de protéger les bassins versants.

Extrait Madagascar Tribune - N° 5508 : Lundi 12 Mars 2007

Le tourisme à Antsiranana relancé

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 18:17

La relance des lignes aériennes nationales, régionales et internationales a boosté le tourisme dans le Nord de l’Ile depuis 2005.

Un nouveau souffle pour le tourisme dans la région du Nord, Diego-Ambilobe-Nosy Be-Ambanja. L’ouverture des lignes aériennes nationales et régionales à Antsiranana relance le secteur. Les statistiques de l’Office régional du tourisme (ORT) indiquent que le potentiel hôtelier a augmenté de 35% en un an ( 2005-2006).
“Nous devons cette performance aux prestations d’une compagnie aérienne qui réalise un vol direct quotidien Antananarivo-Antsiranana, deux vols directs hebdomadaires de La Réunion et un autre de Mayotte”, annonce Daniel Lozes, trésorier de l’ORT d’Antsiranana et directeur général du Grand Hôtel.
“A cela s’ajoutent les deux vols reliant Milan à Nosy Be en haute saison, et l’ouverture de bon nombre d’hôtels à quatre étoiles, suivant les normes internationales”, poursuit-il.
Tarifs réactualisés
La ville d’Antsiranana, Joffreville et Ramena comptent 60 hôtels totalisant 800 chambres. “Une hausse de 20% de fréquentation des touristes est prévue cette année”, confie-t-il.
Du fait de la forte fréquentation des touristes étrangers, le double affichage des prix, en ariary et en euro, est encore appliqué dans certains établissements hôteliers et boutiques du chef-lieu de la région Diana.
Pour le Grand Hôtel d’Antsiranana ayant pignon sur la 46 rue Colbert, l’affichage des prix et la tarification en ariary ont été appliqués depuis le début de l’année. “Dès la publication de la nouvelle loi en décembre 2006, nous avons réactualisé nos tarifs en ariary afin d’être opérationnel dès le 1er janvier 2007 et de les envoyer aux Tours opérateurs”, indique Daniel Lozes.
“Néanmoins, nous donnons l’équivalent des prestations en euros pour ne pas dépayser nos clients, notre objectif étant de leur rendre service”, ajoute-t-il; d’autant qu’une frange importante de la clientèle est issue des pays de la zone euro.
Depuis son ouverture, le 7 mars 2005, 65% de la clientèle de l’établissement sont de nationalité française et 20% d’origine italienne. Les Malgaches en constituent 6% et ceux d’autres pays 9%.
Grâce à l’ouverture d’un kiosque et d’un bureau, rue Colbert, ainsi qu’à la réalisation d’une brochure et d’un site internet, l’ORT d’Antsiranana se positionne pour mieux accueillir les touristes cette année.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3653 du 12-03-2007

10 mars 2007

Biodiversité - La conservation de l’archipel de Nosy Hara renforcée

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:19

Les habitants des communes environnantes, les opérateurs touristiques, les autorités régionales ainsi que les organisations pour la protection de l’environnement se serrent les coudes pour renforcer la protection de l’archipel de Nosy Hara.

Conserver les espèces et les habitats au niveau de l’archipel de Nosy Hara, à travers la prise en considération des savoir-faire locaux. C’est ce qui ressort de l’atelier régional de planification de l’aire protégée marine de Nosy Hara, tenu à Antsiranana du 5 au 7 mars.
A cet effet, un plan d’action sur cinq ans pour la conservation des ressources de l’archipel de Nosy Hara a été adopté.
“L’idée consiste à promouvoir les actions de développement, tout en impliquant les communautés locales dans la protection des habitats prioritaires et des ressources halieutiques, à travers une bonne gestion des ressources naturelles”, note Lydia Rakotomalala, représentante du ministre de l’Environnement, à l’issue de la clôture de l’atelier régional.
Vision commune
Ce séminaire a été organisé par l’Organisation mondiale pour la protection de la nature (WWF) et l’Association nationale pour la gestion des aires protégées (Angap) dans le but d’avoir une vision commune des parties prenantes, en l’occurrence les communes environnantes et les organisations pour la protection de l’environnement.
Il s’inscrit dans le cadre du défi n°1 et de l’engagement n°7 du Plan d’action pour Madagascar (Map) consistant à augmenter de trois fois plus la surface des aires protégées de la Grande île.
L’archipel de Nosy Hara, au nord dans la province d’Antsiranana, est situé entre le cap Anorintany et le cap Vohilava. S’étendant sur une superficie d’environ 75 000 ha, il est constitué de 17 îles entourées de vastes récifs coralliens.
Cette aire protégée marine touche quatre communes, dont trois à l’Ouest à savoir Andranovondronina, Mangoho, et Andranofanjava, et une à l’Est, c’est-à-dire Amboloza.
La grande majorité des habitants tirent leur revenu de la pêche et de l’agriculture.
L’étude de faisabilité de la zone de conservation de Nosy Hara a été initié en 2000. Les enjeux écologiques, économiques et sociaux de la mise en place de l’aire protégée marine dans cette zone ont été définis par le WWF, l’Angap, la population et les autorités locales.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3652 du 10-03-2007

8 mars 2007

Gamède, suite et fin… Inondations : Vohipeno meurtri par les eaux

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 14:00

Un bilan catastrophique est établi à Vohipeno, après le passage du cyclone Gamede. Une digue a cédé dans la commune rurale d’Ifaho, située à 10 km de la ville de Vohipeno.
Deux barrages dans la commune d’Ifasy et de Sahalava se sont aussi rompues. 60% des cultures sont submergées par le fleuve de Matitànanana, sans parler des 20% de rizières “afara” d’une superficie de 500 ha qui sont ravagées.
Pour secourir la population locale, des représentants du Bureau national des gestions de risque et catastrophes (BNGRC) et l’Office national de nutrition (ONN) sont venus sur place pour apporter une aide d’urgence en attendant les grands travaux.
Après l’évaluation de la situation, le BNGRC donnera des sacs de sable et une vedette rapide au cas où il y aurait des évacuations à faire. Quant à l’ONN, il se chargera de trouver des ingénieurs pour la reconstruction, qui sera faite par les habitants eux-mêmes, à travers le système Vivres contre travail (VCT).

Etrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3650 du 08-03-2007

Enfants des rues. Le Père Pedro lance un SOS

Enregistré dans : PARENTHESES de vie — Josielle @ 13:52

Selon le Père Pedro, les rues de la Capitale deviennent actuellement des “zones de non droit”. Ce, à cause de la présence des enfants des rues qui errent ici et là au lieu d’être sur les bancs de l’école.

Honte pour les parents et pour la ville
D’après lui, la Capitale rencontre en ce moment deux problèmes majeurs : le non respect des droits de l’enfant et l’autre l’image ternie de la ville dont le motif reste les enfants des rues.
A ce propos, le Père Pedro de l’Akamasoa lance un SOS à l’attention des parents, des responsables de la ville, de l’Etat, des Eglises, des Sociétés civiles et des Ong afin de trouver des solutions rapides et pérennes pour sauver ces enfants.
Il estime que “les efforts se devraient être durables. Les autorités responsables savent ce qui se passe en Ville : l’éclatement, la violence, les viols, la prostitution dans les familles… Honte pour la ville que les parents laissent leurs enfants se perdre dans la rue, honte aussi pour les responsables des services de l’ordre, lorsque les enfants ne craignent plus personne”.

Actions sur terrain
Il souligne en outre qu’ “Il y va de la dignité, de l’avenir des enfants et du regard que portent les touristes sur notre beau pays et sur notre Capitale. Dans bien des cas, la charte des enfants n’est pas respectée. C’est un défi pour chaque citoyen de faire tout son possible pour encourager les enfants à rentrer chez eux, à aller à l’école et à aider les parents”.

Akamasoa n’a pas alors attendu longtemps pour agir car certains de ses membres ont effectué dans la nuit du mardi une descente sur terrain pour rechercher les enfants. Ils ont pu ramener trois enfants de 6 à 7 ans et une bonne vingtaine se sont enfuis.

Pour le père Pedro, il s’agit principalement d’accomplir des missions de sauvetage dans la rue et non de discuter sur une table ronde puisque la situation est déjà un état d’urgence.

“Certainement, une solution existe… à nous de la chercher ensemble, pour ne pas perdre notre âme et la leur”, a-t-il conclu.

Extrait Le Quotidien de Madagascar - 08-03-2007

7 mars 2007

Questions… à Julien Laporte Ravelonarivo “Une nouvelle image de Madagascar se crée”

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:22

Le ministre du Tourisme face aux défis du Madagascar action plan.

Quels sont les grands défis du secteur tourisme pour les années à venir ?
- Le Madagascar action plan (Map) est la référence en termes de développement dans tous les secteurs. Pour le tourisme, il prévoit des défis d’envergure. Le plus important consiste à attirer près de 500 000 touristes en 2012. C’est un chiffre très ambitieux mais accessible. D’autres défis sont mentionnés, tels l’accroissement de la capacité d’accueil ou l’augmentation du nombre d’emplois directs générés par le secteur. D’un autre côté, le Map programme le relevement du niveau des recettes issues de la filière. Ce sont de grands efforts en perspective.

Quels sont les moyens dont dispose le ministère pour réaliser ces défis ?
- La réalisation du Map ne relève pas seulement du ministère. Le secteur privé est même le plus sollicité dans cette entreprise. Notre département joue son rôle de facilitateur et de stimulateur. Nous encourageons, par exemple, le paiement des vignettes touristiques qui serviront plus tard au financement de la promotion de la destination Madagascar à l’étranger. Le secteur privé sera l’exécutant du Map.

Quelles sont les stratégies envisagées pour pallier la faible capacité d’accueil actuelle ?
- Il s’agit pour nous d’attirer le plus grand nombre d’investisseurs en vue d’accroître la capacité d’accueil. Techniquement, c’est le rôle de l’Economic development board of Madagascar (Edbm) de faire la promotion des investissements et le ministère travaille en étroite collaboration avec ce nouvel outil du gouvernement. La stratégie est ainsi établie selon le plan d’action du ministère et le planning de l’Edbm. L’apport du ministère consiste aussi à partager le savoir-faire de ses techniciens dans les études préalables.

Pouvez-vous être plus explicite ?
Le ministère dispose de techniciens qui doivent être sollicités en vue du respect des normes de qualité en vigueur dans le secteur du tourisme. Il existe aussi des réserves foncières touristiques n’attendant que les investisseurs. Sur ces sites, le ministère a établi des plans d’aménagement que les nouveaux opérateurs du secteur doivent respecter.

A l’heure actuelle, quels sont les obstacles gênant le développement du tourisme ?
Il ne faut pas oublier que ce secteur est actuellement dans une phase ascendante. Plusieurs indicateurs sont actuellement au vert et annoncent l’imminence d’un réel épanouisement de la filière. Les pays réservoirs de touristes possèdent une perception nouvelle de la destination Madagascar. Une nouvelle image du pays est en train de se créer. De même, Madagascar a besoin de la présence des grands groupes touristiques sur son territoire. C’est un signal fort lancé à l’endroit des touristes.

Extrait L’Express de Madagascar - Edition n° 3649 du 07-03-2007

5 mars 2007

BIT MILAN : Les grands consommateurs de voyages sous le charme de Madagascar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 18:00

Passer de 34 000 touristes italiens à 70 000. C’est l’objectif de l’ONTM dans sa campagne de promotion de Madagascar en Italie.

Les Italiens sont des grands consommateurs de voyage. Pendant leur séjour, ils consomment beaucoup là où ils passent. Ils ont un bon budget de voyage. C’est la description des touristes italiens donnée par le Gérant de la société Madagascar Explorer, Giorgio Franchi, un des participants venant de Madagascar à la Bourse Internationale du Tourisme de Milan ou BIT, qui s’est tenue dans l’énorme Business Center de Rho Fiera (Milan), du 22 au 25 février dernier.

Cet opérateur, le mieux placé pour parler du marché italien, a indiqué que les Italiens sont impatiens d’aller passer leurs vacances à Madagascar. Pour dire que ceux-ci sont tombés sous le charme de la Grande Ile que certains d’entre eux connaissent sous l’appellation d’«île de la biodiversité». «Le tourisme balnéaire, les découvertes et l’écotourisme sont les produits qui les intéressent le plus», avait préciser Giorgio Franchi.

Etre présent
«C’est un rêve pour les Italiens de venir à Madagascar», devait déclarer Giorgio Franchi. Et de poursuivre : «Depuis l’ouverture de la ligne aérienne Tana-Milan, les Italiens ont commencé à faire la connaissance de Madagascar et ils sont de plus en plus nombreux, chaque année, à choisir la Grande Ile pour passer leurs vacances» A ce propos, Vola Raveloson, Chargée de la Direction Exécutive de l’Office Nationale du Tourisme de Madagascar (ONTM) parle d’une croissance de 11% du nombre de touristes italiens venus dans la Grande Ile en 2006 et estimés à 34 000, comparé à la situation de l’année 2005. «L’on se fixe comme objectif de franchir le cap des 70 000 touristes italiens à la fin de 2008», celle-ci d’ajouter. Le Président de l’ONTM, Joël Randriamandranto, quant à lui, avait expliqué que l’Italie étant un grand marché émetteur mais aussi très concurrentiel il est important de participer à ce salon BIT. «Si nous n’avions pas participé à ce salon, les TO italiens seraient allés voir ailleurs. Maintenant que Madagascar est présent, ces professionnels sont venus au stand et bon nombre d’entre eux ont assuré qu’ils programmeraient notre pays parmi leurs produits».

Satisfaction
Les dix TO malgaches et les deux Offices régionaux du Tourisme (ORT), en l’occurrence, celui d’Antananarivo et celui de Nosy-Be et la compagnie aérienne Air Madagascar, qui ont participé au salon BIT Milan de la semaine dernière, n’auront pas fait le voyage pour rien. «Il y a du monde, beaucoup de monde», devaient ils affirmer. En effet, tous les exposants, chacun derrière son comptoir, ont bien travaillé que ce soit pendant les deux premières journées consacrées aux professionnels ou les deux dernières ouvertes au grand public. «Je n’ai pas arrêté de parler durant la journée», avait indiqué Viviane Rajaonarisoa, gérante de la société Amy Travel. Mme Elma Ross, Présidente de l’ORT de Nosy-Be quant à elle, n’arrêtait pas de recevoir des gens. Bref, tous les participants se disent satisfaits du salon.

Extrait Midi Madagascar - édition du 02-03-2007

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