Les rencontres littéraires
ont le plaisir de vous convier à une
autour de son dernier ouvrage :
Claudia Solofolandy - Tél 06 66 19 54 67 – claudia@echoscapricorne.org
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ont le plaisir de vous convier à une
Un film documentaire sur Madagascar sera diffusé par l’émission “Histoires Naturelles” de TF1 aujourd’hui.
Ce film documentaire a été tourné par l’équipe de la Société Editel le mois de janvier dernier, et dirigé par le réalisateur Jean-Pierre Fleury, à Antsiranana, Nosy-Be et à Antananarivo.
Richesses de Madagascar
Les richesses naturelles de Madagascar seront mise en exergue dans ce film documentaire.
Au Nord de Madagascar, le regard est subjugué par la beauté et le foisonnement des couleurs, des bleus de la mer aux verts de la végétation.
On y croise des créatures étranges, caméléons, crocodiles, lémuriens, chauves-souris… vestiges de la préhistoire avec lesquels les habitants entretiennent des rapports particuliers. Dieu étant le créateur de l’univers, il peut porter plusieurs noms et prendre diverses formes.
Le secret des esprits
Le secret des esprits sera expliqué dans ce documentaire par Casam Aly, ancien haut fonctionnaire malgache, considéré comme la mémoire des lieux, dit connaître le secret des esprits. Il perçoit la présence des ancêtres chez les crocodiles, des parents chez les lémuriens et des représentants de Dieu chez les caméléons.
Offensive de l’Office National du Tourisme
L’Ontm (Office National de tourisme à Madagascar) a organisé différents voyages de presse pour faire connaître Madagascar. L’équipe d’Editel est passée à Madagascar le mois de janvier dernier.
Le tourisme peut donc être un pilier de développement pour Madagascar, et, pour ce faire, l’Ontm passe à l’action pour faire la promotion de notre île.
D’autres documentaires, et articles sur Madagascar vont encore paraître incessamment dans différents revues, Magazine, chaîne TV…
Grâce à ces offensives de charme, Madagascar deviendra dans quelques années, une destination encore plus prisée par les touristes.
Extrait Le Quotidien - Le Mercredi 28 mars 2007 Journal N°1054
Le pays change son fusil d’épaule et mène un autre combat
29 mars 1947 - 29 mars 2007. Il y a soixante ans, des pères, mères, jeunes, adolescents, étaient allés délivrer leur pays de la plus infamante des dominations : la Colonisation. Rien qu’avec des armes blanches (sagaies et coupe-coupe) ils avaient attaqué des colons vazaha armés jusqu’aux dents, ainsi que des casernes militaires gardées par des batteries de mitrailleuses. La puissance de feux inégale avait donné comme résultat : des milliers de morts, et le nationalisme malagasy décapité, victime de son isolement et de l’hésitation de certains meneurs devant les volte-faces d’un pouvoir colonial déjà aux abois de l’histoire. Il savait que le retour de l’Indépendance était inéluctable et, pour cette raison, il l’a passée aux moins revendicatifs des Malagasy : ceux issus du rang du Padesm qui, au départ, n’en voulaient point.
Madagascar vivra pendant 42 ans sous les régimes des personnes issues de ce parti pro-colonial, avec, comme conséquence, la paupérisation de la Nation et l’installation d’un sous-développement chronique. Finalement, la Nation profita de l’émergence, sur la scène politique, de Marc Ravalomanana, un capitaine d’industrie, pour se débarrasser définitivement de cette “dynastie” d’hommes politiques qui l’ ont mise dans la misère, excepté peut-être le Président Philibert Tsiranana qui a su mettre en oeuvre une politique de développement.
Changement de comportement
Le Président Ravalomanana et son administration ont su rallier à leur cause l’ensemble de la Nation en lui assignant un nouveau défi, celui du redressement économique national. “Nous sommes arrivés au moment où nous développerons vite notre Nation dans la solidarité et la fierté nationale. Osez et agissez”, a-t-il appelé durant la célébration du 29 mars l’année dernière dans la ville martyr de Moramanga. C’est à cette occasion, et cela n’est pas dû au hasard, qu’il annonça officiellement le lancement du “Madagascar Action Plan (Map) : le Map est le plan pour développer Madagascar dans un laps de temps assez court, avec des objectifs bien précis”, a continué le Président de la République. Pour lui, le vrai patriotisme à notre époque est de montrer au monde entier que les Malagasy sont capables de sortir rapidement de la pauvreté grâce à leurs efforts. Et, pour cela, un changement de comportement s’impose.
En effet, le Président Ravalomanana a fait sien le slogan “osez” (sahia) afin de dire à ses concitoyens que seul l’effort et l’esprit de sacrifice sont payants si l’on veut sortir notre pays de l’ornière de la pauvreté. Et que rien ne peut se faire sans la foi, dans ce que l’on entreprend mais aussi avec la protection du Très Haut.
Extrait Le Quotidien - Le Mercredi 28 mars 2007 Journal N°1054
La promotion continue
Dans le cadre de la promotion de la « destination Madagascar » en France, l’Office national du tourisme de Madagascar organise des voyages pour des journalistes français. Ces derniers vont par la suite faire paraître des articles dans des magazines ou diffuser des émissions pour faire connaître les sites touristiques de la Capitale et du Nord du pays, les hôtels, les tours opérateurs , les villes et les habitants.
Depuis trois ans, les Français commencent à parler de Madagascar, une destination touristique. Pour la plupart, elle évoque l’écotourisme, la nature mais n’ont pas conscience de l’existence d’une structure hôtelière de haut niveau.
Trois voyages successifs
Pour éclaircir la situation, depuis le début de l’année, trois équipes de journalistes sont venues à Madagascar sous l’initiative de l’ONTM. La première « EDITEL », a séjourné du 20 janvier au 3 février 2007. Ils diffuseront au mois d’avril, dans l’émission « Histoires naturelles », des reportages sur la plage de Ramena, la Montagne des Français, la Montagne d’Ambre, le Massif de l’Ankarana et Lemurs’ Park. Une journaliste du « Tour Hebdo » a effectué le deuxième voyage. Cette dernière a visité cinq hôtels à Diégo, un hôtel à Ambre et un à Nosy-be. La « Mer Emeraude » et le « Tsingy Rouge » sont en l’occurrence les sites touristiques qu’elle a visités au cours de son séjour. Les journalistes du magazine « Homme de luxe » composait la troisième équipe. De passage dans le pays du 12 au 24 mars derniers, ils ont visité la région nord comme les précédentes. Ces derniers ont visité 15 complexes hôteliers dont le Grand Hôtel à Diégo. Selon, les journalistes, Didier Audebert et Thierry Vasseur, la conception ainsi que les prestations étaient assez bonnes notamment pour l’accueil qui est de plus en plus professionnalisé, et les prix assez adaptés.
De plus, ils ont souligné la splendeur de la nature. En effet, ces visiteurs ont eu le privilège d’assiter à l’éclosion des oeufs de tortues, au spectacle des dauphins, à la vue magnifique du Pain de sucre. D’ailleurs, ils ont suggéré que l’île Iranja, le monde fabuleux des tortues soit préservé. Les plages vierges de la région constitue un atout important.
Pour une clientèle haut de gamme
Les articles qui s’ y rapportent sur le voyage paraîtront dans le magazine bimensuel « Homme de luxe » à fin mai, avec 50.000 exemplaires. Les principaux cibles étant la clientèle haut de gamme de 40 à 60 ans en France, en Suisse et au Luxembourg. Parler de Madagascar durant toute l’année. Tel est l’objet principal de ces voyages. Après le Nord, les visites vont continuer dans la partie sud.
Intérêt croissant des agences de voyage pour Madagascar
En outre, les voyages de presse, l’Office national du Tourisme de Madagascar organise des éductours pour les professionnels du secteur tourisme et renforce la présence de Madagascar dans les foires et les salons internationaux.
En ce qui concerne les éductours pour les professionnels, des projets sont en cours. Il s’agit de percer les marchés hollandais, italiens et aussi Sud africains. Quant aux participations aux salons, le président de l’ONT, a déclaré que Madagascar a participé à quatre salons différents depuis le début de l’année. Il s’agit de Vakantiebeurs 2007 à Hollande. Environ 25 contacts professionnels, essentiellement Tours opérateurs Hollandais et Belges sont établis. Ensuite du BIT Milan de MAHANA Lyon et ITB Berlin. On constate une affluence en progression du nombre de visiteurs par rapport à 2006 pour l’ensemble. A raison de 4% à Milan et 22% à Lyon. Le salon mondial du tourisme a vu la participation des offices régionaux. En conséquence, des tours opérateurs et même de simples agences ont prévu de mettre dans leur programme la destination Madagascar au cours du deuxième semestre 2007 et à partir de l’année 2008.
Par ailleurs, des brochures en chinois seront éditées prochainement en vue de cibler les touristes chinois. Cependant, l’insuffisance en infrastructures constitue un obstacle compte tenu du fait que ces derniers voyagent toujours en masse.
Un bon climat d’investissement nécessaire pour le développement du secteur (2)
Le tourisme constitue un secteur pilier pour le développement de Madagascar compte tenu de la diversité de ses produits touristiques, le balnéaire, le trekking, la faune et la flore. Cependant, des actions sont à entreprendre pour améliorer les modes de déplacements. Notamment les infrastructures routières, si le transport aérien connaît des tarifs compétitifs, soit de 500 à 800 euros en basse saison pour le trajet Madagascar-Europe.
Pour pallier à l’insuffisance des structures d’hébergement, mettre en place un climat des affaires incitatif aux investisseurs est important. Il s’agit tout d’abord plus précisément de sortir un code d’investissement qui préconise la détaxation des produits liés au secteur dont les meubles, les appareils sanitaires, les véhicules. Ensuite, d’éxonérer les impôts pendant trois à quatre années de l’exercice. Enfin, de faciliter l’accès au foncier aussi bien pour les étrangers et les nationaux. La multiplication des complexes hôteliers contribuera par la suite à réduire la disparité des tarifs et à faire disparaître le monopole par la concurrence.
Néanmoins, une sensibilisation des hôteliers au paiement des vignettes serait à promouvoir pour que le tourisme contribue au développement. En effet, si la prévision de recettes en vignettes en 2006 était de un milliard d’ariary, la somme collectée était de 600 millions d’ariary. Des sanctions seront attribuées à ceux qui ne s’acquittent pas de leurs obligations suite à des informations.
De plus, pour cette année, l’on va faire appel à un consultant qui va mener une étude sur le type de financement à mettre en place pour pérenniser les actions de l’ONTM.
Extrait Madagascar Tribune - N° 5520 : Lundi 26 Mars 2007
L’eau potable, source de développement
L’eau, la vie ! Près de 2,2 millions de personnes meurent chaque année de maladies parce qu’elles n’ont pas accès à l’eau potable. La situation est très menaçante, car elle se traduit selon les données officielles, par le décès d’un enfant toutes les 15 secondes.
Soit ! l’accès à l’eau potable va de soi pour certains d’entre nous, mais il n’en est pas de même pour les deux milliards d’âmes qui n’ont pas accès à un assainissement de base. Le cas le plus alarmant se rencontre surtout dans les pays en voie de développement, femmes et enfants doivent parcourir chaque jour des kilomètres pour chercher de l’eau dans les sources souvent polluées et impropres à la consommation. Seulement, ils n’ont pas le choix.
L’insuffisance en eau potable, entrave au développement
Sans eau potable et sans système d’assainissement adéquat, la population ne peut pas échapper au cercle vicieux de la pauvreté et des maladies. Le manque d’eau potable implique une mauvaise hygiène de vie qui favorise les maladies (choléra, pestes, maladies infectieuses…). À leur tour, ces maladies entraînent l’incapacité au travail, aux études, des pertes financières, des pertes de temps. Elles contribuent ainsi à la détérioration de l’économie favorisant l’extension de la pauvreté qui s’enracine dans la vie quotidienne de la population. L’impact de cette situation sur la population et sur le pays toute entier est plus que lamentable.
Quid de Madagascar ?
La Grande île n’échappe pas à ce phénomène, si on se réfère aux chiffres publiés par le ministère de la Santé et du Planning Familial. De 1999 à 2001, 35 000 cas de choléra ont provoqué 2300 décès ; 2,5 millions de personnes touchées par la bilharziose ont été enregistrées. 60% des enfants de l’EPP de la capitale ont déserté l’école à cause des fièvres et autres maladies, ce qui explique en partie les échecs scolaires.
Pourtant, les efforts pour redresser cette situation sont plutôt timides. Même le volume de financement prévus pour ce plan de redressement est encore très faible par rapport à celui accordé aux autres secteurs sociaux. Si l’assainissement et la gestion de l’eau s’améliorent dans la Grande île, ce serait en accomplissant des perfectionnements notables dans le domaine de l’environnement en particulier des nappes d’eau douce.
Les bénéfices à tirer que ce soit sur le plan scolaire, sociale et économique sont nombreux. Des dizaines de milliers de décès pourraient être évités chaque année, et le taux de mortalité infantino-juvénile réduits. Nulle autre intervention ne pourrait faire autant pour alléger la pauvreté à Madagascar, d’autant plus que le gouvernement malgache a manifesté à maintes reprises son engagement à entreprendre des actions concrètes pour réduire de moitié la pauvreté, et d’améliorer les conditions de vie des couches les plus pauvres. Tout ceci entre dans le cadre des Objectif du Millénaire pour le Développement.
Extrait Madagascar Tribune - N° 5519 : Samedi 24 Mars 2007
La "Francophonie", définie en 1871 de façon purement géographique, prit toute une autre ampleur avec, entre autres, Léopold Sédar Senghor.
Véhiculée par la revue "Esprit" en 1962, la Francophonie devient la conscience d’avoir en commun une langue et une culture francophone. Dès lors, elle constitue un cas particulier de l’aspiration de beaucoup d’habitants de la planète à une diversité culturelle.
Aujourd’hui, la Francophonie connaît une ampleur exceptionnelle avec plus de 200 millions de francophones repartis dans 68 pays. Certes, l’anglais arrive en première position, mais sa force réside dans cette union des cultures qui subsiste depuis près de 60 ans.
La diversité culturelle
"Il n’y a pas de multiculture, mais bien une diversité culturelle qu’il faut savoir respecter", s’exclamait un réalisateur africain, au cours du dernier FESPACO. Cette phrase détermine l’état d’esprit de cette Francophonie. Car même si le français unit tous ces pays, l’individualité de chacun reste intacte. C’est le message que ne cessent de transmettre les différents dirigeants qui se sont succédés à la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie. D’ailleurs, suite à la Conférence générale de l’UNESCO en octobre 2003, la Francophonie s’est engagée à tout mettre en oeuvre pour faire aboutir l’élaboration et l’adoption d’un instrument juridique international contraignant, qui donnerait un fondement juridique incontestable aux politiques de préservation et de développement de la diversité culturelle. Une preuve du combat acharné mené par l’OIF pour défendre ce qui est le plus précieux pour un pays : sa culture !
La culture, un mot d’une grande valeur que nul ne doit sous-estimer et où la loi du plus fort n’existe pas. C’est pourquoi, Abdou Diouf, Secrétaire Général de la Francophonie, a défini comme slogan pour 2007 "Vivre ensemble, différents", mettant sur un même pied d’égalité les cultures du monde entier. Un concept respecté partout dans le monde pour la Journée Internationale de la Francophonie. Alors qu’Abdou Diouf était présent à la Principauté d’Andorre, dernier pays adhérent accueilli en septembre 2006, des pays comme Madagascar la célébraient en musique. En Côte d’Ivoire, le Palais de la Culture accueillait toute une pléiade d’artistes. Au Canada, elle fut associée à la Journée Mondiale du Conte, avec notamment "Le tour du monde en 80 minutes".
Dans la Grande Ile, la fête était omniprésente depuis le 10 mars dernier. Une quinzaine entière dédiée à la Francophonie, avec entre autres, l’exposition "Regards croisés" ou la Francophonie d’hier et d’aujourd’hui, qui se tient actuellement à l’AFT. Dans les provinces, même tonalité avec des conférences en tout genre et aussi des soirées Karaoké, comme à Antsirabe.
Bref, la Francophonie l’aura démontré : en Amérique comme en Afrique, qu’importe sa couleur ou son passé, l’amour de la langue française persistera pour la gloire de chaque culture.
Extrait Midi Madagascar - 22-03-2007
La ville d’Ambanja paie de lourds tributs après le passage du cyclone Indlala. 15 personnes ont été tuées, emportées par les eaux. La ville est détruite à 95% et les prix des marchandises flambent.
Ambanja compte le plus grand nombre de victimes du cyclone Indlala. Outre les pertes en vie humaine, on a recensé 20 814 sinistrés dans le district d’Ambanja et une ville meurtrie.
Les pertes humaines résultant du passage d’Indlala sont énormes à Ambanja. Ce district de la région Diana compte le plus grand nombre de victimes avec quinze décès officiellement déclarés.
"Dix personnes décédées sur 15 résident à Migoka, un fokontany de la commune rurale d’Ambohimarina. Trois sont issues de la commune rurale d’Ankataka et deux de celle de Bemanevika sur la plaine de Sambirano", avance Eddie Jean Tongazara, chef du district d’Ambanja.
"Surprises par la crue soudaine des rivières Sambirano et Andampy, à l’intérieur ou à l’extérieur de leur demeure, ces personnes n’ont pu échapper et ont succombé", ajoute le chef de district. "C’est le cas d’une femme âgée résidant à Migoka, qui a été emportée par les eaux avec cinq de ses boeufs. Son corps a été retrouvé à 2 km de sa maison", note Norosoa Sergine, voisine de la défunte.
Sept communes sur les 23 formant le district d’Andapa sont les plus meurtries par Indlala. D’après le chef de district, Ambanja compte à lui seul 20 814 sinistrés. Le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) évalue les dégâts matériels d’Ambanja à 95%.
"A Migoka, l’ensemble du quartier, avec une église protestante, a été emporté par la rivière d’Andampy. Une école bâtie par le Fonds d’intervention pour le développement (Fid) à Ambohimarina a aussi été balayée par la rivière d’Ambahatra", fait savoir Jacky Roland Randimbiarison, secrétaire exécutif du BNGRC.
Flambée des prix
Au lendemain du passage du cyclone Indlala, une flambée des prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité a été constatée sur les principaux marchés d’Ambanja, ainsi que ceux des zones les plus affectées. Les vivres se raréfient également.
Pour Ambanja, le kapoaka du riz ( le contenu d’une boîte de lait concentré) a dépassé la barre des Ar 1 000. "Dans ce cadre, le kilo est vendu à Ar 3 500. Ce n’est plus à la portée de nos bourses", se lamente une mère de famille habitant le fokontany d’Ambohimarina.
"Pis, cet aliment de base et d’autres produits de première nécessité (PPN) comme le sucre, le pain ou encore l’huile… commencent à se faire rares sur le marché", s’affole-t-elle. Et cette dernière d’interpeller le pouvoir central pour venir en aide aux habitants d’Ambanja. "La plupart des champs cultivables sont immergés. Du coup, il n’y a rien à attendre de la production agricole. A ce rythme, une crise alimentaire n’est pas à écarter dans les semaines à venir", craint-elle.
Les districts de Fenoarivo Atsinanana et Soanierana Ivongo dans la région d’Analanjirofo sont aussi confrontés au même problème. "L’inflation a commencé au mois de janvier, plus précisément lorsque le pont flottant d’Antanambao Anosibe est tombé en ruine. Le passage du cyclone Indlala n’a fait qu’empirer la situation", raconte Harizo Andriamiandra, habitant de Fenoarivo Atsinanana.
Dans la région Sofia, la dégradation des routes et
la défectuosité des ouvrages d’art ont aussi engendré une hausse des prix du riz et des légumes.
Une vingtaine de personnes disparues
Les derniers bilans du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) et de la gendarmerie nationale font état d’une vingtaine de disparus sur le territoire national.
Le BNGRC en a recensé deux dans la région d’Analanjirofo. Pour sa part, la gendarmerie nationale en a relevé 16 dont 13 dans la commune rurale d’Andrimbavontsiny à Analalava, et trois autres à Antsohihy.
Concernant les cas de décès, le BNGRC en a répertorié trois dans le district de Vangaindrano, région d’Atsimo Atsinanana. A cela s’ajoutent les deux autres signalés dans le district d’Antalaha, vendredi dernier. La gendarmerie nationale, quant à elle, en a aussi constaté six à Analalava.
Le nombre de cases endommagées s’élève à 344, dont des bâtiments administratifs, des écoles et des églises.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3660 du 20-03-2007
La seconde réunion du groupe de travail international sur le tourisme durable commence lundi au ministère des Affaires étrangères françaises à Paris.
Ce groupe de travail a été créé à l’initiative de la France au début de l’année 2006 dans la continuité du Sommet mondial du développement durable de 2002. Il comprend une quinzaine de pays (France, Allemagne, Australie, Etats-Unis, Norvège et Royaume-Uni pour les pays industrialisés, Bahamas, Brésil, Cambodge, Cap Vert, Chine, Costa Rica, Croatie,
Madagascar, Mali et Maroc pour les pays en développement) ainsi que l’Union européenne, des organisations internationales (notamment PNUE, OMT, UNESCO, OCDE, CNUCED) et des représentants d’organisations professionnelles et non-gouvernementales.
Ce groupe a pour objectif de mettre en valeur les "bonnes pratiques" en matière de tourisme durable et de valoriser, tant dans la définition des politiques publiques que sur le terrain, les pratiques d’un tourisme respectueux des identités culturelles locales, de l’environnement et qui permettent un développement harmonieux des populations.
Les bonnes pratiques feront l’objet d’un Livre Blanc que la France publiera avant la fin du premier semestre 2007.
Extrait Wanadoo Madagascar - 12-03-2007
La ville de Maroantsetra a été durement frappée par le cyclone Indlala. Elle est détruite à 90% selon un bilan officiel. Complètement inondée, Maroantsetra est en plus isolée du monde, n’ayant aucun moyen de communication. Les opérations de secours des sinistrés sont ainsi difficiles.
La ville de Maroantsetra a été frappée de plein fouet par le cyclone Indlala. Les premiers bilans indiquent qu’elle est détruite à 90%. Elle est aujourd’hui enclavée, même l’aérodrome est inondé.
Indlala laisse un triste souvenir à la Grande île. Le bilan provisoire établi par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) ne cesse de s’alourdir. Cinq jours après le passage du cyclone, les pertes en vies humaines et les dégâts matériels sont énormes.
Pour Jacky Roland Randimbiarison, Maroantsetra, comptant près de 300 sinistrés, est encore plus touchée qu’Antalaha. "Vu d’en haut, on n’aperçoit que les toitures des maisons qui ont résisté aux vents. Les champs de culture sont inondés à 90% et plusieurs routes immergées. Par ailleurs, le pont reliant Maroantsetra à Andranomangozy est coupé", déclare-t-il, après avoir visité les zones touchées.
L’électricité et les moyens de communication sur place ne sont plus opérationnels depuis jeudi. Cette situation fait peur tant aux opérateurs touristiques qu’à la population locale, notamment à l’approche des vacances de Pâques.
Lourds dégâts matériels
"Complètement inondée à l’heure actuelle, Maroantsetra se retrouve enclavée et coupée du monde. Ceci dit, le tronçon de la RN 5 la reliant à Soanierana Ivongo est difficillement accessible, alors que l’aérodrome est inondé et le tour de contrôle détruit", se lamente Belaza, un opérateur touristique de Maroantsetra.
En revanche, Jeannot Randrianaivoarivony, député d’Antalaha affirme que sa circonscription s’avère la plus anéantie. "Indlala a laissé une scène de désolation dans la ville d’Antalaha qui compte à elle seule plus de 1 000 sinistrés. Bâtiments administratifs construits en bord de mer, habitations et champs de vanille sont en ruines. Les dégâts matériels sont estimés à 90%", se désole-t-il.
A l’heure actuelle, les troncs d’arbres et les cocotiers jonchent les chaussées de la ville. Seule la route reliant Antalaha à Sambava reste opérationnelle. Du coup, le prix du riz flambe : Ar 600 le kapoaka (le contenu d’une boîte de lait concentré). Pis, les réseaux de communication et de distribution d’eau et d’électricité sont tombés en panne. "L’approvisionnement en électricité ne sera pas rétabli avant 15 jours", expliquent les agents de la Jirama à Antalaha.
"Jusqu’à dimanche à 17 heures, nous avons recensé deux décès, deux personnes emportées par les eaux, et deux autres blessées sur le territoire national. Le nombre des sinistrés frôle la barre des 5 000. Très exactement 4 999", fait savoir Jacky Roland Randimbiarison, secrétaire exécutif du BNGRC.
Les deux personnes décédées sont issues d’Antalaha de la région de la Sava. Jusqu’à hier introuvables, les deux autres disparus habitaient à Maroantsetra.
Concernant les dégâts matériels, le dernier bilan fait état de 344 cases ravagées par les rafales de vents et 12 maisons inondées dans tout Madagascar. Parmi ces constructions détruites figurent 63 bâtiments administratifs.
2 000 ha de rizières ensablées
En outre, 2 000 hectares de rizières réparties dans les régions de Sava, Diana, Analanjirofo et Sofia sont complètement ensablées. "Avec cet ensablement qui s’ajoute aux dégâts laissés par les cyclones ayant sévi dans le pays en début d’année, une crise alimentaire n’est pas à écarter", craint Bezara, un paysan d’Andapa.
Dans le district de Mananara Avaratra, le courant a été assez fort. Résultat: un bateau de 50 tonnes a sombré au large des côtes de Mananara Avaratra et son épave est introuvable. Deux motos et un véhicule 4×4 garés au bord de la mer ont aussi disparu.
Bien que les villes des régions de Sava, Atsinanana et Analanjirofo semblent les plus touchées, plusieurs districts de la Diana et de la Sofia n’ont pas été épargnés par Indlala. A l’heure actuelle, Ambanja, dans la Diana, reste sous la menace d’une inondation. De leur côté, Antsohihy, Port-Bergé ou encore Mampikony paient un lourd tribut à la dégradation de la route et des ouvrages d’art comme les ponts.
Dans la région de la Sofia, deux ponts de la RN 6, situés entre Port-Bergé et Antsohihy, sont coupés. Indlala a détruit plusieurs ouvrages d’art sur cette Nationale. Au Sud, le tronçon reliant Ambalafamidy à Tsarahasina est coupé suite à la crue d’une rivière.
40 tonnes de matériels pour Antalaha et Maroantsetra
Les premières aides arrivent dans les zones frappées par Indlala. C’est dans cette optique que la Croix-Rouge Malgache (CRM) a acheminé 40 tonnes de matériels de secours et de vivres à Antalaha et Maroantsetra.
Valant quelque 147 000 euros, ces matériels sont le fruit de la coopération entre la Croix-Rouge française et la Plate-forme d’intervention régionale pour l’océan Indien. "Le bateau Jeanne d’Arc appartennant à la marine française se charge du tranport des matériels destinés à Antalaha. La part de Maroantsetra sera acheminée par avion Transal", avance Claude Rakotondranja, président de la CRM.
Les critères de vulnérabilité sont requis pour bénéficier de la contribution de la Croix-Rouge. "Nous privilégions les familles ayant des enfants en bas âge, des personnes âgées et des femmes enceintes", note son président.
Purificateurs d’eau, vivres et médicaments comptent parmi les premiers besoins des deux zones.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 3659 du 19-03-2007
La destination Madagascar remporte un vif succès au salon mondial du tourisme à Paris qui a pris fin dimanche.
Une quinzaine de tours opérateurs et agences de voyages y ont représenté la grande île. La relance du tourisme est ainsi au rendez-vous et les inquiétudes face à certains critères de choix comme le chikungunya et la situation politique post électorale, sont dissipées, sauf les problèmes d’ordre climatique comme les cyclones qui risquent de mettre au tapis beaucoup d’infrastructures, d’ici le début de la nouvelle saison.
La campagne française menée par l’agence Euro Rscg et commencée au mois d’août dernier semble ainsi apporter ses fruits. Les stands malgaches ont été littéralement pris d’assaut par les touristes français dont certains ont déjà confirmé leurs venus au sein des tours opérateurs présents au salon. Madagascar a également entrepris, en 2006, une vaste campagne de promotion avec la contribution financière de l’Agence française de développement (AFD) et du Business and market expansion (Bamex).
L’ouverture d’un bureau d’information touristique à Paris figure également au programme de l’Office national du tourisme, selon son président Joël Randriamandranto. Elle sera suivie d’une série de formation des agents de voyages ou encore le relookage des sites Internet « pour renforcer les bureaux de relais en France ».
Notons que les offices régionaux de Madagascar ont été parties prenante à part entière dans cette 35ème édition du SMT. « La destination est sur une pente ascendante avec des prévisions très optimistes», déclare-t-on du côté des participants.
Malgré cette embellie, des difficultés subsistent dans la promotion de la destination Madagascar notamment dans le domaine aérien. Les fréquences, même si les compagnies opérant dans le pays font déjà des efforts pour les augmenter, restent insuffisantes aux yeux des opérateurs qui espèrent également voir la contrainte de manque d’infrastructure d’accueil se régler au plus vite.
Extrait Wanadoo Madagascar - 19-03-2007