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	<title>Commentaires sur : Environnement - Zones Mahavavy - Kinkony, L&#8217;eldorado des faunes et flores</title>
	<link>http://www.jacaranda.fr/blog/2007/01/27/environnement-zones-mahavavy-kinkony-leldorado-des-faunes-et-flores/</link>
	<description>Une autre idée du Voyage</description>
	<pubDate>Fri, 18 May 2012 06:27:01 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Jean Jacques RANDRIAMANINDRY</title>
		<link>http://www.jacaranda.fr/blog/2007/01/27/environnement-zones-mahavavy-kinkony-leldorado-des-faunes-et-flores/#comment-5372</link>
		<pubDate>Tue, 04 Mar 2008 12:22:36 +0000</pubDate>
		<guid>http://www.jacaranda.fr/blog/2007/01/27/environnement-zones-mahavavy-kinkony-leldorado-des-faunes-et-flores/#comment-5372</guid>
					<description>Bonjour, c'est toujours un plaisir de completer les infos à propos de sites aussi magnifique que celui-là. 
Bonne lecture.

Le complexe de zones humides de Mahavavy-Kinkony, de simple ZICO (ou Zone d’Importance pour la Conservation des Oiseaux) vient d’être transformé en aire protégée et de recevoir une protection temporaire dans le cadre de la déclaration présidentielle de 2003 à Durban. Il est caractérisé par une richesse exceptionnelle en biodiversité et en écosystèmes divers, de très beaux paysages naturels, quelques sites historiques importants et l’aspect socio-culturel du site n’a pas encore été dénaturé. 

Géographie
Le Complexe de zones humides de Mahavavy-Kinkony, d'une superficie totale de 268 236 ha est dans le District de Mitsinjo, Région de Boeny, Province de Mahajanga, sur la côte Nord-Ouest de Madagascar. Il comprend le grand Lac Kinkony, deuxième plus grand lac de l’île, au sud de la ville de Mitsinjo, les 22 lacs satéllites du Kinkony, le cours inférieur et le delta du fleuve Mahavavy, l’espace maritime au Nord, la Baie de Marambitsy à l’Ouest et la Baie de Boeny à l’Est ainsi que de la forêt sèche de Tsiombikibo au centre. 
Le Complexe Mahavavy-Kinkony est un des plus grands complexe de zones humides du pays, zones humides qui constituent la principale ressource pour les gens (64500 habitants en 2004).
L’accès se fait de deux manières : 
	- Par la mer, en hors-bord depuis le port de Mahajanga jusqu’au port Namakia : il y a une assez longue période d’immobilité (5-6h) dans le hors-bord et il faut prévoir des protections contre les embruns pour les gens et pour le matériel. La mer est souvent assez forte.
	- Par la route : il faut traverser la Betsiboka en bac puis de Katsepy jusqu’à Namakia il y a 82 km de route secondaire (3h avec les arrêts en 4X4) ouverte en saison sèche. 
Mitsinjo, capitale du district est à 15mn de Namakia. En saison sèche, la route ne présente pas de problème particulier et même les petites voitures passent sans difficulté. C’est la descente du bac qui est difficile. Le bac peut être réservé par téléphone à l’avance.

Activités économiques 
Agriculture (riziculture surtout), élevage et pèche constituent les principales activités des gens.
La pêche, en pirogue pour le poisson et à pied et en pirogue pour la crevette, reste la principale activité de la population du littoral et des lacs. Le lac Kinkony et ses satellites, le delta de la Mahavavy et le littoral marin sont les lieux couramment fréquentés. Une grande partie de la production est destinée à la vente aux collecteurs locaux (produits salés ou séchés) et expédiée par ces derniers vers Mahajanga et Antananarivo. 

La population utilise la forêt comme source de bois de chauffe, de charbon de bois et de bois de construction. 
Les forêts littorales disparaissent également au profit de l’agriculture, de la production de charbon et de l’approvisionnement en bois de chauffe. 
Pour l’exploitation des bois d’oeuvre, les essences les plus utilisées sont le Palissandre et l'Arofy. 
Le bois de Mangrove est également transformé en bois ronds servant d'armature dans la construction. Des bûcherons et des marchands de bois de Mahajanga viennent dans les mangroves pour la collecte de bois et pour le charbon.
Les feuilles et pétioles de Satrana, un palmier des zones calciques et des formations forestières secondaires, sont également très utilisées pour la construction des cases. 

La forêt classée de Tsiombikibo constitue une source de prélèvement de ressources naturelles pour les populations riveraines.
Certains produits forestiers (ignames) remplacent le riz en période de soudure (de Janvier à juin). La sève et la partie terminale farineux du tronc des « Satrana » (Satrabe ou Bismarckia nobilis, et Satramira ou Hyphaene shatan), sont utilisés par la population. 
Pour les pêcheurs, la collecte d’espèces ligneuses est aussi nécessaire pour la fabrication des pirogues.
La collecte de miel est très importante dans la zone. Ce produit est surtout transformé en boisson alcoolisée, nécessaire aux différentes cérémonies rituelles.
Les gens pratiquent la chasse aux tenrecs, sangliers, lémuriens et chauve-souris. Les produits sont destinés à la consommation. 

L‘artisanat est une activité réservée aux femmes, qui produisent surtout des nattes et des paniers, essentiellement pour le besoin du ménage. Les Satrana, (satrabe et satramira) sont les matières premières les plus utilisées.

Une unité de production d’éthanol va bientôt s’installer à Katsepy, sur la rive gauche de la Betsiboka mais pour le moment, la sucrerie de la SIRAMA à Namakia, nouvellement acquise par le groupe chinois COMPLANT constitue la seule industrie présente dans le Complexe Mahavavy–Kinkony. La production de la SIRAMA a considérablement diminué ces 5 dernières années à cause surtout de la vétusté du matériel et des équipements ainsi que du coût de revient trop élevé, alourdi par une importante charge sociale et une préférence donnée à l’importation du sucre à l’échelle nationale.

Atouts touristiques

La nature :
Le complexe est riche en écosystèmes divers : Lacs aux eaux libres ou recouverts de lotus, marécages, mangroves, vasières, cours d’eau divers, grottes (au moins 2, peut être 4 réseaux), forêts denses sèches, différents types de savanes, …
Le paysage du complexe (ou CMK) est très beau.
La région possède une biodiversité exceptionnelle : 
- La flore
La région présente une grande variété de formations végétales ayant leur spécificité propre qui lui donne un paysage végétal hétérogène.
Parmi ces formations végétales, on peut citer : les mangroves, les forêts denses sèches semi caducifoliées ou caducifoliées, les palmeraies des bords de la Mahavavy, les différents types de savanes, les formations aquatiques (marais à roselières, à lotus),…
Parmi les espèces intéressantes, on peut citer : Borassus madagascariensis, très beau palmiers des bords de la Mahavavy, classé vulnérable, diverses espèces de palissandre, de bois d’ébène et le fameux Komanga, plante toxique utilisé autrefois dans les procès rituels (ordalie) comme l’était le Tangena sur d’autres parties de Madagascar.

	- La faune
Elle constitue la force du complexe.
Il y a 143 espèces d’oiseaux (Le Parc National Ankarafantsika en a 129).
100% des oiseaux d’eau de l’ouest malgache peuvent être rencontrées dans le complexe, ce qui constitue un cas unique pour tout l’ouest. 
Certaines espèces sont à très haute potentialité touristique. En effet, il y a 9 espèces d’oiseaux endémiques menacées de disparition dans le site. Parmi eux, il a l’Ankoay ou Aigle pêcheur de Madagascar, un des sept rapaces les plus rares du monde. Cette espèce est en danger critique de disparition. 
Le Râle d’Olivier, le Héron de Humblot, le Héron crabier blanc, la sarcelle de Bernier, le vanga de Van Dam et l’Ibis sacré de Madagascar sont en grave danger de disparition. La glaréole malgache et le pluvier de Madagascar sont classés vulnérables.
Le complexe Mahavavy – Kinkony est le seul site accessible aux touristes pour voir le Râle d’Olivier ou Sakalava Rail pour les anglophones. 
D’autres espèces, endémiques ou non mais intéressant les touristes sont aussi présentes (canard ou Erysmature à dos blanc, flamants roses, poules d’Allen,…). De fin juillet à octobre-novembre, on peut observer des rassemblements de plusieurs milliers de flamants roses à l’embouchure de la Mahavavy.

	Le site possède 9 espèces de lémuriens (8 pour Ankarafantsika). C’est le seul site de l’ouest où il y a deux propithèques différents : le propithèque couronné, classé en danger critique de disparition et le propithèque de Decken, classé vulnérable. Pour la première espèce, le site est d’une importance vitale. Le lémur bambou de l’ouest et le lémur mongoz complètent la liste des lémuriens classés vulnérables.

	Le site est un des plus riches de Madagascar en terme de chauve souris : neuf espèces sont présentes dans la zone, la majeure partie dormant le jour dans les différents systèmes de grottes. Parmi elles, il y a deux sortes chauve-souris géantes : la roussette de Madagascar (dont la plus importante colonie connue à ce jour avec environ 5000 individus réunis dans une seule grotte et surtout seule colonie de cette espèce connue entre les Tsingy de Bemaraha et les grottes d’ANjohibe/Mahajanga soit une distance de 370km). L’autre espèce se sert de l’îlot sacré de Marandravy en guise de dortoir. 

Très récemment, une nouvelle espèce de chauve souris a été capturée dans la région.

	La très rare tortue d’eau douce Erymnochelys madagascariensis (Big headed-turtle), en danger critique de disparition, est présente au lac Kinkony et dans certains de ses satellites.

	Six espèces de poissons endémiques sont présentes dans la région. Deux d’entre elles sont en grave danger de disparition, une est vulnérable.

Site historique et culturel
La baie de Boina (ou Boeny) était une des principales bases antalaotra avant et surtout après la création du Royaume sakalava du Boina par le roi Andriamandisoarivo au XVIIème siècle. L’îlot d’Antsoheribory située dans cette baie était une de capitales historiques du peuple antalaotra qui faisait du commerce sur la côte ouest entre le IX ème et la fin du XVIIIème siècle. L’îlot comporte des vestiges de constructions datant de ces époques (dénommés «  ruines arabes »   par les agences de tourisme qui y envoient des touristes).
Cet îlot est considéré comme sacré par les riverains et il est interdit d’y camper.
L’îlot de Marandravy sur le lac Kinkony est un site sacré où les gens font des sacrifices en vue d’obtenir une bonne saison de pêche.

Le milieu humain 
A cause de la présence de gens provenant de toutes les régions de Madagascar, il est très varié.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, c&#8217;est toujours un plaisir de completer les infos à propos de sites aussi magnifique que celui-là.<br />
Bonne lecture.</p>
<p>Le complexe de zones humides de Mahavavy-Kinkony, de simple ZICO (ou Zone d’Importance pour la Conservation des Oiseaux) vient d’être transformé en aire protégée et de recevoir une protection temporaire dans le cadre de la déclaration présidentielle de 2003 à Durban. Il est caractérisé par une richesse exceptionnelle en biodiversité et en écosystèmes divers, de très beaux paysages naturels, quelques sites historiques importants et l’aspect socio-culturel du site n’a pas encore été dénaturé. </p>
<p>Géographie<br />
Le Complexe de zones humides de Mahavavy-Kinkony, d&#8217;une superficie totale de 268 236 ha est dans le District de Mitsinjo, Région de Boeny, Province de Mahajanga, sur la côte Nord-Ouest de Madagascar. Il comprend le grand Lac Kinkony, deuxième plus grand lac de l’île, au sud de la ville de Mitsinjo, les 22 lacs satéllites du Kinkony, le cours inférieur et le delta du fleuve Mahavavy, l’espace maritime au Nord, la Baie de Marambitsy à l’Ouest et la Baie de Boeny à l’Est ainsi que de la forêt sèche de Tsiombikibo au centre.<br />
Le Complexe Mahavavy-Kinkony est un des plus grands complexe de zones humides du pays, zones humides qui constituent la principale ressource pour les gens (64500 habitants en 2004).<br />
L’accès se fait de deux manières :<br />
	- Par la mer, en hors-bord depuis le port de Mahajanga jusqu’au port Namakia : il y a une assez longue période d’immobilité (5-6h) dans le hors-bord et il faut prévoir des protections contre les embruns pour les gens et pour le matériel. La mer est souvent assez forte.<br />
	- Par la route : il faut traverser la Betsiboka en bac puis de Katsepy jusqu’à Namakia il y a 82 km de route secondaire (3h avec les arrêts en 4X4) ouverte en saison sèche.<br />
Mitsinjo, capitale du district est à 15mn de Namakia. En saison sèche, la route ne présente pas de problème particulier et même les petites voitures passent sans difficulté. C’est la descente du bac qui est difficile. Le bac peut être réservé par téléphone à l’avance.</p>
<p>Activités économiques<br />
Agriculture (riziculture surtout), élevage et pèche constituent les principales activités des gens.<br />
La pêche, en pirogue pour le poisson et à pied et en pirogue pour la crevette, reste la principale activité de la population du littoral et des lacs. Le lac Kinkony et ses satellites, le delta de la Mahavavy et le littoral marin sont les lieux couramment fréquentés. Une grande partie de la production est destinée à la vente aux collecteurs locaux (produits salés ou séchés) et expédiée par ces derniers vers Mahajanga et Antananarivo. </p>
<p>La population utilise la forêt comme source de bois de chauffe, de charbon de bois et de bois de construction.<br />
Les forêts littorales disparaissent également au profit de l’agriculture, de la production de charbon et de l’approvisionnement en bois de chauffe.<br />
Pour l’exploitation des bois d’oeuvre, les essences les plus utilisées sont le Palissandre et l&#8217;Arofy.<br />
Le bois de Mangrove est également transformé en bois ronds servant d&#8217;armature dans la construction. Des bûcherons et des marchands de bois de Mahajanga viennent dans les mangroves pour la collecte de bois et pour le charbon.<br />
Les feuilles et pétioles de Satrana, un palmier des zones calciques et des formations forestières secondaires, sont également très utilisées pour la construction des cases. </p>
<p>La forêt classée de Tsiombikibo constitue une source de prélèvement de ressources naturelles pour les populations riveraines.<br />
Certains produits forestiers (ignames) remplacent le riz en période de soudure (de Janvier à juin). La sève et la partie terminale farineux du tronc des « Satrana » (Satrabe ou Bismarckia nobilis, et Satramira ou Hyphaene shatan), sont utilisés par la population.<br />
Pour les pêcheurs, la collecte d’espèces ligneuses est aussi nécessaire pour la fabrication des pirogues.<br />
La collecte de miel est très importante dans la zone. Ce produit est surtout transformé en boisson alcoolisée, nécessaire aux différentes cérémonies rituelles.<br />
Les gens pratiquent la chasse aux tenrecs, sangliers, lémuriens et chauve-souris. Les produits sont destinés à la consommation. </p>
<p>L‘artisanat est une activité réservée aux femmes, qui produisent surtout des nattes et des paniers, essentiellement pour le besoin du ménage. Les Satrana, (satrabe et satramira) sont les matières premières les plus utilisées.</p>
<p>Une unité de production d’éthanol va bientôt s’installer à Katsepy, sur la rive gauche de la Betsiboka mais pour le moment, la sucrerie de la SIRAMA à Namakia, nouvellement acquise par le groupe chinois COMPLANT constitue la seule industrie présente dans le Complexe Mahavavy–Kinkony. La production de la SIRAMA a considérablement diminué ces 5 dernières années à cause surtout de la vétusté du matériel et des équipements ainsi que du coût de revient trop élevé, alourdi par une importante charge sociale et une préférence donnée à l’importation du sucre à l’échelle nationale.</p>
<p>Atouts touristiques</p>
<p>La nature :<br />
Le complexe est riche en écosystèmes divers : Lacs aux eaux libres ou recouverts de lotus, marécages, mangroves, vasières, cours d’eau divers, grottes (au moins 2, peut être 4 réseaux), forêts denses sèches, différents types de savanes, …<br />
Le paysage du complexe (ou CMK) est très beau.<br />
La région possède une biodiversité exceptionnelle :<br />
- La flore<br />
La région présente une grande variété de formations végétales ayant leur spécificité propre qui lui donne un paysage végétal hétérogène.<br />
Parmi ces formations végétales, on peut citer : les mangroves, les forêts denses sèches semi caducifoliées ou caducifoliées, les palmeraies des bords de la Mahavavy, les différents types de savanes, les formations aquatiques (marais à roselières, à lotus),…<br />
Parmi les espèces intéressantes, on peut citer : Borassus madagascariensis, très beau palmiers des bords de la Mahavavy, classé vulnérable, diverses espèces de palissandre, de bois d’ébène et le fameux Komanga, plante toxique utilisé autrefois dans les procès rituels (ordalie) comme l’était le Tangena sur d’autres parties de Madagascar.</p>
<p>	- La faune<br />
Elle constitue la force du complexe.<br />
Il y a 143 espèces d’oiseaux (Le Parc National Ankarafantsika en a 129).<br />
100% des oiseaux d’eau de l’ouest malgache peuvent être rencontrées dans le complexe, ce qui constitue un cas unique pour tout l’ouest.<br />
Certaines espèces sont à très haute potentialité touristique. En effet, il y a 9 espèces d’oiseaux endémiques menacées de disparition dans le site. Parmi eux, il a l’Ankoay ou Aigle pêcheur de Madagascar, un des sept rapaces les plus rares du monde. Cette espèce est en danger critique de disparition.<br />
Le Râle d’Olivier, le Héron de Humblot, le Héron crabier blanc, la sarcelle de Bernier, le vanga de Van Dam et l’Ibis sacré de Madagascar sont en grave danger de disparition. La glaréole malgache et le pluvier de Madagascar sont classés vulnérables.<br />
Le complexe Mahavavy – Kinkony est le seul site accessible aux touristes pour voir le Râle d’Olivier ou Sakalava Rail pour les anglophones.<br />
D’autres espèces, endémiques ou non mais intéressant les touristes sont aussi présentes (canard ou Erysmature à dos blanc, flamants roses, poules d’Allen,…). De fin juillet à octobre-novembre, on peut observer des rassemblements de plusieurs milliers de flamants roses à l’embouchure de la Mahavavy.</p>
<p>	Le site possède 9 espèces de lémuriens (8 pour Ankarafantsika). C’est le seul site de l’ouest où il y a deux propithèques différents : le propithèque couronné, classé en danger critique de disparition et le propithèque de Decken, classé vulnérable. Pour la première espèce, le site est d’une importance vitale. Le lémur bambou de l’ouest et le lémur mongoz complètent la liste des lémuriens classés vulnérables.</p>
<p>	Le site est un des plus riches de Madagascar en terme de chauve souris : neuf espèces sont présentes dans la zone, la majeure partie dormant le jour dans les différents systèmes de grottes. Parmi elles, il y a deux sortes chauve-souris géantes : la roussette de Madagascar (dont la plus importante colonie connue à ce jour avec environ 5000 individus réunis dans une seule grotte et surtout seule colonie de cette espèce connue entre les Tsingy de Bemaraha et les grottes d’ANjohibe/Mahajanga soit une distance de 370km). L’autre espèce se sert de l’îlot sacré de Marandravy en guise de dortoir. </p>
<p>Très récemment, une nouvelle espèce de chauve souris a été capturée dans la région.</p>
<p>	La très rare tortue d’eau douce Erymnochelys madagascariensis (Big headed-turtle), en danger critique de disparition, est présente au lac Kinkony et dans certains de ses satellites.</p>
<p>	Six espèces de poissons endémiques sont présentes dans la région. Deux d’entre elles sont en grave danger de disparition, une est vulnérable.</p>
<p>Site historique et culturel<br />
La baie de Boina (ou Boeny) était une des principales bases antalaotra avant et surtout après la création du Royaume sakalava du Boina par le roi Andriamandisoarivo au XVIIème siècle. L’îlot d’Antsoheribory située dans cette baie était une de capitales historiques du peuple antalaotra qui faisait du commerce sur la côte ouest entre le IX ème et la fin du XVIIIème siècle. L’îlot comporte des vestiges de constructions datant de ces époques (dénommés «  ruines arabes »   par les agences de tourisme qui y envoient des touristes).<br />
Cet îlot est considéré comme sacré par les riverains et il est interdit d’y camper.<br />
L’îlot de Marandravy sur le lac Kinkony est un site sacré où les gens font des sacrifices en vue d’obtenir une bonne saison de pêche.</p>
<p>Le milieu humain<br />
A cause de la présence de gens provenant de toutes les régions de Madagascar, il est très varié.
</p>
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	<item>
		<title>Par : Guy Rabarison</title>
		<link>http://www.jacaranda.fr/blog/2007/01/27/environnement-zones-mahavavy-kinkony-leldorado-des-faunes-et-flores/#comment-5229</link>
		<pubDate>Mon, 28 Jan 2008 09:07:36 +0000</pubDate>
		<guid>http://www.jacaranda.fr/blog/2007/01/27/environnement-zones-mahavavy-kinkony-leldorado-des-faunes-et-flores/#comment-5229</guid>
					<description>Bonjour,
Effectivement la protection juridique, même temporaire est essentielle pour pouvoir avancer dans la conservation de notre patrimoine. Cependant ceci n'est que le début, le véritable travail de sauvetage et de conservation commence! Il serait utile de savoir jusqu'où les communautés locales et les autorités régionales (traditionnelles et officielles) s'impliquent dans cette voie. Je me pose donc la question, comment le &quot;fitampoha&quot; pourrait-il devenir un outil efficace dans notre lutte pour sauvegarder les richesses du complexe Mahavavy Kinkony.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
Effectivement la protection juridique, même temporaire est essentielle pour pouvoir avancer dans la conservation de notre patrimoine. Cependant ceci n&#8217;est que le début, le véritable travail de sauvetage et de conservation commence! Il serait utile de savoir jusqu&#8217;où les communautés locales et les autorités régionales (traditionnelles et officielles) s&#8217;impliquent dans cette voie. Je me pose donc la question, comment le &#8220;fitampoha&#8221; pourrait-il devenir un outil efficace dans notre lutte pour sauvegarder les richesses du complexe Mahavavy Kinkony.
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