L’Alliance française de Mahajanga, en collaboration avec le Centre de recherche français agronomique pour le développement (Cirad) a organisé du 9 au 20 juillet une exposition sur le baobab. En fait, Madagascar est l’un des pays où est présente la majorité des espèces de cet arbre.

Le nombre d’espèces de baobabs dans le monde est de huit, et sept se trouvent à Madagascar. La deuxième région du monde la plus riche en baobabs est Mayotte avec deux espèces.

Un baobab pousse vite. Car sa croissance annuelle en hauteur est d’un mètre par an dans son jeune âge. Un grand baobab peut contenir une masse d’eau de 300 à 500 tonnes. Plus lourd qu’un Airbus A-380.

Dans le baobab, tout est utilisable. Les populations locales ont appris à utiliser toutes les parties de l’arbre.

Le baobab nourrit, fruits, graines et feuilles sont largement utilisés. Il fournit aussi du miel, des champignons, des salsifis et même du «ravitoto», feuilles pilée.

Le baobab offre des produits de construction. Le bois est débité en plaques minces servant de matériaux pour les tuiles et les murs des cases sakalava.

Le baobab soigne, pulpe, écorce, fleurs, feuilles, graines et racines sont utilisées dans la pharmacopée traditionnelle malgache. Tonifiant, contre la fièvre ou les diarrhées, et cicatrisant, le baobab a mille vertus.

Jus rafraîchissant
Réduite en pâte, l’écorce de baobab est utilisée comme masque de beauté chez les femmes dans le Sud.

Les graines de baobab possèdent une valeur nutritive élevée. Elles peuvent également servir de matière première dans la production d’huile. Celle-ci a une bonne stabilité et des propriétés nutritionnelles très intéressantes, source d’acides gras mono-insaturés, de la vitamine E et d’anti-oxydants.

Les graines d’Andasonia digitata existant en Afrique et d’Andasonia grandidieri (à Madagascar) sont consommées fraîches, séchées ou grillées et servent parfois à produire un substitut du café.

La pulpe du fruit de baobab est appelée « pain de singe ». C’est un véritable alicament source de fibres, de vitamines, de sels minéraux. Elle contient du calcium, trois fois plus que le lait de vache, ainsi que du phosphore.

On peut aussi en faire du jus, et obtenir un liquide rafraîchissant bourrée de calcium.

Une histoire fantastique

Le plus vieux baobab était âgé de 1 275 ans. Il se trouvait en Namibie et il mort en 2005. Sa circonférence était de 32 m. Il existe 200 individus connus d’espèces les plus rares de baobab.

L’Andasonia digitata dit l’Africain, le plus connu et le plus répandu des baobabs est l’espèce la plus menacée. Elle est classée en danger « EN » d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Extrait l’Express de Madagascar – Mardi 24 juillet 2012