Retour à la normale. L’aéroport international d’Ivato a été bondé de monde, dans la matinée d’hier. Il a retrouvé son quotidien. C’est comme si l’évènement qui a entraîné la perturbation dimanche n’existait pas.Le soulagement se lisait sur le visage des passagers en constatant l’absence du mot « annulé » sur les écrans où sont affichés le programme des vols. « Je devais m’embarquer pour La Réunion hier (ndlr dimanche) afin de rejoindre ma famille. L’annulation de vol m’a contrarié et je suis contente de pouvoir repartir », indique Caroline Pon.

La majorité des vols ont été annulés à cause de la mutinerie auprès du Régi­ment des forces d’intervention (RFI) qui se situe à quelques mètres de l’aéroport. Toute activité a cessé vers 16 heures. « Les vols programmés dans la journée de dimanche ont été annulés, ceci dans le souci de sécurité de tous les passagers de toutes les compagnies aériennes qui ont desservi l’aéroport d’Ivato », indique le ministère du Transport. Les compagnies ont essayé de rattraper les annulations. Certaines ont réussi à embarquer hier même tous leurs passagers. D’autres, comme Air Madagascar, ont dû procéder aux réaménagements de ses vols en considération des passagers retenus dans les escales qu’elles desservent en insérant certaines liaisons à forte concentration de passagers dans le programme du jour.

Prise en charge

« La priorité est observée aux vols en connexion avec le long courrier et/ou régionaux. Ceux qui ont été à bord de l’A340 en provenance de Paris, ayant effectué 11 heures de vol, sont protégés automatiquement sur les vols internes ou régionaux », explique Haja Raelison, directeur du Centre de coordination des opérations. La compagnie nationale a ainsi révisé les heures de vols pour compenser et optimiser le nombre limité de ses appareils. Quant aux voyageurs qui n’ont pas pu être embarqués hier et acceptés à l’enregistrement ce jour devraient bénéficier d’une prise en charge si leurs acheminements comportent des arrêts intermédiaires indique le responsable de l’opération.

Extrait l’Express de Madagascar – Mardi 24 juillet 2012