Une croissance de 20 % par rapport en 2011. C’est la prévision des acteurs hôteliers pour cette année 2012, en termes de nombres d’arrivées. Dans plusieurs régions, les complexes hôteliers sont tous réservés. « La haute saison touristique s’annonce formidable. Les hôtels font le plein jusqu’au mois de novembre », avance Vola Raveloson, directeur exécutif auprès de l’Office national du Tourisme de Mada­gascar. 
La capitale et Tolagnaro sont les seules exceptions. Destination privilégiée pour le tourisme d’affaires, Antana­narivo n’attire pas du monde en ce moment. Le taux d’occupation dans les hôtels s’affiche à près de 50 %. Pour ce qui est de Tolagnaro, la destination n’est pas très demandée. C’est une des conséquences de l’absence d’infrastructures d’accueil dans les régions lors de la phase de construction du projet d’exploitation de l’Ilménite. « Jusqu’en 2009, les infrastructures ont été occupées par les opérateurs miniers. Lorsque les touristes voulaient venir à Tolagnaro, les tours opérateurs disent toujours qu’il n’y a pas de chambres libres. Du coup, les tours opérateurs européens ont enlevé la destination de leurs brochures », explique toujours le directeur exécutif. 
Pour éviter q’une telle situation se reproduise à Toa­masina, les acteurs touristiques travail­lent sur la promotion de la destination. Des éductours et des voyages de presse sont organisés sur cet axe afin que les visiteurs n’oublient pas que la région renferme des potentialités.

Extrait l’Express de Madagascar – Lundi 11 juin 2012