La route qui relie Ihosy à Tolagnaro se trouve toujours dans un piètre état. Ce pro­blème d’infrastructure constitue l’un des freins au décollage de son tourisme.

Victime de son enclavement. Des opérateurs touristiques se plaignent de Tolagnaro. La route entre Ihosy et Tolagnaro demeure dans un état déplorable. Ce qui rend la destination chère et limite le nombre de touristes qui y vont. L’avion constitue le moyen le plus sûr et le plus rapide pour rejoindre la localité.
« En moyenne, les touristes viennent à Madagascar pour une durée d’une semaine. Ils ne vont pas gaspiller trois jours sur route pour venir chez nous, à Tolagnaro », indique Viviane Dewa Ramjee, présidente de l’Office régional du tourisme (ORT) de Tolagnaro. 
Avant 2009, il y avait un projet de réparation de cet axe. Mais il est tombé à l’eau à cause de la crise. Le bailleur de fonds qui devait financer les travaux s’est rétracté. Jusqu’à maintenant, rien n’est encore sûr quant à sa reprise. « C’est l’Union européenne qui devait assurer le financement. Mais la crise est arrivée au moment où on allait passer à la signature du contrat », rapporte Armand Zafinandro, président de la délégation spéciale de Tolagnaro. « Le gel est levé pour les travaux à l’intérieur de la ville », rajoute-t-il.

Sinistrée
Malgré ce problème d’éloignement et d’infrastructure routière, la promotion de la destination se poursuit. On assiste, actuellement, à une sorte de mobilisation générale pour la faire décoller. Jean Max Rakoto­mamonjy, ministre du Tourisme, a d’ailleurs indiqué que la journée mondiale du Tourisme sera organisée à Tolagnaro. « La destination est sinistrée. Nous espérons lui donner plus de visibilité en y allant, en septembre », avance le patron du Tourisme.
De leur côté, les opérateurs continuent à investir dans le secteur. Viviane Dewa Ramjee explique qu’ils croient en l’avenir touristique de la destination. « Nous avons des ressources naturelles très riches et une plage en ville. Mis à part l’éloignement, notre destination n’a rien à envier aux autres », souligne la présidente de l’ORT Tolagnaro.

Extrait l’Express de Madagascar – Lundi 11 juin 2012