Pas comme tous les jours. À l’extérieur, la cour de l’hôtel Carlton est plus verdoyante que d’habitude, des pots de plantes vertes ont été déposés pour donner un décor plus volumineux. De toute leur verdure, ils annoncèrent qu’un évènement de grande envergure allait se dérouler sur les lieux. À l’intérieur, le hall était aussi plus animé. À l’instar de la presse qui s’est démarquée avec des appareils photos ou des caméras et des sacs entrouverts prêts à sortir leur calepin, des personnalités tirées à quatre épingles s’échangeaient des propos ici et là. 
Mais tout ceci n’est qu’un avant-goût de ce qui se passera au bord de la piscine, endroit choisi pour la cérémonie d’inauguration de la première édition de l’Inter­national Tourism Fair. 
Opportunités à saisir
Petit à petit, une foule se formait. Des diplomates, des artistes, des opérateurs économiques du secteur tourisme et exerçant dans d’autres activités étaient aperçus sur les lieux. Les feux des projecteurs qui illuminaient la scène contrastaient avec l’air frais du milieu. Au grand plaisir de la vue, un groupe de danseuses habillées avec les couleurs du drapeau national présentaient des scènes de vie quotidienne malgache à travers des chorégraphies. 
C’est après seulement que les paroles ont eu place. Le président du conseil d’administration de l’Office national du Tourisme de Mada­gascar a été le premier à prononcer le discours. Son allocution a été surtout axée sur les potentialités de l’île et de l’engouement des étrangers pour la destination constaté lors des salons interna­tionaux à 
l’étranger. « Mada­gascar fait partie des cinq hauts spots mondiaux en matière de tourisme. Nous disposons de plusieurs produits pour satisfaire différents types de touristes comme la croisière, les randonnées et les im­menses forêts », souligne ce responsable.
Présent à Madagascar dans le cadre de ce salon, le directeur exécutif de l’Orga­nisation mondiale du tourisme, Frédéric Pierret a pour sa part annoncé que des opportunités s’offrent et que Madagascar et les autres îles de l’océan Indien doivent saisir. « Dans près de huit ans, en 2012, 400 millions de touristes internationaux en plus seront disponibles. Quelle part Madagascar allait-il prendre dans ce marché supplémentaire pour créer des emplois et lutter contre la pauvreté Le défi est devant vous. Des structures d’hébergement sont à mettre en place, des restaurations et des activités culturelles et sportives autour du tourisme sont à créer », a-t-il lancé. 
En prenant la parole, le ministre du Tourisme, Jean Max Rakotomamonjy, a noté les retombées potentielles du salon comme la création de nouveaux partenariats et la nécessité d’une convergence des actions pour la promotion de la destination. Pour ce qui est des exposants, ils étaient abrités dans 80 stands en bois dans un décor typiquement malgache. 
À l’entrée du premier étage, les « Tsingy » étaient présents pour accueillir les premiers visiteurs et les plongeaient dans une ambiance touristique. Tous les acteurs intervenant dans le secteur étaient observés en passant par le transport, aux agences de voyage et offices régionaux aux complexes hôteliers et aux services de télécommunications. Même les produits qui font la renommée du pays comme les chocolats étaient exposés sur les lieux.

Extrait l’Express de Madagascar – Jeudi 31 mai 2012