Il faudrait à la population de la terre, une demi planète de plus pour satisfaire les besoins de l’humanité dans le rythme actuel des consommations des ressources naturelles. Les êtres humains demandent moitié plus à la planète qu’elle ne peut fournir.

Le Rapport Planète Vivante 2012 a été lancé mardi dernier dans l’espace par l’astronaute néerlandais André Kuipers. Un document établi tous les deux ans et qui nous met face à une réalité : la terre supporte une pression extrême en raison de la consommation, toujours croissante, des ressources naturelles. A l’horizon 2030, il faudrait l’équivalent de deux planètes, sinon davantage, pour répondre aux besoins de l’humanité. Le déclin de la biodiversité se situe à 30% au niveau mondial entre 1970 et 2008. La situation est encore plus alarmante dans les zones tropicales et dans les pays les plus pauvres du monde où ce déclin atteint 60%. Or, la biodiversité fournit à l’homme la quasi-totalité les ressources nécessaires en matière de santé, d’alimentation, pour ne citer que cela.

A Madagascar, cette perte de la biodiversité se manifeste surtout par une déforestation galopante. La démographie qui l’est tout autant, n’est pas pour atténuer les pressions exercées sur les ressources naturelles. « Un tarissement des ressources est à craindre en l’absence de démarches sérieuses de préservation », souligne alors Richard Hugues, représentant de WWF à Madagascar, faisant référence à la situation tant mondiale que locale. Tout en affirmant, toutefois que les solutions existent, en rapport avec consommation raisonnable des ressources, la gouvernance et le partage du capital naturel de la planète. En somme, il est plus que temps que l’homme change de cap et agisse en faveur de la préservation et de la gestion équitable des ressources naturelles. Ces solutions sont exposées dans la perspective One Planet du WWF.

Rappelons que le Rapport Planète Vivante, document établi tous les deux ans, est destiné à documenter l’état de la planète en analysant l’évolution de l’état de la biodiversité, des écosystèmes et de la pression humaine sur les ressources naturelles. Des travaux d’exploration des implications de ces changements pour la diversité et les sociétés humaines ont également été menés dont les résultats sont présentés dans le document, diffusé à l’échelle planétaire.

Extrait Midi Madagasikara – Samedi 19 mai 2012