Les contrôles en matière de respect des normes sur les produits biologiques sont stricts au niveau des champs des producteurs.

Près de 900 paysans membres de la coopérative COPPVM (Coopérative des Producteurs et des Préparateurs de Vanille de Mananara-Nord) se lancent dans la plantation de vanille biologique depuis 2008. Ils ont déjà obtenu la certification de l’ECOCERT grâce à l’appui du PSDR. « Le kilo de la vanille sèche bio et certifiée se vend à 60 000 Ariary auprès des producteurs contre 40 000 Ariary en 2010. En outre, ce prix est de 40% supérieur à ceux des produits conventionnels », a expliqué le président de cette coopérative. Celle-ci travaille en ce moment en partenariat avec trois sociétés dont Premium Spices pour le débouché de ses produits.

Marché équitable. Notons que sa capacité de production s’élève en moyenne à 20 tonnes de vanille sèche biologique par an. La demande des clients est à départager entre les membres de la coopérative. Chacun a ainsi son quota. Pour l’heure, ces producteurs et préparateurs de vanille biologique de Mananara-Nord se limitent à écouler leur vanille bio et certifiée sur le marché local en collaborant avec la Commission Locale des Affaires Economiques pour la recherche de débouché. « Et nous visons maintenant le marché du commerce équitable étant donné que les produits biologiques sont très recherchés sur le plan international », a fait savoir le président de la COPPVM. Cette coopérative se met actuellement à l’obtention du certificat ICEA, puisqu’elle vient de recevoir un appel à manifestation d’intérêt relative à l’exportation de vanille bio vers le marché italien. Force est de reconnaître que le prix de vente de vanille bio sur le marché du commerce équitable peut aller jusqu’à dix fois plus de celui des produits conventionnels. Mais une meilleure organisation logistique s’impose si ces producteurs veulent exporter leur vanille bio, à part la certification de l’Ecocert.

Contrôle strict. En parlant du respect des normes sur les produits biologiques, les contrôles sont stricts. La coopérative dispose d’un contrôleur interne au niveau de chaque association membre pour vérifier chaque activité des paysans. Dans la même foulée, des techniciens de l’Ecocert effectuent au moins une descente par an au niveau des champs des producteurs pour vérifier que les produits sont réellement biologiques. Par ailleurs, les membres de la coopérative bénéficient systématiquement des formations sur la culture biologique et les nouvelles techniques biologiques. A titre d’illustration, ils sont formés sur la fabrication des produits biologiques à utiliser en alternative aux produits chimiques comme les engrais compost et les pesticides naturels tel le « Voandelaka ». Ils ont également reçu des formations sur l’agriculture biologique dispensée par l’organisation Rezzio Terzo Mondo. Bref, les membres de la coopérative COPPVM témoignent d’une nette amélioration de leur niveau de vie depuis leur activité dans la vanille biologique.

Extrait Midi Madagasikara – Mardi 10 avril 2012