Le kilo de l’huile essentielle à base de cette plante se vend jusqu’à 120 000 Ariary pour la première qualité.

Nosy-Be est réputé pour la production d’Ylang-Ylang.  La plantation s’étale sur une superficie de 869ha. De nombreuses personnes se lancent dans la production, la collecte, la vente et la transformation des fleurs d’Ylang-Ylang pour la fabrication de l’huile essentielle. En effet, « c’est une filière porteuse générant un chiffre d’affaires avoisinant les Ar 2,6 millions par mois », a témoigné Tsontso Célestin, le président de l’association « Andriana Ylang ». Ce groupement des paysans a obtenu un coup de pouce du PSDR en 2005 pour pouvoir développer cette activité.

Hausse de 20%. En fait, il se limitait à la collecte et à la vente des fleurs au début. Et après avoir été dotés d’un alambic d’une valeur de Ar 12 millions et d’un bâtiment, ces producteurs d’Ylang-Ylang peuvent maintenant produire de l’huile essentielle à base de cette plante. Le kilo de l’huile essentielle se vend respectivement à 120 000 Ariary pour la première qualité, 80 000 Ariary pour la deuxième qualité et 60 000 Ariary pour la troisième qualité. Le prix de ce produit a connu une hausse de l’ordre de 20% comparé à l’année précédente étant donné que le marché est encore loin d’être saturé. Notons qu’il faut collecter 10kg de fleurs d’Ylang-Ylang pour pouvoir produire 200 grammes d’huile essentielle. Pour l’association « Andriana Ylang », elle a pu collecter 3,5 tonnes de fleurs d’Ylang-Ylang par mois. Ce qui lui a permis de produire 70kg d’huile essentielle.

Niveau de vie. Ce groupement de producteurs prévoit de collecter jusqu’à 10 tonnes de fleurs par mois car il se met activement à entretenir ses plantations.« Entre temps, nous achetons la production d’Ylan-Ylang des autres paysans qui ne sont pas membres de notre association afin d’augmenter la quantité d’huile essentielle », a expliqué Tsontso Célestin. Par ailleurs, les membres de ce groupement ont témoigné une nette amélioration de leur niveau de vie grâce à cet appui du PSDR. A titre d’illustration, « les revenus tirés de la vente de l’huile essentielle d’Ylang-Ylang m’ont permis de financer les études de mes enfants dont l’un poursuit actuellement ses études à l’université de Toamasina et un autre prépare déjà son entrée universitaire cette année », nous a confié le président de l’association « Andriana Ylang ». 

Recherche de débouché. Cependant, il faut préciser que ces paysans écoulent pour le moment leur production sur le marché local. Ils souhaitent exporter leurs huiles essentielles à base d’Ylang-Ylang dans de nombreux pays, en se passant des intermédiaires. Pour commencer, les membres de l’association « Andriana Ylang » comptent mettre en place une boutique dans la Capitale au lieu de se contenter des clients qui viennent visiter l’île aux Parfums. En outre, le PSDR les appuie en matière de recherche de débouché aussi bien local qu’à l’étranger en les faisant participer aux différentes foires agricoles telles la FIERMADA et la Foire Tsiry.

Extrait Midi Madagasikara – Samedi 07 avril 2012