La langue française et les valeurs de solidarité et de dialogue des cultures portées par la francophonie sont célébrées partout dans le monde, le 20 mars, Journée internationale de la francophonie. La région Diana, par le biais des antennes de l’Alliance Française de chaque district, ne manquera pas de marquer cet évènement. 
« Célébrer la francophonie, partager les saveurs de son espace pluriculturel, c’est toujours l’invitation d’un foisonnement créatif, tribut énergique et coloré livré par les élèves et les artistes locaux », a indiqué Bruno Duparc, directeur de l’Alliance Française d’Antsi­ranana, expliquant le programme de la manifestation.
Cette année, écoliers, lycéens, étudiants d’Antsi­ranana préparent avec minutie cette journée et brodent à l’infini sur les 10 mots de la francophonie 2012 tirés des œuvres de Jean Jacques Rousseau : âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe, transports. Si le principe d’une fête est de rassembler, celle de la francophonie tient ses promesses dans la capitale du Nord qui se mobilise depuis trois mois afin d’offrir à la population d’Antsiranana des animations de qualité.
À Nosy Be, Dalvis, un jeune chanteur de Rn’b de renom, sera l’invité spécial de l’alliance Française locale pour animer la cérémonie d’ouverture de la journée mondiale de la francophonie. 
Identité francophone
De leur côté, les écoles publiques et privées, l’école française, l’Alliance française, le Conseil Général du Finistère concoctent saynètes, expositions, chants, concours et conférence pour les 20 et 21 mars prochain. L’évè­nement sera aussi l’occasion de s’interroger sur l’identité francophone, celle des locuteurs, des écrivains, ou plus généralement des artistes qui ont choisi le français comme langue d’expression. Ainsi, Bernard Magnier, l’un des plus brillants spécialistes de la littérature africaine participera à des conférences axées sur ce sujet à l’Alliance Française.
Il est bien de noter que le Nord est la région la plus francophile de Madagascar de par l’histoire, le nombre de mots « français malgachisés » utilisés quotidiennement par la population Antankarana y est particulièrement élevés. Pour ne citer que « zalimety», (allumettes), « darà », (drap), « lera » (heure) .
De plus, les habitants locaux ont l’habitude de faire un mélange entre le français et le malgache pour s’exprimer. Prenons l’exemple de « komankory » (porc) traduit par « comment cours ».

Extrait l’Express de Madagascar – Lundi 12 mars 2012