Force et de constater que si le taux de déforestation maintient tend à ne pas décroître, la forêt malgache disparaîtra d’ici quelques décennies. Le rapport national sur les OMD a bien montré que la tendance n’est pas prête de s’inverser. En 1990, la forêt malgache s’étendait sur une surface totale de 10,7 millions d’hectares. Dix années plus tard, en 2000, elle ne couvrait plus que 9,8 millions d’ha et passe à 9,3 millions d’ha en 2005. En l’espace de 10 ans, entre 2000 et 2010, la surface des zones couvertes de forêts est passée de 22,4 à 21,6% du territoire national. Cette baisse constante, selon le rapport, est due à l’accroissement des besoins de l’homme en combustibles. Cette lente dégradation s’est effectuée en dépit des efforts déployés par le pays pour la préservation de l’environnement à travers les reboisements, la réglementation juridique des exploitations forestières et de la commercialisation des bois précieux. Des efforts qualifiés d’insuffisants. Toutefois, des progrès sont notés dans le chapitre de l’accroissement de la superficie des aires protégées qui sont fixées à 6 millions d’hectares dont 5,4 millions d’hectares effectivement mises en place. Finalement, pour mieux lutter contre la déforestation, l’administration doit proposer des solutions durables en matière de tradition d’utilisation des combustibles où le charbon et le bois de chauffe restent prédominants.

Extrait Newsmada.com – Jeudi 08 mars 2012