Entre découverte et nostalgie, le concert de Louis Bertignac a littéralement enflammé l’IFM. Les amateurs de sons lourds ont été bien servis.

Ambiance électrique à l’IFM, hier. Les compositions mordantes de Louis Bertignac ont fait lever le public de son siège. Dès 19 heures passées de quelques minutes, les premiers riffs retentissent. Le tonnerre d’applaudissements ne se fait pas attendre. Le rocker disciple des guitar heroes d’Outre-Manche a commencé son show avec 22m2, le premier titre de son dernier album Grizzly (çà c’est vraiment moi). Sur le même ton, il enchaîne avec Pro pour le grand plaisir des amateurs de sons massifs. Il termine cette partie introductive avec Je joue aux accords de guitare profonds et émouvants, un titre de son album Longtemps sorti en 2005.
Avec Tziganes et grizzly, le public se laisse encore séduire par les envolées lyriques aux sonorités blues. Mais avec Cendrillon (Téléphone), le guitariste a littéralement soulevé tout l’IFM. Le titre est repris en choeur par le public. Les quinquagénaires nostalgiques n’ont pas pu s’empêcher de danser. Dans des solis ondoyants, le guitariste rend hommage à Jimmy Hendrix. Un moment privilégié où Louis Bertignac explore les possibilités illimitées de son instrument.
Répertoire riche
Dans la salle, on a aperçu le roi du salegy, Jaojoby, se dandiner, le guitariste Rola Gamana en bon amateur, sans oublier un grand nombre de spectateurs français de la génération de Louis Bertignac. Les émotions étaient au rendez-vous en redécouvrant la tradition des distorsions déchaînées et les riffs incisifs. Et même le jeune public averti n’a pas voulu manquer l’occasion. Ils ont été bien servis avec ce répertoire riche en sons lourds.
Regain d’intérêt avec çà c’est vraiment toi et New York avec toi de Téléphone. Visiblement, les titres de Téléphone ont eu le plus de succès auprès du public. Et le voyage continue. Le public ne s’est plus rassis. Entre découverte et nostalgie, il se laisse entraîner dans les rêves moelleux de Louis Bertignac et ses compères à travers des ballades langoureuses et des morceaux agités.

Extrait l’Express de Madagascar – Jeudi 8 mars 2012