Madagascar fait partie des pays très vulnérables au changement climatique. Les impacts se faisaient longtemps sentir au niveau de la biodiversité et les communautés commencent à réaliser que les systèmes économiques et sociaux malagasy sont plus que jamais concernés. 
Madagascar a connu plusieurs événements extrêmes liés aux variabilités climatiques ces dernières décennies. Parmi les plus importants, on peut citer les cyclones, les inondations et la sécheresse. Ces perturbations deviennent de plus en plus fréquentes et intenses et génèrent des impacts considérables en matière de pertes de vie humaine, de diminution de production agricole et animale, de destruction des infrastructures, de dégradation des ressources naturelles, des érosions entraînant la destruction des infrastructures d’irrigation et routières. Tous ces méfaits rendent ainsi précaires la sécurité alimentaire, l’alimentation en eau potable et l’irrigation, la santé publique et la gestion de l’environnement et du mode de vie. Ces impacts mettent la population malgache et ses activités en danger. 
Le secteur primaire reste encore la base de l’économie nationale sur le plan économique. Il est assis sur l’agriculture, l’élevage et la pêche. Ce secteur fournit les 95% des apports alimentaires nationaux et plus des 75% des recettes en devises grâce à l’exportation. Par ailleurs, le revenu annuel par habitant a chuté de 40% depuis l’indépendance du pays (en 1960) et se chiffre à 240 dollars par an actuellement. Cette faiblesse de revenu est d’autant plus grave chez les chômeurs et les obligeant à travailler dans les secteurs informels. En 2000, 75% de la population malgache sont actuellement pauvres et la majorité vit en milieu rural d’après le rapport des Nations Unies sur l’évaluation de l’IDH. Et bien que le secteur secondaire commence à se développer, le nombre des entreprises individuelles reste supérieur à celui des grandes entreprises. La contribution du secteur industriel au PIB ne dépasse pas encore les 18%. 
Mais la pauvreté de la population va de pair avec l’exploitation le plus souvent irrationnelle des ressources naturelles. L’exploitation de ces ressources se présente sous différentes formes de pression dont les plus importantes sont la déforestation et le mode de valorisation des sols, l’exploitation agricole et l’exploitation des ressources en eau. La pollution du milieu physique et la croissance démographique en sont aussi des formes. 
La partie Sud est la plus concernée par les sécheresses récurrentes qui entraînent la conversion des agriculteurs en pêcheurs tandis que la partie Nord sera de plus en plus touchée par d’intenses cyclones. Les saisons culturales sont perturbées en raison de la variabilité climatique. 
Conscient de ce grand fléau, Diégo Suarez entame sa campagne de reboisement officiellement ouverte depuis le début de la semaine. Cette année, la surface à reboiser augmente d’un hectare par rapport à 2011.2 millions de pieds d’arbres sont à implanter sur une surface de 13 ha à Ambilobe par la population. En effet, sur les 14 centres de dépollution dans les ports, ceux de Toamasina et de Diego Suarez sont les plus équipés avec 8 fonctionnent convenablement.

Extrait La Gazette de la Grande Île – Samedi 25 Février 2012