L’avenir des enfants ne connaît toujours pas d’amélioration. Il devient même critique.

« Ce sont les privations en matière de logement et d’assainissement qui affectent le plus les enfants de moins de 18 ans », a fait savoir le rapport national sur l’analyse de la pauvreté des enfants à Madagascar, pré­senté par l’Unicef à l’espace de la faculté de Droit, Économie, Gestion et Sociologie, hier à Ankatso. 84, 5% des enfants sont logés avec quatre personnes ou plus ,dans une chambre sans plafond. 
55, 6% de ce même groupe dorment à même le sol, sans aucune protection. Le respect d’hygiène demeure également critique. « 97,9% des enfants utilisent des installations sanitaires non améliorées et 47% d’entre eux ne disposent ni de toilettes ni de système d’évacuation des excréments. 64,4% des enfants utilisent aussi une source non améliorée » enchaîne le rapport.
Droits fondamentaux des enfants
Les causes de ces non respects des droits des enfants sont nombreuses. « Les dépenses publiques pour promouvoir les secteurs sociaux, restent insuffisantes. Ce manque de fonds est accentué par l’insuffisance de coordination entre le gouvernement et la Société civile. Et les parents ne sont pas encore conscients de l’importance de ces droits fondamentaux des enfants » analyse Christine Weigand, responsable du volet social au sein de l’Unicef.
Mais pour les parents, la raison de cette privation est simple. « Avec 1 500 ariary de revenu journalier, comment voulez vous que nous puissions donner un lit confortable à nos enfants Nous souhaitons leur donner tout le bonheur du monde, mais faute de moyens nous sommes contraints de leur offrir ce que nous avons » se plaint Henriette Razana­bahoaka, mère de famille dans un quartier d’Anosibe.
Les conséquences de ces privations se font sentir dans les centres de santé. « L’in­fection respiratoire à cause des mauvaises conditions d’habitat et la diarrhée, faute du non respect d’hygiène, sont les principales causes de consultation et d’hospitalisation dans notre hôpital » confie Heritiana Ran­dri­an­ja­finimpanana, pédiatre à l’hôpital des enfants de Tsaralalana.

Extrait l’Express de Madagascar – Mercredi 22 février 2012