La destruction de 336 000 emplois,  la vulnérabilité des 90% des emplois existants, les difficultés pour 91% des entreprises formelles, la réduction de 51% du taux d’investissement et la chute de 11% des revenus par habitant. Tel est le résultat de la crise financière mondiale et socio-politique intérieure. A l’instar du groupe Imvavet, Smtp sis à Ambohibao qui génère 1 000 emplois a du suspendre 50 de ses employés. Face aux importations massives, les produits locaux sont mis à l’écart et la demande est en l’occurrence revue à la  baisse. Ce qui ne peut qu’entraîner des pertes d’emplois et de baisse de productivité.
En 2001, les statistiques affirment qu’une personne est économiquement active sur 20 n’a pas d’emploi rien qu’à  Mahajanga. Et depuis 2008, le nombre d’emplois perdus se situe entre 150 000 à 200 000, d’après le BIT. Cela ne reflète pas la réalité cachée par l’informel et le sous emploi. D’après le Bureau international du travail (BIT), le chômage mondial des jeunes atteint aujourd’hui un record avec presque 100 millions de jeunes économiquement actifs sans aucun emploi. Ce type de chômage atteint un niveau inacceptable, car pire encore, un jeune sur deux est chômeur à Madagascar. En plus des 200 000 demandeurs d’emploi estimés par an, les 30 000 employés des sociétés de zones franches touchées par la crise de 2009. 11% des  ménages affirment avoir subi l’impact du  chômage technique des entreprises. Parmi eux les plus concernés sont les travailleurs des  entreprises franches (33%), du secteur privé formel (14,5%) et  du secteur informel      (10 %). La durée moyenne du chômage technique est de 31 jours.  37,8% des ménages affirment que des membres de leurs familles ont perdu leurs emplois.
Le secteur tertiaire a été le plus touché par les contrecoups de la crise (79% des pertes d’emploi) suivi du secteur secondaire (21%). Le secteur primaire n’a quasiment pas subi les effets de la crise du point de vue des emplois. Les transports, les services rendus aux ménages et entreprises ainsi que la branche commerce ont également été fortement touchés. Pour le secteur secondaire, les entreprises franches, les industries de boissons et les  industries alimentaires ont été les plus touchées.

Extrait la Gazette de la Grande Île – Samedi 18 Février 2012