Après le passage du cyclone Giovanna, le site d’Ambohimanga panse ses plaies mais les blessures sont profondes.

Le passage du cyclone Giovanna a sérieusement détruit le site d’Ambohimanga. De l’entrée du site à l’enceinte du Rova, les dégâts sont nombreux : arbres déracinés, installations électriques détruites et maisons sans toit. Depuis lundi, la colline d’Ambohimanga est privée d’électricité. En plus des dégâts matériels, les dommages collatéraux dûs à la fermeture du site sont énormes sur le plan économique et psychologique.
Depuis jeudi matin, une vingtaine d’agents de l’OSCAR (Office du Site Culturel d’Ambohimanga Rova) s’activent pour enlever les branches et troncs d’arbres. Sur la place Fidasiana, le vent a emporté le jacaranda centenaire et quelques « amontana » de taille moyenne. Côté infrastructure, aucun incident majeur sauf l’inclinaison de la case en bois d’Andrianam­poinimerina et la chute des pieux de bois pointus et des rondins de pierre authentique de la palissade sud-ouest, Sud-est, nord-est et nord.
« Grâce à Dieu, les bâtiments ont été épargnés. Néanmoins, Giovanna a emporté une petite partie de la toiture du Palais Manjakamiadana. Sinon, le poste de guet est aussi décoiffé et l’arbre solitaire dans le parc à boeufs déraciné » précise Rivo Razafimaharo, agent de communication de l’OSCAR sur place.
Pertes conséquentes
Sur la descente du site, des dégâts sont aussi constatés au niveau des petites boutiques d’artisanat. Un peu plus bas, une maison traditionnelle est en démolition. Le vent a emporté toute la toiture. Les ouvriers sont en train de raser la partie supérieure de la maison. Juste en face, quelques maisons détruites. À ces dommages s’ajoute l’arrêt de l’activité économique qui tourne autour du site d’Ambohi­manga avec la fermeture du site au grand public.
« L’impact de cette catastrophe est énorme. 80% des riverains développent des 
activités autour du site d’Ambohimanga » poursuit le responsable de l’OSCAR.
Marchands d’artisanat et épiciers s’inquiètent pour les jours à venir. Déjà, il faut réparer les dégâts causés par Giovanna mais aussi supporter les pertes engendrées par la fermeture du site dont la durée n’est pas encore déterminée.

Extrait l’Express de Madagascar – Vendredi 17 février 2012