Le cyclone Giovanna a frappé fort la côte est malgache. Moramanga, Vatomandry et Brickaville enregistrent des pertes humaines et d’énormes dégâts matériels.

Giovanna balaye d’Est en Sud-ouest. Ac­com­pagné de vents violents et des pluies torentielles, le cyclone tropical intense Giovanna n’a donné aucun répit, de Brickaville à Belo sur Tsiribihina, en traversant la partie centrale de l’île Rouge, dans la nuit de lundi à mardi. Ce phénomène fait provisoirement 19 morts et 17 160 sinistrés partout sur son passage. Huit personnes ont été fatalement surprises à Brickaville, dont la plupart causée par la chute d’arbres sur leurs toits. 
Sept autres ont été enregistrées dans le fokontany Ampagalantsary, commune Andasibe, après l’ensevelissement de l’habitation par un éboulement. Trois élèves et une vache ont été emportés par la rivière d’Andra­nomiditra à Mam­pikony. Ils étaient en route pour la commune rurale d’Ampasi­matera, située à 35 km de Mampikony. Les pluies incessantes ont provoqué la montée de la rivière qu’ils traversaient à pied «Ils étaient à 6m de la rive, quand la jeune fille a appelé à l’aide, aux deux autres. Ces derniers sont revenus lui porter secours et c’est ainsi qu’ils se sont tous noyés dans la rivière. La vache a été retrouvée morte ce matin (hier)», relate le responsable de la communication au sein du district. 
Le passage de Giovanna à Antana­narivo n’a fait qu’un mort. On peut faire, en effet, un décor d’apocalypse sur cette situation cataclysmique à Madagascar. 2 849 toits ont été arrachés, dont 1 354 à Moramanga, 1 252 à Vato­mandry et le reste dans d’autres districts. 
Débordement
Construites en dur ou en traditionnelles «falafa», 3 741 maisons sont totalement détruites dont 3 021 à Vato­mandry et 361 à Moramanga. «Coupures d’électricité, arbres et poteaux électriques couchés, quartiers inondés, digues effrondées, infrastructures scolaires détruites à 85%, 57% pour les établissements sanitaires et 75% pour les plantations», cite le chef district de Moramanga, Jean Ralaivao. Se situant près de la porte de sortie du cyclone, Miandrivazo n’était pas non plus épargné, même si on n’a déploré aucun mort et disparu . Son chef de district Christiane Edouard Rahan­tandraibe, craint le débordement de la rivière Maha­gilo, risquant d’inonder de ce fait une centaine d’hectares de plantations, ainsi que le quartier d’Ampa­sambazaha et ses environs, jusqu’au marché. «La route reliant Miandrivazo de la commune d’Isalo et de Mian­drivazo à Nosimena sont ensevelies sous des coulées de boue et donc inaccessibles», ajoute t-elle. La montée des eaux n’est pas non plus négligea­ble à Morondava.
La prévision de la météorologie constate une réintensification de la tempête tropicale moderée Giovanna qui se déplace de sud en sud-ouest, à 24km/h avec des rafales de vent de 110 km/h et d’un diamètre de 350 km.

Extrait l’Express de Madagascar – Jeudi 16 février 2012