Un bouleversement dans le transport urbain à Toliara. Une forte augmentation du nombre de cyclopousse a été observée.

Au nombre seulement de 50 à 75 il y a quelques mois, on compte actuellement plus de 600 cyclopousses circulant à travers les artères de la ville de Toliara. En effet, en quête d’emploi, bon nombre d’hommes voire des mineurs utilisent des cyclopousses pour pouvoir survivre. De ce fait, ce moyen de transport s’est multiplié de jour en jour et commence à supplanter les taxis-ville et les pousse-pousses traditionnelles. Un cyclopousse est loué à 4 000 Ariary par jour. La location déduite, le conducteur gagne en moyenne 6000 à 7000 Ar par jour. Certains sont des tireurs-propriétaires, mais la majorité loue leur outil de travail. Enchantée la population s’est vite adaptée à ce type de véhicule à trois roues. 
Malgré cette forte poussée en nombre de cyclopousses, cette activité demeure encore illicite et en concurrence déloyale avec les poussepousses, compte tenu de l’inexistence d’un texte légal autorisant son usage. Or, elle commence à avoir de l’importance auprès de la population. 
Syndrome
« Contraire­ment aux taxis et aux poussepousses traditionnels, ces cyclopousses ne sont pas encore recensés à la mairie donc, à ma connaissance, ils ne paient pas encore la taxe requise pour exercer cette activité », a fait savoir Mohamed, le percepteur principal des taxes et vignettes de la Commune urbaine de Toliara. Interrogé sur cette situation, le président du conseil municipal Jean-Baptiste Boloko nous a confié que « réuni en session extraordinaire du 11 au 13 janvier 2012, le conseil municipal vient de se pencher sur le cas des cyclopousses». Et lui d’ajouter que « pour éviter le syndrome de Tamatave et éviter la prolifération sauvage de cette activité qui va certainement obstruer la circulation dans l’avenir, le nombre de cyclopousses mis en circulation sera limité à 1500 au maximum. 

Extrait l’Express de Madagascar – Mercredi 12 janvier 2012