En cette période de reboisement, les pépiniéristes rencontrent des problèmes pour satisfaire les demandes en jeunes plants, notamment en «ravintsara». Effectivement, c’est la plante qui est aujourd’hui la plus demandée. Selon les responsables du Silo national des graines forestières (SNGF), 30% des réservations de jeunes plants portent sur le ravintsara.
Cette demande excessive de ravintsara s’explique par le fait que l’huile essentielle qui en est tirée est actuellement très recherchée à l’extérieur. Cependant, chaque chose a son revers. A cause de la cueillette intensive des feuilles pour produire de l’huile essentielle, les arbres  produisent de moins en moins de graines qui pourront servir aux pépiniéristes.
En fin de compte, l’offre ne satisfait plus à la demande. Et c’est en toute logique que le prix d’un jeune plant de ravintsara est passé de 500 ariary l’unité au début de l’année 2010 à 1.500 ariary depuis le mois de juin 2011.
Par ailleurs, il existe aujourd’hui partout dans le pays de nombreuses organisations paysannes qui sont appuyés par des projets d’exploitation de ravintsara. Ce phénomène tend à booster la demande de jeunes plants. Cela a forcément des répercussions sur le prix des graines de ravintsara. En effet, si le «kapoaka» de graines s’achetait à 50.000 ariary au début de l’année 2010, aujourd’hui il coûte 150.000 ariary.
Toutefois, outre le ravintsara, d’autres plantes endémiques du pays font également l’objet d’une forte demande (vaomboana, amontana, aviavy…).

Extrait Les Nouvelles – 9 janvier 2012