A Madagascar, le manioc se situe au troisième rang des cultures vivrières après le riz et le maïs. Du fait de sa faible exigence en qualité des sols, de son rendement élevé, de sa résistance aux maladies et aux parasites et de son rôle tampon par rapport aux crises de production du riz, les surfaces cultivées en manioc augmentent. Le manioc peut devenir une matière première pour les industries. En effet, il existe potentiellement une grande diversité de produits dérivés du manioc (produit séché, amidon, fécule, sirop de glucose…), qui peuvent être utilisés par une gamme étendue d’industries : agroalimentaire, papeterie, textile, contreplaqué, édulcorant, confiserie, assaisonnement, pharmacie, colle… A part la fabrication de fécule et de tapioca, les autres usages sont marginaux voire inexistants à Madagascar. La fécule de manioc est commercialisée dans les magasins et grandes surfaces auprès des ménages ; elle sert également de liant aux charcuteries et rentre dans la composition de certaines colles. Les besoins ne sont pourtant pas totalement satisfaits par la production nationale (actuellement environ 300 t par an), reposant désormais sur une seule entreprise industrielle dont la rentabilité dépend d’une activité annexe et quelques entreprises artisanales qui fonctionnent très irrégulièrement et atteignent difficilement les standards de qualité requis par le marché.

Extrait Les Nouvelles – 9 janvier 2012