Petit joyau de Madagascar, Nosy-Be l’est sans conteste. Cette petite île vit entièrement du tourisme depuis les fermetures des usines sucrières et de pêche. Mais ce secteur est si fragile.

Si vulnérable car à chaque crise politique ou économique ou autre, le secteur s’ébranle. Et aucune autre alternative n’est entre les mains de la population et les opérateurs du secteur. D’après le chef de district de Nosy-Be, Malaza RAMANAMAHAFAY, il faut un autre projet pour pallier au manque en cas de situation de crise.
"Un projet est en cours. Il s’agit d’un projet dénommé "Fruits de Madagascar" initié par un opérateur étranger qui incite les paysans à la culture des fruits. Ces fruits seront transformés et la grande partie de la production sera exportée", a déclaré ce jeune chef de district.
 
A Nosy-Be, on enregistre actuellement près de 140 infrastructures hôtelières allant de Ravinala aux 4 étoiles de luxe. Mettant à la disposition des touristes 1628 chambres et 4515 couverts (3363 dans les hôtels resturants et 1152 dans les restaurants uniquement). Le tourisme emploie 3123 personnes (2261 dans les hôtels-restaurants, 285 dans les restaurants et 577 chez les prestataires de services). Ce sont des emplois directs mais les emplois indirects sont aussi énormes (pêcheurs, commerçants….). Quant au nombre de touristes, Nosy-Be a accueilli 45.342 touristes durant les 7 premiers mois de cette année. Le pic étant celui de 2010 avec 62.786 touristes contre 43.894 en 2009 et 57.933 en 2008. Des touristes composés à 80% d’italiens avec les deux vols directs hebdomadaires Milan/Nosy-Be pour le compte des grands hôtels tenus par les tours opérateurs italiens (Andilana Beach, Amarina Hôtel, Corail Noir, Loharano). La clientèle française quant à elle est en perte de vitesse suite aux fermetures des vols Corsair et Air Madagascar au départ de Paris.

Pour la compagnie nationale Air Madagascar, le problème se pose au point de vue de la piste de l’aéroport de Fascene qui doit être élargie. "Le projet est déjà en vue. On n’attend que les débuts des travaux", selon le commandant de l’Adema à Nosy-Be. Air Madagascar a déjà mis en place une solution intermédiaire pour le transfert des touristes via Antananarivo, mais cette solution fait perdre du temps aux touristes qui ont hâte de se retrouver sous le soleil et au bord de l’Océan.

Extrait Moov.mg – 25-11-2011