Dans le cadre de la célébration de l’année internationale de la forêt, le centre national de recherche sur l’environnement a présenté une communication scientifique relative à l’importance des plantes pionnières et leurs partenaires symbiotiques dans la régénération des forêts naturelles. « Phénomène de plante nurse et conservation des essences forestières autochtones : implication de la symbiose mycorhizienne », tel est l’intitulé de la communication présentée par le Dr Rondro Harisainana Baohanta et l’équipe du laboratoire de microbiologie de l’environnement au sein du CNRE hier à Fiadanana qui a pour objectif de faire connaître les alternatives contribuant à restaurer les ressources forestières à cause de leur dégradation considérable.

En fait, le CNRE, à travers l’équipe du laboratoire LME, mène des activités de recherche visant à maîtriser les différents facteurs déterminant le développement des arbres forestiers de valeur comme le palissandre, l’ébène, le « Tapia », le baobab à Madagascar et à développer les différentes technologies de reboisement et de restauration écologique. Dans ce sens, les plantes pionnières des écosystèmes dégradés jouent un rôle important dans la reconstitution de la végétation grâce à la potentialité de leurs micro-organismes symbiotiques pour améliorer les propriétés biologiques et physico-chimiques du sol et faciliter ainsi la régénération et le développement des essences forestières autochtones. Il s’agit d’un phénomène appelé « phénomène de plante nurse » qui constitue la base des technologies de reboisement multi-spécifique permettant à la fois de valoriser les essences forestières malgaches et de restaurer les écosystèmes dégradés.

Extrait Les Nouvelles – jeudi 1er septembre 2011