Les vendeurs de bœufs au marché d’Ambohimandroso Antsirabe, constatent une légère baisse du prix. Cela est dû à la période de l’exhumation.

L’offre à la rencontre de la demande. Chaque samedi, des éleveurs de plusieurs communes se donnent rendez-vous au marché d’Ambohimandroso, Antsirabe. L’objet de la rencontre : vendre ou acheter des bœufs. Ils sont originaires d’Antanifotsy, Ambohibary, Antsirabe ou encore de Faratsiho. Lors de leur dernière rencontre hebdomadaire, samedi, nombreux sont ceux qui ont constaté une légère baisse du prix du bœuf. « D’une manière générale, il y a une baisse d’environ Ar 100 000 », avance Ramaroson qui est venu au marché pour acheter un veau. Cette baisse est en grande partie liée à la période de exhumation.

« Des propriétaires sont obligés de mettre en vente certaines de leurs bêtes pour payer les devoirs familiaux exigés », souligne toujours Ramaroson.

Actuellement, le prix d’un bœuf dans cette zone varie en moyenne entre Ar 900 000 et Ar 1. 400. 000. Il varie selon la qualité de la bête. « Plus ils sont jeunes et costauds, plus ils coûtent cher », précise Rakotonirina qui est au marché pour vendre. En provenance de Faratsiho, il a pris le taxi brousse pour venir tandis que ses deux bœufs ont marché. « Nous ne pouvons pas nous permettre de payer un moyen de transport pour transporter le bétail. Ce seront des dépenses supplémentaires qu’on ne pourra même pas récupérer sur le prix de vente », justifie-t-il.

Bétail en règle

La plupart des bœufs mis en vente au marché d’Ambohimandroso sont déjà assez vieux. « En général, ce sont des animaux usés par des années de travail et par l’âge », explique Mariette Ranarivony, une habituée du marché. « Les bêtes mises en vente sont en règle, les vendeurs disposent par exemple d’un acte de vente, d’une carte délivrée par le fokontany ou encore de la carte de vaccin », poursuit toujours Mariette Ranarivony.

Samedi n’est pas uniquement le rendez-vous des vendeurs et acheteurs de bovins. Nombreux sont également les producteurs qui amènent leurs produits sur le marché pour les vendre. Pour se déplacer, ils utilisent une bicyclette. Outre les bœufs, l’une des choses le plus frappantes au marché d’Ambohimandroso sont les rangées de centaines de bicyclettes attachées les unes aux autres.

Extrait l’Express de Madagascar – Lundi 22 août 2011