Le tissage de la soie qui est une activité traditionnelle a fait la renommée de la commune rurale de Sandrandahy, dans le district de Fandriana. Cette activité a connu un essor considérable depuis que le PSDR (Programme de soutien au développement rural) a apporté son appui aux associations d’artisans dénommées «Volasoa» et «Ezaka» qui sont actuellement des leaders en la matière grâce à l’amélioration de la qualité de leurs produits finis et de leurs productivités. La preuve en est que la soie de Sandrandahy est maintenant très recherchée aux Etats-Unis. En effet, le tissage de soie est devenu actuellement une source de revenu pérenne pour les membres de ces associations et en même temps source d’emploi dans les mêmes localités. Ces artisans ont été dotés de matériels plus performants par le PSDR, et chaque membre est propriétaire de son propre atelier actuellement. De ce fait, leur production ainsi que la qualité de leur produit ont subi de grandes améliorations et ils ont décidé de se tourner vers le marché extérieur pour les écouler.

12 millions d’Ar.

Selon les explications de Philibertine Razanamalala, présidente de l’association «Volasoa», elles ont pu expédier 30kg de tissus en soies tels les écharpes et les cache-nez à destination des Etats-Unis en 2010. C’était leur toute première expérience, a-t-elle ajouté, mais les résultats sont assez prometteurs car elles ont pu récolter la somme de 60 000 de dollars, soit 12 millions d’ariary. Il est à noter que ce groupe d’artisans a eu l’opportunité de participer à la Foire Internationale sur le Commerce équitable qui s’est tenue en juillet dernier à La Réunion et leur participation à cet événement leur a permis de vendre une centaine de leurs produits. Les articles faits en soie, notamment les écharpes se sont vendus à 25 euros la pièce, soit 65.000 ariary. Philibertine Razanamalala d’insister que leur association compte également sur le marché local pour la vente de leur produit. Ainsi elles participent au moins 5 fois par an aux différentes foires qui se tiennent dans le pays, ce qui leur a permis de vendre entre 50 à 100 articles en soie lors d’une manifestation commerciale comme Fier-Mada. Elle de conclure que cette activité a permis à chaque membre de leur association d’avoir une vie meilleure puisque leur revenu a triplé, passant  de 100.000 ariary à 300.000 ariary par mois.

Extrait Courrier de Madagascar – 16/08/2011