Le Sud de Madagascar est toujours menacé par les criquets. Des interventions périodiques s’imposent. Le besoin de financement suit donc ce rythme.

Besoin. Une infestation de criquets de l’espèce Locusta migratoria capito, sur près de 4 000 ha, doit être désinfectée avant la fin de cette semaine, pour éviter le risque d’invasion. Cette situation touche la zone Sud de Madagascar. Notons que certaines régions de cette zone ont déjà été désinfectées, mais il reste encore ces 4 000 ha à traiter avant la fin de ce mois. D’après un communiqué du ministère de l’Agriculture, certains de ces criquets viennent de Sariaky, Soatanimbary dans la zone d’Ihosy, Amboangy et Ambovombe ; et d’autres de Ranopiso-Ifarantsa, Sakalama, Ilakaka, du cirque Manambien et de Jangany, ainsi que des environs de Betroka.

Nombreuses. « Nous devons briser la dynamique des populations de criquets afin de prévenir de nouveaux développements qui pourraient affecter l’île pendant des années et compromettre gravement les moyens d’existence des deux tiers de la population, soit 13 millions de personnes », a annoncé Annie Monard, l’experte de la FAO qui coordonne la lutte antiacridienne à Madagascar. Par ailleurs, près de 300 000 hectares dans la région Sud-Ouest de la Grande Ile doivent être traités, d’ici mai 2012. Notons que les espèces sont de nombreuses sortes et nécessitent chacune un traitement spécifié. Environ 7,6 millions d’USD seront nécessaires pour éviter l’invasion des criquets, jusqu’à l’année prochaine. En outre, la FAO (Food and Agriculture Organization) et l’AFD (Agence française de développement), prévoient de mettre en place un plan d’intervention à long terme, face à cette menace permanente, dans le domaine de l’agriculture.

Extrait Midi Madagasikara – Jeudi 28 juillet 2011