Bien qu’il réside à l’extérieur de la Grande île, il reste très préoccupé des problèmes de son pays. Il met sa notoriété au service de la défense de l’environnement.

On l’appelle à l’extérieur le prince de la valiha, mais même s’il ne se considère pas comme un virtuose de cet instrument de musique, il en est un ambassadeur de la musique malgache. Et  il se sert de ce titre pour servir son pays. Il est à l’origine de la constitution de l’orchestre national de musique traditionnelle malgache  ou Malagasy Orchestra qui compte en son sein quelques-uns des meilleurs musiciens de la Grande île et qui commence à se faire connaître à l’étranger. A Madagascar, la dégradation de l’environnement est un des problèmes majeurs et Justin Vali s’est donc investi dans la protection  de la faune et de la flore. Il est devenu un des acteurs du projet de sauvegarde de la forêt Masoala. C’est donc dans ce cadre qu’il participe à la sensibilisation des partenaires internationaux, mais l’essentiel de son travail consiste à éveiller les consciences. L’artiste va donc véhiculer des messages à travers ses oeuvres.

Toucher les enfants. Les enfants sont les premières cibles de cette  campagne à laquelle Justin Vali participe. C’est donc un livre de contes que Justin va sortir au mois de septembre. Cet ouvrage s’intitule « Fara et le gardien de Masoala » et raconte de façon imagée les problèmes que connaissent les magnifiques sites environnementaux de la Grande île et plus particulièrement la forêt Masoala. L’auteur de ces contes est  Valianne, la femme de l’artiste. A l’intérieur, on trouve aussi un album.  De nombreux organismes ont aidé à son financement. On peut citer notamment la citadelle de Besançon et les zoos de France. Un spectacle  inspiré de ce livre va être monté et sera présenté lors d’une tournée en France en 2012. Une version en anglais et en allemand est prévue car l’ouvrage intéresse aussi les Anglais et les Allemands. Une représentation est aussi prévue en Suisse.

Extrait Midi Madagasikara – Jeudi 28 juillet 2011