La grande campagne de récolte bat son plein dans le grenier à riz du pays qu’est l’Alaotra. Toutefois, c’est seulement maintenant qu’on se rend compte que de nombreuses rizières n’ont pas été exploitées. Selon les estimations, environ 30% des surfaces normalement exploitées ne l’ont pas été. En conséquence, la production rizicole de la saison en cours enregistrera le déficit équivalent. Ce qui est loin d’être négligeable.

Cette situation était plus ou moins prévisible dans la mesure où on avait enregistré au cours de la saison culturale correspondante un déficit de pluie. Effectivement, on a pu remarquer que le pays a été épargné cette fois-ci par les cyclones. Mais en retour, cette situation a entraîné une diminution de la pluviométrie.

Or dans de nombreuses localités de cette région, la maîtrise de l’eau fait défaut. Certaines régions dépendent de l’abondance de pluies pour bien réussir leur période culturale car le système d’irrigation et les infrastructures de retenue d’eau sont insuffisamment développés.

Compte tenu de cette situation, certains observateurs prévoient déjà une très forte hausse de prix du riz pendant la période de soudure. De quoi inquiéter les ménages. Pour toutes ces raisons, il faut encourager la culture de contre-saison de manière à compléter ce manque à gagner. Ce qui n’est pas gagné d’avance car cela dépendra encore de la disponibilité de l’eau. Ce sont principalement les surfaces bénéficiant d’un réseau de retenue d’eau et d’irrigation qui pourront être exploitées pour la culture de contre-saison.

EXtrait Les Nouvelles – mercredi 29 juin 2011