Ils n’ont pas vingt ans, mais ils ont aussi leurs idées sur ce qu’il faudrait faire pour le développement de Madagascar. Ils reconnaissent, dans la quasi-unanimité, que l’industrialisation doit être une des trois priorités pour assurer la croissance économique du pays. Pour eux, les richesses du pays doivent être exploitées à bon escient, par les Malgaches eux-mêmes. L’amélioration de l’accès de la population aux services de santé ainsi que l’éducation pour tous constituent des volets tout aussi primordiaux à considérer, selon ces jeunes. A les croire, seule une population en bonne santé et ayant reçu de bonnes bases en matière d’éducation peut contribuer au développement.

Riantsoa Judicaël, en Seconde, 14 ans
« Les importations doivent être diminuées »

« Les importations doivent être diminuées » Si j’étais président, je définirais d’abord quels sont les points forts de Madagascar, puis, je verrais comment les exploiter à bon escient. Quant aux points faibles que j’aurais détectés, je trouverais des solutions pour y remédier.

Mais les actions prioritaires pour un pays, quel qu’il soit, c’est d’abord de s’assurer que toute la population ait accès aux services de santé. Je construirais des hôpitaux dans chaque village pour que la santé des paysans soit bien surveillée. Car si les paysans ne se portent pas bien, s’ils sont vulnérables, ils ne pourront pas suffisamment produire.

Je ferais aussi en sorte que les paysans aient un regard plus industriel et commercial qu’auto-subsistant. Si les paysans produisent beaucoup, le pays ne sera plus obligé d’importer, mais nous pourrions aussi exporter nos produits. Il faut que nous importions moins, et si j’étais président, je ferais en sorte que nous n’importions même pas un kilo de riz. L’industrie doit aussi se développer parce que cela nous permettra de réduire le taux de chômage et les importations.

Sur le plan social, je réduirais le nombre de chômeurs, et je ferais en sorte que tout le monde puisse travailler, comme cela, il n’y aura plus de pauvres.

Pour mener à bien ces projets, je préfèrerais ne pas travailler avec des politiciens. Je collaborerais plutôt avec des gens qui pensent à l’intérêt supérieur de la Nation !

Extrait l’Express de Madagascar –  Samedi 04 juin 2011