Des années seulement après leur intervention dans le domaine du tourisme, les chauffeurs-guides et loueurs de voitures formalisent leurs métiers.

Protéger la destination Madagascar, telle est la raison de la formalisation et normalisation du métier des chauffeurs-guides et loueurs de voitures. Un arrêté ministériel afférent est en projet pour être fin prêt dans le courant du mois de juin. Ce texte stipule plusieurs points, à savoir l’obligation de possession de carte professionnelle, de statistique et d’un numéro d’identification fiscale. Par ailleurs, les chauffeurs-guides doivent avoir des connaissances sur le pays et maîtriser une langue étrangère afin de valoriser la qualité de leurs prestations. Des diplômes seront exigés des nouvelles recrues, contre cinq années d’expériences pour ceux qui sont déjà dans le métier. Des séances de formation seront organisées avec le concours de l’INTH (Institut National du Tourisme et de l’Hôtellerie), en vue d’une validation de savoir-faire. Un logo d’identification des voitures utilisées dans le transport de touristes sera élaboré.

Approbation et adhésion

Les professionnels entendent adhérer pleinement à cette nouvelle mesure, annonçant que la formalisation de ce métier leur donnera bien des atouts. « Ce projet permettra au métier de chauffeur-guide loueur de voitures d’être reconnu légalement. Nous ne serons plus obligé d’attendre l’attestation d’un Tour opérateur pour bénéficier d’un prêt auprès d’une institution financière pour étendre nos activités, mais nous pourrons enfin saisir la CNAPS et améliorer le côté social dans notre profession », indique Willy Randrianantoandro, président d’une association opérant dans le domaine du tourisme.

La plupart des tours opérateurs se réjouit aussi d’une telle initiative. « La mise en conformité est toujours une bonne chose. Depuis un certain moment, nous choisissons déjà les meilleurs chauffeurs-guides pour que nos clients soient satisfaits de leur voyage. Ce projet apportera un plus à la qualité de leurs services », témoigne la gérant d’une agence de voyage à Tsaralalana. « Le chauffeur-guide sera en mesure de communiquer, de donner des informations du genre attraits socioculturels du milieu visité, et d’assurer l’ambiance pendant le voyage », poursuit-il.

Extrait l’Express de Madagascar – Lundi 23 mai 2011