Les dépôts calcaires dans la tuyauterie nécessitent des entretiens annuels. La période de fermeture est choisie de façon à ne pas gêner les curistes.

Comme chaque année, le Centre des eaux thermales d’Antsirabe est fermé pendant un mois, pour cause d’entretien des tuyaux et de réhabilitation d’autres infrastructures. Ces travaux s’effectuent au mois de juin, période pendant laquelle la température dans la Ville d’Eaux est fraîche voire froide.

« Ce mois est choisi car il est défavorable aux gens qui suivent des traitements ici », explique le docteur Lisy Rasoanomenjanahary, diplômée en hydrologie et climatologie médicale, première responsable du Centre des eaux thermales Andranomafana d’Antsirabe.

« Les dépôts calcaires bouchent la tuyauterie. Il faut la désengorger pour pouvoir donner une meilleure qualité de service à notre clientèle, issue de diverses régions », poursuit-elle.

Curatif et préventif

Mais afin de satisfaire les utilisateurs des piscines thermales, l’entretien de ces infrastructures sera effectué en premier, et elles seront réouvertes à partir du 10 juin.

Depuis son ouverture en 1917, des millions de personnes ont déjà bénéficié du bien-être et du bienfait des eaux thermales d’Antsirabe. Près de 23 000 personnes, originaires de diverses régions de la Grande île ainsi que des étrangers, viennent chaque année dans ce centre pour jouir des soins préventifs et de bien-être comme la piscine et le jacuzzi pendant environ un à cinq jours d’affilée.

Côté curatif, plus de 2 300 consultants par an suivent des traitements au sein de ce centre renommé pour l’abondance des éléments minéraux, très utiles à la santé de l’homme.

Plusieurs maladies peuvent y être soignées grâce aux différents types de systèmes de soins existants. Les personnes atteintes de maladies respiratoires, digestives, articulaires et artérielles constituent en général les premières dans la liste des consultants dans ce centre.

« Le stress, la fatigue et l’obésité due à la surconsommation d’éléments comme le sucre, la graisse et la viande, peuvent également être soignés dans ce centre », note le premier responsable.

Extrait l’Express de Madagascar – Mardi 17 mai 2011