Le blocage politique provoque l’apparition de trafics en tous genres. A l’instar de ce qui se passe actuellement à Maroantsetra, où après le bois de rose, c’est le cristal qui est la cible favorite des trafiquants.

Ces derniers temps, l’exploitation illicite des bois de rose a eu tendance à diminuer en raison de l’intervention de l’administration forestière avec la collaboration des forces de l’ordre. Mais l’on n’en finit pas pour autant avec les trafics dans la région Nord-Est de l’île puisque, l’on assiste aujourd’hui à une recrudescence de l’exploitation illicite des ressources minières, notamment le cristal. Et ce, malgré la récente augmentation du cours de girofle, l’un des grands produits d’exportation plantés par les paysans locaux. En effet, le girofle rapporte aux chanceux l’ayant récolté en quantité énorme. Alors que les revenus sont minimes pour les autres. Bref, ceux qui se contentent de signaler qu’il s’agit tout simplement  de  couvrir la saison de soudure, la fameuse  « maitso ahitra », la période entre janvier à Juin. Et, ce sont justement… parmi les paysans qui rencontrent des problèmes de production agricole que l’on retrouve les trafiquants de cristal. Car il s’agit pour eux d’une alternative pour se procurer des ressources financières.

Fièvre du cristal. En tout cas, la recrudescence du trafic de produits miniers nuit à la situation socio-économique locale. Bon nombre de terrains, de rizières et même le parc national de la localité sont concernés par ce phénomène que l’on a tendance à appeler la fièvre du cristal.. Une fois de plus, l’environnement souffre du fait de la participation occasionnelle mais massive des paysans qui ne croient pas du tout en la demande illicite des opérateurs. Actuellement, hommes et femmes, jeunes, adultes et vieux, s’y mettent. «  Comme il y a des preneurs, autant en profiter « . affirment-ils. Selon des connaisseurs dont ces paysans, ces acheteurs transportent des tonnes de cristal par voie maritime vers le port de Toamasina. Face à cette situation, les autorités locales commencent à tirer …la sonnette d’alarme. Mais ces dernières sont également confrontées à des problèmes de manque de moyens financiers, humains et matériels, pour pouvoir mener à bien leur mission de protection de l’environnement.

Extrait Midi Madagasikara – Lundi 02 Mai 2011